Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait
20 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
Le perfectionnisme est souvent vu comme un défaut. Il fut un temps où c’était un signe d’engagement, de dévouement envers son travail, quel qu’il soit. Un travailleur manuel, un ouvrier, un commis, un professeur ou un médecin; toute occupation était digne d’être bien faite et le perfectionnisme représentait le souci du détail et la volonté de livrer le meilleur produit ou service possible.
De nos jours, le perfectionnisme est dénigré et très peu valorisé. En général lorsqu’on le mentionne, c’est pour ajouter le préfixe trop devant. Pourtant, si l’on regarde les gens qui ont du succès; les artistes, entrepreneurs, scientifiques ou chefs politiques, ils sont probablement tous perfectionnistes. Ce qui leur a permis de réussir est justement le perfectionnisme jumelé au talent et la persévérance.
Le perfectionnisme entraîne la compétence. Cela permet de connaître à fond son sujet et de se sentir compétent dans ce domaine. Avec cette compétence, vient la confiance et la fierté d’un travail bien fait.
Ne pas être perfectionniste indique une tendance vers un désengagement, un manque d’intérêt et un travail fait sans passion.
Lorsque notre travail ou notre activité nous passionne, nous devenons automatiquement perfectionniste.
Dans notre société, on emploie souvent le terme perfectionniste pour décrire quelqu’un qui est obsédé par l’ordre et la propreté ou qui a des exigences irréalisables. Ce perfectionnisme extrême est une tentative de contrôler son environnement et de tout rendre parfait. Ces cas hors normes ne devraient pas définir le perfectionnisme.
Un certain degré de perfectionnisme est quelque chose de tout à fait sain et souhaitable. Un perfectionniste accepte que rien n’est parfait en ce monde mais recherche tout de même à faire les choses le mieux possible. Il travaillera avec passion et sera satisfait d’avoir fourni le meilleur effort dont il est capable. Il ressentira la fierté d’un travail bien fait.
Pour un perfectionniste, les efforts et le souci du détail signifient que quelque chose de beau, de significatif ou ayant une certaine valeur a été créé grâce à lui. On peut trouver de la beauté et un sens à n’importe quelle tâche pour peu qu’on y mette un peu de passion.
Cette satisfaction personnelle compense pour les moments difficiles, les tâches rebutantes ou ennuyantes et les frustrations au long du parcours.
Nous avons besoin de plus de perfectionnistes, de gens qui sont passionnés et fiers de leur travail et qui se soucient de leur produit et de la qualité du service qu’ils fournissent.
Un grand défi est proposé à l’homme : celui de perfectionner tout ce qui est créé, que ce soit lui-même ou le monde. - Jean-Paul II
La reconnaissance du travail bien fait est une récompense souvent bien plus appréciée qu’un salaire. - Auteur inconnu
Dans le titre: Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. – Philip Chesterfield
L’oeil sur le prix
18 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
La plupart du temps, nous sommes pleins de bonnes intentions et nous voulons vraiment réussir et compléter tout ce que nous entreprenons. Nous avons de bonnes idées prometteuses et des projets plein la tête. Au départ, nous partons d’un bon pied et nous maintenons le rythme pour un moment. Pourtant, il arrive que notre flamme s’éteigne et que nous délaissions ce qui avait si bien commencé et passions à un autre projet.
Quelque chose survient qui fait que notre intérêt s’effrite. Nous nous concentrons sur d’autres projets et nous commençons à rater les échéances et à tout remettre à plus tard dans le projet initial. Certaines personnes ne terminent jamais rien de ce qu’elles entreprennent ou alors elles prennent une éternité pour accomplir quoi que ce soit.
Il y a des gens qui connaissent un bon départ mais qui ne se rendent jamais à a ligne d’arrivée. C’est un problème assez fréquent pour que des livres sur le sujet comme Getting Things Done de David Allen, deviennent des bestsellers.
Pour en arriver à terminer ce qu’on entreprend, il faut être en mesure de rester motivé durant tout le processus. Une étude de deux psychologues de l’Université de Chicago, Minjung Koo et Ayelet Fishbach a examiné des gens qui avaient des projets en branle. Ils ont étudié de quelle manière les gens étaient affectés en regardant le chemin parcouru depuis le début de leur projet ou en considérant le chemin qui restait à faire pour arriver à la fin.
Les gens utilisent fréquemment ces deux modes de pensée pour se motiver. Regarder le chemin parcouru est le mode à date et regarder le chemin qui reste à faire est le mode restant. Lorsque l’on perd du poids, nous avons le choix de compter le poids perdu ou celui qui nous reste à perdre.
Les deux approches sont attrayantes, mais penser trop en fonction de ce qui est complété à date aurait tendance à diminuer notre motivation de poursuivre jusqu’à complétion.
Selon l’étude, lorsque nous poursuivons un objectif et que nous considérons le chemin parcouru, nous ressentons un sentiment prématuré d’accomplissement et cela nous amène à ralentir. Par exemple, les chercheurs ont annoncé à des étudiants qu’ils avaient couverts 48% de la matière à date en vue d’un examen. Un autre groupe s’est fait dire qu’il leur restait 52% de la matière à voir avant l’examen. Ce deuxième groupe s’est senti plus motivé et ce, de façon significative, pour continuer à étudier
Lorsque nous nous concentrons trop sur notre progression depuis le début, nous aurons plus souvent tendance à essayer d’atteindre un certain équilibre en tentant de progresser sur d’autres projets en même temps. Nous nous retrouvons avec de nombreuses choses en cours et n’arrivons pas à nous motiver pour toutes les terminer.
Si nous choisissons de nous concentrer sur ce qui reste à faire, nous garderons notre motivation car le but et la fin restent toujours en vue. Nous avons toujours à l’esprit que nous sommes ici et que nous voulons aller là et cela nous pousse à persévérer dans la bonne direction.
Le problème avec le mode à date est que la satisfaction que nous ressentons d’avoir progressé en partie, nous fait oublier le but et la fin qui demandent encore des efforts.
Même si l’on peut apprécier notre travail en jetant un regard sur le chemin parcouru, il ne faut pas s’y attarder et il vaut mieux regarder droit d’avant en évaluant ce qui reste à faire. Un travail fait à moitié n’est pas un but atteint. Il faut se concentrer sur la ligne d’arrivée.
Avec cet optique, nous pouvons mesurer les étapes le long du chemin et en être satisfait, mais c’est le grand prix que nous désirons, la complétion, la joie d’avoir mené à bien tout un projet, sans faillir en cours de route.`
Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux. - Hannah More
Les enfants sont en pleine adolescence quand ils commencent des tas de choses qu’ils n’arrivent jamais à terminer et, entre autres, des coups de téléphone à leurs amis. - Auteur inconnu
Le piment de la vie
17 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
L’être humain est un animal qui aime la routine et se sent confortable et réconforté par ses habitudes et rituels quotidiens. Toutefois, nous avons tous parfois besoin d’un peu d’excitation dans notre vie, d’un léger quelque chose qui ajoute du piment à une existence bien rodée et bien huilée. Nous avons parfois envie de sortir des chemins balisés ou de ruer dans les brancards de notre vie si bien organisée.
Si l’on devait écrire un livre sur notre vie, est-ce que le titre serait : La vie monotone et prévisible de (insérer un nom ici) ou bien serait-ce : Les aventures excitantes de (notre nom)?
Nos vies en général se retrouvent au milieu de ces deux extrêmes; de longs moments routiniers voire ennuyants, entrecoupés de courts moments d’euphorie et d’aventures passionnantes.
En théorie, cela peut sembler une bonne idée de vivre une vie remplie d’excitation mais d’un autre côté, l’être humain a tendance à résister une trop grande quantité d’exaltation ou d’agitation.
Il y a les adeptes de sports extrêmes qui passent d’une activité à l’autre à la recherche du prochain moment qui leur procurera le sentiment d’euphorie convoité. Le commun des mortels n’est pas intéressé par le saut en bungee ou autres aventures périlleuses, mais nous pouvons aussi trouver des moyens de pimenter notre vie sans être tétanisés de terreur dans le processus.
Les sources d’excitation et d’enthousiasme varient selon la personnalité de chacun. Pour un jeune qui a son diplôme en poche et qui arrive dans la grande ville pour son premier emploi, l’excitation est la sensation de commencer enfin sa vie d’adulte et de voler de ses propres ailes dans un nouvel environnement. Pour la jeune maman, ce pourrait être simplement d’avoir deux heures de liberté pour un massage ou une promenade dans un parc, pendant que le conjoint s’occupe du bébé.
Il n’est pas nécessaire de faire quelque chose de dramatique pour que notre vie soit plus intéressante et excitante. De petits changements à notre routine et à nos habitudes et s’efforcer de voir certaines choses différemment peuvent être assez pour nous stimuler et nous sortir de notre torpeur confortable.
Soyons créatifs et essayons d’ajouter un peu de piment à notre existence. Tout d’abord, faisons un peu de place dans notre vie; ce serait difficile d’ajouter quelque chose d’excitant si notre vie est débordante de tâches et de corvées. Il faut essayer de déléguer, de simplifier ou d’éliminer les choses qui nous prennent trop de temps et qui ne nous apportent aucun bénéfice réel. Pour ma part, j’ai beaucoup relaxé concernant le ménage, l’entretien de la pelouse et le jardinage et cela m’a donné pas mal plus de temps pour faire des choses beaucoup plus intéressantes.
Secouons nos routines. Au lieu de suivre le même rituel tous les matins, à l’occasion, faisons les choses différemment. Levons-nous dix minutes plus tôt et déjeunons à l’extérieur. Au lieu d’écouter les nouvelles à la télé, de lire le journal ou de consulter son ordi, mettons de la musique. Commencer sa journée d’une façon différente nous procurera une petite dose de plaisir par sa nouveauté.
Planifions un voyage excitant. Nous n’avons pas les moyens présentement de partir à l’aventure mais rien ne nous empêche de planifier un voyage et de faire des recherches à ce sujet. Cette planification nous permet de rêver et de faire monter l’enthousiasme jusqu’au moment où nous pourrons partir. Il faut évidemment inclure un projet d’épargnes dans notre planification.
Apprenons quelque chose de nouveau, une langue étrangère, un instrument de musique ou découvrons un nouveau passe-temps, cela nous apportera un sentiment de compétence et de réussite tout en nous permettant de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent nos intérêts.
Sortons de la maison. Laissons derrière-nous la télé, l’ordinateur, le téléphone cellulaire et autres bidules électroniques et faisons quelque chose. Allons marcher avec un ami, flâner dans une librairie ou visiter un musée. Allons explorer des coins de notre ville où nous n’allons jamais et trouvons de nouveaux lieux à fréquenter.
Plutôt que de toujours préparer les mêmes repas, essayons une recette exotique, cuisinons un repas complet centré sur un différent pays à chaque mois. Nous pouvons aussi acheter un fruit ou un légume inconnu et goûter à quelque chose de complètement nouveau.
Nous pourrions aussi décider de faire quelque chose de gentil et d’imprévu pour un ami ou même un inconnu à l’occasion, comme payer pour leur café, céder notre place en ligne ou laisser une petite note encourageante sur leur pare-brise.
Une autre manière d’ajouter du piquant dans notre vie est de s’intéresser aux autres. Poser des questions, découvrir ce qui les passionne. Les gens ont tous quelque chose à nous apprendre et ils seront ravis de nous voir s’intéresser à eux. Nous pourrions même découvrir de nouvelles choses passionnantes à leur sujet.
L’important, c’est de ne pas attendre. Nous avons tendance à remettre à plus tard, à attendre un meilleur moment ou de meilleures circonstances. Pendant ce temps, notre vie reste monotone et prévisible. Nous pouvons y insuffler un peu d’excitation et d’enthousiasme dès maintenant.
Une vie excitante ne le sera pas toute seule. On ne peut pas attendre que les choses excitantes nous arrivent, il faut les créer. Tout est une question de perspective. De légers changements de perception et quelques modifications à notre routine nous aiderons à nous sentir plus créatifs et enthousiastes envers notre vision de la vie.
L’homme meurt une première fois à l’âge où il perd l’enthousiasme. - Honoré de Balzac
La plus grande faillite d’un être humain, c’est de perdre son enthousiasme. S’il sait le conserver, peu importe que tout le reste l’abandonne; le succès le favorisera sûrement de nouveau. - Auteur inconnu
Le bonheur, c’est apprécier ce que l’on obtient
16 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
L’adaptation hédoniste est la théorie voulant que notre niveau de bonheur augmente lorsque des choses agréables nous arrivent mais que nous retournerons toujours à un niveau préétabli génétiquement de bonheur. C’est un peu un phénomène d’accoutumance. Les malheurs nous affecteront dans l’autre sens mais nous retrouverons éventuellement notre niveau préétabli là aussi.
Il semblerait selon les études de deux chercheurs, les psychologues Kennon Sheldon de l’Université du Missouri et Sonja Lyubomirsky de l’Université de la Californie, que de simples changements dans notre style de vie pourraient nous aider à être un peu plus heureux.
Il y a des gens d’un naturel sombre et d’autres qui sont exubérants. Les deux psychologues voient notre prédisposition naturelle au bonheur davantage comme une gamme de niveaux sur une échelle que comme un point fixe et ils postulent que nous nous déplaçons continuellement de haut en bas sur les niveaux de notre échelle personnelle. Ils pensent qu’il est possible pour nous de parvenir à rester plus longtemps au sommet de l’échelle même si nous aurons toujours tendance à redescendre vers notre prédisposition naturelle ou génétique.
Les mots clés pour y arriver seraient la variété et l’appréciation. Il faut rechercher les nouvelles expériences qui modifieront notre vie. Pour garder un amour vivant par exemple, il faut y introduire de nouvelles expériences et un peu de variété et apprécier ce que nous avons en reconnaissant que nous aurions pu ne pas l’avoir et que nous pourrions un jour le perdre. La volonté consciente d’apprécier ce que l’on a, nous évite la démangeaison d’en vouloir davantage trop tôt.
Sans ces efforts, nous risquons de perdre intérêt et de chercher quelque chose de ‘’mieux’’ ailleurs. Nous sommes des éternels insatisfaits et cela nous ramène invariablement à notre niveau préprogrammé de bonheur.
Dans une étude comprenant 481 étudiants, il leur a été demandé pendant deux semestres de mesurer leur niveau de bonheur et de déterminer si le fait d’apprécier ou de savourer les bonnes choses pouvaient le faire durer quelques semaines.
Dans la plupart des cas l’appréciation ne prolongeait pas le sentiment de bonheur et les étudiants retournaient rapidement à leur niveau initial de bonheur. La majorité des étudiants s’est habituée au changement qui avait amené une plus grande sensation de bonheur. Ils ont cessé d’être aussi heureux parce qu’ils se sont mis à en vouloir plus et ont augmenté leurs standards, ou ils ont cessé de voir le changement comme une nouvelle expérience positive et l’ont considéré comme un état de fait.
Par exemple, le plaisir à se promener dans une nouvelle voiture a été remplacé par le souhait d’avoir un véhicule plus performant, plus sportif ou plus coûteux .
Il y avait par contre quelques participants qui étaient capables de maintenir un plus haut niveau de bonheur en le gardant frais, en se le remémorant et en appréciant ce qu’ils avaient. Ceux-ci continuaient à avoir de nouvelles expériences en relation avec le changement, ce qui gardait leur taux de bonheur élevé.
Les deux chercheurs et d’autres scientifiques ont déterminé qu’environ 50% de notre niveau de bonheur est prédéterminé par nos gènes.
Notre environnement et les circonstances qui nous entourent comptent pour seulement 10%. Cela représente notre état de santé, notre vie amoureuse, notre emploi ou notre situation financière. Le reste, 40%, serait sous notre contrôle et dépendrait de notre manière de voir les choses et notre comportement. Ce 40% représente nos pensées, nos sentiments, paroles et actions.
Grâce eux, nous pouvons hausser notre niveau de bonheur.
Les auteurs de l’étude notent que ce ne sont pas tous les changements agréables qui amèneront un taux de bonheur plus élevé de façon durable. La possession d’un nouvel objet tout neuf peut nous rendre plus heureux temporairement mais pour que ce bonheur soit durable, il faudrait que cette expérience positive se produise de nouveau chaque jour et qu’elle soit appréciée autant que la journée précédente pour avoir un effet durable.
Un nouveau bien ne procure pas de nouvelles expériences positives. Nous nous habituons très rapidement à sa présence et il ne nous apporte plus de satisfaction. Après un certain temps, nous ne le voyons même plus comme étant nouveau ou excitant. Nous désirons donc un nouvel objet qui lui, sûrement nous apportera le bonheur.
Beaucoup d’achats de biens matériels se révèlent alors n’être que des mesures éphémères pour essayer d’augmenter notre sentiment de bonheur.
La seule manière de vraiment influencer ce qui nous rend heureux est de modifier notre perception, en cherchant à renouveler et à garder frais à notre esprit le sentiment de nouveauté et en appréciant davantage les bonnes choses qui nous arrivent.
Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d’apprécier avec moins. - Dan Millman
Dans le titre: La réussite, c’est obtenir ce que l’on veut. Le bonheur, c’est apprécier ce que l’on obtient. - H. Jackson Brown
Projet Santé Rapport Mensuel 2
15 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
Comme promis il y a quinze jours, voici une mise à jour de notre projet de remise en santé.
Tout d’abord, je suis bien contente d’annoncer que j’ai perdu 15 livres. Disons, qu’ayant débuté le 15 janvier dernier, 15 livres en quatre mois ce n’est pas exactement la mère à boire. Toutefois, nous avons beaucoup tâtonné durant les deux premiers mois en gagnant et reperdant sans cesse les mêmes quatre ou cinq livres.
On peut donc dire que ces quinze livres ont été perdues durant la période des deux derniers mois, ce qui donne une moyenne tout à fait respectable de près de 2 livres par semaine. Ce n’est pas une diète miracle, c’est un changement de mode de vie, alors nous préférons y aller lentement et vraiment comprendre comment réagit notre corps pour ne pas tout reprendre éventuellement.
Tendre Moitié a perdu un peu moins de neuf livres. Je crois que la grande différence ente nous deux est qu’il bouge beaucoup moins que moi. Un de ses genoux le fait extrêmement souffrir et il a aussi mal au dos. Pourtant, il n’abandonne pas, il espère seulement être capable de bouger plus lorsqu’il aura perdu plus de poids.
La dernière fois qu’il a vu son médecin, celui-ci lui a dit que son genou était en très mauvais état mais qu’aucun chirurgien ne l’opérerait parce qu’il n’existe pas de prothèse du genou capable de supporter son poids actuel. Il ne faut pas oublier que Tendre Moitié fait près de six pieds et six pouces (un peu moins de deux mètres). Il a donc une très grande motivation pour maigrir.
Côté exercices physiques, le printemps pour moi amène une période très intense physiquement. La maison étant sur un acre de terrain boisé, il y a beaucoup à faire pour bien l’entretenir. Juste ramasser le bois mort prend deux jours, et il faut encore le couper et le brûler. Il y a aussi le ratissage des feuilles que je n’avais pas complété à l’automne dernier, la tonte de la pelouse qui devient urgente et le jardinage dans les diverses plate-bandes.
Le garage a besoin d’un ménage et je n’ai pas encore lavé mes fenêtres. Je bouge donc suffisamment pour que cela constitue un bon exercice physique. Il y aussi notre basketball quotidien pour Charmante Ado et moi.
Charmante Ado a de la difficulté à rester motivée durant les jours d’école. Les repas du midi entre copines sont difficiles, car elle les voit manger toutes sortes de cochonneries et rester minces comme un fil. Nous essayons d’avoir des choix santé à la maison et elle compte s’y mettre de tout coeur une fois l’école terminée. Pour le moment, on discute d’alimentation, d’éléments nutritifs et d’apport en énergie. Elle commence à voir que certains aliments fournissent de l’énergie pour bouger et travailler alors que d’autres ne font que nous engourdir et nous alourdir.
Finalement, nous avons diminué la quantité de protéines dans notre diète et c’est ce qui a permis de recommencer à perdre du poids. La plupart des programmes faibles en hydrates de carbone recommande une grande quantité de protéines mais je crois que nous étions au delà des limites du raisonnable. Nous avons coupé le fromage pour le moment et diminué la quantité de viande et c’est cela qui a fonctionné.
Tout compte fait, le bilan est assez positif; je mange sainement et je bouge beaucoup, Tendre Moitié mange bien mais bouge un peu moins à cause de son genou et Charmante Ado apprend à faire de bons choix alimentaires tout en bougeant beaucoup.
On a deux vies et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une.
- Confucius
On ne devient pas humble en prétendant l’être
14 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
L’humilité n’est pas une vertu très populaire de nos jours. Nous valorisons le plus fort, le meilleur, la star, celui qui sort du lot et ne se gêne pas pour le démontrer. Pourtant les gens humbles ont tendance à être plus serviables, à penser en fonction du groupe et à privilégier la coopération.
Dans une étude publiée récemment par le Journal of Positive Psychology, des chercheurs ont examiné le lien entre l’humilité et l’entraide.
Ils ont d’abord défini le terme humilité comme étant la marque d’une personne relativement terre à terre, qui connaît ses forces et faiblesses, sans les sous-estimer ou les exagérer.
Être humble, ce n’est pas avoir une faible estime de soi, ou se sentir nul. C’est au contraire avoir une confiance tranquille et solide en ses propres moyens et compétences. L’opposé de l’humilité est l’arrogance ou le narcissisme.
Durant la première expérience de l’étude, 117 étudiants universitaires ont répondu à un questionnaire en ligne. Ils devaient aussi répondre à des questions sur leur engament bénévole et subir des tests de personnalité.
Les chercheurs ont trouvé que parmi toutes les caractéristiques examinées, le facteur qui était lié le plus profondément à l’humilité était l’entraide.
Dans une deuxième expérience avec 85 étudiants, on a démontré que ceux qui avaient les plus hauts indicateurs d’humilité était ceux qui étaient prêts à donner 43% plus de leur temps pour aider un étudiant dans le besoin.
Dans l’expérience finale, on a examiné l’effet de la pression des pairs sur la volonté d’aider les autres. 103 étudiants ont écouté ce qu’on leur a présenté comme une émission radio au sujet d’une femme dont les parents et la sœur étaient morts dans un accident d’auto. On rapportait en ondes que la jeune femme arrivait difficilement à poursuivre ses études universitaires parce qu’elle devait élever le reste de ses frères et sœurs.
Les chercheurs ont présenté à chaque participant en privé, un formulaire où il pouvait signer pour aider cette jeune femme. On informait l’élève qu’il était le huitième et dernier participant à qui on demandait s’il voulait aider. Pour la moitié des étudiants, on leur indiquait que cinq des sept étudiants précédents avaient signé la feuille. À l’autre moitié, on leur disait que seulement deux étudiants sur les sept avaient accepté d’aider.
Ceux qui croyaient que cinq des sept étudiants précédents avaient décidé d’aider avaient le sentiment que tout le monde ou presque allaient aider et qu’il serait inacceptable socialement de refuser. L’autre groupe ne ressentait pas la même pression.
La question était de vérifier si la pression sociale influencerait la décision des étudiants. Pour le groupe à faible pression, 77% de ceux qui avaient obtenu un haut taux d’humilité dans les tests précédents ont accepté d’aider. Seulement 48% de ceux qui avaient un faible taux d’humilité étaient prêts à aider. Par contre, lorsque la pression sociale se faisait sentir comme dans le premier groupe, le taux d’humilité n’avait pas d’influence sur la décision d’aider ou non. La pression sociale amenait la majorité à s’impliquer pour être accepté socialement.
En général, la plupart des gens indiquent valoriser l’humilité. Ils désirent que leurs amis soient humbles et veulent faire preuve d’humilité eux-mêmes. Pourtant, nous voyons peu d’expressions d’humilité dans notre quotidien.
Notre société a plutôt tendance à encourager ceux qui n’hésitent pas à se mettre à l’avant-scène pour vanter leurs mérites. Toutefois, des études antérieures ont démontré que les gens humbles performent mieux que les égoïstes lorsqu’ils atteignent les plus hauts échelons de la hiérarchie.
Un aspect des gens humbles est qu’ils ont tendance à moins se concentrer sur eux-mêmes, ce qui leur laisse plus de temps et d’énergie pour diriger leur attention vers leurs pairs dans le besoin.
L’ennui avec l’humilité, c’est qu’on ne peut pas s’en vanter. - Gene Brown
Dans le titre: On ne devient pas humble en prétendant l’être. - Michèle Mailhot
La chance d’être mère
13 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
D’aussi loin que je me souvienne, je rêvais d’avoir des enfants. J’avais une vision bien précise d’une petite fille aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus, portant des lunettes et j’avais décidé de son prénom dès l’âge de sept ans.
N’ayant rencontré Tendre Moitié que très tard dans ma vie, je n’ai qu’une enfant. Elle porte le prénom choisi dans mon enfance, a de longs cheveux blonds et de beaux yeux bleus comme son papa. Elle n’a porté des lunettes que pendant un an à l’âge de sept ans pour un problème de nerf optique qui n’avait pas grandi aussi vite que le reste de son corps. Après un an, tout était revenu dans l’ordre.
Lorsque je me suis réveillée ce matin, j’ai pensé à la chance que j’ai eu de pouvoir être maman. Je peux honnêtement dire que de ne pas avoir eu d’enfant aurait été un énorme regret dans ma vie. J’aime tout de l’état de maman.
J’ai adoré être enceinte. Ces neuf mois ont été un plaisir malgré le fait que j’ai passé les trois derniers hospitalisée pour pré-éclampsie. Je me sentais très bien mais les médecins préféraient surveiller la situation de près. Chaque vendredi, j’avais droit à une échographie pour vérifier que le bébé se portait toujours bien.
L’accouchement a été très long et difficile et s’est terminé par une césarienne sous épidurale car le coeur du bébé faiblissait. L’épidurale s’est infectée et j’ai développé une méningite. À ce moment-là, j’étais paralysée et je n’avais plus toute ma tête. Disons que ça n’allait pas très bien. Les médecins parlaient de séquelles physiques et mentales graves.
Miraculeusement, les médicaments ont fini par faire effet et tout s’est résorbé. L’usage de mes jambes m’est revenu et j’ai retrouvé toute ma tête, enfin je crois. Tendre Moitié s’est occupé de Charmant Bébé tout seul pendant que j’étais hospitalisée. Je n’ai commencé à être maman que trois semaines après l’accouchement, lorsque que j’ai enfin pu rentrer à la maison.
Malgré tout cela, je garde un souvenir très positif de ma grossesse. La pré-éclampsie ne me causait pas de douleurs ou problèmes apparents et j’ai pu totalement relaxer jusqu’à la fin de ma grossesse. Le fait d’avoir défié les prévisions des médecins quant aux séquelles de la méningite me laissent aussi finalement un souvenir positif de toute cette aventure.
Regarder grandir un enfant est l’expérience la plus significative de toute ma vie. Ma mère lorsque j’étais adolescente me disait souvent qu’elle me souhaitait d’avoir des filles pour que je vois quel enfer c’était.
J’ai eu une fille et ce n’est pas du tout un enfer. La différence principale est que je me reconnais dans ma fille et je comprends ce qu’elle ressent, la plupart du temps. Ma mère était tellement différente de moi qu’elle ne me comprenait pas du tout. Elle me voyait presque comme une extra-terrestre. Mon frère est du même moule que ma mère alors ces deux-là s’entendent comme larrons en foire.
Peut-être ai-je été chanceuse que ma fille aille un tempérament semblable au mien. Elle a mes qualités mais au lieu de mes défauts, elle a les qualités de son père. Charmante Ado a aussi bien sûr quelques défauts bien à elle; elle laisse tout à la traîne de ce temps-ci et elle développe la nonchalance propre aux ados. Lorsqu’on lui demande d’aider, elle bouge à une vitesse de tortue ce qui fait que nous aurions le temps de le faire nous-même trois fois avant qu’elle finisse.
Rien de bien grave dans le fond. Il ne faut pas oublier que ce jeune corps est en développement intensif et que les hormones ont commencées à brouiller le portrait. Elle s’en tire très bien à date.
Pour la fête des mères, j’ai eu droit à un pot à fleurs peint à la main, contenant de belles orchidées et un coffret en bois orné d’une photo de Charmante Ado à quatre ans, en couverture. Elle a passé la fin de semaine à me demander si elle pouvait m’aider dans mes tâches ce qui fut aussi très apprécié.
Être maman c’est un bonheur incroyable, c’est l’oeuvre d’une vie.
Il n’y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d’être une bonne mère. - Jill Churchill
Rencontre du troisième type
12 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
Depuis deux jours, je passe mes journées à l’extérieur. J’ai finalement terminé l’application d’une teinture imperméabilisante sur ma terrasse. Nous avons aussi démonté l’ensemble balançoires et glissoire car Charmante Ado est devenue beaucoup trop grande pour l’utiliser. C’est un peu l’enfance qui s’en va.
Le vidéo ci-haut vous fera sourire j’espère. J’adore les dauphins. J’ai même travaillé comme bénévole durant trois semaines il y a plusieurs années, pour le Mote Marine Laboratory à Sarasota en Floride.
C’était des vacances organisées par Earthwatch Institute, un organisme qui depuis 1971, a permis à plus de 93 000 bénévoles de travailler comme assistants de recherche avec des scientifiques, directement sur le terrain.
Le projet auquel j’avais participé consistait à partir en bateau huit heures par jour avec un biologiste marin. Nous allions dans la baie de Sarasota et nous devions repérer les dauphins, prendre des photos de leur queue pour les identifier grâce aux marques et cicatrices et indiquer avec qui se tenait chaque dauphin. Nous avions des photos de dauphins avec les marques de leurs queues et leurs noms. Je me souviens entre autres de Lasagna qui venait nous voir au bateau pour quémander de la nourriture. Les dauphins avaient tendance à se tenir en petits groupes de deux ou trois. Les mâles adolescents se tenaient ensemble, on voyait souvent une mère avec son bébé, accompagnée par une autre femelle.
Cela a été des vacances merveilleuses. Nous travaillions du lundi au vendredi et étions libres de notre temps la fin de semaine. Un certain dimanche, un bébé dauphin mort a échoué sur la plage où je me promenais. J’ai appelé le laboratoire et ils sont venus le chercher. Le lendemain, les biologistes et le vétérinaire ont procédé à l’autopsie et j’ai pu y participer. Personne d’autre de mon groupe de bénévoles n’a été tenté par l’expérience, mais n’oublions pas que j’ai été infirmière et que cela ne me rebutait pas du tout.
Je n’ai pas fait grand chose. On m’a tendu la mâchoire inférieure du dauphin et on m’a demandé de compter les dents. Les biologistes ont déterminé que le bébé dauphin n’avait vécu que quelques minutes. Ses poumons étaient sous-développés alors il était probablement né prématurément.
Je n’ai pas refait ce genre de voyage depuis, tout d’abord parce que c’est assez cher, l’on doit payer son transport et un montant assez considérable qui comprend la nourriture, l’hébergement et un don pour contribuer au programme de recherche. J’étais encore célibataire à l’époque mais avec un époux et un enfant, ça devenait plus compliqué comme organisation.
Cela a au moins satisfait un peu de ma curiosité sur les dauphins. J’aurais beaucoup aimé être biologiste marin. Durant ce voyage, j’ai aussi vu de près beaucoup de lamantins qui sont incroyablement attachants. Ils n’ont qu’une vitesse: très lentement, et ils aiment se laisser flotter tout doucement en ne faisant strictement rien pendant des heures.
Peut-être referai-je un voyage bénévole lorsque nous serons à la retraite. C’est plus agréable et intéressant que de passer la semaine sur la plage ou le bord d’une piscine.
S’il a été remarqué que quelques dauphins pouvaient reconnaître jusqu’àcinquante mots de notre langue, aucun humain n’a jamais pu comprendre un seul mot de la leur. - Carl Sagan
Si tu es pressé, fais un détour
11 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:
Lorsque nous sommes en retard ou pressés, nous avons tendance à être beaucoup moins agréables avec les autres. Nous devenons incapables de laisser passer une voiture devant nous ou de tenir la porte pour la personne derrière nous.
Dans notre société, le rythme est de plus en plus rapide et nous devons courir pour être en mesure de faire tout ce que nous voulons faire. Tout le monde considère normal que l’on soit toujours à la course, hors d’haleine et bousculés.
Parfois, nous arrivons à prendre une pause mais elle est de courte durée et nous voilà repartis à nous dépêcher afin de rester en selle dans le carrousel de la vie.
Le problème avec toute cette précipitation, à part une hypertension causée par le stress, est que cela nous rend sujets à faire des erreurs. Lorsque nous sommes pressés, nous ignorons souvent des signaux importants et nous finissons par perdre notre précieux temps dans des voies erronées parce que nous n’avons pas su voir la signalisation.
L’autre problème est que la hâte nous rend insensibles aux autres. Nos bonnes manières disparaissent sous prétexte que nous avons priorité car la situation est urgente pour nous. Lorsque tout le monde est pressé et se considère en situation d’urgence, cela ne fait pas une société soucieuse des autres ni très agréable à vivre.
Être à la course semble être incompatible avec l’empathie et la compassion. Pensons aux situations où nous étions en retard et où une connaissance a croisé notre chemin. Cette personne souriait et était contente de nous voir. Nous pensions plutôt que nous allions être encore plus en retard et que ce n’était vraiment pas le moment. Au mieux, nous avons coupé court à la rencontre en plaidant notre retard. Au pire, nous avons été brusques et nous nous sommes esquivés. Ce n’était certainement pas une rencontre positive pour cette personne.
Lorsque nous nous hâtons, nous avons le sentiment d’arriver plus rapidement quelque part, mais à quel prix? Nous prenons des risques et faisons des erreurs en nous dépêchant. Nous savons que nous ne pouvons pas montrer de la considération pour les autres lorsque nous sommes si pressés.
Est-ce que nous pourrions ralentir le rythme et prendre le temps de traiter avec les gens qui nous entourent ou que nous rencontrons en chemin? Les gens pressés croient parfois que cela leur donne de l’importance, parce qu’ils ont tant de choses à faire. Avoir l’air occupé et débordé est une marque de statut pour eux.
Un petit indice que toute cette hâte n’est pas très saine est qu’après avoir bousculé quelqu’un à cause d’un rendez-vous ou d’un retard quelconque, l’on se sent souvent coupables et pas très fiers de nous. Après coup, on se dit que finalement, ce rendez-vous n’était pas si important que cela et on se sentira mal d’avoir été brusque.
Nous ne pouvons pas passer notre vie en mode urgence, à courir sans cesse. Cela ne peut que nuire à nos relations avec les autres. Prenons le temps qu’il faut pour notre bien-être et remettons le reste à plus tard.
Dans le titre: Si tu es pressé, fais un détour. - Proverbe japonais
L’homme pressé refait deux fois la même chose. - Proverbe persan
Alter ego électronique
10 mai 2012 By Opus Laisser un commentaire:

L’internet joue un rôle de plus en plus important dans nos vies et notre comportement en ligne est parfois différent de celui que l’on affiche dans la vie réelle.
Lorsque nous naviguons sur le Web, certains traits de personnalité peuvent induire des comportements néfastes.
Il y a d’abord l’illusion de grandeur. Certaines personnes sont devenues célèbres ou riches en mettant en ligne des vidéos sur des sites comme YouTube. Des gens facilement impressionnables seront fascinés par ces succès faciles. De plus en plus de gens croient que l’internet sera leur voie vers la fortune et la renommée. Il risque d’y avoir beaucoup de déception et d’égos dégonflés lorsque le succès ne sera pas au rendez-vous.
Le narcissisme est un autre attribut possible de notre personnalité en ligne. Sur le Web, nous pouvons personnaliser et éditer notre présence en n’affichant que les meilleurs aspects de nous-mêmes, Il devient très facile de s’imaginer plus important ou plus populaire que nous le sommes vraiment.
Sur Facebook ou des sites de blogueurs, on peut voir des gens acquérir une importance démesurée, simplement du fait qu’ils passent des heures à commenter absolument tout ce qui y est publié. Je lis un blogue où une certaine Joanna commente de façon dérogatoire et souvent carrément méchante tous les articles que met en ligne le blogueur. Rien ne trouve grâce à ses yeux, elle se moque des photos, des sujets, des tournures de phrase, tout y passe. On se demande pourquoi elle continue à aller sur ce site mais je crois qu’elle retire un certain sentiment de pouvoir de tout cela. Certains lecteurs la trouve divertissante et cela flatte son ego.
L’internet peut ainsi nous donner un faux sentiment de supériorité ou d’autorité. Certains abusent de leur pouvoir en blessant les autres. L’intimidation en ligne progresse de plus en plus. Il y a des jeunes qui se suicident suite à de l’intimidation subie sur le Web.
En ligne, il est possible d’intimider et de harceler quelqu’un tout en cachant son identité. Cette anonymat amène certaines personnes à être beaucoup plus cruelles et à avoir moins d’inhibitions que si elles devaient faire face à leur interlocuteur. Nous voyons sur internet des comportements que nous n’accepterions pas dans la vraie vie.
L’internet crée un environnement qui peut faire voir le pire d’une personne. En se cachant derrière une souris et un clavier, elle cesse d’agir moralement parce qu’elle ne sera jamais tenue de faire face aux conséquences de ses actions.
D’autre part, nous avons tous une certaine tendance à exagérer lorsque nous affichons quelque chose sur Facebook, Tweeter ou YouTube, par exemple. Nous le faisons plus ou moins inconsciemment pour tenter de ressembler le plus possible à notre moi idéal.
L’internet nous permet de camoufler nos défauts et nos imperfections comme jamais auparavant. Nous pouvons utiliser Photoshop pour améliorer nos photos ou mentir sur notre carrière ou notre situation personnelle. Nous développons une identité en ligne qui n’est pas la même que ce que nous sommes en réalité.
Maintenant que nous avons accès à l’internet presque partout avec nos téléphones cellulaires, notre personnalité en ligne prend de plus d’importance.
Que projetons-nous de nous-mêmes sur le Web? Est-ce que notre alter ego en ligne est semblable à nous ou bien affiche-t-il des valeurs complètement opposées à ce que nous considérons essentiel? Est-il si parfait que nous ne pourrons jamais espérer être cette personne?
Essayons d’être authentique. Nous sommes ce que nous sommes et cela devrait être suffisant.
Reste toi-même, car c’est dans l’authenticité que l’on puise ses forces. - Daniel Herrero
Si les hommes ne s’efforçaient pas tant à se montrer autres qu’ils ne sont, ils n’auraient pas si souvent à rougir de paraître tels qu’ils sont réellement. - Félix Bogaerts












