Lève-toi et marche

bureau assis debout

    Station de travail en position assise

Au travail, notre division a décidé de tester l’équipement de  bureau permettant de travailler en position debout ou assise. Ceux que cela intéressaient avaient l’opportunité de recevoir les premières installations durant le projet pilote. Je fais partie de cette cohorte qui souhaitait faire l’essai de cette nouvelle manière de travailler.

Le système est plutôt simple. Un colonne fixée à la table de travail comporte deux tablettes et de l’espace pour deux moniteurs . Le clavier repose sur la tablette inférieure et on peut mettre ce que l’on désire sur l’autre tablette. Celle-ci  possède une poignée qui permet de monter ou abaisser tout le système très facilement.

bureau assis debout

Station de travail en position debout

Les  bienfaits potentiels  de  cette station de travail  sont  nombreux.   Le  travailleur typique passe 5 heures et 41 minutes en position assise durant une journée de travail. Aller au gym après le travail ne suffit pas à contrer les effets néfastes de notre inactivité. Une solution est donc d’incorporer des périodes de station debout à nos journées et d’essayer de saisir toutes les opportunités de bouger. Par exemple, comme notre département est réparti sur seulement quatre étages, j’essaie de prendre les escaliers aussi souvent que possible.

Personnellement, considérant que j’ai de l’arthrite dans la colonne, les hanches et les genoux; il est très difficile pour moi de me remettre en marche après une période prolongée en position assise. Mes articulations deviennent ‘’rouillées’’ très rapidement et j’ai besoin de faire quelques pas pour me dégourdir lorsque je me relève. L’alternance de positions me permet de rester plus souple et j’ai moins l’impression d’avoir les articulations raidies.

J’ai  ce poste de travail depuis deux semaines et j’adore cela. Je passe de deux à trois heures debout durant une journée normale. Mes périodes assises ou debout dépasse rarement 30 minutes consécutives ce qui m’évite de me sentir ankylosée. Je reste debout pour tout travail à l’ordinateur et je m’assois pour écrire à la main ou consulter des documents papiers. Je découvre aussi que je suis davantage encline à bouger lorsque je suis déjà debout. Je vais aller voir un collègue au lieu de lui téléphoner ou de lui écrire. Je vais aussi aller plusieurs fois chercher mes documents au lieu d’attendre parfois une heure d’avoir tout envoyé à l’imprimante.

Ce n’est pas un système miracle et cela ne remplace pas l’activité physique. Le nombre additionnel de calories brûlées est minime et n’entraînera probablement aucune perte de poids. Rester complètement immobile lorsqu’on est debout n’est pas une bonne idée non plus. Il faut bouger et s’efforcer de garder une bonne posture. Si on commence à avoir mal aux pieds ou aux genoux, c’est qu’on est resté immobile trop longtemps, ce qui est aussi néfaste que de rester assis. Cette station de travail nous incite à bouger, c’est son plus grand avantage selon moi.

Voici un lien vers le modèle fourni par mon employeur:    WorkFit-S+ Dual

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Un patron à suivre

patr

Parfois, par pure chance, nous sommes au bon endroit au bon moment. Je suis incroyablement bien tombée dans mon nouveau travail. Mes supérieurs sont charmants, mon collègue immédiat est très agréable et le reste de l’équipe est formidable.

Je m’entends super bien avec ma patronne; chaque matin, j’arrive un peu plus tôt et nous prenons notre café ensemble en jasant de choses et d’autres. Elle complimente souvent chaque membre de l’équipe et cela fait que nous avons une équipe dynamique, qui est toujours prête à foncer pour respecter toutes les échéances que l’on nous donne.

Mon collègue immédiat est un jeune homme de 25 ans, donc, j’ai plus de deux fois son âge. Nous travaillons en étroite collaboration et bien que soyons très différents l’un de l’autre, cela se passe très bien. Nous avons des forces et des faiblesses différentes ce qui fait que nous nous complétons bien.

Je regarde autour de moi et je réalise que j’ai atterri dans le meilleur département, au sein de la meilleure équipe, du point de vue de l’ambiance au travail. Les employés des autres départements me soulignent souvent que je suis chanceuse et je suis d’accord avec eux. J’aurais pu être placée avec la mégère critiqueuse, sèche et quasi hargneuse qui dirige une collègue d’une autre division. Sa supérieure est très désagréable, elle ne cherche qu’à critiquer et à pointer les erreurs. Elle n’a jamais un bon mot, seulement des commentaires négatifs.  Lorsqu’on lui apporte un dossier dans son bureau, elle le regarde avec dédain et elle dit  »c’est quoi ça » ou  »pourquoi tu m’apporte ça ». C’est vraiment charmant comme attitude. Ma collègue entre dans ce bureau le moins possible et elle n’a que le strict minimum d’interactions avec sa patronne. Après un an de ce régime, elle se cherche un poste ailleurs et a commencé à passer des entrevues dans d’autres ministères.

Pour ma part, ce travail est beaucoup plus agréable que je ne m’y attendais. Lorsque je m’imaginais de retour au travail dans un poste gouvernemental, je ne pensais pas que ce serait aussi plaisant. C’est au delà de toutes mes espérances et ces trois derniers mois ont passé à la vitesse de l’éclair.

Je n’ose pas penser à ma réaction si j’étais tombée sur une mauvaise patronne, comme ma collègue. Le genre de personne qui écrase votre moral quotidiennement et qui fait que l’on déteste se rendre au travail. J’ai connu cela une fois et je ne veux plus jamais le revivre.

Les patrons exceptionnels nous inspirent et nous encouragent. Ils croient en nos talents et nos compétences et se battront pour nous défendre si la situation le demande. Quelques mois sous la gouverne d’un mauvais patron suffisent à miner notre confiance. Un supérieur qui nous démoralise peut ruiner une carrière si on le laisse nous atteindre.

Une des choses les plus difficiles avec les mauvais patrons, c’est leur imprévisibilité. Ils nous semblent moins rationnels, plus difficiles à comprendre, moins équilibrés que la moyenne des gens. Certains peuvent être charmants une minute puis ils deviennent caustiques sans raison sensée. On ne peut jamais prévoir leurs réactions, ce qui nous garde sur notre qui-vive et augmente notre niveau de stress de façon considérable.

Ma collègue quittera sous peu pour des cieux plus cléments et je lui souhaite bonne chance. Je crois qu’elle prend la bonne décision. Aucun emploi ne devrait nous rendre malade, démoralisé ou terrifié.

Pour ma part, j’ai beaucoup de travail, mais tout ce fait dans la bonne humeur, alors c’est le bonheur.

Un bon patron fait réaliser à ses employés qu’ils ont plus de capacités qu’ils ne le réalisent afin qu’ils fassent constamment un meilleur travail que ce qu’ils pensaient pouvoir accomplir.     
– Charles Erwin Wilson 

Le meilleur chef est celui qui sait choisir les bonnes personnes pour accomplir ce qu’il désire et qui est capable de faire montre d’assez de retenue pour ne pas se mêler de leur travail pendant qu’ils sont en train de le faire.   –   Theodore Roosevelt

Regarde droit devant

devantDéjà un mois depuis le début de notre plan santé. Cela se passe merveilleusement bien et j’ai déjà perdu 17 livres (un peu moins de 8 kilos).

Hier, nous avons passé la journée sur la route car nous sommes allés visiter une université avec Charmante Ado et sa meilleure amie. Le passage à l’université ne se fera que dans deux ans, mais Charmante Ado est très organisée et a des objectifs bien précis. Le programme qu’elle désire suivre ne se donne pas dans notre région, alors elle devra aller vivre en résidence universitaire. L’endroit lui a beaucoup plus et les appartements étudiants sont très sympathiques.

Tous nos repas ont donc été pris au restaurant durant ce court voyage. Même en faisant les meilleurs choix possibles, la nourriture était évidemment plus grasse et plus salée que ce que nous mangeons depuis un mois.

Il est évident que l’on finira par dévier de notre routine alimentaire lors d’occasions spéciales. Il y aura toujours les voyages, les vacances, les repas d’anniversaires et autres célébrations particulières.

J’aime manger et la nourriture non-santé peut avoir très bon goût ! Je crois que se priver de tout ce qui nous fait plaisir pendant une longue période ne peut que nous mener à l’abandon. Je me permets donc de légères déviations culinaires, mais je m’assure de retourner à ma routine dès que l’occasion spéciale est terminée.

La perfection n’est pas requise pour avoir des résultats. Ce qui est important, c’est de faire montre de constance et avoir une vision à long terme.

Quelques jours moins bons du point de vue nutritif ou ne pas faire d’entraînement physique pendant une semaine, ne ruinent pas tout notre programme. Il y a des conséquences aux choix que nous faisons et il faut les accepter. Un mauvais jour devient une mauvaise semaine puis un mauvais mois. Trop souvent, on ‘’triche’’ durant nos vacances et on ne recommence jamais notre routine précédente ; on n’enregistre plus ce qu’on mange, on ne mesure plus rien et c’est l’abandon, jusqu’à la prochaine prise de conscience.

Au lieu d’abandonner, il serait préférable de se concentrer sur ce nos objectifs plus lointains, l’endroit où nous voulons être dans un an. Il y a 365 jours dans une année. Si nous sommes consistants pendant 300 jours, on aura des résultats formidables.

Alors, plutôt que se dire qu’on recommencera notre programme lundi prochain car nous avons ‘tout gâché’’ en ‘’trichant’’, il faut essayer de penser à long terme et cette petite déviation apparaîtra comme très minime dans un an. Il faut juste se remettre en selle et persévérer.

Ce n’est pas facile de voir au-delà de notre désappointement et notre prétendue faiblesse, mais ces sentiments sont temporaires. La détermination peut les effacer et les résultats à long terme seront au rendez-vous. Pensez au plaisir de magasiner n’importe où car tous les vêtements nous vont parfaitement. Être confortable dans un siège d’avion. Ne plus avoir de frottements entre nos cuisses en marchant. Avoir une pression artérielle et un taux de cholestérol normaux. Être à l’aise avec son apparence. Ne plus avoir le souffle court au moindre exercice.

Alors, fini les excuses et les abandons multiples. Les écarts de parcours sont normaux et non catastrophiques. C’est un style de vie que nous essayons de créer, pas un marathon. L’an prochain arrivera de toute façon alors rien ne sert de regarder derrière soi, ou de revenir au point de départ, il vaut mieux se concentrer sur notre destination et reprendre sur la bonne route.

Nous n’avons pas à être parfaits et nous ne devons pas tout laisser tomber. Un jour à la fois, construisons la personne que nous désirons devenir. Rendez-vous dans un an !

Ne regarde pas derrière toi en te demandant pourquoi …Regarde en avant et dis toi : pourquoi pas.   –   Auteur inconnu
Vous avez peut-être des habitudes qui vous affaiblissent. Le secret du changement, c’est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l’avenir.   –   Socrate 

Le mode de vie le plus sain que vous êtes en mesure d’apprécier

aimer manger

Ma résolution de prendre en main ma santé a eu un effet d’entraînement sur Charmante Ado et Tendre Moitié et nous allons tous dans la même direction, ce qui rend l’expérience plus agréable. Les dix premiers jours se sont très bien passés et les progrès sont encourageants.

En lisant sur le sujet de la perte de poids, sur des forums, des blogues et même selon certaines ‘’sommités’’ du domaine, je rencontre fréquemment des opinions quelque peu drastiques, du genre ; il n’y a que les personnes sans volonté qui ont besoin d’une journée de triche, ou bien, qu’il faut absolument briser le lien émotionnel que nous avons face à la nourriture et la considérer seulement comme un carburant qui fait fonctionner notre corps, rien de plus.

J’avoue que je ne suis pas du tout d’accord avec ces idées du tout ou rien. J’aime la nourriture. Les repas sont une activité sociale. La nourriture peut aussi être nostalgique, réconfortante et communautaire. Préparer une recette est aussi un hobby, une expérience, un plaisir même pour beaucoup de gens. De plus, j’apprécie grandement le goût d’un mets bien réussi. Je ne me vois pas analyser cliniquement la valeur d’un repas uniquement sur sa valeur en tant que carburant, pour le reste de mes jours.

Je ne veux pas remplacer tout le gras dans mes gâteaux ou muffins par de la compote de pomme. Je veux cuisiner avec du beurre si la recette le demande. Je veux essayer de nouvelles recettes et de nouveaux restaurants. Je ne veux pas me priver de tout le plaisir que la nourriture peut me procurer.

On peut perdre du poids en continuant d’aimer la nourriture. La clé est d’apprendre quelle quantité de ces aliments ‘’riches’’ on peut se permettre tout en continuant à perdre du poids. Il faut évaluer ce qui en vaut vraiment la peine. Des beignets à super bas prix du supermarché? Non merci. Un beigne fait maison ou d’une pâtisserie qui a à cœur la fraîcheur et le bon goût? Je vais y penser et probablement y goûter, ne serait-ce qu’une bouchée. J’adore les frites et étant mariée à un Belge, je sais ce qu’est une bonne frite. Alors les frites molles, trop salées, trop grasses ; on oublie ça. Lorsqu’on décide de faire attention à ce que l’on mange, il ne faut pas perdre son temps avec de la nourriture qui n’est pas délicieuse, sinon, nous ne tiendrons pas le coup et nous n’arriverons pas à vivre de cette façon à long terme.

Lorsque nous essayons une nouvelle recette en famille, nous lui donnons une note sur dix pour le goût. Si le résultat est moins de huit, la recette ne sera pas retenue, ou alors nous allons la modifier pour qu’elle obtienne la note voulue, Pourquoi se forcer à manger ce qui ne nous plaît pas vraiment ? On peut rendre plus discret un goût trop prononcé, raffermir quelque chose de fade et ajuster la texture d’une recette sans pour autant augmenter sa valeur en calories.

Oui il faut explorer de nouveaux goûts et de nouveaux aliments. Je suis consciente que notre palais prend un certain temps à s’habituer à une nouvelle saveur. Il faut donc être prêt à essayer une autre variante d’un plat qui nous a moins plu.

Notre objectif est de développer une alimentation qui nous plaît et que nous pourrons conserver tout au long de notre vie. Une diète faite de privations, restrictions et autres contraintes ne pourra jamais être maintenue indéfiniment.

Comme le dit si bien le Docteur Yoni Freedhoff, spécialiste de l’obésité ; ‘’Finalement, si vous n’appréciez pas la vie que vous vivez pendant votre perte de poids, vous êtes pratiquement certain de tout regagner le poids perdu’’.

Votre meilleur poids est celui que vous atteignez lorsque vous adoptez le mode de vie le plus sain que vous êtes en mesure d’apprécier honnêtement et de façon réaliste – pas celui que vous soyez capable de tolérer.   –   Yoni Freedhoff

Pour ma part, je préfère de beaucoup me pâmer sur quelques tranches minces d’un steak d’excellente qualité, sur une petite portion de mousse au chocolat ou sur une lamelle de foie gras plutôt que de me goinfrer avec des nullités telles que les poudings gélatineux et sans gras.   –   Julia Child

Semez une action

être ce que l'on croît

Certaines études suggèrent que seulement 20% des gens qui ont perdu plus de 10% de leur poids ont réussi à maintenir cette perte après un an. Déprimant n’est-ce pas ? Que faire pour faire partie de ce 20% sur une longue période ?

Je suis retournée au travail dans la Fonction Publique Fédérale il y a sept semaines. Depuis, je vois mon poids augmenter inexorablement, un petit peu chaque jour. Pourtant, je n’ai pas vraiment changé beaucoup mon alimentation, mais il est certain que c’est un travail sédentaire. De plus, bien que Charmante Ado et moi sommes abonnées à un gym depuis plusieurs mois, nous n’y sommes pas allées depuis trois semaines.

En général, 2015 n’a pas été une année fantastique. Ma vie a reculé sur plusieurs points, que ce soit du côté financier, santé ou littéraire. Un problème entraînant l’autre, je me suis laissée porter par une vague de découragement et l’inertie m’a submergée. 2016 s’annonce positive ; le retour sur le marché du travail a été plus facile qu’imaginé, j’adore mes collègues et l’ambiance du département, la sécurité d’emploi et les conditions sont un soulagement, bref, le moral est en remontée certaine.

Le poids est un problème majeur maintenant car j’ai perdu de bonnes habitudes et laissé la facilité prendre le dessus. Je ne suis pas très originale, mais j’ai choisi la date d’aujourd’hui pour reprendre le contrôle sur ma vie. Je crois que le but ne doit pas être la perte de poids mais plutôt le maintien de cette perte de poids pour le reste de ma vie.

La volonté est une denrée limitée. Ce sont les routines et les habitudes qui nous permettent réellement de changer une attitude ou un comportement.
Voici donc quelques habitudes que j’entends développer :

• Entrer tout ce que je mange dans l’application MyFitnessPal
• Prévoir et préparer les repas à l’avance le plus possible, pour éviter les impulsions incontrôlables
• Aller au gym au minimum deux fois par semaine et utiliser mon mini-gym à la maison deux fois par semaine
• Boire de l’eau tout au long de la journée
• Concernant les indulgences occasionnelles : réfléchir et décider de ce qui en vaut vraiment la peine
• Après les vacances, voyages et autres occasions qui seront contrôlées moins assidûment, reprendre immédiatement la routine au retour.

Il faut perdre le poids en créant des habitudes que je pourrai poursuivre pour le reste de ma vie. La fin de la perte de poids ne devra pas être une occasion de cesser le processus. Il faut continuer avec ces mêmes habitudes et c’est pourquoi, elles ne doivent pas être contraignantes, difficiles ou me rendre misérable.

Donc, l’objectif est de perdre les kilos de la même façon que j’aimerais maintenir mon poids. Je crois qu’à un moment donné, il faut décider de ce qu’on ne veut plus être et agir comme la personne que nous voulons être réellement. Je veux être en forme et en santé.

• Je ne veux plus être une personne qui grignote inconsciemment en soirée.
• Je ne veux plus être celle qui arrête dans un resto de restauration rapide, parce que je suis fatiguée de ma journée au travail et que c’est tellement pratique.
• Je ne veux plus être celle qui a abandonné la partie face aux multiples douleurs articulaires, aggravées par le poids excessif.
• Je ne veux plus être une personne résignée face à mon apparence et perdre tout intérêt pour les vêtements, coiffures et activités physiques.
• Je ne veux plus être celle qui passe ses heures de loisir assise.

Je vais donc cesser d’être cette personne. Je vais commencer à vivre comme la personne que je désire être. Pour perdre du poids, je ne ferai que les choses que je serai prête à faire toute ma vie. Je ne cesserai jamais cette ‘’diète’’, parce qu’il n’y aura rien à arrêter. Ce nouveau mode de vie sera durable et agréable.

C’est ma résolution pour 2016 ; devenir celle que je crois être dans mon for intérieur.

Rappelez-vous que ce que l’on croit devient notre réalité.   –   Laurent Gounelle  

La vie est longue et ennuyeuse quand on ne la vit pas comme on voudrait.   –   Laurent Gounelle  

Dans le titre: Semez une pensée vous récolterez une action. Semez une action vous récolterez une habitude. Semez une habitude vous récolterez un caractère. Semez un caractère vous récolterez une destinée.   –   Swami Sivananda

Ré-organisation occupationnelle

restructuration

J’ai commencé un nouveau travail il y a trois semaines. Je suis quelque peu ambivalente face à ce changement dans ma vie. Je ne suis pas certaine que ce genre de travail administratif  me plaira  à long terme, mais je ne m’en fait pas trop à ce sujet. Je crois que s’attendre à ce que son travail soit nécessairement  fascinant, intéressant ou amusant, est une erreur.

On nous dit souvent de suivre notre passion, mais même le meilleur emploi ne sera pas agréable en tout temps. Je crois que le meilleur moyen d’être satisfait dans son travail est de trouver un emploi ni trop facile, ni trop difficile, qui offre des opportunités d’apprendre et de se développer, de tomber sur un patron qui vous traitera  bien, qui paie suffisamment et ne pas passer des heures dans les embouteillages pour s’y rendre et en revenir. Il ne reste qu’à travailler avec diligence jusqu’à ce que l’on devienne bon et productif dans notre domaine.

Un ancien patron m’a dit un jour que tout le monde se sent incompétent durant les cent premiers jours à un nouveau poste, parce qu’on ne connaît pas les us et coutumes, les procédures et tous les petits détails inhérents à l’entreprise. Une fois cette période de rodage passée, on se sent plus confortable et efficace.

Il ne faut pas se décourager au début. Notre cerveau a besoin de constater que notre compétence s’améliore avant de taire nos peurs et nos craintes. À date, je me sens de plus en plus confiante, quoique je vais devenir la personne la plus expérimentée du département dans ce poste après Noël, ce qui est quelque peu déconcertant. Il y a beaucoup de mouvements de personnel à l’intérieur du groupe et les gens sont souvent assignés à des projets pour un an ou deux, pour ensuite revenir à leur poste attitré. La personne qui m’a entraînée transfère ainsi vers un autre département pour un an et je serai probablement celle qui entraînera sa remplaçante, même si je suis toute nouvelle.

J’ai la chance d’être tombée sur une patronne très gentille et compétente et comme vous le savez, ce n’est pas si fréquent que ça. Les gens de l’organisation sont tous, sans exception, très positifs et agréables. Bon, il y a toujours la lune de miel du nouveau travail, ou tout semble parfait et mieux qu’au lieu de travail précédent, mais je crois sincèrement être vraiment bien tombée et que ce n’est pas un mirage.

Un autre facteur intéressant est l’estime de soi. Travailler de la maison, seul, avec peu d’interactions comporte un grand nombre de bénéfices. Les contraintes sont peu nombreuses et  l’autonomie ainsi que la débrouillardise sont nécessaires. Par contre, être au milieu de collègues, interagir avec différents groupes et recevoir des commentaires positifs sur notre travail est incroyablement valorisant. Je n’avais pas conscience de manquer de rétroaction, mais je suis très contente d’en recevoir maintenant!

Lorsque j’ai quitté mon dernier emploi pour travailler de la maison, je n’avais pas réalisé à quel point certains avantages reliés à l’emploi sont importants. Les assurances médicaments et dentaires sont des bénéfices conséquents, ainsi que la possibilité de changer de lunettes aux deux ans. J’ai aussi obtenu un rabais de 40% (!) sur mon assurance automobile parce que je fais partie d’un certain groupe professionnel.  Tout cela était beaucoup plus onéreux lorsque j’étais travailleur autonome.

Étant toujours travailleur autonome, avec un emploi du temps plus décontracté, Tendre Moitié doit maintenant tenir le fort à la maison et il se débrouille très bien. Bon, le ménage est fait moins souvent mais il se fait des listes et il s’acquitte vaillamment de toutes ses nouvelles tâches. Charmante Ado a dû se responsabiliser aussi et s’assurer que son linge se rende bien au panier dans la salle de lavage si elle veut que ses vêtements soient lavés. Elle se lève et déjeune toute seule maintenant avant d’aller à l’école, pour la première fois de sa vie. Disons, qu’à seize ans, ce n’est pas un gros traumatisme. J’ai réussi à obtenir que tout le monde retourne ses chaussettes à l’endroit et ne les laissent pas en tire-bouchons dans le lavage. Quelle incroyable perte de temps, enfin réglée! Notre famille utilise un nombre effarant de chaussettes et tout le monde favorise le noir ou le bleu foncé, ce qui rend la différenciation difficile lorsqu’il est temps de réunir une paire. J’ai une boîte de chaussettes orphelines et de temps en temps, parfois après des mois, je réussis à réunir des chaussettes soeurs. Disons, que maintenant, avec mon emploi du temps plus chargé, la chasse aux chaussettes chutera très «bas» dans mes priorités.

Donc toute la petite famille se porte bien après cette réorganisation majeure, sauf peut-être Toutou Réservé, notre chien rescapé, qui s’ennuie beaucoup de moi. C’est vrai qu’il passait toutes ses journées à mes côtés depuis 18 mois, donc, c’est un gros changement pour lui. Il est toujours aussi affectueux et il n’est plus craintif avec nous. Il reste toutefois très réservé avec les étrangers.

Charmante Ado aura un congé scolaire de trois semaines durant le temps des Fêtes, alors que je n’aurai que quatre jours autour de Noël. Cela sera bien différent des années précédentes, mais on va essayer de profiter de ces quatre jours au maximum.

 

Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.  –  Jean-Philippe Blondel  
Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction.   –   Winston Churchill

 

 

 

 

La vie c’est ce qui nous arrive pendant que nous faisons d’autres plans

 

CHANGEMENT DE PLANS

 

Même les meilleurs plans exigent parfois d’être modifiés en cours de route. Tendre Moitié et moi avions notre futur tout planifié et nous approchions lentement vers une semi-retraite agréable et sans souci.

Nous avons subi un léger déraillement avec le ralentissement de l’économie, puis le domaine d’affaires de Tendre Moitié s’est carrément détérioré ces deux dernières années. Peu de clients, de nombreux obstacles aux transactions, bref, nous faisons face à une réévaluation de nos perspectives d’avenir.

Il a fallu se rendre à l’évidence que la reprise économique serait lente et que nous devions trouver d’autres sources de revenus. Tendre Moitié commencera dans quelques jours un certificat universitaire en administration de sociétés. Il oeuvre déjà sur plusieurs conseils d’administration d’entreprises et ce diplôme lui donnera un atout supplémentaire dans ce domaine. C’est d’ailleurs de cette manière qu’il entend occuper sa ’’retraite’’, en siégeant sur plusieurs conseils d’administration.

De mon côté, il n’y avait plus vraiment de justification pour que je persiste comme assistante de Tendre Moitié. Après mûre réflexion, j’ai décidé de retourner sur le marché du travail dans un poste gouvernemental. Après de nombreux tests, entrevues, et formulaires, me voici embauchée dans un ministère avec un poste permanent. Je devrais débuter d’ici deux semaines, une fois que l’on aura émis mon certificat de sécurité (cote de fiabilité, qui est exigée avant qu’on puisse avoir accès aux renseignements, aux biens ou aux établissements ’’protégés’’).

Alors, nous voilà à un carrefour qui modifiera un peu notre trajectoire, mais qui nous permettra de redresser nos finances. Charmante Ado qui termine ses études secondaires y voit une possibilité que nous recommencions à voyager. Ce ne sera pas dans l’immédiat mais il est vrai que nous avions beaucoup restreint nos voyages ces dernières années.

Il va falloir que chacun mette la main à la pâte pour l’entretien de la maison et la préparation des repas, mais heureusement, Charmante Ado semble avoir complètement terminé sa crise d’adolescence et elle est redevenue la personne adorable, raisonnable, coopératrice et attentionnée, qui s’était quelque peu éclipsée durant cette période.

Nous sommes aussi en train de modifier quelque peu nos loisirs. Depuis avril dernier, Je vais au gym trois fois par semaine avec Charmante Ado et sa copine. Nous ne regardons presque plus la télé traditionnelle et avons réduit notre abonnement au câble à sa plus simple expression. Nous envisageons de l’annuler tout simplement d’ici peu. Nous regardons maintenant des séries télévisées et des films sur Netflix. Un des gros avantages que j’y vois, c’est que la télé  reste fermée et nous ne l’allumons que pour regarder une ou deux émissions d’une série, deux ou trois fois par semaine.

Charmante Ado s’est découvert une passion pour le Japon et elle s’est créé un site Web qui relate toutes les informations, ressources et démarches nécessaires à la préparation d’un séjour qu’elle veut y faire dans quatre ans, à l’été de ses 20 ans (âge de majorité au Japon). Elle publie deux articles par semaine et elle produit un vidéo de la préparation d’une recette japonaise aux 15 jours. Tout cela fait partie d’un ’’projet personnel’’ qu’elle doit compléter pour son baccalauréat international. Elle combine donc une passion réelle avec un travail scolaire. Disons qu’elle a beaucoup moins de temps pour regarder la télé.

J’essaie aussi de revenir à mon blogue car je reçois de nombreux courriels de gens qui sont déçus que je l’aie quelque peu abandonné. Je vais m’efforcer d’être plus assidue et régulière. Lorsque j’ai commencé ce blogue, j’écrivais un article par jour et cela pendant plus d’une année. Je me demande encore aujourd’hui, comment j’ai pu trouver le temps! J’espère que le fait d’avoir des semaines plus structurées avec mon nouveau travail à l’extérieur de la maison, m’aidera à mieux occuper mes temps libres.

La vie c’est ce qui nous arrive pendant que nous faisons d’autres plans.   –  Allen Saunders en 1957, utilisée aussi par John Lennon en 1980

Projet escalier

Escalier 2013

Il y a de ces projets que l’on entreprend sans en mesurer toute l’envergure. Depuis l’achat de notre demeure il y dix ans, j’ai toujours détesté l’escalier menant aux chambres. J’ai essayé de le rafraîchir il y a deux ans mais la teinture et le vernis sur les arches n’ont pas tenu bien longtemps et tout était à recommencer.

Cet été, c’était mon grand projet réno. Après des recherches intensives sur les procédés et les meilleurs produits, je me suis lancée dans l’aventure. La première étape était évidemment de décaper tout ce bois. Les marches étaient teintes et vernies alors que tout le reste; contremarches, poteaux, barreaux  (balustres) et rampe étaient peints en blanc.

Je voulais à tout prix une rampe et des poteaux teints de la même couleur que les marches. Une rampe peinte en blanche est très difficile à garder propre et belle. Donc, première leçon, il faut avoir les bons outils. J’ai d’abord essayé de décaper avec une variété de gels et liquides, mais le résultat n’a pas été concluant. Je pense que la quantité astronomique de couches de peintures n’a pas aidé. J’ai ensuite essayé avec le pistolet à décaper, mais mes détecteurs à incendie démarraient sans arrêt lorsque je l’utilisais et ce n’est pas très maniable pour les endroits moins accessibles. Restait donc le décapage par ponçage. Le papier à poncer bon marché, on oublie ça; une feuille ne dure pas deux minutes. Il est aussi bon de suivre les progrès technologiques et de réaliser que notre bonne vieille sableuse qui pèse une tonne et est peu maniable gagnerait à être remplacée par un outil plus petit, plus ergonomique et plus performant.

Malheureusement cette révélation ne m’est venue qu’après de nombreuses heures de travail difficile, rebutant et franchement désagréable. Il faut réaliser que cet escalier a 30 ans et que de très nombreuses couches de peinture ont été appliquées une  par dessus l’autre au fil des ans. L’espace pour manoeuvrer est aussi très restreint entre les barreaux et les poteaux. Ma vénérable sableuse rectangulaire n’arrivait pas à atteindre ces endroits et je devais les faire manuellement, ce qui est franchement l’enfer. Prête à tout laisser en plan avec un escalier à moitié décapé, je me suis mise à la recherche d’outils plus appropriés.

J’ai découvert la mini ponçeuse Mouse de Black & Decker Elle est moins puissante que mon mastodonte mais oh combien plus agréable à manipuler. Son seul défaut et il est important, c’est qu’au Canada, je n’ai trouvé que le modèle sans sac, donc beaucoup de poussière à ramasser (*). Avoir eu plus de temps, j’aurais commandé aux États-Unis pour avoir le modèle avec sac, mais comme je voulais avoir terminé pour la visite de ma famille en juillet, j’ai acheté le modèle disponible. Ce produit est affiché à un prix très raisonnable et il vient avec un tas d’accessoires très utiles ainsi qu’un assortiment de papier à poncer.  La position du bouton On/Off sur le devant de l’appareil est surprenante car on a naturellement tendance à appuyer un doigt dessus comme pour une souris d’ordinateur, ce qui fait qu’on l’accroche fréquemment. On finit par s’habituer et ne plus interrompre accidentellement l’appareil.

Utiliser cet outil est un vrai plaisir. C’est léger, maniable et il est très facile de changer les feuilles qui se fixent au Velcro sur l’appareil. La petite rallonge que l’on peut mettre au bout de la souris permet d’aller dans les moindres recoins et il y a des accessoires pour les endroits arrondis comme les poteaux et barreaux d’escalier.

Voici quelques photos du déroulement des travaux.

2015-04-22 22.12.05

avant tout

Après consultation avec Tendre Moitié, nous achetons une teinture en gel, censée être plus facile à appliquer et donnant une couleur plus uniforme. Je commence donc par deux poteaux et la rampe qui est à droite en haut de l’escalier. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais cette couleur que nos trouvions si belle en magasin est devenue horrible après application. Me revoilà donc à poncer de nouveau pour recommencer à neuf. Nous avons changé de produit pour une teinture liquide et nous avons soigneusement choisi une autre couleur en nous croisant les doigts.

En deux mots, le résultat a été à la hauteur de nos attentes. Il a fallu 2 couches de teinture pour les marches, les poteaux et la rampe et 2 couches de peinture blanche pour les barreaux. Comme nous avons deux gros chiens et trois chats qui vont et viennent de l’extérieur, j’ai mis six couches de vernis sur les marches, mais deux couches seulement sur le reste.

Voici le résultat:

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Nous sommes très satisfaits des résultats. C’est toujours un escalier en pin, donc de bois mou, ce qui n’est pas idéal. Les travaux ont pris deux mois au total, mais il y a eu quelques pauses pour s’aérer l’esprit et ne pas tout abandonner. Sur le coup, je me suis dit qu’avoir su la somme de travail impliquée, je n’aurais jamais entrepris ce projet. Deux mois plus tard, l’escalier est toujours aussi beau et je l’apprécie chaque jour, donc cela a vraiment valu la peine.

Prochain projet, les planchers de bois francs du rez de chaussée qui sont vraiment usés. Ils devront être remplacés car il n’y a pas moyen de les rafraîchir . Vu le coût élevé et la présence de nos animaux, nous allons attendre un peu que l’attrition naturelle de notre famille animale la ramène à des proportions raisonnables. Il faudra pour cela que je résiste aux supplications de Charmante Ado d’adopter un beau petit chaton , chiot, furet, lapin ou autre.

* Note: En faisant mes recherches, je constate que le modèle qui capte la poussière est maintenant disponible. Par contre il semble y avoir moins d’accessoires inclus avec la ponceuse.

 

Le travail ardu est comme un escalier alors que la chance est comme un ascenseur, parfois l’ascenseur sera en panne mais l’escalier vous mènera toujours au sommet.   –   Ritu Ghatourey

Il paraît qu’une vache ne sait pas redescendre un escalier. Le plus bête des deux n’est-il pas l’abruti qui lui a fait monter.   –   Hervé Le Tellier 

Il ne faut pas croire tout ce que l’on pense

émotions

Selon plusieurs philosophes, nous ne voyons pas la vie telle qu’elle est, nous avons plutôt tendance à voir une interprétation qui est déformée par nos espoirs, nos peurs et autres attachements émotionnels. Si nous parvenions à réduire ces distorsions de la pensée qui nous donnent une vision fausse de la vie, nous aurons une vision plus juste du monde qui nous entoure.

Il peut être utile de nous arrêter pour examiner une pensée, de l’identifier et de remonter vers les faits de la situation qui l’ont générée. Cela peut nous permettre de considérer des interprétations différentes et de choisir celle qui est plus appropriée, en tenant compte des faits au lieu de nos émotions ou préjugés.

Nos émotions s’aligneront sur cette nouvelle interprétation et avec le temps, cela améliorera notre hygiène mentale parce que ce processus de reformulation se fera plus ou moins automatiquement. Nous entraînerons notre esprit à analyser  rationnellement nos pensées afin de nous libérer des pensées irrationnelles et répétitives qui remplissaient une grande partie de notre conscience, au point de nous rendre anxieux ou irritable.

La pensée critique exige que l’on base ses croyances personnelles sur l’évidence et les faits plutôt que sur les émotions et le désir. Il faut de plus être capable de reconnaître que les faits contredisent parfois notre hypothèse de départ.

Un raisonnement émotionnel  présume que toute émotion négative reflète nécessairement la réalité des choses. Pourtant, nos émotions sont subjectives et ne sont pas vraiment des guides à suivre aveuglément car elles peuvent devenir des armes qui engendrent des conflits majeurs.

Regardons un peu quelques distorsions fréquentes de la pensée.

Le don de voyance

Ce type de pensée nous amène à prédire que quelque chose de négatif surviendra dans le futur. Nous croyons que la situation actuelle empirera ou alors  nous entrevoyons un danger à l’horizon. La personne qui pense ainsi est convaincue que les choses tourneront mal et que sa prédiction est pour ainsi dit un fait déjà établi. Cette anticipation négative peut mettre un frein à toute initiative, comme refuser de postuler pour un emploi parce qu’on est convaincu de ne pas l’avoir.

Amplification et Catastrophisme

L’amplification est la tendance à exagérer l’importance des choses.  Une expression imagée pour l’illustrer serait ‘’faire d’une mouche un éléphant’’. Le catastrophisme lui, nous amène à voir et à amplifier uniquement le caractère négatif d’une situation; à croire que tout virera au cauchemar, en ignorant toute indication contraire. On retient alors toujours le pire scénario, même le plus improbable. On pense aussi que cette expérience sera totalement insupportable même si tout indique qu’elle ne sera qu’inconfortable.

Filtrage

Le filtrage mental nous pousse à retenir et à nous concentrer seulement sur les détails négatifs, ce qui nous amène à voir toute la situation comme négative. Cette manière de pensée peut nous faire rejeter une personne pour une simple erreur, sans tenir compte de tous ses points positifs. Nos expériences passées peuvent aussi nous servir de filtres pour interpréter une nouvelle situation, parfois incorrectement.

Télépathie

Présumer que l’on sait ce que l’autre pense sans avoir suffisamment d’évidence. Cela peut être  en présumant de ce que les autres pensent de nous ou de nos actions, ou en jugeant qu’une action  n’en vaut pas la peine parce que nous savons déjà ce que les autres pensent ou comment ils réagiront.

Étiquetage

 L’étiquetage est la tendance à attribuer des étiquettes négatives aux autres ou à soi-même. “Cette personne est épouvantable” ou  “je suis un raté”.

Rejet du positif

Tout ce que nous ou les autres faisons de positif est insignifiant. On clame alors que c’est la moindre des choses que notre conjoint ait pensé à acheter du lait ou on diminue nos succès en disant que c’était de la chance. Nous agissons alors comme si ces actes positifs ne comptaient pas.

Surgénéralisation

En se basant sur un seul incident, on perçoit un schéma global négatif. Un échec sera alors perçu comme un précurseur de l’avenir. ‘’Il fallait s’y attendre, je rate toujours ce genre de choses.’’

Tout ou rien

Tout est noir ou blanc, sans nuance. ‘’Tout le monde me déteste’’. C’était une perte de temps absolue’’.

Je crois que la plupart des gens utilisent sans le vouloir ces distorsions cognitives à l’occasion. Pour ma part, je me reconnais dans quelques-unes et je vais faire attention de ne pas les laisser influencer mes émotions.

 

Notre vie est une création de notre esprit.   –   Bouddha

La vie n’est qu’une idée et une opinion.   –   Marc-Aurèle

Ma vie a été remplie de terribles malheurs, dont la plupart ne se sont jamais produits.    –   Michel de Montaigne

Nous sommes endormis

Réalisation

Pour plusieurs d’entre nous, vient un moment, où l’on se sent tout simplement coincé dans notre vie. La routine a pris le contrôle et a chassé les rêves et les ambitions, les enfouissant sous une pile de factures, de paperasse et de responsabilités.

Il faut du temps avant que cela arrive et encore plus de temps pour en prendre conscience. Souvent, cela se produit en regardant une vieille photo qui nous ramène à un passé où tout ce que nous espérions ou rêvions nous semblait possible. Un passage souligné dans un livre qui nous était cher, une chanson favorite de notre jeunesse, ou une odeur qui nous revient telle un fantôme pour nous transporter vingt ou trente ans en arrière.

Vient un temps où on ne peut y échapper; la réalisation qu’il y a un espace entre ce que nous voulions faire de notre vie et la réalité actuelle. Cet espace grandit constamment et il peut, soit nous forcer à sortir de nos ornières ou nous écraser plus profondément dans ses sillons déjà tracés.

Ce que l’on choisit de faire lors de ces moments de prise de conscience, finira par définir en grande partie, notre identité.

La dure réalité de la vie moderne nous fait perdre de vue nos rêves et nos idéaux. Nous avons de la difficulté à trouver du temps pour les cultiver et les développer car nous sommes submergés par le quotidien et la poursuite de choses matérielles. Nous passons notre vie à des centaines de quêtes qui nous gardent occupés, surchargés et concentrés sur des choses sans importance alors que les grains de notre sablier s’écoulent inéluctablement.

Je me suis amusée récemment à compter le nombre de jours que j’ai passé sur cette Terre. Je fêterai bientôt mon 20 000e jour. Combien ont été gaspillés? Beaucoup, malheureusement, mais il n’est pas trop tard pour y voir et arrêter de dilapider mon capital de grains de sable pour des choses et occupations futiles.

Nous rationalisons souvent notre mode de vie en ridiculisant nos idéaux passés, en nous convaincant que la vie réelle ne permet pas de vivre la tête dans les nuages. Nous nous moquons de quiconque a conservé un sens de l’émerveillement en le traitant d’enfant. Pourtant, il y a encore au plus profond de chacun de nous, un noyau innocent qui est toujours capable de reconnaître ce qui compte vraiment. Il se rappelle ce que nous savions instinctivement dans notre jeunesse mais que nous nous sommes efforcés d’oublier pendant que nous courons vers le prochain gadget.

Le chemin pour devenir la meilleure personne que l’on peut être n’est pas une ligne droite ou une autoroute. C’est un sentier tortueux avec des mauvais tournants, des culs de sac et des choix  malheureux. Si nous persévérons et maintenons le cap malgré toutes les forces extérieures qui tentent de nous faire dévier, nous aurons une chance de devenir ce dont nous rêvions.

‘’Mon père dit que presque tout le monde est endormi. Tous ceux que vous connaissez. Tout ceux que vous voyez. Tous ceux à qui vous parlez. Il dit que seules quelques personnes sont éveillées et qu’elles vivent dans un état constant d’émerveillement total’’.   –   Patricia dans le film Joe contre le volcan