Un patron à suivre

patr

Parfois, par pure chance, nous sommes au bon endroit au bon moment. Je suis incroyablement bien tombée dans mon nouveau travail. Mes supérieurs sont charmants, mon collègue immédiat est très agréable et le reste de l’équipe est formidable.

Je m’entends super bien avec ma patronne; chaque matin, j’arrive un peu plus tôt et nous prenons notre café ensemble en jasant de choses et d’autres. Elle complimente souvent chaque membre de l’équipe et cela fait que nous avons une équipe dynamique, qui est toujours prête à foncer pour respecter toutes les échéances que l’on nous donne.

Mon collègue immédiat est un jeune homme de 25 ans, donc, j’ai plus de deux fois son âge. Nous travaillons en étroite collaboration et bien que soyons très différents l’un de l’autre, cela se passe très bien. Nous avons des forces et des faiblesses différentes ce qui fait que nous nous complétons bien.

Je regarde autour de moi et je réalise que j’ai atterri dans le meilleur département, au sein de la meilleure équipe, du point de vue de l’ambiance au travail. Les employés des autres départements me soulignent souvent que je suis chanceuse et je suis d’accord avec eux. J’aurais pu être placée avec la mégère critiqueuse, sèche et quasi hargneuse qui dirige une collègue d’une autre division. Sa supérieure est très désagréable, elle ne cherche qu’à critiquer et à pointer les erreurs. Elle n’a jamais un bon mot, seulement des commentaires négatifs.  Lorsqu’on lui apporte un dossier dans son bureau, elle le regarde avec dédain et elle dit  »c’est quoi ça » ou  »pourquoi tu m’apporte ça ». C’est vraiment charmant comme attitude. Ma collègue entre dans ce bureau le moins possible et elle n’a que le strict minimum d’interactions avec sa patronne. Après un an de ce régime, elle se cherche un poste ailleurs et a commencé à passer des entrevues dans d’autres ministères.

Pour ma part, ce travail est beaucoup plus agréable que je ne m’y attendais. Lorsque je m’imaginais de retour au travail dans un poste gouvernemental, je ne pensais pas que ce serait aussi plaisant. C’est au delà de toutes mes espérances et ces trois derniers mois ont passé à la vitesse de l’éclair.

Je n’ose pas penser à ma réaction si j’étais tombée sur une mauvaise patronne, comme ma collègue. Le genre de personne qui écrase votre moral quotidiennement et qui fait que l’on déteste se rendre au travail. J’ai connu cela une fois et je ne veux plus jamais le revivre.

Les patrons exceptionnels nous inspirent et nous encouragent. Ils croient en nos talents et nos compétences et se battront pour nous défendre si la situation le demande. Quelques mois sous la gouverne d’un mauvais patron suffisent à miner notre confiance. Un supérieur qui nous démoralise peut ruiner une carrière si on le laisse nous atteindre.

Une des choses les plus difficiles avec les mauvais patrons, c’est leur imprévisibilité. Ils nous semblent moins rationnels, plus difficiles à comprendre, moins équilibrés que la moyenne des gens. Certains peuvent être charmants une minute puis ils deviennent caustiques sans raison sensée. On ne peut jamais prévoir leurs réactions, ce qui nous garde sur notre qui-vive et augmente notre niveau de stress de façon considérable.

Ma collègue quittera sous peu pour des cieux plus cléments et je lui souhaite bonne chance. Je crois qu’elle prend la bonne décision. Aucun emploi ne devrait nous rendre malade, démoralisé ou terrifié.

Pour ma part, j’ai beaucoup de travail, mais tout ce fait dans la bonne humeur, alors c’est le bonheur.

Un bon patron fait réaliser à ses employés qu’ils ont plus de capacités qu’ils ne le réalisent afin qu’ils fassent constamment un meilleur travail que ce qu’ils pensaient pouvoir accomplir.     
– Charles Erwin Wilson 

Le meilleur chef est celui qui sait choisir les bonnes personnes pour accomplir ce qu’il désire et qui est capable de faire montre d’assez de retenue pour ne pas se mêler de leur travail pendant qu’ils sont en train de le faire.   –   Theodore Roosevelt

Vous aimerez peut-être:

  • Tendre Moitié et moi sommes travailleurs autonomes. Par contre, nous avons tous les deux connu la vie corporative et nous nous rappelons toujour ...

  • J'ai commencé un nouveau travail il y a trois semaines. Je suis quelque peu ambivalente face à ce changement dans ma vie. Je ne suis pas certain ...

  • Lorsque j'habitais dans le Grand Nord Québécois,  sur les rives de la Baie d'Hudson, j'avais une chienne Husky que j'avais recueillie alors qu'e ...

Partagez!

Exprimez vous!

*