Prévoir pour éviter les déboires

récupérer

Je me targue d’être une personne efficace et organisée. Aujourd’hui toute cette organisation s’est révélée insuffisante lorsque le serveur qui héberge mes cinq sites Web a failli à la tâche.

Ce matin, comme à l’habitude, je suis allée vérifier si mon article quotidien avait bien été publié sur Opus Secret. Depuis un mois, j’ai pris l’habitude de planifier la publication des articles à une heure fixe. J’avais d’abord choisi six heures du matin, mais Tendre Moitié m’a fait remarqué que mes lecteurs européens devaient patienter jusqu’à midi (à leur heure), avant de pouvoir lire mon article du jour. J’ai donc récemment modifié l’heure de publication pour une heure du matin, ce qui donne sept heures en France et Belgique.

Donc, ce matin, je me connecte et TOUS mes sites ont disparu. Branle-bas de combat, je communique avec Bluehost la compagnie qui héberge mes sites. On me promet de régler cela rapidement, mais on ne peut pas me dire quelle est la nature du problème.

Je patiente tant que je peux, mais rien ne se passe. Je commence à penser qu’Opus Secret est peut-être perdu à jamais, car contrairement à mes autres sites, je ne fais pas de sauvegarde régulière. Si Bluehost ne récupère pas mes articles, je suis perdue. J’ai 296 articles en ligne sur Opus Secret, j’approche tranquillement de mon objectif d’écrire un article par jour pendant un an. Une insouciance de ma part va peut-être ruiner tout mon projet!

Bon, comme vous lisez cet article présentement, il n’y a pas grand suspense et vous savez que j’ai récupéré mon site. Cela ne s’est pas fait sans heurt, cependant. Huit heures après mon appel, Bluehost a finalement remis tous mes sites en ligne. Malheureusement, Opus Secret a perdu les deux derniers articles publiés. Il n’y en a plus aucune trace et, dois-je le mentionner encore, j’ai été assez idiote pour ne pas faire de sauvegarde régulière.

Nouvel appel à Bluehost, ou l’on m’offre de faire une restauration à un point précis, soit juste après la publication du 296e article. Malheureusement, cela n’a rien donné et les deux articles sont demeurés introuvables.

J’ai donc passé la soirée à les réécrire de mémoire, en m’aidant de quelques notes et d’un brouillon que j’ai retrouvé dans la corbeille de mon ordi. Vous pouvez les relire, ils sont probablement légèrement différents des originaux, mais l’essence des articles s’y retrouve.

J’écris toujours mes articles dans Word avant de les transférer dans WordPress pour les mettre en forme, ajouter une photo, un titre et des citations. Ensuite, j’avais l’habitude de supprimer le texte dans Word pour ne pas encombrer mon ordi.

À partir d’aujourd’hui, chaque article complet sera sauvegardé dans Word et je vais programmer une sauvegarde complète de Opus Secret une fois par jour. Je ne comprends pas pourquoi j’ai omis de le faire, pour ce site seulement, peut-être parce qu’il est personnel alors que les quatre autres sont des sites pour le travail.

Ce n’est pas très logique de ma part car les quatre sites sont en fait deux sites différents, écrits chacun en anglais et en français. Il y a donc très peu de risques que je perde des données car si un site français disparaît, j’aurai accès au site correspondant en anglais pour recréer le site disparu.

J’ai des sauvegardes programmées pour ces quatre sites, mais jusqu’à aujourd’hui, je n’en avais pas pour le seul site non traduit. C’est une petite leçon d’humilité pour une personne minutieuse et organisée. On a tous des moments moins étincelants et aujourd’hui, c’était à mon tour.

Heureusement, je m’en sors bien, mais j’ai été chanceuse de ne perdre que les deux derniers articles. Ils étaient encore frais dans ma mémoire mais si cela avait été plus, je ne crois pas que j’aurais su tout refaire.

Finalement, si on examine le service à la clientèle de Bluehost, la compagnie qui héberge le serveur, je ne suis pas impressionnée. Il n’y a eu aucune explication ou excuse. Ils ne semblaient pas préoccupés d’avoir fait disparaître deux de mes articles, si ce n’est de m’offrir d’acheter le service Pro qui me permettrait de faire les restaurations moi-même au lieu de passer par eux. Comme la fameuse restauration n’a pas fonctionnée, je ne me bousculerai pas pour adhérer a ce ‘’service’’.

Il est indispensable de prévoir pour prévenir; mais prévoir n’est pas toujours prévenir.
– Charles Dollfus
La plus grande prévoyance est d’avoir des heures destinées à prévoir les choses.
– Baltasar Gracián y Morales

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Commentaires

  1. Wow, mauvais plan ça… En fait ce n’est pas la première fois que j’entends des histoires négatives sur Bluehost, et c’est pourquoi je m’en méfie… Mes sites sont hébergés avec Hostgator et je n’ai que des compliments à leur faire. Il y a de cela 3 ans environ j’ai même eu une personne mal intentionnée qui avait injecté du code « malware » dans le code de mon blogue finir-riche. Google a suspendu mon site, j’ai perdu le gabarit et la base de données… Ils ont tout restauré dans un intervalle de 3 heures, je peux dire que j’étais aux anges! J’ai plusieurs fois fait appel à leurs services de support et ils ont toujours été à la hauteur. Le tout avec le sourire 🙂

    Bon, leçon d’humilité à part, tu t’en sors bien quand même. Je suis ravie que cela se soit bien conclus malgré tout. Une chose que tu aurais pu essayer est d’utiliser la version « cachée » (cached) de Google pour récupérer tes textes. C’est assez miraculeux comme solution, Merci Google 🙂 Je viens de vérifier pour ton site et la version cachée qu’ils ont date du 15 août. Il est possible que la date ne soit pas assez récente mais bref c’est une bonne chose à savoir au cas où. Pour y accéder tu recherches le nom de ton site sur Google. Quand celui ci apparaît dans la liste des résultats de recherche tu passes ta souris sur le nom et tu verras une double flèche à droite du titre de ton site et de sa méta description (une double flèche qui pointe vers la droite). Passe ta souris sur la double flèche et tu verras apparaître ton site à droite de l’écran avec une option qui dit « Cached ». Il s’agit d’un lien. Clique sur le lien et tu seras alors redirigée sur la version « cachée » de ton site, c’est à dire la version qui a été sauvegardée par Google à une date donnée. Pour la différencier de la vraie version il y a un texte encadré en haut de la page qui informe le visiteur qu’il s’agit de la cache.

    Je trouve cette fonctionnalité utile surtout quand je veux accéder à un site qui n’est plus en ligne. Cela arrive parfois.

    Intéressant non? 🙂 Laisse moi savoir si mes explications étaient assez claires, et à bientôt!

    • De bons conseils pour la version cachée de Google mais effectivement,l’article le plus récent datait du 15 août. Je suis avec BlueHost depuis près de deux ans et je n’avais jamais eu de problème grave auparavant. Cette fois-ci, cela a duré trois jours et ils ont usé ma patience.

      BlueHost est une très grosse compagnie basée en Utah. Leur principal attrait est le prix très bas comparé aux compétiteurs. J’avais aussi considéré GoDaddy mais pour obtenir le même niveau de services, c’est beaucoup plus cher. Je ne connais pas Hostgator, mais je vais investiguer ce qu’ils ont à offrir. Merci!

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