Figure positive

police

Un mouvement intéressant a débuté à Richmond en Colombie-Britannique et est en train de se répandre dans plusieurs autres villes.

Le Search Institute de Minneapolis a démontré avec de nombreuses éludes que le renforcement positif par des adultes en position d’autorité peut être plus efficace qu’une approche négative ou punitive.

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Richmond a fonctionné de manière traditionnelle durant de nombreuses années. Lorsque que Ward Clapham est arrivé en poste comme surintendant, le taux de criminalité montait en flèche et le taux de récidivisme chez les jeunes atteignaient les 60%.

Le jeune surintendant a décidé de défier les coutumes et les habitudes du système policier. Il avait remarqué que la plus grande partie des actions des policiers étaient de nature réactive plutôt que préventive. Il s’est alors demandé s’il ne serait pas préférable de créer un système qui encouragerait les jeunes à ne pas commettre de crime en tout premier lieu.

Les policiers ont alors tenté de surprendre les jeunes en train de faire de bonnes choses et leur ont ensuite remis une ‘’contravention positive (Positive ticket). Ce billet permettait au récipiendaire  d’aller gratuitement à une séance de cinéma ou au centre communautaire.

Le surintendant de Richmond comprenait que les jeunes se sentaient mal aimés et non respectés par les autorités policières et son but était que les policiers utilisent les contraventions positives pour briser la glace avec les jeunes. Le fait d’avoir des liens positifs avec des adultes dans la communauté les rendaient moins sujets à fréquenter des gens qui les auraient entraînés dans de mauvaises activités. Avoir des adultes dans la communauté à qui l’on veut plaire et dont on veut conserver le respect est utile pour que les jeunes développent un sens d’appartenance et d’implication.

Le renforcement des bons comportements par les policiers a permis de développer de bonnes relations avec les jeunes en soulignant les aspects positifs du système policier et en augmentant le nombre d’adultes vers qui un jeune peut se tourner en cas de besoin.

Les policiers de Richmond ont donné en moyenne 40 000 contraventions positives par année, ce qui représente trois fois le nombre de contraventions négatives pour la même période.

Ce ratio de trois pour un correspond à ce que l’on retrouve lorsqu’on étudie le rapport entre l’expression des émotions positives versus les émotions négatives. Cela se nomme la ligne de Losada. En effet, 2.9 serait le ratio minimum qui doit exister entre les items positifs et les négatifs pour qu’une équipe ait du succès.

Dans toute équipe de haute performance ou même un mariage, ce ratio grimpe à 5.1. Un mariage avec un ratio de 0.7 est pratiquement certain de finir en divorce. Le positif doit donc largement dominer le négatif pour qu’une relation ou une activité ait une chance de succès et c’est ce que le surintendant Clapham a créé dans sa communauté en modifiant la relation entre les policiers et les jeunes.

Selon le surintendant Clapham, le récidivisme chez les jeunes est passé de 60% à 8%, le taux de criminalité en général a diminué de 40% et la criminalité juvénile a diminué de moitié. Tout cela à un coût atteignant seulement un dixième de celui d’un système traditionnel.

La contravention positive est la porte d’entrée vers une relation plus positive entre les jeunes et le système policier. Cela crée un évènement positif et la prochaine fois que le jeune rencontrera ce policier, ils auront déjà une base de confiance au lieu de se méfier l’un de l’autre.

Les commerces sont heureux de l’initiative et participent en fournissant les récompenses. Le jeune reçoit ainsi un deuxième renforcement positif en allant fièrement échanger sa contravention contre la récompense.

En plus des contraventions, les policiers distribuent aussi des cartes, ressemblant à des cartes de joueurs de baseball. Chaque policier a une carte aVec sa photo, son nom, un numéro de téléphone et ses intérêts personnels, comme le ski, le parapente, les ordinateurs et la technologie, le mentorat, etc. Il y a aussi un message personnel pour les jeunes. Le surintendant Clapham affichait le message : ‘’ Tu n’as pas besoin de drogues pour tripper dans la vie’’.

Ward Clapham travaille maintenant pour la ville de Vancouver et il a aidé plus de 53 contés au Canada et aux États-Unis à mettre ce système en place. Comme il le dit si bien; ‘’Nous devons avoir un modèle pour préparer au lieu de réparer. La meilleure manière de préparer notre jeunesse pour leur avenir dans notre société est de commencer très jeune, avec du renforcement positif et en établissant de bonnes relations avec les adultes.

 

S’il n’est pas soutenu par un tuteur, le jeune arbre se courbe facilement.    –   Proverbe chinois

 

 

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