Chronique animale

Jack

Je vous ai déjà mentionné que j’avais un travail d’appoint dans une pension pour animaux. L’été étant la période des vacances pour bien des gens, les propriétaires d’animaux domestiques ont souvent le casse-tête de trouver un endroit pour leur protégés.

J’ai donc travaillé à cette pension pendant tout l’été, parfois quelques heures par semaine et souvent presque à plein temps. Un des gros avantages pour moi est que j’habite à deux minutes en voiture ou 20 minutes à pied de la pension.

C’est un travail très varié où l’on rencontre des chiens et des chats de toutes sortes et des maîtres parfois assez particuliers.

Les races qui ont la cote présentement chez les propriétaires de chiens, selon l’échantillon que j’ai rencontré à la pension, sont le caniche, le golden retriever, le schnauzer, le shih tzu, le husky et le labrador. La grande majorité des chiens qu’on nous apportent sont de race pure.

Nous rencontrons beaucoup de chiens qui ont été rescapés à travers la SPCA (Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux). Quelques-uns ont été maltraités et en sont restés traumatisés. J’aime bien voir que les gens les ont adoptés quand même et leur donnent l’attention dont ils ont tellement manqué.

Je préfère nettement les grands chiens aux tout petits, mais ce travail m’a donné l’occasion de rencontrer de minuscules chiens au cœur gros comme un Grand Danois. Je n’aime pas lorsque les gens transforment leur petit chien en bébé, en le portant tout le temps et en le traitant comme un enfant. Les chiens ont une dignité et il faut leur permettre d’être des chiens.

Quelques petits chiens ont ainsi gagné mon cœur, tel un petit shih tzu qui est resté trois semaines en pension et qui était extrêmement attachant. Il était le favori de tous, passait ses journées, soit avec les gens du toilettage ou avec la patronne dans ses bureaux à l’étage. Il pouvait circuler partout dans le Centre et à la fin, il se promenait avec des airs de propriétaire, se permettant même d’aboyer lorsque les clients entraient dans l’immeuble! Il défendait ainsi son chez soi, même temporaire, avec ferveur, du haut de ses quatre kilos.

Il y a eu des chiens formidables, tel un chien de race indéfinie, nommé Jack, qui semblait comprendre tout ce qu’on lui disait et qui était d’une patience d’ange avec tous les autres chiens. Il plantait son regard très expressif dans nos yeux et l’on pouvait croire que les chiens ont une âme, tellement il nous pénétrait. Celui-là, je l’aurais ramené chez moi illico, tellement il était spécial.

D’autres, sont arrivés craintifs et anxieux pour repartir épanouis et décontractés, comme ce jeune terrier Wheaten qui tremblait lorsqu’on l’approchait et avait peur des autres chiens. Il est resté trois semaines en pension et il s’est dégourdi, enhardi pour se révéler un chien très bon enfant, heureux de passer du temps tranquille avec des humains et tout aussi content de jouer avec de nouveaux copains chiens à chaque jour. Il obéissait prestement à toutes nos demandes et son séjour a été des plus agréables finalement, au point que sa maîtresse, qui devait le reprendre pour deux jours entre deux voyages, a finalement décidé de le laisser à la pension, vu qu’il s’amusait tellement.

Mes deux toutous me reniflent soigneusement lorsque je rentre le soir, se demandant si je ne les ai pas trahis avec d’autres chiens. J’ai amené Tête de Mule au Centre quelquefois, entre autre pour rencontrer un autre Montagne des Pyrénées qui y séjournait et qui portait le même nom que notre Toutou Parfait (Toutou Parfait et Tête de Mule étant des pseudonymes, vous l’aviez bien sûr deviné).

J’adore ce travail et j’y mets beaucoup d’énergie en maintenant aussi une page Facebook pour le Centre, où j’affiche des photographies des animaux en pension, alors qu’ils jouent entre eux à différents moments de la journée. Les propriétaires peuvent ainsi aller voir ce que fait leur chien durant leur absence et cela les rassurent de le voir s’amuser.

À la maison, nous avons perdu une de nos petites rates, ma préférée, Daisy. Elle est morte il y a dix jours, suite à une infection à l’oreille qui s’est transformée en abcès cérébral, malgré les antibiotiques. À la fin, je devais la nourrir à la seringue et elle ne pouvait presque plus bouger. Elle a été euthanasiée chez le vétérinaire. Elle est enterrée sur notre propriété, sous une plate bande où poussent entre autres, des pâquerettes (daisy = pâquerette ou marguerite). Une vie de rat est bien courte, de deux à trois ans seulement. Daisy avait 23 mois. Les deux autres sont en pleine forme et sont devenus plus affectueuses.

Voilà, c’était ma chronique ‘’Animaux’’. D’autre part, la rentrée scolaire approche à grands pas, les cours de piano recommencent sous peu et la routine plus structurée reprendra ses droits sur nos vies.

Charmante Ado entre au troisième secondaire, nous commencerons toutes les deux notre quatrième année de leçons de piano et ma fille veut faire du théâtre cette année ainsi que de la photographie. Je dois dire que j’ai crû déceler un certain talent chez elle, car elle a travaillé avec moi à la pension et elle prend de superbes photos avec des perspectives très soignées.

Le retour à une vie plus structurée devrait aussi me permettre de retrouver plus souvent ce blogue, qui a quelque peu dépéri durant l’été.

Tout le chien est dans son regard.   –   Paul Voltaire
Les chiens, qui ne savent rien, comprennent ce que nous disons, et nous qui savons tout, nous ne sommes pas encore parvenus à comprendre ce qu’ils disent.   –   Octave Mirbeau

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La fiancée des bons souvenirs

nostalgique

La nostalgie a longtemps été considérée comme un trouble psychologique. Un médecin Suisse, Johannes Hofer,  a identifié ce concept en 1688  et a alors décrété que c’était une maladie neurologique, produisant des symptômes physiques et mentaux. Les soldats par exemple, en souffraient le plus souvent durant la guerre, lorsqu’ils ressentaient un désir profond et douloureux de retrouver leur foyer.

Durant les 19ième et 20ième siècles, on a classifié la nostalgie de différentes manières; comme une forme de ‘’psychose de l’immigrant’’, une variante de la mélancolie ou un trouble mental répressif et compulsif.

De nos jours, on ne considère plus la nostalgie comme une maladie, mais davantage comme un sentiment sain et normal.

Des chercheurs anglais à Southampton, ont récemment fait une étude sur la nostalgie et ont constaté qu’elle était répandue à travers le monde  et qu’elle affecte autant les enfants que les adultes.

Les choses qui rendent nostalgiques seraient les mêmes pour tous les peuples; réminiscences sur les amis et la famille, les vacances, les mariages, les chansons, les couchers de soleil ou les lacs. En général, le moment nostalgique implique la personne qui se remémore l’évènement et elle est souvent entourée d’amis ou de membres de la famille.

La nostalgie aiderait à lutter contre la solitude, l’ennui et l’anxiété. Elle rend les gens plus généreux envers les étrangers et plus tolérants envers les gens qui ne font pas partie de leur entourage immédiat. Les couples se sentent plus près l’un de l’autre et plus heureux lorsqu’ils partagent des souvenirs nostalgiques.

La nostalgie possède un côté douloureux, c’est une émotion douce-amère, mais elle tend à donner davantage de sens à la vie et à rendre la mort moins effrayante. Quand les gens parlent avec nostalgie de leur passé, ils font souvent montre de plus d’optimisme envers leur avenir. La nostalgie nous rend un peu plus humain. Elle nous permet d’utiliser nos souvenirs pour nous aider à passer à travers les moments difficiles. La nostalgie n’est pas la même chose que le mal du pays, car elle n’est pas exclusive aux gens qui sont loin de leur foyer.

La plupart des gens ressentiraient de la nostalgie au moins une fois par semaine et parfois jusqu’à trois ou quatre fois par semaine. Ces épisodes nostalgiques surviennent souvent suite à un évènement négatif ou dans des moments où l’on se sent seul. Les gens rapportent fréquemment que la nostalgie les aide à se sentir mieux.

Durant l’étude de Southampton, les chercheurs ont provoqué des états d’esprits négatifs chez les participants en leur faisant lire  un article relatant un désastre avec plusieurs décès, ou en leur faisant subir un test de personnalité qui révélait supposément qu’ils se sentaient extrêmement seuls.

Les gens qui étaient déprimés face au désastre ou inquiets d’apprendre qu’ils se sentaient seuls, sont devenus plus portés vers la nostalgie. Par contre, les sujets ont rapportés se sentir mieux après leur épisode nostalgique, qui les avaient quelque peu rassérénés.

Un souvenir nostalgique n’est pas toujours parfaitement joyeux, il y a parfois un sentiment de perte lorsque le lieu, l’objet ou la personne dont il est question est disparu de notre vie actuelle. Toutefois, en général, les sentiments positifs sont beaucoup plus nombreux que les éléments négatifs dans un épisode nostalgique.

La musique provoque souvent de la nostalgie car des morceaux précis sont fréquemment associés à des personnes ou des évènements. Les chercheurs ont découvert que la nostalgie est parfois associée à une sensation de chaleur physique lorsqu’il est question de nostalgie musicale.

La nostalgie aurait ainsi une fonction cruciale; nous rappeler nos expériences les plus précieuses afin de nous rassurer que nous sommes des personnes de valeur et que notre vie a un sens. La nostalgie nous aiderait aussi à faire face à nos inquiétudes face à la mort.

La nostalgie semble varier selon l’âge. Elle serait plus fréquente chez les jeunes adultes, diminuerait par la suite pour remonter alors que l’on s’approche de la vieillesse. Les enfants et les ados sont un peu moins enclins à la nostalgie mais peuvent aussi s’y adonner à l’occasion. Charmante Ado trouve rarement mignon ou intéressant tout épisode de son enfance dont je me souviens avec tendresse. Elle est résolument tournée vers l’avenir à ce stage-ci de sa vie. Elle garde par contre précieusement plusieurs objets de son enfance qui lui rappellent des amis ou de la famille ou une expérience particulièrement marquante.

La nostalgie nous aide à passer à travers les transitions de la vie. Les jeunes adultes qui quittent le foyer pour voler de leurs propres ailes vont éprouver de la nostalgie en se remémorant les Noëls en famille, les amis d’enfance, ou encore les chats ou chiens qu’ils ont chéri en grandissant.

La nostalgie n’est pas un exercice de comparaison entre le passé et le présent, pour en déduire que le passé était meilleur ou que c’était mieux dans le bon vieux temps. C’est plutôt un moyen de se concentrer sur ce qui a été important dans notre vie, le sens qu’on lui a donné, pour pouvoir en tirer des bénéfices face à notre avenir.

Tout en vivant dans le moment présent, nous pensons souvent au passé et la nostalgie a tendance à nous faire sentir bien dans notre peau et nos relations.  Elle souligne les reliefs de notre vie et nous donne la force d’aller de l’avant.

Dans le titre: J’ai rencontré la nostalgie, la fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie.   –   Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade 
Les occasions de nostalgie sont rares, il faut les cultiver. Car bien sûr, c’est de cela que demain sera fait.   –   Serge Bouchard 
C’est lorsque vous avez chaussé vos pantoufles que vous rêvez d’aventure. En pleine aventure, vous avez la nostalgie de vos pantoufles.  –   Thornton Wilder

Pause été

15 ans mariage

Près d’un mois sans donner de nouvelles, le temps file!  Aujourd’hui, nous célébrons notre quinzième anniversaire de mariage. Ce n’est pas quelque chose de très gros pour nous, mais Charmante Ado voit cela d’un oeil tout à fait différent.

Comme chaque année, elle a prévu un repas et des cadeaux, mais nous devrons remettre cela en partie, à demain soir, car elle a été appelée pour garder deux jeunes enfants ce soir.

Nous avons tout de même eu droit avant son départ aujourd’hui, à une part de gâteau (du pâtissier, payé de ses économies) et à un cadeau humoristique. En fait, 15 ans de mariage correspondent aux noces de cristal, mais nous avons plutôt reçu le crayon à mine que vous pouvez voir ci-haut (14 ans correspondant aux noces de plomb). Légère erreur de calcul ou le cristal est vraiment hors de portée pour notre ado? Ne mentionnons pas le mot mariage écrit avec deux ‘’r’’, ni ‘’oublier’’ au lieu de ‘’oubliez ’’, c’est les vacances!  Pourtant, elle lit deux à trois bouquins par semaine!

 La petite phrase au bas de la note fait référence à une réponse que je lui ai donnée alors qu’elle me posait des questions sur mes préférences et goûts. La dernière question était ‘’Est-ce que tu as d’autre chose à ajouter? ’’ et j’aurais répondu : ‘’Oubliez pas l’eau aux oiseaux’’ (nous étions au travail,  à la pension pour animaux).

Nous travaillons entre 10 et quinze heures par semaine à la pension et c’est un travail très agréable. Nous rencontrons de super chiens qu’on ramèneraient chez nous sans problème, et d’autres toutous quelque peu névrosés, mais que nous aimons bien quand même. Les tout petits chiens sont le plus souvent ceux qui sont craintifs, caractériels ou qui aboient excessivement, quoique un ou deux gros chiens ont aussi fait montre d’une certaine instabilité émotive.

Ce travail est presque une activité familiale car la plupart du temps, Charmante Ado s’occupe des chats et des petits chiens, je m’occupe des gros chiens et Tendre Moitié vient nous aider pour les cochons d’Inde, lapins, hamsters, gerbilles et oiseaux.

La pension se trouve à moins de trois minutes en voiture de notre domicile et nous aimons vraiment rencontrer et prendre soin d’animaux différents.

Nous passons à part cela un été bien tranquille. Nous faisons quelques fois des escapades d’une ou deux journées pour visiter notre région plus en détail ou aller à Montréal voir la famille de Tendre Moitié.

Avec le beau temps, j’ai beaucoup délaissé l’écriture et le piano et ces deux activités commencent à me manquer, alors je vais m’y remettre tranquillement. J’ai beaucoup travaillé sur notre terrain et tout est maintenant à notre goût et bien entretenu. La haie de cèdres a été remplacée par plusieurs arbustes différents aux fleurs de couleurs variées et les gouttières ont été nettoyées en profondeur pour la première fois en sept ans.

Charmante Ado a eu une très mauvaise nouvelle il y a quelques semaines. Elle avait mal au coude droit et nous avons consulté  un orthopédiste. À l’âge de quatre ans, Charmante Ado avait subi deux fractures au coude en tombant d’une structure de jeu à la garderie. Il semble que ces fractures ne se soient pas bien consolidées du tout et qu’une fissure assez large couvre 80% de la tête de l’humérus. L’orthopédiste a décrété que le coude était très instable et fragile et risquait de lâcher. De l’arthrose s’est aussi développée dans l’articulation du coude vu, le mauvais alignement des os.

Il est donc totalement interdit à Charmante Ado de pratiquer tout sport d’équipe avec contact ou qui demande un effort avec le coude. Selon lui, il n’y a que la natation qui serait appropriée pour le moment, car l’eau soutient le membre. Un examen d’imagerie par résonance  magnétique est prévu dans trois semaines pour évaluer, selon ses propos,  ‘’l’étendue des dégâts’’.

Charmante Ado a pleuré mais a très bien compris qu’il fallait ménager son coude et que le basketball compétitif n’était plus possible. Elle envisage de faire du théâtre comme activité para-scolaire, avec ses amies, pour remplacer le basketball.

Son moral est tout de même bon et elle garde espoir de pouvoir se remettre au basketball un jour si on ‘’répare son coude’’ comme elle dit.

La vie continue et le fait d’avoir quelques mois pour se faire à l’idée, permettra à Charmante Ado de passer à autre chose plus facilement que si cette nouvelle était survenue durant la saison de basketball.

En terminant, un de nos trois petits rats est malade (Daisy, ma préférée!) et nous surveillons son état de près. Elles vont bientôt avoir deux ans et l’espérance de vie est très courte chez les rats; seulement deux à trois ans. Il n’y a pas grand chose à faire, sauf veiller à ce qu’elle soit confortable, tant que sa qualité de vie se maintient.

Voilà ce qui se passe dans nos vie ces temps-ci. Je prépare un article sur la nostalgie, que je devrais publier sous peu.

Le mariage est une longue conversation.   –   Friedrich Nietzsche
Le mariage, c’est comme la poussière, ça se fait tous les jours !   –   Nicole Dero

 

 

Perdre sa place

écrireJ’ai participé au concours littéraire de Radio Canada cette année dans deux catégories: nouvelle et récit. Je n’ai pas gagné et je ne crois pas que j’aie une quelconque chance dans le futur avec mes écrits, mon style ne cadrant pas du tout avec ce qui semble plaire au jury. Lorsque je lis les textes des finalistes, je m’aperçois que je n’écris pas de cette manière et que je suis totalement incapable, tout en n’en ayant aucune envie non plus, de m’efforcer de le faire. Il faut avoir du plaisir à écrire et mon style me convient, pour le meilleur ou pour le pire. Je peux essayer de le développer et de le perfectionner, mais pas le modifier complètement pour tenter de plaire aux gens ou à un jury.

S’il y a un style dont j’aimerais m’approcher, c’est celui du blogue Madame Unetelle. Je dois avouer que j’ai été tellement frappée par la qualité de l’écriture et le style que j’adore, que j’ai un instant songé à arrêter d’écrire ce blogue, tellement je trouvais que je ne lui arrivais pas à la cheville. Je me suis consolé avec la constatation que les articles y sont assez espacés, l’auteure étant journaliste de profession et sûrement très occupée et que je peux toujours m’améliorer, tout en ayant un  »modèle », pas pour le copier mais pour m’inspirer à faire mieux.

Le texte que j’ai soumis dans la catégorie Nouvelle est disparu dans les méandres d’un disque dur détruit lorsque j’ai échappé mon ordinateur portable sur le carrelage en janvier dernier. Je garde depuis tous mes fichiers importants sur Google Drive (personnels), Dropbox (professionnels) et Sky Drive (photos et vidéos).

Voici par contre, mon texte  qui n’a pas été retenu dans la catégorie Récit. Il s’intitule Perdre sa place.

La propriétaire de l’immeuble se tenait sur le seuil de porte de notre appartement, sombre et menaçante comme un vautour, avec ses grandes jupes mauves et son châle qui lui donnait des allures de chauve-souris. Elle représentait l’image parfaite d’une sorcière à mes jeunes yeux.

Mes parents la regardaient d’un air consterné. Elle insistait d’un ton assez agressif, pour dire que ce qu’elle offrait était juste et équitable et que mes parents accepteraient ce nouveau bail s’ils faisaient face à la réalité. Ils lui remirent tranquillement le paiement du loyer qu’elle était venue chercher comme à chaque mois et refermèrent doucement la porte. 

Je sentais que quelque chose d’important se déroulait sous mes yeux et la discussion qui suivit confirma mes craintes. La propriétaire leur avait annoncé que le prochain bail comporterait une augmentation qui représentait un bond énorme quant au montant actuel. C’était bien avant les lois et les règles établissant des limites raisonnables aux propriétaires. 

Je comprenais du haut de mes neuf ans, que mon monde était menacé. Durant les jours qui suivirent, j’entendis de nombreuses conversations sur l’impossibilité de payer une telle somme pour se loger et sur l’inévitable solution de devoir déménager. 

L’immeuble était neuf et nous en avions été premiers habitants. Aucune rénovation n’avait été nécessaire et rien ne justifiait une augmentation si considérable, si ce n’est que cette dame avait acheté l’immeuble l’année précédente et que c’était sa première occasion d’augmenter les loyers. Je n’avais jamais connu d’autre endroit, mes parents ayant emménagé dans cet appartement peu après ma naissance. C’était mon univers, nous habitions tout près de l’école et il y avait toujours des enfants avec qui jouer dans le quartier. lorsque je sortais, même en hiver. 

L’appartement était petit, mais je passais mes temps libres à l’extérieur avec mes amis. Mon père faisait chaque année une grande butte de neige pour la glissade; butte qui se terminait par une patinoire soigneusement entretenue, couvrant deux cours arrières, la nôtre et celle de l’immeuble voisin qui avait la même propriétaire. L’endroit était fort populaire auprès des enfants du voisinage en cette ère précédant les loisirs et les activités parascolaires. 

Mes parents entreprirent la ronde des visites d’appartement pendant que j’espérais qu’un miracle survienne pour nous permettre de rester sur place.  Bien qu’ayant passé l’âge de la pensée magique, une dent branlante me donna l’idée de faire un vœu. Elle n’était pas près de tomber, alors je dû l’aider un peu en la secouant pour la déchausser. Une nouvelle visite de la propriétaire sorcière me fournit l’encouragement nécessaire pour carrément arracher la dent. Pendant qu’elle recevait son loyer des mains de mes parents, je m’affairais dans la salle de bains à récolter mon ticket pour obtenir un vœu. 

L’objet tomba finalement de ma bouche ensanglantée, au moment où j’entendis mes parents annoncer qu’ils avaient trouvé un autre appartement et qu’ils quitteraient à la date convenue. Je considérai ma réflexion dans le miroir, ma dent maintenant inutile, mais je fis quand même un vœu. Je me jurai que si je devenais un jour propriétaire, que jamais je n’aimerais assez l’argent pour obliger les gens à quitter leur foyer et que si je me retrouvais dans la position de cette femme, de ne jamais charger plus que ce qui m’était nécessaire pour vivre. L’appât du gain m’apparut alors comme une chose particulièrement horrible, un désir si fort chez la personne en position de pouvoir, qu’elle pouvait décider de chasser des gens de leur foyer du revers de la main. 

Je ne comprenais pas pourquoi ce qui avait été assez l’année précédente, ne pouvait plus suffire à cette femme. Personne d’autre que nous n’avait habité notre appartement, ce qui me confortait encore plus dans ma conviction que cet endroit était notre foyer et qu’on ne pouvait pas nous en chasser. Je ne pouvais pas m’imaginer qu’une autre famille prendrait notre place, en fait, je n’avais jamais eu connaissance d’un déménagement quelconque dans mon entourage. 

Lorsque vint le jour du départ, je fis un dernier tour de notre petit appartement, maintenant vide de tous nos effets, puis je m’installai dans la voiture, le cœur gros, à destination de notre nouveau foyer. Il n’était distant que de deux kilomètres et nous ne faisions que changer de paroisse, mais c’était à mes yeux je me dirigeais vers une planète différente. 

Alors que nous vivions dans un petit immeuble de six logements, nous allions dorénavant habiter dans un bâtiment de dix-huit logements, entourés d’autres immeubles du même type. La cour arrière, en gravier,  n’existait que pour permettre aux locataires de stationner leurs véhicules. Il n’y avait aucun endroit pour jouer dehors et le parc le plus près se trouvait dans notre ancienne paroisse. 

L’appartement était plus grand. Je dormis dans une chambre que je n’avais plus à partager, ce qui avait semblé un point important aux yeux de mes parents, mais qui ne m’avait à vrai dire, jamais dérangé. 

Lorsque je vis enfin les premières lueurs de l’aube percer au travers des rideaux, je m’habillai rapidement, sorti ma bicyclette du local d’entreposage du sous-sol et pédalai de toutes mes forces vers notre ancien logis. Je n’avais jamais parcouru une telle distance auparavant car je n’avais pas le droit de traverser les boulevards achalandés qui séparaient les deux paroisses. Ce matin-là, ces règles ne furent pas suffisantes pour me retenir et je me retrouvai devant la porte verrouillée de notre ancien foyer, les yeux remplis de larmes. 

Je croyais qu’une autre famille nous aurait remplacés, mais l’appartement était vide, je pouvais voir l’intérieur par la fenêtre de la porte de la cuisine. Il le resta plusieurs mois, ce qui ajouta à ma fureur d’avoir dû le quitter. Je restai de longues heures assise dans l’escalier à fixer la porte en essayant de reculer le temps pour que tout redevienne comme avant. 

Au fil des mois, je revins de nombreuses fois, à l’insu de mes parents, vers les lieux de mon enfance, car ce changement marqua vraiment la fin de l’insouciance. Le nouveau quartier était beaucoup plus rude, les gangs de jeunes rôdaient à l’affût de tout ce qui était différent et propice à être ridiculisé ou persécuté. Personne ne jouait à l’extérieur et les cages d’escalier n’étaient pas toujours des lieux sûrs. L’intimidation et les provocations régnaient dans cette jungle urbaine, où il valait mieux ne pas se faire remarquer. 

Je finis par me résigner et j’arrêtai de me torturer et de ressasser mon ancienne vie. Ma mère, voyant mon désarroi, me promit qu’on ne resterait là qu’une seule année et qu’ensuite, on trouverait mieux. J’étais la plus jeune de la famille, mon frère travaillait déjà et avait sa petite amie, qui habitait incidemment dans notre ancienne paroisse. Il ne passait pas beaucoup de temps dans l’appartement, pas plus que mes parents, qui travaillaient tous les deux, sur des quarts de travail. 

Lorsque je lui rappelai sa promesse un an plus tard, elle me confia qu’elle n’avait dit cela que dans l’espoir que je m’habituerais et finirais par aimer cet endroit. Nous sommes restés là cinq longues années et j‘ai détesté chaque seconde. 

J’ai toujours une petite place spéciale dans mon cœur pour ce logis sans prétention où j’ai passé les plus belles années de mon enfance. J’ai longtemps pensé que j’achèterais l’immeuble un jour pour revenir y vivre, mais ce n’était pas seulement l’endroit, c’était les gens, les amis, l’école, l’ambiance de cette époque, et tout cela est disparu aujourd’hui, même si cela reste toujours vivant dans ma mémoire et dans le cœur de l’enfant que j’ai été.

Ecrire est semblable à respirer.    –   José Carlos Llop
Ecrire : la seule façon d’émouvoir autrui sans être gêné par un visage.    –   Jean Rostand

 

 

Changement de décor

chambre ado

Le temps passe trop vite. Je suis passablement occupée avec mon nouveau travail, les travaux dans la maison et sur le terrain. La pension pour chiens, qui avait débutée à un bon rythme, a quelque peu ralenti la cadence cette semaine, ce qui me laisse un peu plus de temps libre.

J’ai finalement terminé la peinture des murs de la salle à manger, de l’escalier et du hall à l’étage. Nous avons choisi une couleur très chaleureuse (Behr Ultra, couleur: Arizona) qui nous attire des commentaires élogieux de tous ceux qui viennent nous rendre visite.

À l’intérieur, il me reste notre chambre et la salle de bains de l’étage à peinturer,  la rampe d’escalier à décaper, teindre et vernir, ainsi que les marches et finalement les 4 portes extérieures.

Pour ceux que ça intéresse, la photo en entête et celles ci-dessous montrent la chambre de Charmante Ado et plus bas, celles de la salle à manger.

chambre ado2

chambre ado3

Salle à manger1

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Nous avons eu récemment de la visite en provenance de Belgique et de la soeur de Tendre Moitié, accompagnée de notre neveu qui vient tout juste de terminer sa deuxième année à l’Institut Maritime de Rimouski.

La période des examens de fin d’année scolaire commence la semaine prochaine pour Charmante Ado. Elle a travaillé très fort pour ce trimestre et elle a obtenu d’excellents résultats à date.

J’ai recommencé à lire, activité que j’avais quelque peu délaissée au profit du surf sur Internet. Je viens de terminer  »Walden on Wheels de Ken Ilgunas. J’ai bien l’intention de vous en faire un compte-rendu dans un prochain article. Je suis aussi en train de relire  »Stumbling on Happiness » ( »Et si le bonheur vous tombait dessus », en version française) de Daniel Gilbert. J’ai décidé de relire en entier ma bibliothèque et de ne conserver que les livres qui m’accrochent vraiment.

Côté santé, Tendre Moitié a finalement reçu son infiltration de cortisone dans le genou après plus de neuf mois d’attente. Cela a fait effet en moins de 24 heures et son niveau d’énergie s’est grandement amélioré avec la disparition de la douleur. Il pourra maintenant recevoir une infiltration aux trois mois, au besoin.

Pour ma part, j’ai une récidive de tunnel carpien aux deux mains. La première fois, il y cinq ou six ans, ça avait fini par disparaître au bout de quelques mois, sans autre traitement. J’ai donc ressorti mes orthèses pour les poignets et je les portent toutes les nuits, ce qui est très efficace pour diminuer la douleur.

Au piano, je termine présentement, malgré ,mes problèmes aux mains; les Canons de Pachelbel, une des pièces que nous avions sélectionnées pour être jouées lors de notre mariage. C’était un de mes rêves de la jouer au piano et j’y suis finalement parvenu.

Nous n’avons pas de projets pour l’été, mais un petit séjour autour du Lac Michigan pourrait être considéré si les astres s’alignent correctement. On verra dans quelques semaines. Nous étions passé rapidement le long de la côte Est du lac il y a quelques années, au retour d’un séjour à Chicago et nous avions trouvé les plages, villages et petites villes ravissantes.

Grande Patronne a eu son premier contrôle pour vérifier sa thyroïde et les valeurs sont toujours astronomiques, alors le vétérinaire a doublé sa dose de médicaments. Elle va beaucoup mieux et a même repris un kilo en un mois. Elle a rajeuni de deux ans avec ce traitement mais elle est toujours aussi sourde, car pour cela, l’âge a fait son oeuvre, sans retour possible en arrière.

Donc nous abordons l’été avec beaucoup d’optimisme, une meilleure santé ou à tout le moins un bon contrôle de nos divers bobos et une maison rafraîchie à nos goûts. Il ne manque que le beau temps.

L’atmosphère d’un roman c’est aussi le décor dans lequel on en fait la lecture.   –   Jean-Marie Poupart

Il est encore temps de commencer à vivre!

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Zach Sobiech n’avait que 14 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer, plus particulièrement un ostéosarcome. Il est décédé hier à l’âge de 18 ans. Une mort si jeune est toujours une épreuve pour les proches, mais Zak a laissé derrière lui plusieurs choses qui le rendront inoubliable.

Il a eu quatre ans pour vivre la vie dont il rêvait. Il les a utilisées au maximum, sans se plaindre et en profitant de chaque moment. Il disait qu’il ne fallait pas attendre de savoir qu’on allait mourir pour commencer à vivre.

Il a composé plusieurs chansons pour exprimer ses sentiments et ses émotions et il les chantait en s’accompagnant à la guitare. Il a formé un groupe: A Firm Handshake, avec un autre garçon et une fille à la voix magnifique et ils ont mis leurs chansons sur YouTube. On y parle d’espoir, de rêves, de vie et de mort. Les paroles de ses chansons sont très belles et il avait un talent certain.

En lisant sur ce jeune homme, qui m’était inconnu encore hier, j’ai été frappée par la justesse de ses paroles; nous passons une grande partie de notre vie bien confortables entre les deux extrêmes que sont l’espoir de voir tous nos rêves se réaliser et l’approche de notre mort. Les jours s’écoulent paisiblement et nous attendons que le bon moment arrive, pour changer, agir, bouger, ou courir après nos rêves et nos buts. Ce n’est que lorsque l’on se sent menacé; par la maladie, la mort d’un proche ou autre tragédie, que l’on se secoue un peu en se disant qu’il ne faudrait pas gaspiller cette seule vie qui nous a été allouée.

Zach avait l’âme d’un vieux sage à seulement 18 ans et je me suis demandée ce que mon moi de 18 ans penserait de la femme de 52 ans que je suis devenue. Je me suis imaginée rencontrer ma version à peine adulte pour lui montrer ma vie.

Jeune Opus aurait apprécié Charmante Ado et Tendre Moitié. Elle aurait aussi fortement approuvé de toute notre ménagerie. La maison et le paysage qui l’entoure l’aurait favorablement impressionnée, elle qui sortait tout juste d’un appartement dans un immeuble à logement situé dans un quartier un peu rude de la ville.

Elle adorerait le piano et le fait que je suive des leçons depuis plus de trois ans, car elle en rêvait depuis l’enfance. Elle serait étonnée d’apprendre que les études d’infirmière qu’elle avait entrepris n’avait pas résulté en une carrière en pouponnière comme elle le souhaitait. En fait, je n’ai jamais remis les pieds dans une pouponnière après mon stage, les postes y étant quasi impossible à obtenir dans les années quatre vingt.

La carrière suivante, dans le contrôle de la circulation aérienne la surprendrait tout à fait car cela ne lui aurait pas encore effleuré l’esprit. Elle serait probablement mitigée face à mon emploi du temps actuel car elle serait encore en mode production et consommation alors que mon moi actuel est en mode frugalité, équilibre et satisfaction.

Jeune Opus trouverait probablement que je n’ai pas atteint ce à quoi elle rêvait sur plusieurs points et me jugerait peut-être avec l’intransigeance de la jeunesse. Je n’ai pas eu plusieurs enfants mais je me suis battue pour en avoir une et cela n’a pas été du gâteau à 38 ans. Je n’ai pas eu une seule et unique carrière comme je l’avais envisagé, mais les temps ont changé et les circonstances aussi.

Elle serait déçue que ses rêves d’écrivaine ne se soient pas concrétisés. Oh, j’écris bien sûr et elle serait intriguée par ce blogue, mais je n’ai pas poursuivi ce rêve à la hauteur de mes ambitions de jeunesse.

Jeune Opus rêvait de voyager et j’ai visité la Belgique, l’Égypte, le Costa Rica, la République Dominicaine, la majeure partie des États-Unis ainsi que du Canada, en plus d’habiter sept ans en Californie et quelques mois en Colombie Britannique. J’ai travaillé dans le Grand Nord Québécois et aux îles-de-la-Madeleine. Je crois que tout cela serait un bon bilan de voyage aux yeux de mon moi plus jeune. Je souhaite maintenant reprendre les voyages que nous avons délaissés ces trois dernières années, pour amener Charmante Ado à travers le monde car cela commence à la faire rêver elle aussi et il ne reste pas tant d’années que ça avant qu’elle vole de ses propres ailes, en voyage et dans la vie.

Finalement, ce n’est pas si mal et je ne crois pas que Jeune Opus me jugerait trop durement. Elle me secouerait sûrement en me disant que ce n’est pas fini et qu’il reste plein de temps pour accomplir d’autres rêves comme ceux de ma Bucket List.

Lorsque l’on demandait à Zach comment rendre notre monde meilleur, il répondait qu’il suffisait d’essayer de faire plaisir aux autres.

Écouter une des chansons de Zach dans la vidéo ci-bas et demandez-vous si votre copie plus jeune approuverait votre vie actuelle. Que sont devenus vos rêves? Il est encore temps de commencer à vivre!


La deuxième vidéo est un documentaire de 22 minutes sur les derniers mois de Zach. Si vous comprenez l’anglais, vous verrez un magnifique jeune homme vivre pleinement le peu de temps qui lui restait.


Si un jour nous ne sommes plus ensemble, garde moi dans ton coeur, j’y resterai pour toujours.   –  Le grand voyage de Winnie l’ourson de A.A. Milne
Comme je suis chanceux d’avoir quelque chose qui rend les adieux si difficiles.   –  Le grand voyage de Winnie l’ourson de A.A. Milne

Gardiennage divers

fête des mères

Je vais vous parler d’un peu de tout et de rien, et de ce qui se passe dans notre vie en ce moment. Je suis de plus en plus occupée avec la pension pour animaux. Charmante Ado vient fréquemment m’aider et même Tendre Moitié participe à l’occasion. L’entreprise a pourtant joué de malchance et bien mal débuté, lorsque deux chiens ont attaqué un petit chien hébergé en pension, lors d’une promenade  à l’extérieur.

Un garage faisant de la mécanique automobile est voisin de la pension. Un client du garage a laissé ses deux gros chiens (si gentils habituellement, selon lui), se promener librement sur le terrain pendant qu’il discutait avec le garagiste. Les deux chiens ont aperçu  le petit chien en laisse, qui faisait sa promenade sur le lot voisin en compagnie d’une employée et se sont jetés sur lui. L’employée ne les avait même pas vus car ils circulaient parmi les voitures du garage.

Le petit chien a dû subir une intervention chirurgicale et les propriétaires de la pension ont défrayé tous les coûts. Le propriétaire du chien blessé n’était évidemment pas content. Je ne travaillais pas ce jour là, mais il est depuis, interdit de sortir les chiens de ce côté, si l’autre commerce est ouvert. Heureusement, il y a une cour arrière où l’on peut aussi les promener. Disons que cela démarre mal une petite entreprise, mais la clientèle augmente rapidement et c’est très encourageant pour les deux femmes qui ont mis sur pied ces services.

Comme je le racontais dans l’article précédent, Charmante Ado s’est fait deux excellentes amies. L’une d’elle fête son anniversaire aujourd’hui, avec une soirée suivie d’un party  pyjama jusqu’au lendemain, et ma fille était bien sûr invitée. Le problème était que cette journée était réservée depuis des mois par un couple chez qui Charmante Ado garde les deux enfants. Le jeune couple se mariait aujourd’hui et l’entente était que Charmante Ado garde les filles de trois et cinq ans, en matinée jusqu’en milieu d’après-midi, puis après la réception de mariage jusque tard dans la nuit.

Charmante Ado était bien désespérée de manquer la fête de son amie mais était résignée à respecter ses engagements. Dans un moment d’égarement ou simplement parce que je me souviens de l’importance de ces amitiés adolescentes, j’ai offert à Charmante Ado de garder les enfants pour la deuxième partie de la journée.

Je vous écrit donc cet article, dans le salon du couple fraîchement mariés, avec leur deux mignonnes petites filles qui dorment à l’étage. Charmante Ado les a gardées en matinée pendant que les parents se préparaient, puis les grands-parents ont pris la relève et habillé les enfants pour la cérémonie. J’ai  ensuite conduit Charmante Ado chez son amie et lui ai souhaité de passer du bon temps et d’en profiter.

Les enfants étant finalement épuisées par toute l’excitation, n’ont pas tenu le coup jusqu’à l’heure convenue et je suis allée les chercher une heure plus tôt pour les ramener à leur maison et les mettre au lit avec une bonne histoire et leurs toutous en peluche familiers.

Ma fille n’en revenait pas que je fasse cela pour elle. Les futurs mariés étaient évidemment d’accord et j’avais déjà rencontré les enfants auparavant, donc je n’étais pas une parfaite inconnue pour eux. Charmante Ado a pu aller à sa fête et passera probablement une nuit blanche à jaser avec ses amies, mais je crois qu’elle se rappellera longtemps de cette journée.

Dans quelques heures, c’est la fête des mères, je ne dormirai pas beaucoup car je travaille à la pension tôt demain matin. Charmante Ado ne rentrera qu’en fin d’après-midi, probablement très fatiguée elle aussi et Tendre Moitié lui, m’aura préparé un de mes plats préférés, des enchiladas au poulet. Il quittera ensuite durant la soirée pour un voyage d’affaires de trois jours.

Ce sera donc une fête des mères un peu spéciale, où la mère fait cadeau de son temps à sa fille. Je ne crois pas qu’il y ait de meilleure façon de souligner ce que signifie être mère.

Bonne fête des mères!

Il n’y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d’être une bonne mère.   –   Jill Churchill
Une maman, c’est celle qui gronde mais qui pardonne tout.     –   Jean Gastaldi

Des amis de qualité

AMITIÉ

Jusqu’à cette année, Charmante Ado n’avait jamais eu une grande amie comme elle l’aurait tant désirée. Elle avait des copines, mais personne avec qui elle se sentait vraiment proche. Cela a changé en septembre dernier, lorsqu’elle s’est liée avec deux filles de sa classe. Elles sont maintenant inséparables et ce sont de véritables amies, qui peuvent se parler de tout et de rien, de leurs rêves, leurs peurs ou leurs joies.

Qu’est-ce qui fait qu’une personne est une bonne amie?

Un ami sait différencier les moments où l’on a besoin d’écoute et de support, de ceux où nous voulons des suggestions ou des solutions. Il est capable de capter que ce sont nos sentiments qui ont besoin d’être validés et ne multipliera pas les conseils, pas plus qu’il ne cherchera à résoudre le problème pour nous. Il nous écoutera tout simplement et fera montre d’empathie.

Un ami prendra l’initiative de suggérer des activités et cherchera à nous inclure dans sa vie. Certaines personnes accepteront avec joie toute invitation ou suggestion d’activité, mais ne planifieront pas et ne suggéreront jamais rien d’eux-mêmes.

Lorsque quelque chose se passe dans notre vie, un ami nous laissera vivre notre moment, sans tenter de se mettre lui-même de l’avant. Si nous avons un pépin ou un problème de santé, il ne renchérira pas en parlant de son énorme problème qui  est bien pire que le nôtre ou de leur mal de tête qui est sûrement une tumeur au cerveau.

Un ami nous aidera à nous voir plus positivement, Il nous fera réaliser que nous avons des qualités  particulières dont nous n’avons souvent, pas vraiment conscience. Par exemple, Charmante Ado a découvert que son style d’humour ironique plaisait beaucoup à ses nouvelles amies et qu’elles appréciaient ses réparties.

Un ami gardera nos secrets lorsqu’on lui fait des confidences et respectera notre souhait de garder certaines choses privées.

Les amis respectent les rendez-vous et se présentent aux lieux de rencontre prévus à l’heure convenue. Ils ne se décommandent pas à la dernière minute, sauf en cas de force majeure.

Lorsque nous parlons d’un sujet délicat ou que nous demandons une opinion franche, un ami saura répondre avec tact et sensibilité. Il ne nous démolira pas avec des critiques négatives.

Un ami se souviendra des choses qui se passent dans notre vie et nous appellera ou nous enverra un message pour demander comment l’entrevue ou tout autre événement s’est déroulé. Un ami restera en contact et montrera un intérêt envers nous, même s’il est très occupé avec sa propre vie.

Un ami est capable de nous faire rire et d’alléger la situation lorsque requis. Il sera présent dans les bons et les mauvais moments, pour les partager ou nous aider à passer à travers.

Charmante Ado semble avoir trouvé tout cela chez ses amies et elle les apprécie beaucoup. Elles ont toujours des projets, des soirées cinéma et des nuits plus ou moins blanches à veiller chez l’une et chez l’autre, en parlant de tout et de rien.

Il est plus facile de passer à travers  l’adolescence avec de bonnes amies pour nous soutenir , nous encourager,  nous épauler et nous faire rire.

 

Le meilleur miroir est l’oeil d’un ami.  –   Proverbe gaélique
Un ami est celui qui vous laisse l’entière liberté d’être vous-même.   –   Jim Morrison
Un ami, un véritable ami, c’est aussi un témoin, quelqu’un dont le regard permet d’évaluer mieux sa propre vie.   –   Emmanuel Carrère

 

 

Cure minceur féline

Grande Patronne

Je profite d’une récurrence de mes douleurs lombaires pour prendre une pause et donner de mes nouvelles. Tout d’abord, du côté de la faune familiale, nous avons Grande Patronne qui s’est mise à perdre du poids à une vitesse inquiétante.

C’est la doyenne de nos animaux, elle a maintenant 16 ans, ce qui équivaut, selon le vétérinaire, à 80 ans chez l’humain. Grande Patronne démontrait ces dernières semaines, un appétit phénoménal, au point, où elle grimpait sur la table lors des repas, pour tenter d’attraper le contenu de nos assiettes. Ce comportement était hautement inhabituel et cela nous a aussi mis la puce à l’oreille (sans jeu de mots) qu’elle était devenue complètement sourde avec l’âge.

Une petite visite chez le vétérinaire et un test sanguin ont permis de diagnostiquer une hyperthyroïdie, problème assez fréquent chez les chattes âgées. Grande Patronne, qui pesait 18 livres (8 kilos) est maintenant toute menue, à seulement 6.5 livres(3 kilos). Ce n’est pas flagrant sur la photo de droite ci- dessus, mais elle pèse trois fois moins que sur la photo de gauche.

C’est une maladie qui se contrôle assez bien avec la prise d’un médicament en comprimés, deux fois par jour. Elle a débuté le traitement il y a cinq jours et nous trouvons qu’elle commence déjà à se remplumer. Elle est plus paisible et mange normalement.

Toutou Parfait se porte à merveille. Elle trotte gaiement et peut même courir sans problème. Elle boîte encore un tout petit peu à l’occasion, mais on peut dire qu’elle est complètement rétablie de sa reconstruction du genou.

J’ai démonté l’abri d’hiver dans leur enclos et j’en ai profité pour leur mettre une petite terrasse en bois devant l’entrée des niches. C’est tout de suite devenu leur endroit préféré pour se prélasser au soleil.

Tête de Mule a souffert d’inconfort intestinal pendant une dizaine de jours, au point où elle refusait de dormir à l’intérieur de la maison la nuit. Chaque soir, elle pleurait pour sortir et si on n’obtempérait pas assez rapidement, on avait un petit ou un gros dégât à ramasser. Nous avons vite conclu qu’elle serait mieux à l’extérieur.

Finalement, tout est rentré dans l’ordre et elle contrôle de nouveau ses excrétions. Je crois que je suis fautive dans cet épisode car j’ai lorsqu’est venu le temps d’acheter de la nourriture pour chiens, je suis allée vers une saveur nouvelle, même si c’était leur marque habituelle. Les deux chiens ont adoré la nouvelle saveur (saumon) mais je crois que la digestion de Tête de Mule est un peu fragile. J’aurais dû l’acclimater lentement à la nouvelle nourriture au lieu d’y aller subitement du jour au lendemain. Enfin, elle s’en est remise et apprécie toujours cette saveur.

Je rencontre des chiens différents chaque semaine à la pension pour animaux. Ils sont tous adorables et c’est un vrai plaisir d’aller les promener et jouer avec eux. Charmante Ado vient avec moi le soir et les jours de congé scolaire. Même Tendre Moitié m’accompagne à l’occasion.

Les rénovations ont quelque peu ralenties avec mon problème de dos. Il y aussi une foule de choses à faire à l’extérieur, entre autres, ramasser une multitude de branches mortes sur plus d’un acre de terrain. L’hiver a été très dur sur nos arbres.

Côté travail, après un printemps plus que tranquille, Tendre Moitié est soudainement très occupé. Charmante Ado est légèrement moins charmante depuis qu’elle est entrée dans sa phase  »full ado ». Elle a l’art de nous montrer que nous ne sommes pas du tout pertinents ou de son temps. Tendre Moitié considère cela philosophiquement comme une phase typique de l’adolescence, j’ai un peu plus de difficulté à accepter le changement de ton et d’attitude. Disons, que nous avons des discussions intéressantes sur le respect, la gentillesse, la politesse et le souci de l’autre.

Malgré tout, il y parfois des moments où je retrouve ma petite fille agréable et affectueuse, elle n’est donc pas complètement disparue sous l’ado  »cool ». Heureusement, elle réussit toujours bien à l’école, elle fait du bénévolat et a d’excellentes amies, alors on ne peut pas trop se plaindre.

Voilà ce qui résume la vie de la famille Opus ces derniers temps. Je retourne soigner mon dos et je vous reviendrai plus fréquemment je l’espère, une fois rétablie.

Le bonheur, c’est avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire.   –   Ingrid Bergman
L’adolescence est comme un cactus.   –   Anaïs Nin

23 heures et demie

médicament préventif

Je suis tombé récemment sur cette petite vidéo réalisée par un médecin, le docteur Mike Evans. Il y explique la puissance incroyable de ce traitement qui surpasse à peu près tout en médecine. J’inclus la vidéo en anglais ici, mais je vous en fait aussi une traduction de mon gré pour ceux qui ne comprennent pas bien l’anglais.

Le Dr Evans a un grand intérêt pour la médecine préventive, domaine qui peut inclure une foule de choses comme le dépistage du cancer, l’augmentation de notre apport quotidien en fibres, avoir un réseau social bien développé, avoir un poids santé, boire moins d’alcool, arrêter de fumer, contrôler la pression artérielle et le taux de cholestérol.

Toutes ces choses sont véritablement importantes et il ne faut pas négliger les efforts dans chaque catégorie. Toutefois, le Dr Evans s’est demandé quel élément devrait être le premier, celui qui aura le plus grand impact et nous procurera le meilleur retour sur notre investissement (return on investment).

Qu’est-ce qui aura le plus d’effet sur notre santé? Le Dr Evans a poussé ses recherches pour trouver une réponse à cette question. Le problème est complexe car plusieurs choses sont interdépendantes, mais il a trouvé une intervention qui avait un effet majeur sur une grande variété de problèmes de santé.

Par exemple, chez les patients souffrants d’arthrite dans le genou, bénéficiant de ce traitement pendant une heure, trois fois par semaine, on a noté une diminution de la douleur et de la perte de mobilité de l’ordre de 47%.

Chez les patients plus âgés, on a noté un ralentissement de la progression vers l’Alzheimer ou la démence  d’environ 50% suite à ce traitement.

Pour les gens présentant un risque élevé de diabète, en combinant ce traitement à d’autres modifications reliées au style de vie, on a réussi à diminuer la progression vers le diabète de 58%.

Chez les femmes ménopausées, ce même traitement, quatre heures par semaine, résultait en une diminution du risque de fractures de la hanche de 41%.

Ce traitement réduirait l’anxiété de 48%. 30% des patients souffrant de dépression amélioraient leur condition avec un traitement à faible dose et ce taux grimpait à 47% avec une dose plus élevée.

Une étude a suivi plus de 10 000 diplômés de l’université Harvard pendant  plus de douze ans et a observé que ceux qui avaient suivi le traitement voyaient leur risque de décès devenir 23% moins élevé que ceux qui ne l’avaient pas suivi. C’est aussi le traitement de choix contre la fatigue.

Le meilleur traitement, de l’avis du Dr Evans est celui qui entraînera une meilleure qualité de vie chez le patient et ce traitement a démontré clairement qu’il améliore grandement la qualité de vie des personnes qui le suivent.

Quel est ce médicament ou traitement miracle? C’est  tout simplement l’exercice et plus précisément la marche. Nul besoin de courir le triathlon. Si l’on pense à une de nos journées typique de 24 heures, nous passons plusieurs heures sur le sofa à regarder la télé, assis au travail devant un bureau ou à dormir. Durant toutes ces heures, nous sommes complètement inactifs.

Si nous nous efforçons d’être actifs pour un minimum de trente minutes à une heure par jour, nous pourrons profiter de tous les bénéfices décrits plus haut et ce traitement est la meilleure chose que nous pourrions faire pour notre santé.

Steven Blair, un professeur en santé publique à l’université de la Caroline du Sud, a réalisé une étude comprenant plus de 50 000 sujets. Il a examiné le nombre de morts qui auraient été évitées si un facteur de risque spécifique avait été éliminé.

Ces facteurs incluaient par exemple, qu’un fumeur devienne un non-fumeur ou qu’un adepte du sofa se transforme en un marcheur quotidien. Les différents facteurs de risque étaient l’obésité, la cigarette, l’hypertension, un taux élevé de cholestérol,  le diabète est le plus important; une faible capacité  cardiorespiratoire, ce qui signifie tout simplement une mauvaise forme physique.

Les conclusions de l’étude démontrent que la mauvaise forme physique est le plus grand facteur prédictif de décès.

La plupart des études sont habituellement financées par les entreprises pharmaceutiques, des compagnies qui vendent un médicament pour l’hypertension, le cholestérol ou le diabète par exemple. Nous voyons rarement la forme physique comme étant un facteur dans les conclusions de ces études. Les études comme celle du Professeur Blair sont donc importantes car elles ne sont pas cloisonnées et examinent tous les facteurs qui peuvent avoir une influence, et pas seulement le médicament.

Steven Blair a réalisé une autre étude sur l’obésité et a démontré que l’obésité associée à l’inactivité était une très mauvaise combinaison et résultait en de nombreuses conséquences négatives sur la santé.

Toutefois, si la personne obèse était active physiquement, même si elle ne perdait pas de poids;  l’exercice diminuait tout de même une grande partie des conséquences négatives de l’obésité.

Donc, si l’exercice est le médicament, quel est le dosage? Le dosage inclus habituellement la durée, la fréquence et la quantité (l’intensité). La réponse est quelque peu ambivalente. Plus d’exercice est préférable mais si l’on examine le taux de rendement (rate of return), il diminue au-delà de 20 à 30 minutes d’exercice par jour.

Un adulte devrait être actif pendant au moins 150 minutes (2 heures 30)  par semaine, alors qu’un enfant a besoin d’au moins une heure par jour.

Lorsqu’une personne passe d’une inactivité complète à se mettre à faire un peu d’exercice, on peut observer de grands changements  sur sa santé dès le départ, mais par la suite, les effets seront moins prononcés mais tout aussi présents.

Une étude sur la santé des infirmières a démontré que les sujets qui passaient de l’inactivité complète à une heure par semaine d’exercice ont vu leur risque de maladie coronarienne diminuer de près de 50%.

Cet exercice peut être fractionné en trois segments de dix minutes pour un total de trente minutes par jour. Une augmentation de l’intensité de l’exercice permet de réduire la durée, pour un rendement équivalent.

Il faut aussi songer à notre style et à nos signaux personnels. Mettre l’exercice à notre horaire peut nous aider à accomplir ce trente minutes par jour. Nous pouvons marcher avec notre conjoint, des amis ou avec notre chien. Les statistiques démontrent que 67% des propriétaires de chiens complètent 158 minutes de marche avec leur animal par semaine.

Le trajet pour aller et venir du travail peut aussi nous aider. Nous pouvons descendre à l’arrêt de bus précédent et marcher la distance restante. Nous pouvons aussi utiliser les marches au lieu de l’ascenseur ou stationner notre voiture plus loin de notre destination.

Dans les années quatre-vingt-dix, le Japon exigeait de toutes les grandes compagnies qu’elles effectuent un dépistage annuel sur la santé de leurs employés. Une de ces compagnies, la compagnie de gaz d’Osaka, a utilisé ce dépistage pour déterminer si les gens qui marchaient le plus longtemps pour aller au travail diminuaient leurs risques de problèmes de santé grave, plus particulièrement l’hypertension.

Les résultats ont démontré qu’une marche de moins de dix minutes n’avait aucun effet sur le risque de souffrir d’hypertension. Ceux qui marchaient entre onze et vingt minutes voyaient leur risque diminuer de 12%. Les travailleurs marchant plus de vingt-et-une minutes diminuaient leur risque d’hypertension de 29%.

Les auteurs de l’étude ont conclu qu’en moyenne, chaque incrément de dix minutes de marche pour se rendre au travail résultait en une diminution de 12% du risque d’hypertension.

Un autre exemple à considérer est celui des diagnostics de rétrécissement des artères causés par des plaques, où un chirurgien vasculaire utilise des endoprothèses (stents), un dispositif tubulaire pour maintenir l’artère ouverte après l’avoir élargie avec un ballon.

Un chercheur allemand a examiné une centaine de patients cardiaques. La moitié se sont mis à l’exercice en faisant vingt minutes par jour de bicyclette stationnaire combiné à une session d’exercices aérobiques d’une heure, une fois par semaine. L’autre moitié du groupe a subi la procédure chirurgicale pour ensuite reprendre leurs activités habituelles.

Après un an, 88% des sujets ayant fait de l’exercice n’avaient pas eu de récurrence alors que le résultat était de 70% pour le groupe ayant subi l’opération. Les deux techniques fonctionnent donc, mais il est tout de même étonnant de voir que la technique la plus simple technologiquement est celle qui a démontré le plus grand succès. Il faut aussi garder à l’esprit que l’opération chirurgicale ne répare qu’une partie spécifique du corps, alors que l’exercice affecte tout le corps.

Si l’on examine la question d’un autre angle, nous savons qu’être sédentaire est mauvais pour notre santé. Un chercheur, Lennert Veerman, a cherché à quantifier le problème en réalisant une étude de vaste envergure en Australie. Il a comparé les personnes ne regardant pas la télévision à celles qui la regardaient régulièrement. Les gens qui passent six heures par jour en moyenne tout leur vie durant, devant la télé peuvent s’attendre à vivre cinq ans de moins que ceux qui ne regardent pas la télé.

Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui passent six heures par jour devant la télévision? L’Américain moyen passerait cinq heures par jour devant la télé ou un autre type d’écran. Nous ne pensons jamais à la télé ou l’ordinateur comme étant mauvais pour notre santé mais les conséquences sont tout aussi grandes que les autres facteurs de maladies chroniques.

En terminant, le docteur Evans nous laisse sur deux citations :

Quelqu’un doit faire quelque chose, il est seulement incroyablement pathétique que cela doit être nous.    –   Jerry Garcia, du groupe Grateful Dead.
La marche est le meilleur remède pour l’homme.   –    Hippocrate

Il nous demande finalement de répondre à la question suivante. Nous pouvons tous être terriblement occupés avec des enfants, le travail ou les deux, nous avons peut-être d’autres priorités ou des maux et des douleurs qui nous freinent. La question est de savoir si nous pouvons limiter notre temps passé assis ou à dormir, à seulement vingt-trois heures et demie par jour?  Vu comme cela, cela fait réfléchir!

Bonne marche!