BIEN VIVRE – J’achète, donc je suis

société de consommation

Dans les années soixante, le consensus général était que dès l’an 2000, nous ne passerions que quelques heures par semaine à travailler et que le reste du temps serait consacré à nos loisirs.

Cette prédiction s’est finalement révélée totalement fausse. Alors qu’un seul salaire par famille était suffisant pour vivre il y a cinquante ans, maintenant, la plupart des familles ont besoin de deux revenus pour arriver à boucler leur budget.

Que s’est-il passé? La consommation a littéralement explosé durant les dernières décennies. Acquérir des biens matériels est devenu tout aussi essentiel que de respirer et cette frénésie d’achat est nourrie par les publicités, la télévision et internet.

Nous basons notre perception du niveau de vie idéal sur ce que nous voyons dans les médias. Même si les émissions de télévision dépeignent souvent des familles particulièrement bien nanties, nous croyons que c’est ce niveau qui représente la classe moyenne. Nous regardons comment vivent les gens riches et célèbres et nous voulons une telle vie pour nous aussi.

Nous sommes stimulés à consommer de manière quasi compétitive, pour acquérir les nouveautés les plus récentes et ainsi afficher les signes extérieurs de la richesse.

Il y a un certain paradoxe dans cette mentalité; Nous achetons de plus en plus de produits, mais nous les rejetons de plus en plus rapidement aussi. Le consommateur moyen se débarrasse des items qui hier encore étaient à la fine pointe de la technologie, pour acheter la nouvelle version du même produit.

Une étude a démontré que les personnes qui passent le plus de temps à gagner de l’argent, sont aussi celles qui vont dépenser le plus en biens et services. Ils vont de plus, acheter leurs produits à un stage plus avancé de transformation, en consommant davantage de produits préparés ou transformés technologiquement. Le sentiment de pouvoir se le permettre ou de le mériter grâce à leur acharnement au travail, leur semble une justification tout à fait rationnelle.

Les gens qui ont plus de temps libre et moins d’heures de travail peuvent se permettre d’avoir des activités plus manuelles et moins productives en termes de temps. Ils peuvent étendre leur linge sur la corde au lieu d’avoir une sécheuse. Ils ont la possibilité d’utiliser un moyen de transport moins coûteux ou plus lent comme le transport en commun, le co-voiturage ou la bicyclette. Ils ont le temps de jardiner et de cuisiner. Ils peuvent combler davantage de leurs besoins de base en faisant, réparant, ou fabriquant eux-mêmes les choses, au lieu de les acheter.

Si l’on s’arrêtait un instant pour considérer ce qui fait notre richesse, nous réaliserions que gagner moins, dépenser moins, nous rapporteraient plus de temps libre. Plus une personne a du temps qu’elle peut occuper à sa guise, plus elle considère avoir une meilleure qualité de vie.

La notion que le niveau de vie doit augmenter proportionnellement avec les revenus n’est pas une vérité absolue. Doit-on vraiment travailler davantage pour s’élever au prochain niveau dans l’échelle socio-économique? La pression sociale est là pour essayer de nous convaincre que cette façon de vivre est la meilleure et que consommer est une source de bonheur. Nous n’avons qu’à consommer davantage chaque fois que nous atteignons un nouveau palier de richesse matérielle et nous faisons tourner l’économie.

Le niveau de confort et de quantité de biens de consommation suffisants varient selon la perception de chacun. Par contre, une fois ce niveau atteint, il est possible de décider consciemment que ce que nous avons est suffisant et de décider de travailler moins, de ne pas acheter une plus grande maison, une voiture plus récente ou tout autre gadget qui ne nous rendra pas plus heureux car nos besoins sont déjà comblés.

Refuser d’être influencés par les incitatifs à la consommation, décider par nous-mêmes de nos besoins réels et de ce qui nous rendraient vraiment heureux, me semble une bien meilleure approche.

Très peu de personnes arrivent à la fin de leur vie en se disant qu’elles auraient dû travailler davantage, gagner plus d’argent et acheter plus de biens matériels. La grande majorité regrette de ne pas avoir passer assez de temps avec leur famille et leurs amis, d’avoir couru toute leur vie, sans en profiter.

A-t-on vraiment besoin du plus récent iPhone, de la nouvelle télé 3D ou du frigo informatisé qui tient un inventaire et nous informe qu’il faut acheter du lait? Une vie plus simple est une vie moins onéreuse financièrement, mais qui a le potentiel de nous redonner la monnaie dont nous avons le plus besoin dans notre vie; du temps.

La qualité de votre vie, c’est la qualité de vos relations.   –   Anthony Robbins
Ce serait merveilleux de voir une fois l’humanité s’adonner au loisir. Rien d’autre ne prime que le travail, encore le travail, toujours le travail.   –    Henry David Thoreau 
Être débordé dès que je me réveille – avoir tellement d’obligations et de contraintes que je n’ai le temps de penser à rien, que je n’ai pas le loisir de me voir vieillir.   –    Jean-Philippe Blondel 

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BIEN VIVRE – Le contrôle et la sérénité

hors de contrôle

Je commence aujourd’hui une série intitulée BIEN VIVRE. Chaque article présentera une suggestion qui, je crois, peut nous aider à vivre la meilleure vie possible. J’aurai déjà écrit sur certains de ces sujets auparavant, mais comme l’humain est en constante évolution, cette série reflétera mes réflexions à ce point présent de ma vie.

Arrêter de vous préoccuper des choses qui sont hors de votre contrôle

La prière de la Sérénité des Alcooliques Anonymes illustrent bien ce point:

Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
Le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Voilà qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. La vie peut nous sembler éreintante lorsqu’une remarque ou une situation nous entraîne à dépenser toute notre énergie à se morfondre et à s’inquiéter. La quantité d’énergie dont nous disposons devrait être sauvegardée pour les choses qui en valent vraiment la peine et sur lesquelles nous pouvons avoir une influence.

J’ai le don de m’inquiéter pour des choses qui se révèleront sans importance par la suite. Il est très difficile de sortir de ce processus lorsqu’on est en train de s’ériger un scénario catastrophe, même si le dénouement arrive rapidement et que l’on voit qu’on s’est inquiété pour rien, on reste souvent en mode rumination (et récriminations) ce qui n’est pas très agréable pour notre entourage.

D’un autre côté, pour les vraies catastrophes qui surviennent, je suis beaucoup plus solide et j’entre en mode action et solution immédiatement, sans m’attarder au fait que c’est terrible ce qui arrive, que ce n’est pas juste ou que cela n’aurait pas dû arriver. Comme je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter et qu’il faut agir dans l’immédiat, je réagis très bien.

Ce sont les petites choses de la vie qui me tourmentent, comme l’effet d’un retard, d’une erreur de communication ou d’un oubli. Lorsque ces petites choses se produisent, je m’inquiète de ce qui arrivera par la suite, même si je ne peux absolument pas influencer le résultat.

Tendre Moitié est mon opposé sur ce point. S’il constate qu’il est en retard, par exemple, il ne s’inquiète pas, car c’est un état de fait et il n’y peut rien pour ce cas précis. Il ne gaspille pas son temps et son énergie à imaginer les répercussions de son retard. Il se concentre seulement à arriver à destination le plus vite possible et de manière sécuritaire, car c’est la seule chose qu’il peut contrôler.

Moi, j’imagine déjà toutes les répercussions possibles et je peux aller très loin dans ce scénario. Il est très rare que mon imagination me donne raison. La plupart du temps, il ne se passe rien; l’autre personne est aussi en retard, il y a une attente d’une heure avant notre tour ou même, notre retard passe tout simplement inaperçu! Que d’énergie dépensée pour rien! Sortir de cette spirale n’est pas automatique même quand le dénouement est positif, on doit faire de gros efforts pour modifier notre état d’esprit.

Je crois que la clé est de s’arrêter très tôt dans le processus pour prendre conscience que l’on ne peut pas contrôler le résultat. C’est ce que font Tendre Moitié et les gens plus rationnels. J’ai longtemps crû que le fait de m’inquiéter m’amenait à me préparer à faire face aux problèmes éventuels et que cela m’aidait à envisager des solutions. Dans les faits, je crois que je me cherche des excuses car le retour sur l’investissement de temps et d’énergie est près du zéro.

En effet, comme je le disais plus haut, je n’ai aucun problème à gérer les vraies situations de crise. Comment des scénarios qui ne se produisent à peu près jamais pourraient-ils m’aider à réagir instinctivement sans tergiversation en cas de coup dur? Imaginer toutes les possibilités et les répercussions possibles ne sont donc pas la voie pour une vie plus sereine. S’il y a de l’énergie à dépenser, elle serait mieux utilisée à trouver des moyens de prévenir les situations problématiques dans le futur. Cela peut se faire dans le calme, une fois la crisette passée.

Un pas à la fois, c’est tout ce qu’on peut faire. Autant le faire sereinement. On y travaille.

Demandez-vous toujours : Quelle importance cela aura-t-il dans un an ?    –   Richard Carlson
Il faut apprendre à distinguer l’important du superflu, et au bout de la voie, trouver le bonheur et la sérénité.   –   Dalaï Lama

 

Augmenter ses chances

chance

Je suis tombée récemment sur un vieil article datant de 2004 sur la chance et les gens chanceux, ce qui m’a amenée à lire un livre du psychologue Richard Wiseman, intitulé ‘’The risk factor’’ (Le facteur chance). Je vous fait  ici un petit résumé de ces lectures.

Il y a une vingtaine d’années, Richard Wiseman entreprit d’étudier la chance. Il désirait investiguer l’impact des opportunités chanceuses, des occasions fortuites et le fait de se retrouver souvent au bon endroit au bon moment.

Pour débuter, il plaça des annonces dans les journaux et les magazines, demandant aux gens qui se sentaient chanceux ou malchanceux sur une base habituelle, de le contacter. Sur une période de plusieurs années, 400 personnes se sont portées volontaires pour participer à ses recherches; le plus jeune était un étudiant de 18 ans et le plus âgé était un comptable à la retraire de 84 ans.

Parmi les gens qui se considéraient chanceux, il y avait par exemple, Jessica, un médecin légiste. Elle disait avoir une carrière de rêve, deux magnifiques enfants et était mariée à un homme extraordinaire, qu’elle aimait profondément. En reflétant sur sa vie, elle réalisait qu’elle avait été chanceuse dans à peu près tous les domaines.

Du côté des gens malchanceux, il y avait Carolyn, une aide-soignante, qui était typique des gens de ce groupe. Durant un intervalle d’une semaine, elle s’était tordu la cheville dans un nid de poule, blessée au dos lors d’une autre chute et avait aussi reculé sa voiture dans un arbre. Elle était tout aussi malchanceuse en amour et considérait être toujours au mauvais endroit au mauvais moment.

Le docteur Wiseman a interviewé les participants plusieurs fois au fil des ans et leur a demandé de tenir un journal. Il leur a fait passer des tests d’intelligence et ils ont participé à des expériences.

Sa conclusion? Il a déduit que les gens malchanceux n’ont pratiquement aucune idée des causes réelles de leur chance ou malchance. De plus, leurs pensées et leur comportement seraient responsables de la majeure partie de leur fortune ou infortune.

En examinant les opportunités chanceuses, il réalisa que les gens chanceux rencontrent continuellement de ces opportunités, alors que les gens chanceux en voient rarement. Pour déterminer si cet état de fait était dû à une différence dans l’habileté des gens à prendre conscience de ces occasions, il demanda aux deux groupes de feuilleter un journal et de lui dire combien il contenait de photos. Les gens malchanceux ont pris en moyenne deux minutes pour compter les photos, alors que les gens chanceux trouvaient le résultat en quelques secondes. Étrange, n’est-ce pas? La clé de cette énigme se trouvait à la deuxième page, où un message disait : ‘’Arrêtez de compter. Il y a 43 photos dans ce journal’’. Ce message occupait la moitié de la page et les lettres avaient plus de 2 pouces (5 cm) de haut. Le message sautait aux yeux, mais les gens malchanceux avaient tendance à le rater alors que les chanceux le dénichait.

Des tests de personnalité ont démontré que les gens malchanceux sont beaucoup plus tendus  que les gens chanceux et des études ont révélées que l’anxiété diminue la capacité de discerner ou capter l’inattendu.

Durant une autre expérience, les participants devaient fixer un point mobile au centre d’un écran d’ordinateur. Occasionnellement et sans avertissement, de gros points apparaissaient et clignotaient aux bords de l’écran. La plupart des participants ont remarqué ces gros points.

L’expérience fut répétée avec un autre groupe de participants, à qui on a offert une grosse compensation financière s’ils acceptaient de fixer le point central, créant ainsi un certain niveau d’anxiété. Les participants se sont concentrés sur le point central et plus d’un tiers n’ont même pas vu les gros points lorsqu’ils sont apparus. Plus ils regardaient intensément ce point central, moins ils discernaient ce qu’il y avait autour.

C’est la même chose pour la chance; les gens malchanceux ratent les opportunités chanceuses parce qu’ils sont trop concentrés à regarder quelque chose d’autre. Ils vont à des soirées en  souhaitant rencontrer l’âme sœur et ratent l’opportunité de se faire de bons amis. Ils fouillent les annonces d’emplois à la recherche d’un certain type d’emploi et ils ne voient pas les autres sortes d’emplois qui pourraient leur convenir. Les gens chanceux sont plus détendus et ouverts, ce qui leur permet de voir ce qui est devant eux plutôt qu’uniquement ce qu’ils croient désirer trouver.

Les recherches du docteur  Wiseman ont révélé que les gens chanceux génèrent leur chance via quatre principes de bases :

  • Ils sont doués pour créer et remarquer les opportunités chanceuses,
  • Ils prennent des décisions chanceuses en se fiant à leur intuition,
  • Ils créent des prophéties qui s’auto-réalisent en ayant des attentes positives et
  • Ils adoptent une attitude résiliente qui transforme la malchance en chance.

Une dernière expérience fut tentée pour voir si on pouvait augmenter la quantité de chance que les gens rencontrent dans leur vie. Pendant un mois, un groupe de participants chanceux et malchanceux a accompli des exercices conçus pour les aider à penser et à se comporter comme des gens chanceux.

Ces exercices les aidaient à remarquer les opportunités chanceuses, à se fier à leur intuition, à s’attendre à être chanceux et à être plus résilient face aux événements malchanceux.

Les résultats ont été dramatiques : 80 pour cent des participants étaient devenu plus heureux, plus satisfaits de leur vie et ils se sentaient aussi plus chanceux. Les gens chanceux le sont devenus davantage alors que les malchanceux ont renversé la vapeur et sont aussi devenus chanceux.

En conclusion, le docteur  Wiseman recommande trois techniques pour nous aider à maximiser notre bonne fortune :

  • Les malchanceux omettent souvent de suivre leur intuition lorsqu’ils font un choix, alors que les chanceux ont tendance à respecter leurs pressentiments. Les gens chanceux analysent leurs sentiments et impressions au sujet des options disponibles, au lieu d’examiner seulement le côté rationnel de la situation. 
  • Les malchanceux sont des créatures routinières. Ils prennent la même route pour aller et revenir du travail et ils parlent toujours au même type de gens durant les soirées. À l’opposé, les chanceux essaient d’introduire de la variété dans leur vie. Un participant par exemple, a raconté qu’avant d’arriver à une soirée, il pensait à une couleur. Il allait ensuite se présenter à toutes les personnes qui portaient cette couleur. Ce type de comportement augmente la possibilité d’avoir des opportunités chanceuses car cela augmente la variété.

  • Les chanceux ont tendance à voir le bon côté de leur malchance. Ils imaginent à quel point cela aurait pu être pire. Un participant est arrivé avec une jambe dans le plâtre suite à une chute dans les escaliers. Il se sentait encore plus chanceux qu’habituellement parce qu’il réalisait qu’il aurait pu se casser le cou!

 

 

Alors, la chance est-elle un état d’esprit? Sans verser dans les croyances telle celles du livre célèbre ‘’Le secret’’, il semble bien que l’on peut améliorer son sort et son état d’esprit en étant plus ouvert à la nouveauté et en s’attendant à des résultats positifs. Ça ne peut pas faire de tort d’essayer!

Si cela vous intéresse, je vous avait déjà parlé du Docteur Wiseman, au sujet d’un autre de ses livres: 59 Seconds: Change Your Life in Under a Minute. 

 

 

Allez réveiller votre chance.   –   Proverbe persan
Nul n’est plus chanceux que celui qui croit à sa chance.   –   Proverbe allemand

 

Aller de l’avant

changement d'année

Comme tant d’autres, ces temps-ci, je jette un regard en arrière pour évaluer cette année qui se termine. 2013 ne fût pas une très bonne année pour la famille Opus. Cela n’a pas été un désastre, mais disons que cela aurait pu mieux se dérouler.

Commençons pas les choses qui ont bien tournées. Après avoir reçu une mauvaise nouvelle au sujet de son coude droit, Charmante Ado a dû arrêter tous les sports et exercices physiques qui sollicitaient son bras. Elle a trouvé très difficile d’arrêter le basketball. Par contre, en novembre, le nouvel entraîneur de l’équipe l’a rencontrée pour examiner les possibilités. Étant donné la grandeur de Charmante Ado, qui domine de deux têtes toutes les autres filles, les risques qu’elle se cogne le coude ou qu’on la fasse tomber sont minimes. De plus, étant gauchère, son bras droit ne force pas beaucoup lors des lancers.

Après une rencontre avec une orthésiste, nous avons commandé un protecteur pour son coude et elle a recommencé à jouer au basketball. Elle a participé à une seule partie seulement à date, car ayant raté le camp d’entraînement, l’entraîneur préfère qu’elle retrouve son rythme progressivement.

Charmante Ado s’est lié d’amitié avec une camarade d’école qui est devenue sa Meilleure Amie. Elles partagent plusieurs goûts, se parlent tout le temps via Internet et passent beaucoup de temps ensemble. Cette amie fait du ski et et Charmante Ado veut évidemment apprendre à faire du ski. Le protecteur de coude aura donc son utilité là aussi. Elle commence ses premières leçons sous peu. Oui, il y a un risque pour son coude, mais on ne peut pas garder une ado de 14 ans dans la ouate au cas où il arriverait quelque chose. Même si ce coude est en mauvais état, il a tout de même résisté au water-polo, au karaté et à des années de basketball. Bannir l’exercice physique chez une ado ne nous semble pas l’idéal. Alors, on prend un risque, tout en la protégeant le mieux possible.

Les notes de Charmante Ado ont dégringolées lors de la première session scolaire. Nous étions très inquiets, mais les enseignants nous ont rassurés lors de la visite des parents. Il semble que le quotient de difficulté augmente beaucoup lorsqu’on passe de secondaire 2 à secondaire 3 au Collège, en même temps que la poussée d’hormones de l’adolescence, ce qui fait un mélange quelque peu instable. Les filles mettent habituellement quelques mois à s’adapter aux nouvelles demandes, mais tout rentre dans l’ordre assez rapidement. On nous a aussi dit qu’elle fait partie d’une classe très forte, ce qui fait que la moyenne de la classe n’est pas représentative des cinq autres autres classes du même niveau. Nous avons déjà remarqué une nette remontée des notes lors des contrôles subits en décembre, alors c’est encourageant.

Du côté de notre petite famille animale, nous avons perdu Muësli en novembre et Zoé, un de nos rats, trois jours plus tard. Maya, le rat restant, est très âgée et a été assez malade, mais elle se porte mieux ces jours-ci. Toutou Parfait qui avait subi une opération au genou peu avant Noël l’an dernier, s’est parfaitement rétablie, quoiqu’elle avance en âge et ne court plus comme auparavant. Les trois chats qui nous restent sont jeunes et en santé et Tête de Mule est resplendissante de mauvaise volonté. Elle refuse de rentrer ou de sortir pour peu qu’on lui demande et essaie de n’en faire qu’à sa tête la plupart du temps. On l’adore quand même et on la traite comme une ado; avec fermeté mais en lui laissant un peu d’indépendance.

Tendre Moitié qui a refusé de se faire vacciner contre la grippe en automne, alors que je lui soulignais qu’à chaque hiver il passe au minimum un mois sur le dos à cause de ce virus, l’a évidemment attrapée cette année encore, durant la période des Fêtes. Pour faire changement, cette vilaine grippe a d’abord virée en bronchite, traitée sans succès aux antibiotiques, pour se transformer en pneumonie, maintenant sous traitement aux antibiotiques plus costauds. Il est malade depuis six semaines et pour couronner le tout, il a glissé sur une plaque de glace et est tombé sur son bras droit, qui a été plus ou moins inutilisable pendant plusieurs jours. Il a encore de la douleur, mais ça s’améliore tranquillement.

Je travaille à la pension pour chiens pendant 13 jours de suite sans congé durant la période des Fêtes, y compris Noël et le Jour de l’An et je suis quelque peu fatiguée. À la période la plus occupée, j’avais 24 chiens et 4 chats en pension. Charmante Ado est venue m’aider tous les jours, sauf deux où elle est allée chez son amie. Au tout début de cette période, je me suis fait mordre un doigt par un Bouvier Bernois un peu nerveux et ça ne guérit pas très rapidement. C’est encore très sensible au toucher et ça ne va pas très bien pour jouer au piano, mais disons que je n’ai pas vraiment le temps d’en jouer présentement.

Financièrement, ce fut une très mauvaise année, quoique nous nous sommes débrouillés pour trouver de nouvelles sources de revenus durant les derniers mois, ce qui nous a aidés à passer au travers. Il y a eu beaucoup moins de clients pour tendre Moitié en 2013, vu la conjoncture économique et nous avons dû être très créatifs pour garder le bateau à flots. Heureusement, Tendre Moitié a commencé à faire de la gestion immobilière pour un de ses clients, j’ai fait quelques menus travaux pour ce client aussi et j’en ferai probablement davantage en 2014. On m’a aussi offert un poste de gérance pour la pension. Je vais voir laquelle des deux avenues je vais poursuivre, mais quoique j’adore les animaux, financièrement, le client de Tendre Moitié paie beaucoup plus pour un travail nettement moins difficile physiquement et plus stimulant intellectuellement.

Côté famille élargie; ma mère, mon frère et ma belle-sœur sont finalement partis au Costa Rica, ce qui ne me laisse aucune famille proche au Canada, n’ayant pas vraiment connu mes cousins, cousines, tantes et oncles. Ils ont eu leur part de problèmes là-bas car leur maison n’est toujours pas terminée, alors qu’ils sont arrivés à la fin octobre. Depuis deux mois, ils habitent chez la voisine, qui est la sœur de ma belle-sœur. Leur maison devrait être prête à la mi-janvier.

Nous voyons arriver 2014 avec soulagement, avec l’impression d’avoir enfin passé à travers une course à obstacles. C’est certain que d’autres ont connu une année beaucoup plus difficile que nous, je pense aux gens du Lac Mégantic entre autres, mais nous espérons que 2014 sera plus positive et intéressante.

J’ai beaucoup délaissé l’écriture en 2013. J’ai laissé le découragement prendre le dessus en voyant que je n’arrivais même pas à terminer parmi les semi-finalistes dans les différents concours auxquels j’ai participé. Ce blogue par contre, a vu une très bonne hausse de lecteurs, mais chose étrange, cela ne se reflète pas dans les commentaires car la très grande majorité des gens me font des commentaires par courriel plutôt que directement sur le blogue. Cela ne me dérange pas, car c’est plus personnel et lorsque je vois des commentaires sur d’autres blogues, je me console en me disant que je ne reçois pas d’insultes et que personne ne s’invective dans la section commentaires de mon blogue.

Je dois dire que je suis surprise de n’avoir jamais reçu de commentaires désobligeants, insultants ou carrément méchants. Je dois passer sous le radar et c’est tant mieux. Ceux qui dénichent mon blogue par eux-mêmes semblent y trouver plaisir d’après ce qu’ils m’écrivent. C’est tout ce qui compte. Je n’ai pas une vie extraordinaire, comme la majorité des gens. J’ai des préoccupations, des questionnements, une réalité quotidienne que des millions de gens partagent, ce qui fait que ceux qui arrivent sur mon blogue se retrouvent un peu dans mes écrits.

Pour 2014, aucune résolution, sauf celle de retrouver le plaisir d’écrire et de partager ici avec vous chers lecteurs.

Quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit que se préoccuper de la meilleure manière d’aller de l’avant.   –   Paulo Coelho
Dans 20 ans, vous serez plus déçu par les choses que vous n’avez pas faîtes que par celles que vous avez faites. Alors sortez des sentiers battus. Mettez les voiles. Explorez. Rêvez. Découvrez.   –   Mark Twain
Ce qui est plus triste qu’une œuvre inachevée, c’est une œuvre jamais commencée.   –   Christinna Rosseti

Elle s’appelait Muësli

Muesli the BOSS

Grande Patronne n’est plus. Elle s’est éteinte hier à l’âge de 16 ans. Elle était devenue complètement sourde mais elle chassait encore il y 3 semaines et nous avait ramené un petit oiseau, toute fière de son coup. Nous avions finalement réussi à contrôler sa glande thyroïde après plus de six mois de médication et le vétérinaire ne voulait la revoir qu’en février prochain.

Elle semblait en forme pourtant ces derniers temps. Ce n’est que dans la soirée d’hier, qu’après consultation entre nous, nous avons réalisé que personne ne l’avait vu depuis le matin. Une courte recherche nous a mené vers un garde robe entrouvert où elle gisait, sans vie.

On ne sait pas au juste ce qui est arrivé, mais au moins elle n’a pas souffert durant une longue période et cela a été plutôt rapide. La veille encore, elle vaquait à ses occupations; passant beaucoup de temps avec l’un ou l’autre , installée sur un accoudoir de fauteuil ou de sofa, pour être près de nous.

Grande Patronne n’était plus la patronne des autres chats depuis quelques mois. Étrangement, Matou Tout Mêlé est devenu le Chat Numéro Un. Grande Patronne ne régnait plus mais aucun des autres chats ne l’embêtait pour autant. Elle a pu vivre ses vieux jours en paix.

Les trois chats qui nous restent ont passé toute leur vie dans cette maison, alors que Grande Patronne avait beaucoup voyagé. Elle est née aux Îles-de-la-Madeleine et elle a vécu dans le Grand Nord Québécois où,  un certain soir d’été, elle est même tombée face à face avec un ours qui fouillait les poubelles.

Elle n’avait peur de rien, aimait passer beaucoup de temps à l’extérieur, sauf en hiver, car elle détestait la neige et le froid. Elle entrait alors en quasi hibernation, ne se réveillant que pour aller manger, jusqu’au retour du beau temps.

Elle a connu une amitié particulière avec Fanny, notre chien précédent. Ces deux-là étaient de grandes copines qui mangeaient dans le même plat et dormaient dans les bras l’une de l’autre. Notre Toutou Parfait était aussi très protectrice envers Grande Patronne, en s’interposant pour contrer l’exubérance de Tête de Mule.

Ce n’est pas facile de voir nos animaux vieillir. Grande Patronne a eu une belle vie, elle a pu vivre dans le confort tout en ayant accès à la nature. Elle était bien nourrie, avec une nourriture scientifiquement développée pour les besoins des chats, tout en dégustant à l’occasion souris, grenouilles et oiseaux selon son goût et ses instincts de chasseuse.

La maisonnée fait l’objet d’une réorganisation depuis son départ. Les trois chats restants s’approprient l’ancien territoire de Grande Patronne et nous voyons apparaître de nouveaux compagnons dans nos lits et sur les fauteuils. Chacun s’ajuste à son absence en comblant le vide qu’elle a laissé. Matou tout mêlé et Vagabonde, qui sont respectivement le fils et sa mère, mais qui ne peuvent pas se sentir habituellement, ont ainsi décidé de partager notre lit, en maintenant le maximum de distance enter eux. Chaton Mignon continue de dormir avec sa Charmante Ado.

Ce sera notre premier Noël sans elle. Nous ne la verrons plus couchée sous le sapin au milieu des cadeaux.

Pour vous mes lecteurs, elle était Grande Patronne. Pour nous, elle s’appelait Muësli. Au revoir et merci Muësli. Tu as été un membre  à part entière de notre famille  et nous ne t’oublierons pas.

Il n’y a pas de chat ordinaire.   –   Colette
Chaque chat est un chef d’œuvre.   –   Léonard de Vinci 

Quand la volonté ne suffit pas

volonté

Comment arriver à se motiver lorsque nous devons étudier pour un examen ou travailler avec une échéance très stricte au boulot?

Plus une tâche est désagréable, plus nous avons besoin de faire montre de volonté pour y faire face. Malheureusement, nos réserves de volonté s’épuisent rapidement et nous avons besoin de d’autres mécanismes pour persévérer et atteindre un haut niveau de performance.

Quelle est la force qui pousse certains à agir et à réussir alors que d’autres perdront rapidement leur enthousiasme et n’atteindront pas leur objectif? Nous avons dès notre plus jeune âge la motivation d’apprendre et d’accomplir de nouvelles choses. En grandissant et à travers les différentes étapes de notre vie, nous apprenons ce qui nous motive et ce qui ne fonctionne pas du tout.

On définit généralement la motivation comme étant la force qui nous pousse à agir. Elle nous stimule à travailler fort et à réussir ce que nous entreprenons. La motivation influence notre comportement et notre capacité à atteindre nos objectifs. Il y plusieurs sortes de motivation et chacune nous inspire d’une manière et à un niveau différent. Comme les gens n’ont pas des personnalités uniformes, il en découle qu’il n’y a pas de type de motivation qui fonctionne pour tous.

La motivation incitative implique une récompense, monétaire ou non. Plusieurs personnes sont stimulées par la certitude qu’elles seront récompensées d’une certaine manière une fois l’objectif atteint. Les bonus et les promotions au travail sont des incitatifs qui sont utilisés pour motiver les travailleurs.

La peur est une motivation qui implique des conséquences. Elle est souvent utilisée lorsque la motivation incitative a échoué. Les punitions ou les conséquences négatives sont des outils de la motivation par la peur. Ils servent fréquemment pour motiver les étudiants à l’école et aussi dans le monde du travail pour stimuler les employés. Si nous enfreignons les règles ou n’atteignons pas un objectif, nous serons punis.

La motivation de réussite est souvent appelée le désir de compétence. Nous sommes poussés à atteindre des objectifs et à faire face à de nouveaux défis.  Nous voulons améliorer nos talents et prouver notre compétence à la fois aux autres et à nous-mêmes. Ce sentiment d’accomplissement et de réussite est généralement intrinsèque. Il arrive parfois que la motivation de réussite implique une reconnaissance extérieure. Nous ressentons souvent le besoin ou le désir de recevoir une rétroaction positive de nos pairs ou de nos supérieurs. Cela peut aller d’une simple tape sur l’épaule à un prix officiel.

Le besoin de s’améliorer est une motivation totalement intérieure. Un fort désir d’augmenter notre connaissance de soi et du monde extérieur est une forme de motivation très forte. Nous cherchons à grandir et à nous développer en tant qu’individus. Le désir de changement est aussi une forme de désir de croissance personnelle. Plusieurs d’entre nous sont modelés par notre personnalité ou notre éducation à chercher constamment le changement dans notre environnement ou nos connaissances. Nous considérons la stagnation comme étant négative et indésirable.

La motivation par la puissance peut prendre la forme d’un désir d’autonomie ou de la volonté de contrôler les gens de notre entourage.  Nous voulons avoir des choix et du contrôle sur nos vies. Nous cherchons à vivre notre vie de façon autonome et à prévoir le genre de vie que nous aurons dans le futur.

Nous cherchons aussi à contrôler les autres. Certaines personnes ont un plus fort désir de contrôle que d’autres. À l’extrême, le besoin de pouvoir peut mener les gens à des actes blessants, immoraux ou illégaux. Dans d’autres situations, ce sera seulement un désir d’influencer le comportement des autres. Nous voulons simplement que les gens fassent ce que nous voulons, lorsque nous le voulons et de la façon dont nous voulons que cela soit fait.

Les facteurs sociaux sont aussi une source de motivation pour bien des gens. Cela peut être un désir d’appartenance ou d’être accepté par un groupe, ou un besoin de créer des liens avec les gens.

Un désir véritable et passionné de contribuer et d’avoir une influence positive sur la vie des autres est une autre source de motivation sociale.

En connaissant les différentes sortes de motivation, nous pouvons déterminer celles qui sont le plus efficaces pour nous pousser à agir et aussi celles qui fonctionnent le mieux pour notre entourage. Aucune de ses motivations n’est bonne ou mauvaise, le résultat final dépendra entièrement de l’usage que nous en ferons.

Qu’est-ce que le génie ?  Avoir un but élevé et vouloir les moyens d’y parvenir.   –  Friedrich Nietzsche
Ne vous souciez pas des échecs, souciez-vous des chances que vous laissez échapper lorsque vous n’essayez même pas.   –   Jack Canfield
Bien que personne ne peut revenir en arrière et prendre un nouveau départ, tout le monde peut commencer à partir de maintenant et écrire une nouvelle fin.   –  Carl Bard

Les montagnes russes

adolescence

Toute l’empathie du monde n’a pas réussie à nous éviter les montagnes russes de l’adolescence. Un adolescent, par définition, est un chantier de construction un peu chaotique; l’ado est résolument occupé à se distancer de ses parents pour devenir plus indépendant, mais il y a souvent des confrontations avec les contremaîtres.

À cet âge, les jeunes deviennent de plus en plus conscients du regard des autres et de ce que les autres ados perçoivent en eux. Ils vont souvent essayer de s’intégrer dans un moule conforme à celui des autres jeunes pour ne pas être celui ou celle qui est ‘’différent’’. L’opinion de leur entourage de jeunes devient beaucoup plus importante et préoccupante que celle de leurs parents.

Les ados vont essayer plusieurs ‘’looks’ et identités, comme on essaie un vêtement, pour évaluer comment ils se sentent dans ce rôle et jauger la réaction des autres. Certaines connaissances de Charmante Ado se déclarent ainsi bisexuelles avec un aplomb et une conviction absolue et cela à tout juste 14 ans. Cela décrit bien toute l’ambivalence de l’adolescence.

Il y a aussi les codes vestimentaires, auxquels nous échappons heureusement quelque peu, grâce à l’uniforme obligatoire au Collège. Les filles se cataloguent tout de même en différents groupes selon leur look : emo, punk, gothique ou encore ce qui me semble l’insulte suprême aux yeux de Charmante Ado; le look Cheer qu’affecte celles qui font du cheerleading.

Charmante Ado a commencé à s’intéresser aux moyens d’expression corporelle. Nous avons ainsi eu des questions de sa part pour sonder notre opinion sur les tatouages, les piercings et les teintures de cheveux aux couleurs disons, différentes.

Nous avons émis un droit de veto sur les tatouages jusqu’à ses 18 ans. Si elle le désire encore à cet âge, elle sera plus éclairée quant à la permanence de ce choix et prendra sa décision elle-même. Nous étions bien heureux de l’interdiction par son Collège d’avoir des cheveux teints de couleurs ‘’non-naturelles’’, mais cet interdit a été levé cette année. De toute façon, comme ces discussions sont très superficielles, nous avons l’impression que ce ne sont pas vraiment des désirs profonds de la part de Charmante Ado, mais plutôt une façon de voir quelles sont nos limites. Nous avons accepté un deuxième trou aux lobes d’oreilles, ce qui a semblé la combler pour le moment. Après tout, ma mère de 77 ans affiche fièrement ses trois trous à chaque oreille!

L’objectif principal de l’adolescence est d’amener le jeune à devenir indépendant. Cela doit malheureusement  souvent passer par une prise de distance entre le jeune et le parent avec lequel il se sent le plus proche. C’est souvent le parent du même sexe, mais pas toujours. On a alors l’impression que l’ado semble toujours avoir une opinion contraire ou bien qu’il ne veut plus passer du temps avec ses parents comme par le passé.

En développant leur maturité, les ados commencent à penser de manière plus abstraite et rationnelle. Ils sont en train de former leur code moral, les valeurs qu’ils choisiront d’adopter pour vivre leur vie. La base de ces valeurs a été érigée avec notre aide durant les années précédentes et se consolidera avec les opinions et les observations acquises durant l’adolescence. Alors que notre enfant avait l’habitude de se conformer à notre volonté ou nos désirs pour nous faire plaisir; à l’adolescence, il commencera à s’affirmer davantage avec ses propres opinions. Le contrôle parental n’est plus perçu comme bienveillant mais plutôt comme une contrainte à laquelle on peut s’objecter et même se rebeller ouvertement.

Lorsque les barrières commencent à être trop fréquemment secouées, il est peut-être temps de réévaluer leur pertinence. Le contrôle n’est parfois plus nécessaire mais nous le gardons en place par habitude. L’ado doit être capable de devenir un individu à part entière, quelqu’un qu’on écoute, dont on respecte les opinions et qui a le droit d’avoir des goûts et des opinions différents des nôtres.

Nous avions par exemple, l’habitude de rappeler à Charmante Ado toutes les choses qu’elle devait faire. Nous le faisions jusqu’à ce que la chose en question soit complétée, ce qui impliquait de nombreuses répétitions considérant la propension des ados à la procrastination. Ces rappels étaient perçus comme du ‘’chialage’’ par notre chère ado et l’incommodait fortement. Une réunion familiale a donc mené d’un commun accord au lever des rappels constants.

Après trois jours, face aux conséquences naturelles de ses tâches qu’elle avait complètement oubliées, elle nous a gentiment demandé de lui rappeler chaque chose une seule fois. Pour illustrer une de ces conséquences, il avait été entendu que nous ne lui rappellerions plus de ranger sa chambre et de mettre ses vêtements au lavage. Elle disait que j’étais le seul parent au monde qui faisait du ménage avant la visite de ses amies. Elle voulait gérer sa chambre toute seule. Au bout de quelques jours, alors qu’elle ne trouvait plus ses jeans et un chandail et me demandait si je les avais lavés, je lui ai répondu innocemment que je ne les avais pas vus dans les bacs de linge sale. Il y avait quand même des avantages à nos rappels constants, cela lui évitait de prévoir ses besoins. Elle a réalisé que l’indépendance impliquait davantage de responsabilités.

Les ados vont sûrement paraître mécontents des attentes de leurs parents. Toutefois, ils comprennent et ont besoin de savoir que leurs parents les aiment et se soucient assez d’eux pour exiger certaines choses. Pour nous, l’éducation est primordiale et nous nous attendons à des notes appropriées à ses capacités. Un comportement acceptable et un respect des règles de la maisonnée sont d’autres points auxquels nous tenons. Il y a tout un équilibre à atteindre afin de laisser notre jeune s’affirmer tout en le rassurant que nous serons toujours là en cas de besoin.

Je croyais naïvement que nous passerions à travers l’adolescence de Charmante Ado avec la complaisance de parents attentionnés et bien intentionnés. Il nous semblait que nous n’avions qu’à éviter les choses que nous avions détestées chez nos propres parents durant notre adolescence pour que cette période soit harmonieuse. Nous sommes redescendus de notre nuage rose et réalisons que l’adolescence, c’est moins prévisible que nous le pensions.

Charmante Ado a passé un bon mois à discuter de nos moindres commentaires et opinions et à vouloir passer tous ses temps libres avec ses amies au lieu d’être avec nous. Nous avons lâché un peu de corde en lui épargnant nos rappels qu’elle considérait harcelants et de son côté, elle s’est adoucie en réalisant que sans notre apport, elle devait se prendre en main davantage. Le climat est redevenu plus clément dans la chaumière et elle nous a même proposé de jouer à un jeu de société l’autre soir. Sa meilleure amie n’est pas toujours disponible et elle voit qu’elle peut faire des choses ou des sorties qui peuvent être agréables, en notre compagnie.

Il y aura sûrement d’autres orages dans ce long parcours vers l’âge adulte, mais nous espérons choisir sagement nos batailles et ne pas interdire la moindre futilité. Nous garderons nos forces pour les choses qui en valent vraiment la peine.

En attendant, je me retrouve un peu nostalgique envers l’enfant qu’a été Charmante Ado. Alors qu’auparavant, elle voulait absolument garder toute babiole comme souvenir; maintenant, elle est prête à faire table rase, à tout jeter et à nier qu’elle ait jamais aimé le rose! Elle adorait qu’on lui parle de sa petite enfance, de ses bons mots et de ses goûts à cette époque; aujourd’hui, elle semble considérer cette enfant avec une certaine condescendance et s’en distancer complètement.

Heureusement, nous sommes les gardiens de ces souvenirs et nous conservons précieusement les objets et enregistrement qui témoignent de l’enfant qu’elle a été, jusqu’à ce qu’elle soit de nouveau prête à revisiter son enfance avec bienveillance et attendrissement.

Éventuellement, notre ado deviendra une adulte indépendante, responsable qui voudra partager nos conversations et qui s’intégrera bien à la société. En attendant, il faut se dire que nous passerons à travers les hauts et les bas de l’adolescence ensemble pour nous retrouver un jour entre adultes qui s’aimeront et s’apprécieront mutuellement.

And in the end, the love you take is equal to the love you make…  (Finalement, l’amour que tu reçois est égal à l’amour que tu donnes)  – Les Beatles

Sometimes, I wish you’d pay more attention to my favorite songs because the lyrics sing words I’m too scared to say.  (Parfois, je voudrais que vous portiez plus d’attention à mes chansons préférées parce que les paroles chantent les mots que j’ai trop peur de dire.     –    Auteur inconnu

If youre lucky enough to be different from everybody else, don’t change. (Si vous avez la chance d’être différent de tous les autres, ne changez pas).   –   Taylor Swift

L’union fait la force

EQUIPE DÉCISION

La vie et notre travail serait beaucoup plus agréables si toutes les décisions prises par nos patrons ou nos dirigeants se conformaient parfaitement à nos opinions. Malheureusement, nous ne pouvons décider de tout, il faut souvent y aller selon le consensus, écouter les opinions des autres et accepter que le choix se fasse parmi toutes les opinions énoncées.

Lorsqu’une décision est prise, par une organisation, un comité, un conseil d’administration ou tout autre groupe décisionnel, il y a souvent un individu qui se fait un malin plaisir de clamer haut et fort qu’il était contre la décision, que cela ne fonctionnera jamais et qu’on va droit à l’échec.

Ce genre de personne se complaît à critiquer et à afficher un scepticisme à toute épreuve. Ce peut être un rôle agréable à jouer, car il y a des chances que ces prévisions de malheur se réalisent, parce qu’évidemment, toutes les décisions ne mènent pas au succès total.

C’est aussi une attitude facile à assumer car il y a peu de risques que cette personne ait à subir des conséquences face à sa vision alternative du futur; elle ne prend aucune responsabilité, elle ne fait que s’afficher à contresens du groupe.

Pour utiliser une analogie; l’avion est déjà décollé, il suit son plan de vol et il ne peut pas modifier sa route. Cette personne a donc raté sa chance de convaincre le groupe de prendre une autre décision. Il est trop tard.

Le temps opportun pour partager une opinion est avant que la décision soit prise, alors qu’il y a une chance de convaincre l’organisation d’aller dans telle direction, ou de suivre certaines recommandations. Ce partage d’opinion exige par contre une certaine responsabilité, celle d’expliquer et de détailler la vision qui nous anime.

Personne n’a le temps de revoir en détail chaque décision prise par un organisme. Les personnes impliquées seront entièrement affairées à mettre en application ce qu’elles se sont engagées à accomplir.

Bouder dans son coin ou pire, souhaiter ouvertement que l’organisme dont on fait partie échoue, parce que nous n’étions pas d’accord avec une décision, n’est pas très productif. Même si l’on a indiqué dès le début et fréquemment, que la route envisagée était stupide, que cette destination n’avait aucun sens; il n’en demeure pas moins que le fait d’être à bord de l’avion, de faire partie de l’équipage, devrait signifier qu’une fois que l’avion s’est envolé vers sa destination, notre travail est de l’amener à bon port avec l’aide de notre équipe.

La personne qui rouspète, proteste, peste contre une décision déjà entérinée, fait perdre son temps à tout le groupe et prive l’équipe d’un support auquel elle serait en droit de s’attendre. Il faut être capable d’accepter une décision qui ne nous plaît pas, en se ralliant au groupe et en faisant fi de nos réticences. L’occasion de discuter est passée, il faut maintenant appuyer l’équipe et travailler dans la même direction.

Rien n’est moins utile qu’une personne qui refuse d’embarquer pleinement dans un projet alors qu’une décision a été prise et entérinée par le groupe. Elle fait tout de même partie de l’équipe mais son apport se résume à freiner les efforts des autres, semer le doute dans leur esprit et à polluer l’ambiance de travail par sa négativité. Elle se réjouit de tout pépin, fait de la résistance passive ou mettra carrément des bâtons dans les roues du projet pour le faire dérailler.

Avoir la maturité d’accepter avec grâce une décision de groupe qui diffère de notre opinion et être capable de contribuer positivement à la réalisation du projet, en y mettant tous nos efforts, sans arrière-pensée, n’est pas donné à tout le monde. Les gens qui ont cette capacité seront hautement prisés dans les comités ou tout organisme qui implique des décisions d’équipe.

Peut-être que celui qui rechigne à se rallier au groupe aura-t-il parfois raison et une décision s’avérera malheureuse ou même désastreuse. Alors, à la prochaine réunion. Il lui faudra trouver un meilleur plan et de meilleurs arguments pour convaincre les autres du bien-fondé de son opinion lors de la prochaine décision.

Responsabilité entraîne solidarité.   –  Victor Hugo
Mieux vaut une réussite solidaire qu’une réussite solitaire.   –   Albert Jacquard

Apprendre en bougeant

Tête de Mule pomponnée

C’est la rentrée en ce moment et c’est une période que j’aime beaucoup. Je débute souvent une foule de nouvelles choses en septembre, encouragée par le retour à une routine plus régulière. Cette année ne fait pas exception à la règle, mais cette fois-ci, je dois dire que je me suis préparée de plus longue haleine, ce qui fait que j’étais fin prête dès la rentrée des classes.

Tout d’abord, dans la photo ci-haut, vous pouvez admirez Tête de Mule après un toilettage reçu du centre canin où je travaille. Elle a fait cela comme une grande; trois heures à se faire laver et pomponner. Toutou Parfait l’a reniflé d’un air dubitatif en la voyant revenir, mais Tête de Mule semble très satisfaite de son nouveau look. Du coup, j’hésite à l’envoyer dehors, pour ne pas salir son pelage d’un blanc éclatant. Bon, ce n’est pas un bibelot, mais bien un chien, alors elle va retourner jouer dans l’enclos dès demain. Au moins, j’ai pris de nombreuses photos de toute cette blancheur.

D’autre part, dans ma recherche constante de moyens pour me motiver à faire de l’exercice, j’ai découvert les bureaux pour tapis roulants (treadmill desks). J’ai trouvé l’idée géniale et j’ai déniché un bureau sur le site de petites annonces Kijiji, pour seulement 50$. Voici ci-bas mon tout nouveau poste d’exercice. J’avais déjà le tapis roulant, qui est à peu près flambant neuf après huit ans de …non-usage.

threadmill desk

La plupart des experts recommandent d’enlever les poignées latérales et de détacher la console électronique pour la mettre sur une tablette du bureau. Je ne l’ai pas fait car les poignées ne dérangent absolument pas et la tablette principale du bureau est à une hauteur parfaite, juste au-dessus de la console. Je peux ainsi programmer le tapis roulant sans problème.

J’ai ajouté un écran, pas assez grand à mon goût, mais je l’avais déjà, donc aucune dépense, ce qui fait que je n’ai pas à utiliser l’écran de mon ordinateur portable. Une lampe, des crayons et des blocs de papier complètent le tout. Sur l’étagère du bas, j’ai placé des poids légers pour les bras et une station d’accueil pour le iPod de Charmante Ado.

threadmill desk

J’ai inauguré l’installation en lisant le journal en ligne et cela se fait très bien. Certaines personnes arrivent à faire des tâches assez complexes à l’ordinateur tout en marchant, mais je n’en suis pas encore là; je me borne à lire ou à regarder des vidéos et à faire des choses simples.

Une autre de  mes nouvelles habitudes est que j’ai décidé de suivre deux cours en ligne par session scolaire. Je vous ai déjà parlé des cours universitaires gratuits via le Web. Devant la grande variété de cours disponibles via différentes universités à travers le monde, j’ai choisi un cours pour mon pur plaisir: Les Grecs de l’Antiquité avec l’organisme Coursera. Pour le moment, il n’y a que 11 cours en français au programme, contre 400 cours en langue anglaise, mais l’offre francophone devrait augmenter avec le temps.

Je me suis aussi inscrite à un autre cours, cette fois-ci avec l’organisation Udacity, portant sur les Sciences informatiques. Pour ces deux cours, je me suis donné comme objectif de les compléter à partir de mon bureau mobile. C’est bien de vouloir apprendre de nouvelles choses, mais je n’avais vraiment pas besoin d’une excuse pour passer encore plus de temps assise devant l’ordinateur. Avec mon nouveau système, je regarde les vidéos, je lis les textes requis et je réponds aux questions à choix multiples, tout en marchant!

Ce qui est bien avec ce système, c’est qu’on ne voit pas le temps passer. Il est vrai que, dépendant du degré de manipulation requis avec l’ordinateur ainsi que du niveau de concentration, on ne marche pas à la même vitesse que si on faisait seulement de l’exercice, sinon ce serait dangereux. Par contre, c’est toujours plus actif que d’être assis sur son derrière!

Il ne faut pas voir ce système comme notre seul exercice physique, mais plutôt comme un moyen d’être un peu moins sédentaire, car être assis est très néfaste pour notre santé.  Combiner études et tapis roulant m’a semblé le moyen parfait de diminuer le temps que je passe assise. La prochaine étape sera d’essayer d’écrire des articles tout en marchant, mais il me faut d’abord augmenter graduellement la durée de mes sessions.

Tête de Mule me regarde avec intérêt marcher sur le tapis roulant. Je connais quelques personnes qui font courir leur chien sur cette machine pour s’assurer qu’il fasse de l’exercice. Je crois que nous allons garder les promenades dans la nature, car où fait-on les nombreuses pauses pipi qui agrémentent ces sorties, sur un tapis roulant? De toute façon, Tête de Mule n’est pas le chien le plus athlétique qui soit. Elle a un poids parfait mais rechigne à s’activer sérieusement. Elle préfère le coussin et les siestes.

Il faut apprendre partout où c’est possible.   –   Vaclav Havel 
Le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis.  –   Baden-Powell

Un modèle différent

mère-fille

J’ai eu une adolescence difficile, causée en grande partie par une incompatibilité profonde de caractère entre ma mère et moi. Deux personnes si différentes, dans une relation parent-enfant, ce n’est pas très évident. Aujourd’hui, notre relation se porte beaucoup mieux du fait que nous avons une relation d’adultes et que chacune respecte le tempérament et les limites de l’autre.

J’étais une âme tourmentée à l’adolescence, je lisais les grands classiques de philosophie alors que ma famille, de classe ouvrière, lisait peu. Je m’interrogeais déjà sur le sens de la vie alors que mon entourage était plus terre à terre, occupé à gagner leur vie dans des occupations difficiles et peu valorisantes. Mes parents n’avaient pas vraiment le luxe ou le temps de se poser des questions existentielles.

J’ai été une ado rêveuse, sérieuse et assez obéissante. Je n’ai pas pris de drogue ou fait d’autres bêtises et j’avais d’excellentes notes à l’école. Je n’étais pas vraiment un problème côté comportemental, sauf pour mes divergences d’opinions ou de réactions par rapport au reste de la famille.

En général, je pensais toujours différemment de mes proches, en particulier ma mère. Je n’avais qu’à ouvrir la bouche pour demander quelque chose, que la réponse était invariablement non, qu’elle que soit la demande. Il y avait rarement une explication ou une raison pour expliquer le refus; je crois aujourd’hui que c’était tout simplement que mes demandes sortaient du cadre ordinaire de la vie familiale et que cela dérangeait la routine ou l’ordre établi. J’étais en quelque sorte le mouton noir.

Durant toute cette longue adolescence, je me suis juré de ne pas répéter ce pattern avec mes enfants. Heureusement, Tendre Moitié, qui a grandi dans un contexte plus harmonieux, pense tout à fait comme moi sur le sujet de l’éducation des enfants.

Hier, Charmante Ado recevait une amie pour dormir et elle m’a demandé si nous pouvions aller au cinéma après mon travail le soir. Elle savait que je travaillais tôt à la pension le lendemain matin mais que j’aurais quelques jours de congé par la suite. Le film se terminerait vers minuit et cela ferait une nuit plutôt courte, mais je me suis dit que nous étions dans la dernière semaine des vacances scolaires, que nous n’étions pas allés au cinéma de l’été et que cela pourrait être amusant. Tendre Moitié était aussi d’accord pour veiller tard, même s’il travaillait tôt le lendemain.

Bref, nous sommes allés au cinéma et cela a été très agréable, les filles ont choisi une comédie et nous sommes allés voir un film de science-fiction. Charmante Ado avait déjà passé la nuit précédente chez cette même amie et m’avait demandé, alors qu’elle était encore là-bas, si elle pouvait ramener son amie pour passer la nuit. Comme je me suis juré de ne jamais dire non sans raison et que je n’avais aucune raison de refuser, j’ai accepté. Par la suite, lorsqu’elle a demandé pour aller au cinéma, Charmante Ado a offert de venir m’aider à la pension avec son amie, mais je leur ai dit que ce n’était pas nécessaire.

J’ai entendu durant la soirée, Charmante Ado dire à son amie que je ne disais jamais non. Sur le coup, cela m’a semblé exagéré, mais je dois admettre qu’il est assez rare que je refuse ses demandes. Il faut tout de même mentionner que Charmante Ado a toujours été très raisonnable dans ses demandes et elle offrira souvent de l’aide ou de faire une tâche supplémentaire pour compenser le surcroît de travail éventuel qu’elle m’apporte avec une activité.

Cela peut sembler peu éducatif d’être considéré comme un parent qui ne dit jamais non mais je m’en accommode fort bien. Notre relation est solide et Charmante Ado sait qu’elle peut compter sur moi. Il m’arrive de dire non, comme pour sa demande récente d’aller à un concert en octobre, un soir d’école, à Montréal (qui est à quelques heures de chez nous) seule avec ses amis. Elle pensait faire le trajet en autobus avec deux amies, plus le frère de 19 ans de l’une d’elles et son ami du même âge. Aucun de ces deux jeunes adultes ne connaît Montréal et de toute façon, un soir d’école éliminait toute possibilité d’accepter ce projet pour Tendre Moitié et moi.

Charmante Ado ne s’en est pas formalisée car je crois qu’elle savait très bien que c’était nettement exagéré comme demande. Peut-être a-t-elle voulu tester nos limites et elle a réalisé qu’il y a des choses que nous refuserons sans équivoque, surtout si nous nous inquiétons pour sa sécurité. Elle a de toute façon avoué qu’aucun des autres parents n’aurait accédé à cette demande.

Donc, je ne pense pas être si permissive que cela et ma fille ne me mène pas par le bout du nez même si je suis plutôt conciliante. Ma mère attend toujours que ma relation mère-fille se détériore mais je  peux vous assurer que je ne crois pas que cela arrivera. Nous nous ressemblons beaucoup et cela aide à une bonne entente entre nous. Je ne trouve pas ses idées ou envies saugrenues et j’aime lui faire plaisir. Si ma fille se rappelle de son adolescence comme d’une période remplie de plaisirs, de copines et d’activités avec ses amis, j’en serai fort heureuse.

Entre-temps, nous semblons passer à travers cette adolescence sans trop de heurts et dans la bonne humeur générale.

J’ai aussi dit non à l’obtention d’un furet! Charmante Ado est toujours prête à adopter toutes les bestioles qu’elle rencontre!

Pour être mère, peut-être faut-il accepter de créer avec la sienne un nouveau type de relation.   –   Sophie Chabanel 
Il n’y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d’être une bonne mère.   –   Jill Churchill