Libre d’être jeune

conflits ados

Le début de l’adolescence est marqué par une poussée d’indépendance et une possible augmentation des conflits avec les parents au sujet des règles et des limites à établir. De plus, les adolescents deviennent plus sophistiqués dans leur manière d’argumenter et ils peuvent fréquemment apporter de très bons arguments qui pourraient nous amener à revoir notre position.

D’une part nous voulons encourager leurs talents de négociateurs et reconnaître un désir légitime d’avoir plus de liberté et de l’autre nous ne voulons pas céder à toutes leurs demandes et diminuer notre autorité.

La première étape est de déterminer ce qui en tant que parent est négociable et ce qui ne l’est pas. Il faut décider des règles fondamentales que notre ado  devra respecter pour l’aider à devenir un adulte équilibré tout en gardant une certaine harmonie à la maison. Je crois qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de règles fondamentales et qu’elles doivent être centrées sur des choses importantes comme la sécurité, la santé, l’éducation et le respect.

Une règle qui ne provient pas de ces éléments essentiels pourrait alors devenir négociable ou même être décidée par l’ado lui-même. selon la situation. Il est bon d’encourager les jeunes à négocier et à être capable de prendre leurs propres décisions. Ce sont après tout des compétences essentielles que nous voulons les voir acquérir. La règle la plus importante selon moi est le respect. Nous voulons que nos jeunes apprennent à argumenter leur point tout en respectant la personne à laquelle ils s’adressent.

La manière de communiquer est aussi importante que ce qu’ils essaient de nous dire. C’est normal pour eux de demander plus de liberté et de questionner les règles mais ce n’est pas correct s’ils le font en étant hargneux, harcelants, ou intimidants.

Une règle peut très bien être assouplie pour permettre quelque chose si c’est demandé de manière raisonnable et sensée. Tout dépend de la situation. Cela peut aussi devenir l’occasion de montrer à notre ado qu’on lui fait confiance et que l’on s’attend à ce qu’il agisse de manière à conserver cette confiance.

Par contre, si l’on sent que notre jeune argumente négativement, hargneusement  ou essaie de nous en passer une petite vite; alors il est essentiel de garder notre position et d’aborder la question du respect. Pendant un certain temps, Charmante Ado employait un ton moins qu’adéquat lorsqu’elle nous parlait; nous avons dû lui faire remarquer à de nombreuses reprises que ce ton était inapproprié et que nous ne voyions aucune circonstance où elle aurait avantage à parler avec ce ton. Heureusement, cela a porté fruit car elle ne l’utilise plus depuis un bon moment.

Il est bon de faire remarquer à notre jeune que la seule manière de faire avancer sa cause est d’être honnête et de parler calmement et avec respect.

Il est aussi bien utile de réfléchir à l’avance aux conséquences que l’on appliquera en cas de manquement aux règles.  Mieux vaut établir une conséquence de courte durée que l’on maintiendra, que d’avoir à la raccourcir par la suite parce que nous avons été déraisonnable, irréaliste ou parfois même injuste. Être parent n’est pas une science exacte et parfois la perspective nous vient quelque temps après l’évènement et on se retrouve avec une conséquence exagérément longue, infligée dans le feu de l’action.

Il est important d’être à l’écoute pour savoir ce qui compte vraiment pour notre jeune.  Nous pouvons alors lui faire part de nos propres préoccupations. Il est possible de présenter nos préoccupations d’une manière qui lui est bénéfique  plutôt que comme une démonstration d’autorité. Par exemple, nous pouvons mentionner que c’est pour sa sécurité que nous insistons pour savoir où et avec qui il va.

En conclusion, nos adolescents sont dans une période ambivalente de leur vie. D’un côté ils repoussent nos limites et de l’autre ils les apprécient car cela leur montre que l’on se soucie d’eux. Je me souviens des jeunes de mon adolescence qui se vantaient parfois de pouvoir tout faire à leur guise car leurs parents ne s’occupaient pas d’eux. Pourtant, ils nous confiaient aussi  qu’ils ne trouvaient pas cela toujours si amusant que personne ne se soucie de leur bien être et de leur sécurité.  Ils se sentaient parfois bien seuls et enviaient les jeunes avec des parents impliqués.

La maladie de l’adolescence est de ne pas savoir ce que l’on veut et de le vouloir cependant à tout prix.  –  Philippe Soller
On dit que l’adolescence c’est l’âge bête. C’est vrai que c’est à ce moment-là que les parents ne comprennent plus rien.    –   Patrick Sebastien
L’adolescence est l’âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu’ils posent.   –   George Bernard Shaw

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