Les chemins vers la retraite

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La retraite a été traditionnellement définie comme une étape que l’on atteint après 35-40 ans sur le marché du travail.  De nos jours, il y a d’autres manières d’y arriver. Examinons quatre différents modèles qui nous amèneront tous à la retraite, mais chacun avec des trajets bien différents.

La retraite traditionnelle est le modèle que l’on connaît le mieux. Une personne travaille de façon ininterrompue jusqu’à l’âge de 65 ans, en épargnant 10 à 15% de son salaire pendant toutes ces années. Elle peut alors prendre une retraite bien méritée avec suffisamment d’argent pour profiter de la vie durant les années qui lui restent. Le montant épargné permettra idéalement de payer pour un hobby comme le golf ou de faire quelques voyages ou croisières.

La retraite hâtive est similaire au modèle traditionnel mais sur un mode accéléré. Une personne qui a la chance d’avoir  un travail bien rémunéré dès ses premières années productives, a l’opportunité de procéder plus rapidement. Elle décide d’épargner de façon intensive et de conserver le même niveau de vie peu importe ses augmentations de salaire au fil des ans. Tout est réinvesti. Elle travaille de façon ininterrompue, comme pour la retraite traditionnelle, mais elle peut cesser de travailler beaucoup plus tôt, dans la trentaine ou la quarantaine, au lieu de la soixantaine.

Un troisième modèle consiste à prendre de fréquentes mini-retraites. On alterne alors des périodes de travail intensif avec des périodes de repos complet, un peu comme l’entraînement par intervalles.

 Une personne qui suit ce modèle, pourrait par exemple travailler pendant deux ans et épargner 30 000$, puis passer les deux prochaines années à voyager. Un entrepreneur peut décider de travailler deux semaines par mois et prendre les deux autres semaines du mois pour s’occuper à ses loisirs. Certains vont travailler pendant deux ou trois mois, puis prendre un mois de congé.

Ce modèle permet de s’échapper du marché du travail pendant que l’on est encore jeune, en forme et en santé. Voyager dans la vingtaine est différent des voyages que l’on fait dans la soixantaine. Ce n’est pas nécessairement mieux, mais c’est certainement une expérience tout à fait différente. Ceux qui choisissent cette route ont l’opportunité de prendre une pause et d’être libre de leur temps à toutes les étapes de leur vie, incluant la vingtaine.

La semi-retraite permanente comprend les gens qui ne travaillent jamais à plein temps. Un horaire de travail de 40 heures par semaine ne leur convient tout simplement pas, car ils ont trop de choses ou d’expériences qu’ils aimeraient faire ou connaître.

Ils préfèrent travailler à mi-temps tout au long de leur vie, quitte à gagner moins d’argent. Ils profitent ainsi de leurs temps libre pour poursuivre leurs passions, que ce soit l’escalade, le jardinage, la menuiserie ou toute autre activité qui les intéresse. Ces personnes vont refuser du travail dès que leurs besoins économiques seront satisfaits.

Aucun de ces modèles n’est meilleur qu’un autre. Il faut simplement trouver celui qui nous convient le mieux. Les arrêts fréquents peuvent avoir une incidence sur l’évolution d’une carrière et les chances d’avancement. Revenir sur le marché du travail après une pause n’est pas toujours facile non plus, les employeurs pourraient être enclins à favoriser les candidats qui ne prennent pas des pauses périodiques.

Personnellement, si j’y avais pensé alors que j’étais dans la vingtaine, j’aurais probablement opté pour la retraite hâtive. Comme j’ai plutôt choisi par défaut le seul modèle que je connaissais, j’ai suivi le mode consommation; acheté voitures et maisons et de nombreux gadgets électroniques. La retraite me semblait fort lointaine et il fallait profiter de la vie!  Le taux d’épargne s’en est ressenti.

Ces cinq dernières années, nous avons, Tendre Moitié et moi adopté un modèle qui ressemble davantage à celui de la semi-retraite permanente. Nous travaillons rarement plus de 25-30 heures par semaine et nous sommes très présents dans la vie de Charmante Ado. Avec un horaire moins chargé, nous sommes toujours disponibles pour assister à ses matchs de basketball, ses leçons de ski ou autres activités. Elle est très rarement seule à la maison et nous prenons tous les repas du soir en famille.

Il a fallu oublier les multiples voyages que nous avions l’habitude de faire à chaque année. Nous avons plutôt choisi de visiter les grandes villes américaines, une à la fois. Nous avons ainsi séjourné à New York, Boston, Chicago et Washington. Nous envisageons Philadelphie en Pennsylvanie ou Charlotte en Caroline du Nord pour notre prochaine destination. Ce sont des voyages en voiture, moins coûteux que l’avion, mais tout aussi agréables comme vacances.  Nous n’avons jamais fait le voyage en Europe dont nous rêvions et il n’est pas à l’horizon à courte échéance. Peut-être, d’ici deux ou trois ans; cela nous permettrait à Charmante Ado et moi, de connaître la famille de Tendre Moitié qui habite en Belgique et en France.

Travailler moins, lorsqu’on atteint la cinquantaine, est un mode de vie très agréable, qui permet de souffler et voir autre chose que le 9 à 5 bureaucratique. Cela nous plaît tellement, que nous n’envisageons pas vraiment d’arrêter complètement avant de nombreuses années.

Peu importe le modèle que l’on choisit, l’important c’est de persévérer et de suivre notre voie. On n’est jamais trop vieux, chaque étape de la vie est unique et on ne sera jamais aussi jeune que nous le sommes aujourd’hui.

Le problème avec la retraite, c’est que vous n’avez  jamais de jours de congé.   –    Abe Lemons

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Commentaires

  1. Madame Dupont a écrit:

    Bonjour, un sujet très intéressant. Bonne continuation.

  2. tibault a écrit:

    Salutations, un sujet très intéressant. Je reviendrais.

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