Le meilleur post-it

pense-bête

Une technique intéressante pour nous aider à atteindre nos objectifs est de les encadrer par les mots ‘’si’’ et ‘’alors’’. Plus d’une centaine d’études ont démontré que si  l’on décide à l’avance de l’endroit et du moment d’une action, nous avons beaucoup plus de chances de réaliser notre objectif.

Une étude entre autres, examinait des participants qui désiraient faire de l’exercice régulièrement. La moitié des sujets devaient planifier en décidant où et quand ils allaient s’entraîner chaque semaine; par exemple;  ‘’si c’est un lundi, mercredi ou vendredi, alors, je vais au gym après le travail pour m’entraîner durant une heure’’. Le reste des participants n’avait pas à établir une planification.

Les résultats ont été spectaculaires. Après plusieurs semaines, 91% des planificateurs s’entrainaient encore régulièrement, contre seulement 39% des gens qui n’avaient pas planifié.

D’autres études ont démontré des résultats similaires pour les comportements visant à adopter des habitudes bonnes pour la santé, comme l’auto-examen mensuel des seins où les planificateurs ont réussi à 100% à intégrer cette tâche à leur vie, alors que ceux qui ne l’avait pas planifiée ont eu un taux de succès de seulement 53%. .

Il semblerait que la technique du ‘’si-alors’’ soit parfaite pour notre cerveau. Notre cerveau comprend le langage des contingences et est particulièrement  doué pour encoder et se souvenir des informations formulées dans les termes de ‘’si X, alors Y’’.

Une fois notre planification en termes ‘’si-alors’’ assimilée, notre inconscient commencera à chercher dans notre environnement la situation qui répond  au critère du ‘’si’’. Ceci nous permet de prendre conscience du moment (‘’oh, il est sept heures,  c’est le temps d’aller courir’’), même si nous sommes occupés à autre chose.

Le fait d’avoir déjà décidé de ce que nous voulions faire nous permet d’exécuter l’action sans avoir à y penser consciemment, ni perdre notre temps à envisager ce qui doit venir ensuite. Souvent, nous réalisons que, jour après jour, plusieurs choses importantes demeurent non complétées. En les planifiant avec la technique du ‘’si-alors’’, nous nous assurerons que notre inconscient saisira le moment du ‘’si’’ pour nous rappeler que la situation désirée est présente et que nous devons continuer avec l’action du ‘’alors’’.

On peut planifier n’importe quoi de cette manière et commencer sa journée en organisant nos objectifs en ces termes, mettra notre cerveau à contribution, mieux que n’importe quel post-it.

Cette technique est aussi utile pour éviter les conséquences désagréables ou dangereuses d’un coup de tête ou d’une réaction impulsive. Par exemple, nous pourrions décider avant une soirée que ‘’si je bois de l’alcool, alors  je prendrai un taxi, ou ‘’si une personne m’insulte ou me provoque, alors je prendrai une grande respiration et ignorerai la remarque’’. Planifier de cette façon nous aide à éviter les tentations ou provocations qui soumettent notre volonté  à rude épreuve en mettant à l’œuvre notre inconscient pour nous diriger vers la bonne action.

En fait, il a trois types de planification ‘’si-alors’’. Le premier est le remplacement et est utilisé pour remplacer une mauvaise habitude avec une bonne. Cela peut être le désir de contrôler notre humeur ou notre tendance à grignoter. Pour contrôler notre humeur, nous pourrions utiliser ceci’ ‘, si je sens que je deviens de mauvaise humeur, alors je vais prendre trois grandes respirations pour me calmer’’.

Le deuxième type est l’ignorance, qui se concentre sur des sentiments non désirés, comme l’anxiété, le doute ou la peur. On planifie alors d’ignorer les pensées impulsives afin d’en diminuer les effets.

Le dernier type est la négation. Ceci implique de prendre une décision de ne pas faire quelque chose si une certaine situation se présente, par exemple : ‘’Si je vais au restaurant, alors je ne mangerai pas de plat engraissant.’’

Cette dernière technique est celle que nous utilisons le plus souvent mais c’est aussi la moins efficace. Les études ont démontrées que de planifier de ne pas faire une mauvaise habitude a souvent l’effet contraire et renforce l’habitude. Il est de loin préférable de trouver une action qui remplacera la mauvaise habitude.

Essayer de modifier notre comportement en faisant seulement appel à notre volonté n’est pas efficace. Nous finirons toujours par rencontrer une situation où notre réaction impulsive sera ‘’au diable tout cela’’ ou ‘’tant pis’’, parce que nous serons fatigués, de mauvaise humeur, en colère ou affamés.

En indiquant à notre cerveau de chercher et de relier une situation particulière à une action spécifique, nous aurons plus de chances d’arriver à notre objectif en évitant les écueils de la tentation.

Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre.   –    Sun Tzu
Pour atteindre l’objectif final, je me concentre d’abord sur la préparation.    –    David Douillet

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