Le bonheur, c’est apprécier ce que l’on obtient

apprécier

L’adaptation hédoniste est la théorie voulant que notre niveau de bonheur augmente lorsque des choses agréables nous arrivent mais que nous retournerons toujours à un niveau préétabli génétiquement de bonheur. C’est un peu un phénomène d’accoutumance. Les malheurs nous affecteront dans l’autre sens mais nous retrouverons éventuellement notre niveau préétabli là aussi.

Il semblerait selon les études de deux chercheurs, les psychologues Kennon Sheldon de l’Université du Missouri et Sonja Lyubomirsky de l’Université de la Californie, que de simples changements dans notre style de vie pourraient nous aider à être un peu plus heureux.

Il y a des gens d’un naturel sombre et d’autres qui sont exubérants. Les deux psychologues voient notre prédisposition naturelle au bonheur davantage comme une gamme de niveaux sur une échelle que comme un point fixe et ils postulent que nous nous déplaçons continuellement  de haut en bas sur les niveaux de notre échelle personnelle. Ils pensent qu’il est possible pour nous de parvenir à rester plus longtemps au sommet de l’échelle même si nous aurons toujours tendance à redescendre vers notre prédisposition naturelle ou génétique.

Les mots clés pour y arriver seraient la variété et l’appréciation. Il faut rechercher les nouvelles expériences qui modifieront notre vie. Pour garder un  amour vivant par exemple, il faut y introduire de nouvelles expériences et un peu de variété et apprécier ce que nous avons en reconnaissant que nous aurions pu ne pas l’avoir et que nous pourrions un jour le perdre. La volonté consciente d’apprécier ce que l’on a, nous évite la démangeaison d’en vouloir davantage trop tôt.

Sans ces efforts, nous risquons de perdre intérêt et de chercher quelque chose de ‘’mieux’’ ailleurs. Nous sommes des éternels insatisfaits et cela nous ramène  invariablement à notre niveau préprogrammé de bonheur.

Dans une étude comprenant  481 étudiants, il leur a été demandé pendant deux semestres  de mesurer leur niveau de bonheur et de déterminer si le fait d’apprécier ou de savourer les bonnes choses pouvaient le faire durer quelques semaines.

Dans la plupart des cas l’appréciation ne prolongeait pas le sentiment de bonheur et les étudiants retournaient rapidement à leur niveau initial de bonheur. La majorité des étudiants s’est habituée au changement qui avait amené une plus grande sensation de bonheur. Ils ont cessé d’être aussi heureux parce qu’ils se sont mis à en vouloir plus et ont augmenté leurs standards, ou ils ont cessé de voir le changement comme une nouvelle expérience positive et l’ont considéré comme un état de fait.

Par exemple, le plaisir à se promener dans une nouvelle voiture a été remplacé par le souhait d’avoir un véhicule plus performant, plus sportif ou plus coûteux .

Il y avait par contre quelques participants qui étaient capables de maintenir un plus haut niveau de bonheur en le gardant frais, en se le remémorant et en appréciant ce qu’ils avaient.  Ceux-ci continuaient à avoir de nouvelles expériences en relation avec le changement, ce qui gardait leur taux de bonheur élevé.

Les deux chercheurs et d’autres scientifiques ont déterminé qu’environ 50% de notre niveau de bonheur est prédéterminé par nos gènes.

Notre environnement et les circonstances qui nous entourent comptent pour seulement 10%.  Cela représente notre état de santé, notre vie amoureuse, notre emploi ou notre situation financière. Le reste, 40%, serait sous notre contrôle et dépendrait de notre manière de voir les choses et notre comportement. Ce 40% représente nos pensées, nos sentiments, paroles et actions.

Grâce eux, nous pouvons hausser notre niveau de bonheur.

Les auteurs de l’étude notent que ce ne sont pas tous les changements agréables qui amèneront un taux de bonheur plus élevé de façon durable. La possession d’un nouvel objet tout neuf peut nous rendre plus heureux temporairement mais pour que ce bonheur soit durable, il faudrait que cette expérience positive se produise de nouveau chaque jour et qu’elle soit appréciée autant que la journée précédente pour avoir un effet durable.

Un nouveau bien ne procure pas de nouvelles expériences positives. Nous nous habituons très rapidement à sa présence et il ne nous apporte plus de satisfaction. Après un certain temps, nous ne le voyons même plus comme étant nouveau ou excitant. Nous désirons donc un nouvel objet qui lui, sûrement nous apportera le bonheur.

Beaucoup d’achats de biens matériels se révèlent alors n’être que des mesures éphémères pour essayer d’augmenter notre sentiment de bonheur.

La seule manière de vraiment influencer ce qui nous rend heureux est de modifier notre perception, en cherchant à renouveler et à garder frais à notre esprit le sentiment de nouveauté et en appréciant davantage les bonnes choses qui nous arrivent.

Le secret du bonheur ne consiste pas à rechercher toujours plus, mais à développer la capacité d’apprécier avec moins.   –   Dan Millman
Dans le titre: La réussite, c’est obtenir ce que l’on veut. Le bonheur, c’est apprécier ce que l’on obtient.     –    H. Jackson Brown

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