L’ado social

ado digital

Petit problème de l’ère digitale dans la famille Opus Secret cette semaine. Charmante Ado grandit et son goût d’autonomie et de prendre ses propres décisions aussi. Même si nous encourageons son sens de l’initiative et son goût pour l’entrepreneuriat,  nous sommes plus austères, pour ne pas dire vieux-jeu, sur d’autres points.

Nous avons toujours refusé, à son grand chagrin, que notre fille ait une télévision dans sa chambre. La raison est simple;  j’en ai eu une durant mon adolescence et je ne sortais à peu près jamais de ma chambre. Mes parents n’avaient aucune idée de ce que je regardais ou de ce que je faisais de mes soirées et ce n’est pas un modèle que nous voulons suivre. Nous tentons de garder  nos soirées comme un moment familial au lieu d’une occasion pour chacun de s’isoler.

A treize ans et demi, je crois que nous avons encore notre mot à dire sur les activités de Charmante Ado. Je lui enlève son cellulaire et son iPod au coucher depuis quelques temps parce qu’elle va sur Facebook avec ses amies alors qu’elle devrait dormir. Elle n’a  rien dit pendant quelques semaines, mais ces derniers temps, elle a essayé de convaincre Tendre Moitié qu’elle voulait seulement écouter de la musique sur son cellulaire ou son iPod pour s’endormir. Tendre Moitié trouvant la demande raisonnable lui a promis de m’en parler.

Le problème est que le seul jour où j’ai oublié de lui enlever ses gadgets électroniques, elle est aussitôt allée « chatter » sur Facebook. Tendre Moitié a admis qu’il est difficile de croire qu’une ado de treize ans va résister à la tentation de répondre aux messages de ses amies si elle a l’appareil entre les mains. Nous avons donc décidé de maintenir le statu quo. Les ados de cet âge ont besoin de dix à douze heures de sommeil et c’est effectivement ce que dort Charmante Ado lors de ses jours de congés. Nous voulons qu’elle réussisse bien à l’école et qu’elle soit reposée le matin. Elle a accès à l’internet en soirée, mais pas dans sa chambre une fois couchée lorsqu’elle a de l’école le lendemain.

La valse des « les parents de mes amies ne font pas ça » et des « je ne peux pas dormir sans musique » a suivi notre refus. En fait, elle nous avait déjà raconté que les parents d’une de ses copines  lui interdisaient tout internet durant la semaine, sauf pour les travaux scolaires. Ils lui avaient laissé son iPod, jusqu’à ce qu’ils découvrent que leur fille avait réussi à établir la connections Wi-Fi (ils ne la croyaient pas si technologique) et discutait allègrement avec ses amies toute la soirée et une fois couchée. Charmante Ado a sûrement des amies dont les parents ne se soucient pas de leur vie en ligne, mais c’est peut-être parce qu’ils ne réalisent pas  ce que font leurs enfants sur Internet.

Les jeunes de cette génération grandissent avec ces technologies et elles font partie de leur tissu social. En tant que parents, nous faisons face à des choix plus compliqués que d’avoir ou non une télé dans sa chambre. On ne peut pas tout interdire, mais nous devons prendre des décisions sur des points qui n’ont pas fait partie de notre éducation. De plus, de nouvelles technologies se rajoutent sans cesse et nous devons rester à jour pour pouvoir prendre des décisions éclairées.

Pour le moment, nous suivons l’activité en ligne de notre fille de très près. Une étude américaine datant de 2009 a révélé que 45% des compagnies vérifient maintenant l’activité sur les réseaux sociaux des gens qui postulent pour un emploi et que 35% rejettent des candidats suite à ce qu’ils ont découvert sur eux en ligne.

Certains prônent l’autonomie, de leur faire confiance et de leur laisser prendre leurs responsabilités en leur donnant plus de liberté, mais si on ne leur explique pas ce qui est convenable, dangereux ou dommageable, ils auront probablement des comportements risqués, des propos inappropriés et des conséquences douloureuses.

Le soir où nous lui avons refusé le iPod ou le cellulaire pour écouter de la musique au lit, Charmante Ado était plutôt frustrée par notre décision. Je l’ai entendue se retourner longtemps dans son lit, mais elle a fini par s’endormir. Je suis restée éveillée encore plus tard qu’elle en me questionnant à savoir si nous n’étions pas trop sévères et si elle serait vraiment capable de résister à la tentation de texter au lit, si nous avions accepté. Il y a toujours une fine ligne entre la fermeté et l’autoritarisme. Je ne veux pas perdre notre excellente relation avec une ado somme toute assez facile et agréable à vivre.

Je n’avais pas trop à m’en faire, le lendemain, Charmante Ado était tout sourire et ne semblait pas préoccupée du tout. C’était probablement une de ces occasions où l’ado teste ses parents pour établir les limites et s’en satisfait en réalisant qu’elles existent et sont là pour rester. Dans un certain sens, cela doit même être réconfortant de voir que ses parents se soucient d’elle.

D’un autre côté, si vraiment la musique l’aide à s’endormir, nous avons un vieux mini lecteur mp3 qui pourra très bien faire l’affaire.

 

L’adolescence est une période de changements rapides. Entre l’âge de 12 et 17 ans par exemple, un parent peut vieillir de presque 20 ans.    –  Auteur inconnu
Lorsque j’étais un jeune garçon de quatorze ans, mon père était si ignorant que j’avais peine à endurer sa présence.   Par contre, lorsque j’ai atteint l’âge de 21 ans, j’ai été estomaqué de voir tout ce qu’il avait appris en sept ans.   – Auteur inconnu, parfois attribué à Mark Twain 

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