La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure

plage

Je vais raconter aujourd’hui comment j’ai rencontré Tendre Moitié.

En 1997, j’habitais  sur une île assez isolée où je m’étais retrouvée suite à un transfert pour mon travail. À 36 ans, et désespérant de trouver l’âme soeur dans un si petit bassin de population, je m’étais inscrite sur un nouveau site internet  appelé Réseau-Contact.

Je m’étais fait un profil honnête et simple indiquant que je recherchais l’amitié. À l’époque, il n’y avait pas encore de photo sur ce site. Il n’était pas question pour moi de rechercher activement quelqu’un de compatible, mais je me disais que si une personne m’écrivait, je verrais bien ce qui arriverait.

J’ai reçu trois ou quatre courriels complètement inintéressants auxquels je n’ai même pas répondu. Puis un jour j’ai reçu un message d’un certain Barth qui me suggérait d’aller voir son profil car nous semblions avoir plein de choses en commun.

En consultant sa fiche, j’ai vu qu’effectivement il aimait comme moi l’aviation, les couchers de soleil, la mer, la plage et les chiens. Il avait aussi fait une liste de connaissances que la personne recherchée devrait posséder:

Qu’est-ce que le Bénodet?

Qui est le président de Chrysler?

Où se trouve l’île Pictou?

En tout, il devait y avoir une vingtaine de points. J’ai trouvé cela plutôt original et je connaissais toutes les réponses sauf pour le Bénodet dont je n’avais jamais entendu parler.

Je lui ai donc répondu en toute honnêteté. Il m’a confié qu’il avait fait une recherche avec des critères très pointus, en précisant tous les points qu’il préférait chez une femme ainsi que ses intérêts. Sa recherche n’a rapporté aucun résultat. Il a alors décidé de modifier un critère pour voir s’il trouverait quelqu’un. Comme il mesure six pieds et six pouces, il avait indiqué qu’il préférait une femme de plus de cinq pieds et neuf pouces. Il s’est dit que ce n’était finalement pas très important et il a changé cela pour plus de cinq pieds et six pouces. Je fait cinq pieds et sept pouces… Ma fiche est la seule qui est sortie!

Nous avons échangé cent vingt-quatre courriels sur une période de quinze jours. Puis nous nous sommes parlés au téléphone durant deux ou trois heures chaque soir pendant un autre deux semaines. On s’est échangé nos photos par la poste. Sur la sienne, il y avait un gamin d’environ huit ans sur ses épaules. Était-ce son fils ou bien voulait-il m’indiquer qu’il aimait les enfants? Finalement, c’était son neveu, et oui, il adorait les enfants. De mieux en mieux!!

Nous étions séparés par 1400 kilomètres. Il voulait venir me voir dans mon île. J’étais un peu craintive mais qui ne risque rien n’a rien. Nous avons donc convenus qu’il arriverait par le traversier et que je l’accueillerais à son arrivée au quai. Le jour dit, j’ai finalement décidé de prendre le traversier pour aller à sa rencontre. Mon raisonnement était que si je réalisais durant la traversée que c’était un dangereux maniaque,  je pourrais alors le laisser sur le bateau et rentrer chez moi toute seule. J’avais donc cinq heures de traversée pour me faire une opinion.

Je  lui ai téléphoné pour lui dire qu’on se rencontrerait sur le bateau. Lorsqu’il est arrivé, il m’a serré dans ses bras et après cinq minutes c’était comme si on se connaissait depuis toujours. Il est descendu du bateau et est venu chez moi. Tout ceux qui me connaissent pourraient vous dire que ceci était très audacieux de ma part et complètement hors caractère. Je n’en reviens toujours pas d’avoir osé faire cela!

Après dix jours sur notre île, à faire connaissance et à marcher sur la plage en regardant les couchers de soleil, Tendre Moitié est reparti chez lui pour ramasser toutes ces choses et revenir s’établir sur l’île avec moi. Nous ne nous sommes plus quittés. Un an  après le premier courriel exactement, nous sommes mariés et Charmante Ado est née l’année suivante.

Voilà comment j’ai rencontré Tendre moitié il y a maintenant un peu plus de quatorze ans.

Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi.   –   Emile-Auguste Chartier

Il n’est qu’un bonheur sur la terre, Celui d’aimer et d’être aimé.  –  Alexis-Félix Arvers

Dans le titre: La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure.   –  St-Augustin

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Commentaires

  1. Barth a écrit:

    Même si l’histoire m’est déjà connue, c’est un plaisir d’en lire le récit ! Kleenex svp! Xxxxxxxx Barth

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