La marche de la vie

remuons-nous

Les gens actifs vivent généralement plus longtemps que les personnes sédentaires. Le type ou la quantité d’exercice requis pour bénéficier d’une plus grande longévité ont été le sujet de plusieurs études récemment.

En Angleterre, les chercheurs ont analysé une banque de données comprenant des questionnaires complétés par des fonctionnaires qui avaient entre 35 et 55 ans au début et qui ont été suivis pendant dix ans. Durant cette période, ils ont remplis périodiquement un questionnaire sur leur santé.

On leur demandait de rapporter toute activité physique qui avait eu lieu dans le mois précédent. Ils devaient indiquer  le nombre d’heures consacrées aux activités suivantes : la marche, le jardinage, les tâches ménagères, la natation, le cyclisme, le golf, le soccer et les tâches d’entretien ou de réparations sur la maison.

Chaque activité était dotée d’une intensité, allant de légère pour le lavage de la vaisselle ou faire la cuisine, à énergique, pour les activités comme la natation et tondre le gazon (pas sur un tracteur), en passant par modérée pour les tâches telles qu’enlever les mauvaises herbes ou la marche rapide.

Les chercheurs ont aussi vérifié les registres de décès des fonctionnaires. En général, ils ont découvert que l’activité physique, peu importe la source, était associée à une plus longue vie. Cette association était beaucoup plus forte chez les gens qui avaient des activités plus intenses. Ceux qui faisaient régulièrement des travaux sur leur maison ou qui pratiquaient la marche à un bon rythme étaient plus à l’abri d’une mort prématurée que ceux qui ne faisaient que des activités légères, même si les activités légères étaient plus fréquentes et plus longues que les activités énergiques.

Cette conclusion est en accord avec celle d’une autre étude publiée dans The European Journal of Preventive Cardiology, où des chercheurs de Copenhague ont suivi, pendant dix-huit ans, 5 106 adultes qui pratiquaient le cyclisme récréatif. Les participants devaient indiquer périodiquement le nombre d’heures et l’intensité de leurs promenades à vélo. Les décès parmi les participants ont été recensés.

Les cyclistes qui indiquaient une intensité plus élevée ont vécu plus longtemps que ceux qui pédalaient à un rythme plus lent, même s’ils pédalaient moins longtemps en termes d’heures totales que ceux qui étaient moins énergiques.

 Ce ne sont pas tous les chercheurs qui sont d’accord avec la conclusion qu’une plus grande intensité est essentielle pour prolonger notre vie. Le consensus général parmi les chercheurs étudiant la relation entre la longévité et l’exercice, est que ce qui compte c’est la quantité totale d’énergie dépensée et non l’intensité durant l’activité.

Dans une autre étude publiée ce mois-ci dans le PLoS Medicine, des chercheurs américains, ont examiné des données sur les activités physiques, la masse corporelle et la mortalité de plus de 650,000  adultes américains qui avaient participé à des études de l’Institut National pour le Cancer au fil des ans.

Ils ont comparé les niveaux d’activité physique des participants avec les niveaux gouvernementaux recommandés de 150 minutes d’activité modérée par semaine. Ils ont découvert que ceux qui se conformaient à cette recommandation avaient vécu en moyenne 3.4 années de plus que les gens qui ne faisaient pas d’exercice.

Ceux qui avaient doublé la quantité d’exercice recommandé ont aussi vécu plus longtemps, mais le taux de bénéfice diminuait de façon significative puisque ils n’ont vécu en moyenne que dix mois de plus que ceux qui se contentaient de suivre les recommandations.

Les gens souffrant d’embonpoint ou obèses  ont vécu plus longtemps s’ils pratiquaient une activité physique modérée, même s’ils n’avaient pas perdu de poids durant la période d’étude.

Les gens qui disaient ne faire de l’activité physique que de manière sporadique ont aussi bénéficié d’une plus grande longévité. Un niveau d’activité aussi minime que dix minutes de marche par jour a été associé à un gain de près de deux ans d’espérance de vie.

En fait, le niveau d’activité physique pour une longévité maximale parmi les participants a été calculé à 65 minutes de marche par jour, alors qu’un niveau plus élevé n’a rapporté aucun gain mesurable.

Ces études suggèrent que l’activité physique même minime peut prolonger notre vie. Il est probable qu’un exercice plus intensif nous procurerait des bénéfices additionnels.

Le plus grand bénéfice pour ajouter des années à sa vie serait de combler l’espace entre ne rien faire du tout et atteindre le plus bas niveau d’activité. L’inactivité totale raccourcit l’espérance de vie, mais aussitôt que l’on se met en mouvement, même pour des activités aussi simples que les tâches ménagères, on augmente notre longévité.

Comment avoir une longue vie? Faites une marche de deux milles, chaque matin avant le petit-déjeuner.   –   Harry S. Truman

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