L’aventure américaine

californie

Lorsque j’ai débuté mes études d’infirmière, il y a plus de trente ans, mon seul et unique objectif était de travailler en pouponnière. J’ai adoré le stage dans ce département, mais j’ai quelque peu déchanté en parlant avec les infirmières en poste, lorsqu’elle m’ont annoncé que cela prendrait un bon dix ans d’expérience, ou plutôt d’ancienneté, pour espérer obtenir un poste en pouponnière. Ces positions étaient les plus convoités et ce n’étaient pas les jeunes diplômées qui les obtenaient.

J’ai donc travaillé en médecine interne et en soins de longue durée. Après des vacances en Californie avec une copine, j’ai commencé à rêver d’y vivre. Environ six mois plus tard, j’ai lu dans un journal qu’un hôpital de Californie recrutait à Montréal, Toronto et Vancouver pour trouver des infirmières.

J’ai été une des infirmières choisies et après cinq mois de paperasses administratives pour obtenir un visa de travail et un permis d’exercer en Californie, je me suis retrouvée à San Jose.

J’aurais bien aimé travailler en pouponnière, mais encore une fois, ce n’est pas arrivé. On m’a plutôt attitrée au département d’oncologie. L’adaptation s’est bien faite, quoique le système de soins de santé était bien différent du Québec. Chaque seringue, rouleau de diachylon ou pansement, comportait un autocollant que nous devions appliquer au dossier du patient pour qu’il soit facturé. Cela donnait des situations où les patients récupéraient les bouts de rouleaux pour ne pas avoir à en payer un nouveau.

Je n’ai pas vraiment aimé le travail dans cet hôpital mais cela m’a procuré une très bonne expérience. Au bout d’un an, j’ai fait renouveler mon permis de travail, pour une période de deux ans cette fois-là, tout en appliquant pour la résidence permanente. Un permis de travail ne me permettait de travailler que pour l’hôpital qui m’avait parrainé et je voulais changer de milieu de travail.

Les procédures sont assez longues pour obtenir une Green Card (résidence permanente) et ce n’est que dix-huit mois plus tard que j’ai finalement reçu mes papiers. Je pouvais alors travailler n’importe où aux États-Unis.

Je suis allée travailler pour une compagnie qui offrait des services d’infirmières visiteuses. Vu mon expérience en oncologie, je fus affectée aux patients cancéreux qui recevaient des soins à domicile. J’ai adoré ce travail, qui bien qu’il était beaucoup moins bien payé que le précédent, était infiniment plus valorisant.

Je rencontrais les gens chez eux, dans leur environnement et cela leur donnait une certaine confiance en eux-mêmes et en leurs moyens. Ils se sentaient moins malades qu’à l’hôpital, même si ce n’était souvent pas le cas en réalité. Être à la maison les aidaient à être plus optimistes quant à leur maladie.

J’ai habité la Californie pendant sept ans et j’ai gardé cet emploi tout ce temps. On remarquait moins les effets de la médecine privée et je n’avais pas à gérer l’aspect financier. Les patients que nous voyions avaient des assurances privées ou avec leur employeur et tout ce que je savais, c’était le nombre de visites par semaine auxquelles ils avaient droit.

À l’hôpital, j’avais vu des gens ruinés par la maladie. Il y a eu par exemple ce patient assez âgé atteint d’un cancer du cerveau et dont la femme a tout perdu pour payer les frais médicaux;  toutes leurs économies, la maison qui dut être vendue, la vieille dame n’avait plus rien lorsqu’il est décédé.

Nous critiquons beaucoup la médecine sociale, mais en cas de maladie catastrophique, elle permet de ne pas voir disparaître les économies de toute une vie. Oui, les temps d’attente sont plus longs, c’est difficile de trouver un médecin de famille, moi-même en ce moment, je n’ai pas de médecin attitré, mais j’ai vu l’alternative, et ce n’est pas joli.

Personne ne peut faire face aux dépenses médicales qu’engendre un cancer ou autre maladie demandant des soins considérables.

De tout mon séjour en Californie, le système de soins de la santé fut de loin la chose la plus difficile à comprendre et à accepter.  Tout ceux qui étaient assurés via leur employeur ne voyaient pas de problème. Toutefois, il y avait aussi la masse des non-assurés, ceux qui n’étaient pas assez pauvres pour les soins gratuits, mais pas assez riches pour avoir une assurance privée et dont l’employeur n’offrait aucun plan de soins de la santé.

Lorsque l’on arrive dans un nouveau pays ou même une nouvelle ville, au début nous trouvons tout bien mieux que l’endroit que nous venons de quitter. C’est la lune de miel. La Californie des années 80 était fantastique, MTV venait d’arriver, ainsi que le Walkman. Michael Jackson venait de sortir Thriller et Lione Ritchie était au sommet de sa popularité. C’était le bon temps, c’était ma jeunesse quoi.

Il y avait bien les tremblements de terre périodiques pour nous effrayer un peu et un taux de criminalité beaucoup plus élevé qu’au Québec, mais cela restait une belle vie malgré tout. Avec les années, on acquiert un oeil plus critique sur notre environnement et on réalise que notre lieu d’origine n’était pas si mal que cela en fin compte.

Dans mon cas, l’aventure s’est terminée au bout de sept ans, je me suis retrouvée seule après avoir été longtemps en couple et j’ai décidé de revenir au bercail.

Je garde un souvenir impérissable de ces années, du soleil, de la mer, des gens ouverts et sociables, de l’esprit de folie qui régnait au début de la Silicon Valley.

Avec le Grand Nord Québécois, la Californie fait partie de mes meilleures expériences de vie. Il y a aussi les Îles-de-la-Madeleine, mais cela, c’est une autre histoire.

Il faut avoir le courage dans la vie de quitter sa péniche, sinon on vogue au fil de l’eau en se faisant du cinoche et on crève sans être allé ailleurs qu’au cinoche.    –   René Fallet 

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L’anticipation du voyage

avion

Avec cette grippe qui n’en finit plus,  j’ai l’impression d’avoir perdu douze jours de ma vie. Je commence à entrevoir la fin de cet épisode, principalement parce que j’ai l’esprit plus clair et moins embrumé.

Nous avons passé une partie de notre dimanche à planifier nos vacances de Noël qui seront aussi un voyage dans la famille de Tendre Moitié.  La logistique est un peu compliquée vu que nous voulons aller à la fois en France et en Belqique.

Le plan initial était de se rendre à Bruxelles, où une cousine viendrait nous rejoindre. Nous passerions alors quelques jours à visiter la famille ensemble, pour ensuite nous diriger vers Cannes, où habite cette cousine et le reste de la famille. Nous hésitons encore entre le train(TGV) et la voiture, mais les 1200 km de route entre Bruxelles et Cannes ne me tentent pas trop. Charmante Ado penche définitivement pour le train alors que Tendre Moitié, qui adore conduire, est ouvert à toutes les possibilités.

Nous passerions Noël et le jour de l’An à Cannes et dans les environs, parmi la famille. Notre étape finale, à laquelle Charmante Ado et moi tenons beaucoup, serait de passer trois ou quatre jours à Paris. Tendre Moitié insiste pour dire qu’on ne peut pas visiter Paris en quatre jours. mais nous maintenons que nous ne pouvons pas aller en France sans avoir, ne serait-ce qu’un tout petit aperçu de Paris. Tendre Moitié suggère de garder Paris pour un voyage ultérieur, mais ce nest pas comme si nous allions en Europe tous les ans et il n’y a aucune garantie que nous pourrons y retourner.

Nous avons visité l’Égypte il y a treize ans, alors que le père de Tendre Moitié habitait Sharm El Sheik. Alors que nous allions par la route de Sharm El Sheik au Caire, nous aurions pu faire un détour et passer une journée ou deux à Alexandrie. Nous ne l’avons pas fait, pensant y retourner lors d’un voyage ultérieur. Finalement, le père de Tendre Moitié est rentré en Belgique dû à des problèmes de santé et nous ne sommes jamais retournés en Égypte. Je veux donc voir Paris lors de ce voyage. Si nous retournons en France plus tard, tant mieux, mais je préfère un avant-goût au cas où nous n’aurions jamais la chance d’y retourner.

Nous essayons donc de trouver des billets d’avion qui nous permettrons d’arriver à Bruxelles et de repartir de Paris, ce qui ne semble pas être un problème, moyennant un supplément.  Il y aura probablement un voyage en TGV entre Bruxelles et Cannes à l’aller et de Cannes à Paris au retour, si j’arrive à convaincre Tendre Moitié que la route en voiture ne vaut pas la fatigue qu’elle nous occasionnera.

Le logement est encore en suspens mais les dates sont à peu près fixées; nous passerions 2-3 jours à Bruxelles, 10 jours à Cannes et 4 jours à Paris,  entre le 19 décembre et le 5 janvier.

Il nous faut d’abord vérifier que notre jeune voisin pourra venir s’occuper des deux chiens, quatre chats et trois aquariums. Il est bien gentil mais nous retrouvons toujours la maison dans un état quelque peu démoralisant, car il ne croit pas que le balai fasse partie de ces tâches, malgré nos suggestions. Nous essayons de limiter les dégâts è un étage mais c’est tout de même un grand ménage qui nous attend à notre arrivée. Nous avons augmenté son salaire lors des derniers voyages, mais cela n’a pas semblé réveiller de fibre nettoyeuse en lui.

L’autre préoccupation est de trouver une pension pour les rats. Nous ne pouvons nous fier sur notre voisin pour cela, alors nous pensons demander encore une fois, à la dame qui nous a vendu les trois petites rates.

Une fois que tout ce petit monde sera  en sécurité et bien soigné, nous pourrons partir l’esprit tranquille. Nous n’aurons pas trop des deux prochains mois pour organiser tout cela.

Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page. – Saint Augustin
Il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses.    –   Milan Kundera

Pause Vacances

voyage

Nous sommes au beau milieu de nos vacances et après avoir fait le tour de la famille des deux côtés, nous voilà aux États-Unis pour quelques jours.

Durant la première partie du voyage, Tendre Moitié et moi dormions dans le motorisé alors que Charmante Ado passait la nuit chez sa grand-mère ou sa tante. Il faisait tellement chaud la nuit que nous avons eu beaucoup de difficulté à dormir.

Nous étions donc vraiment contents d’arriver à l’hôtel. Les chambres viennent tout juste d’être rénovées et tous les meubles et accessoires sont flambant neufs, ce qui est très agréable. Le petit déjeuner est ordinaire mais la piscine et le wifi gratuit sont très appréciés et pour 75$ la nuit, grâce à Priceline.com, cela nous laisse plus de sous pour les activités. Cela nous fait donc des vacances économiques mais relaxantes.

Le beau temps se maintient et nous prévoyons aller à la plage aujourd’hui. Nous avons fait quelques emplettes mais nous sommes toujours à la recherche de chaussures pour Charmante Ado. Je croyais trouver sa pointure (12 en Amérique du Nord ou 44 en Europe), facilement aux États-Unis, mais je crois que nous devrons pousser plus loin nos recherches.

Les chiens et chats sont restés à la maison. Nous avons un jeune voisin qui vient matin et soir pour sortir les chiens vers  huit heures et les rentrer pour la nuit, en plus de nourrir les chats et les poissons. Les rats sont en pension chez la personne qui nous les a vendus. C’est assez étrange de se retrouver sans animal, nous parlons souvent d’eux et leur achetons des gâteries pour notre retour. La liberté de mouvement est agréable, mais ils nous manquent aussi.

Ceci va être un article très court car Tendre Moitié et Charmante Ado m’attendent pour aller à la piscine et au spa. Nous devrions vous revenir reposés et prêts pour la rentrée scolaire de Charmante Ado. Ceci est mon 275e article et le 7 novembre arrive à grand pas. Cette date marquera une année complète d’articles, sans une seule journée manquée, comme je l’avais souhaité dans ma Bucket List.

L’habitude est maintenant prise et toute la famille s’est ajustée au rythme des articles et au temps nécessaire pou les rédiger. J’essaie de ne pas empiéter sur notre temps ensemble et j’y réussis sans  trop de mal.

 

Le farniente est une merveilleuse occupation. Dommage qu’il faille y renoncer pendant les vacances, l’essentiel étant alors de faire quelque chose. – Pierre Daninos

Nommez votre prix

mer

La semaine prochaine, nous prenons de petites vacances, d’abord pour aller voir la famille, puis nous irons passer quelques jours sur la côte Est américaine.

Nous avons un petit motorisé que nous tentons actuellement de vendre car il ne peut coucher que trois personnes, et une de ces personnes doit être très petite, ce que Charmante Ado n’est plus depuis un bon moment. Nous pension apporter une tente supplémentaire qui nous aurait servi uniquement de chambre d’appoint.

En faisant des recherches pour un terrain de camping sur le bord de la mer, j’ai rapidement déchanté. Je viens de découvrir un nouveau système tarifaire qui semble être généralisé sur la côte américaine. Le tarif de base est pour deux personnes seulement. Chaque personne supplémentaire doit payer entre 5 et 14$ par jour. De plus, si on veut ériger une tente en plus de notre petit motorisé, nous devrions payer entre 25 et 40$ additionnels.

Selon mes calculs, un site pour 3 personnes, avec électricité, eau et égouts, pour 3 personnes avec un motorisé (22 pieds) et une petite tente, nous coûterait entre 75 et 88$ par jour, ce que je trouve complètement ridicule.

Nous avons donc changé nos plans et nous irons à l’hôtel. En effet avec Priceline.com, j’ai pu trouver un hôtel 3 étoiles avec piscine intérieure et extérieure, salle d’entraînement, petit-déjeuner chaud gratuit, internet et stationnement gratuit pour moins de 70$ par jour.

Nous allons aussi diminuer les coûts en essence, car notre voiture consomme beaucoup moins que le motorisé. C’est un peu dommage pour le camping qui est un mode de vacances que nous aimons bien, mais je refuse de payer plus que le coût d’une chambre d’hôtel. Même en considérant que nous aurions pris tous nos repas dans le motorisé, ce qui n’est jamais le cas, le camping n’est pas économique.

En étant à l’hôtel, avec un mini frigo et un four micro-ondes, il est aussi possible d’épargner sur la nourriture. Nous pouvons nous préparer des piques-niques que nous mangerons sur la plage (nous apporterons glacière et blocs bleus pour garder froid) ou dans un parc. Nous pourrons aussi nous faire un ou deux repas du soir dans la chambre d’hôtel en achetant des provisions comme fromage, charcuteries, pâtés, crudités et baguette au supermarché.

J’imagine qu’un tel prix pour un site de camping est raisonnable pour des gens qui passeront chaque minute de leurs vacances sur le terrain de camping, qui ont de jeunes enfants et qui profiteront intensément des installations et des activités. Ce n’est pas notre cas. Nous allons passer quelques heures sur la plage chaque jour, mais nous voulons aussi visiter certains endroits et magasiner pour profiter des nouvelles exemptions douanières.

Parlant de magasinage, Nous espérons être capable de trouver aux États-Unis, des vêtements et des chaussures pour Charmante Ado. Ici, au Canada, nous avons beaucoup de difficultés à lui trouver des choses. Il y a bien quelques boutiques de vêtements pour très grandes femmes, mais les prix sont exorbitants comparés aux vêtements de tailles plus communes, à moins d’acheter hors saison pour profiter des soldes. Je n’ai jamais eu un grand succès  avec les achats hors-saison pour Charmante Ado. Elle a grandi tellement vite, que je devais changer la taille de ses manteaux et de ses bottes au milieu de l’hiver, alors acheter pour l’an prochain était et est toujours, hors de question lorsqu’on ne peut pas savoir quelle sera sa taille à ce moment-là. J’imagine que nous arriverons bientôt au terme de sa croissance.

Revenons à Priceline.com et à un site semblable, Hotwire.com. Nous avons réussi à trouver de très bonnes aubaines pour les chambres d’hôtel avec Priceline, en utilisant la fonction « Name your own price » Le fonctionnement est simple. Il faut d’abord choisir la ville et les dates de séjour. Chaque ville est divisée en quartiers et il faut choisir dans quel(s) quartier(s) nous voulons aller. Ensuite, il faut indiquer le type d’hôtel en cochant le nombre minimum d’étoiles désiré.

On nous montre ensuite la côte minimale donnée par les clients qui ont évalué l’hôtel, par exemple 7+ (sur 10), ainsi que les équipements, aménagements et services garantis. Par exemple, cela peut indiquer qu’il y a une piscine, le petit-déjeuner gratuit ou le wi-fi gratuit.

La dernière étape est de nommer son prix. Lorsque Vous nommez un prix, vous ne savez pas le nom de l’hôtel que vous obtiendrez. Si Priceline accepte votre prix, vous apprenez alors le nom de votre hôtel et votre réservation est faite. On ne peut pas donner un prix et refuser d’acheter, si votre offre est acceptée, vous êtes tenus de payer. Si votre offre est refusée, Priceline vous l’indique et vous devez attendre 24 heures pour faire une autre offre, à moins de changer de quartier ou le nombre d’étoiles requis.

On indique que l’on peut faire des économies de 60% en nommant notre prix.  Pour notre part, avec Priceline, lors de notre plus récent voyage, à Chicago, nous avons payé 70$ pour une chambre dans un hôtel 4 étoiles, au centre-ville, près de tout, avec encore une fois piscine intérieure, salle d’entraînement, petit-déjeuner chaud gratuit, internet et stationnement gratuit.

Pour nous, ce site nous procure de véritables aubaines, et avec un peu de recherches, il est possible de cerner quels hôtels correspondent à ce qui est offert, en examinant les aménagements, le nombre d’étoiles et le quartier. Pour Chicago toujours, je savais que l’hôtel sur lequel je faisais une offre était l’un des quatre hôtels de ce quartier-là avec les mêmes aménagements, nombre d’étoiles et cote des critiques. J’ai donc lu les critiques sur ces quatre hôtels pour m’assurer que j’étais prête à séjourner dans n’importe lequel et finalement, j’ai obtenu celui qui était le mieux coté.

Chicago est une très belle ville que nous avons parcourue en bicyclette et ce fut un voyage très économique et agréable. Nous devions aller à Washington cette année, mais nous avons moins de temps que prévu et nous nous contenterons de quelques jours de plage sur la côte.

 

Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.
–    William Shakespeare 

Vacances maison

VACANCES

Ce fût une petite journée tranquille de l’été chez la famille Opus. Rien de transcendant à signaler, mais nos journées ne peuvent pas toutes être des épisodes palpitants qui nous laissent hors d’haleine.

Tendre Moitié est allé suivre une formation en matinée et j’ai travaillé sur notre budget. Les entrées irrégulières d’argent sont le phénomène le moins agréable du travail autonome. Ce qui est pire encore, c’est lorsque les sommes qui rentrent ne correspondent pas aux montants que nous attendions.

Cela m’a pris une bonne partie de la journée à démêler les erreurs mais tout est réglé, du moins pour ce mois-ci, car depuis trois mois, nous avons des erreurs de paiements chaque mois. Ce doit être l’été qui rend les gens distraits.

Nous n’avons pas encore pris de vraies vacances, mise à part notre petite escapade au zoo de Granby. Je regarde les publicités que je reçois par courriel et de nombreuses destinations me tentent mais je crois que nous devrons oublier cela pour cette année.

Il y a une certaine reprise côté travail malgré la saison qui est habituellement une période tranquille et nous ne voudrions pas manquer des opportunités en n’étant pas disponibles. Nous sommes aussi en mode intense de remboursement de dettes, ce qui est très gratifiant mais nous fait hésiter à dépenser pour des vacances.

N’ayant pas d’horaire fixe, je crois que nous ressentons moins le besoin de nous évader de la routine. Nous n’avons pas vraiment de routine, aujourd’hui à 15h00, toute la famille était dans la piscine alors que d’autres jours, nous travaillons jusqu’en soirée.

Le fait de vivre à la campagne, dans un environnement rempli d’arbres, de fleurs, d’oiseaux et d’animaux nous procure aussi une certaine satisfaction et nous porte moins à chercher ailleurs pour la relaxation, car nous pouvons nous détendre chez nous. En été, nous prenons tous nos repas sur la terrasse, ce qui est extrêmement agréable et  nous rapproche de la nature.

Un autre critère important à considérer dans la décision de prendre des vacances est que nous devons avoir quelqu’un qui s’occupe de nos animaux. Nous sommes chanceux d’avoir le jeune voisin, qui se charge de sortir les chiens le matin et de les rentrer le soir, de nourrir chats, chiens et poissons et même de jouer un peu avec les chiens, contre une rémunération tout  fait raisonnable.

Pour nos trois nouvelles pensionnaires, les rates; leur propriétaire précédente a accepté de les garder si jamais nous nous décidons à prendre de vraies vacances.

Nous avons discuté avec Charmante Ado hier et avons conclu qu’il n’y aurait plus de nouvel animal dans notre famille. Les rates, quoique très mignonnes et super intelligentes, demandent tout de même beaucoup d’attention et d’entretien, surtout lorsqu’on pense qu’elle ont remplacé 2 tortues qui n’en demandaient presque pas du tout, comparativement.

Charmante Ado quittera la maison éventuellement, que ce soit pour l’université ou partir en appartement et je doute qu’elle pourra apporter toute cette ménagerie avec elle. Pour notre part, nous voulons voyager davantage un jour et ne plus avoir une si grande propriété à entretenir.

D’un côté, je m’ennuie de nos voyages et j’aimerais bien aller visiter la famille de Tendre Moitié en Europe, mais de l’autre, je préfère continuer sur le chemin de l’indépendance financière en remboursant nos dettes le plus vite possible. C’est un équilibre  à trouver, d’une part, une solide sécurité financière et d’autre part, profiter de la vie suffisamment pour ne pas se sentir privés de tout et ne plus être capable de tenir nos résolutions.

J’imagine que lorsque nous trouverons cela trop difficile ou insupportable, nous ferons un beau voyage pour nous rassasier, mais pour le moment, cela va encore et nous continuons dans cette voie.

Nous n’avons pas toujours été aussi raisonnables et en quinze ans ensemble, nous en avons fait des erreurs et des achats coûteux qui ont retardé notre sécurité financière. Nous ne regrettons rien, car nous avons fait de magnifiques voyages et activités (voilier, motorisés), mais vient un jour où il faut penser au futur et à nos vieux jours, que nous espérons longs et en santé.

 

Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler.    –   William Shakespeare
Il est étonnant de voir que les gens passent plus de temps à préparer leurs prochaines vacances que leur avenir.    –   Patricia Fripp
Être en vacances c’est n’avoir rien à faire et avoir toute la journée pour le faire.    –   Robert Orben