Un état d’esprit

ipad

Tendre Moitié a rencontré aujourd’hui un client de 93 ans. Ce monsieur est en pleine forme, conduit toujours sa voiture et sa jeune femme de 82 ans est tout aussi alerte et pleine de vie.

J’aurai 93 ans dans une quarantaine d’années, si je me rends jusque là. Je dois dire que lorsque Tendre Moitié m’a relaté cette rencontre, cela m’a fait beaucoup de bien. Vieillir est difficile. La souplesse et la flexibilité diminuent avec l’apparition de l’arthrose, du moins, dans mon cas.

Par contre, je dois avouer que j’ai une excellente santé mis à part l’arthrose. Oh, j’ai bien quelques petits bobos ici et là, mais rien d’important. Ce qui est difficile, c’est d’oublier l’insouciance qui caractérise notre jeunesse, le fait de prendre pour acquis que nous serons en forme le lendemain, même après une journée très exigeante physiquement. Cette période est bel et bien terminée. Passer le râteau ou faire d’autres travaux extérieurs pendant des heures auront des conséquences dans mes articulations. Il faut parfois doser les efforts et prendre des pauses.

Ceci avait tendance à me déprimer quelque peu. Nous sommes souvent portés à regarder notre passé et à regretter ce qui n’est plus possible. Alors, le fait d’entendre parler d’une personne en santé et en forme à 93 ans, m’a fait réaliser que j’ai peut-être encore une quarantaine d’années devant moi et que mon moi de 93 ans serait tout à fait effaré de me voir me plaindre d’un peu d’arthrose. Peut-être que mon moi plus âgé se rappellera avec envie de mon état physique de la cinquantaine, tout comme je le fais lorsque je pense à mes 20 ans.

Je crois que l’important est de s’efforcer d’utiliser au maximum les capacités physiques du moment présent, afin de garantir la meilleure forme physique possible pour les années futures. J’ai perdu une quinzaine de livres dans les derniers mois et cela a augmenté mon taux d’énergie et je me sens beaucoup mieux.

Je continue à m’intéresser à une foule de nouvelles choses. J’essaie de  me tenir à jour technologiquement et j’adore découvrir de nouveaux outils. Je viens de commencer à utiliser Spotify et j’adore! J’écoute la musique de ma jeunesse, mais aussi celle de Charmante Ado.

Le monsieur de 93 ans était très intéressé par le iPad de Tendre Moitié. Il l’a manipulé pour regarder des photos et a tout de suite compris comment agrandir les images avec le mouvement des doigts. Il a trouvé la manipulation tellement facile qu’il a été conquis et parle de s’en acheter un. Ses trois enfants sont tous à la retraite, il a sept petits-enfants (toutes des filles) et 15 arrières-petits-enfants. Cet homme est heureux et se lève de bonne humeur tous les matins. Il adore rencontrer des gens nouveaux et socialiser.

J’aimerais avoir une telle vitalité dans quarante ans et je vais mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver.

Il ne faut pas avoir peur d’agir et de vivre la vie que nous rêvons d’avoir.

Chaque jour se répéter: Je ne serai plus jamais aussi jeune qu’aujourd’hui.   –   Roland Topor 
Tout le monde peut rester jeune, à condition de s’y entraîner de bonne heure.   –   Paul Fort

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La fin du parcours

Fin de parcours

Ceci est mon tout premier article sur un iPad. Je suis vraiment très maladroite et il y deux jours, j’ai échappé mon ordinateur portable Windows. Il n’a malheureusement pas survécu à la chute et je me retrouve avec un iPad que j’avais délaissé, mais qui va faire l’affaire pour le moment. Heureusement, il est doté d’un clavier Bluetooth, ce qui rend l’écriture plus conviviale que de tapoter l’écran.

Je vais essayer de travailler avec cet iPad avant de voir si je ferai réparer mon ancien portable. Celui que je viens d’échapper est irrécupérable, mais mon ancien n’a besoin que d’un nouveau ventilateur pour prévenir la surchauffe de la carte mère. J’ai décidé de donner sa chance au iPad et je vais l’utiliser pendant un mois pour me faire une opinion.

Nous avons repris le collier cette semaine tout doucement avec un déjeuner d’affaires avec d’autres collègues indépendants. Après s’être raconté notre période des Fêtes, la conversation a tourné vers la vieillesse et plus précisément sur les problèmes de santé de nos parents.

Les parents de Tendre Moitié sont décédés et il ne me reste que ma mère, qui est en parfaite santé, à bientôt 77 ans. Par contre, la fin de vie de mon père n’a pas été rose et j’en ai déjà parlé dans le tout premier article de ce blogue.

Les parents d’une collègue ont vécu beaucoup de bouleversements dans les derniers six mois. Sa mère est devenu très confuse et elle oubliait de donner des médicaments à son mari, qui a besoin de beaucoup de soins. Mon amie s’est aussi inquiétée lorsque ses parents ont raconté avoir reçu la visite d’une personne qui leur avait demandé plusieurs renseignements comme leur numéro d’assurance sociale, leurs placements et leurs assurances. Le problème était que les parents n’avaient aucune idée de l’identité de cette personne et ils ne savaient pas pourquoi elle était venue les voir à la maison.

Finalement, après l’implication d’un travailleur social, il a été décidé qu’ils ne pouvaient plus rester à la maison. Ils ont été placés dans deux différentes résidences pour personnes âgées, parce qu’ils n’avaient pas le même degré d’autonomie et que le père demandait beaucoup plus de soins médicaux. Donc, après 65 ans de mariage, à 88 et 86 ans, ils sont séparés l’un de l’autre pour la première fois.

Depuis, l’état mental de la mère et l’état physique du père se dégradent très rapidement. La mère ne reconnaît pas toujours ses enfants et oublie où se trouve son conjoint.

Ma collègue a cinq frères et soeurs et il a fallu faire une réunion de famille pour établir des règles de visites, d’appels et de responsabilités. Au début, seulement mon amie et un frère s’occupaient de tout, mais ils ont réussi à impliquer les autres. Heureusement, les parents avaient rempli un mandat d’inaptitude et il pourra être mis en vigueur lorsque requis. Pour le moment, le père est encore capable de s’occuper des finances et des décisions importantes.

Les soins en résidence pour personnes âgées ne sont pas donnés. Les parents de mon amie paient plus de 3500$ par mois en tout. Cela gruge des économies très rapidement. Ma mère s’était retrouvée avec des frais de 2000$ par mois pour la pension et les soins de mon père et elle n’avait presque plus rien pour vivre elle-même.

Un autre collègue a raconté qu’il héberge maintenant la mère de sa conjointe pendant que le père tente de récupérer d’une crise cardiaque dans une résidence de soins intermédiaires. Le père est diabétique, en fauteuil roulant, amputé des deux jambes et de plusieurs doigts et il doit subir une dialyse trois fois par semaine. Ce couple est aussi dans les 80 ans avancés et il est douteux qu’ils puissent vivre de nouveau ensemble. S’ils vont en résidence, ils seront eux aussi séparés, vu la différence de niveau de soins requis. Il n’est à peu pas envisageable que mon ami les prenne chez lui vu la charge de soins requis, mais l’alternative va coûter énormément d’argent.

Ce fût un déjeuner assez sombre, qui nous fait réaliser à quel point nous sommes mal préparés pour notre vieillesse. Lorsque l’on pense à la retraite, nous nous voyons un cocktail à la main, voyageant de par le monde et profitant de la vie. Il est bien possible que nous puissions effectivement vivre de cette façon pendant un certain temps, mais nous vivons de plus en plus vieux et qu’arrivera-t-il lorsque nos corps et nos esprits commenceront à défaillir? Est-ce que ce qu’il nous restera d’économies suffira à pourvoir à tous nos soins? Quelle qualité de vie auront nous et dans quel genre d’endroit se retrouvera-t-on lorsqu’on ne pourra plus vivre de façon autonome?

Je n’étais pas très proche de mon père et j’avais beaucoup de choses à lui reprocher, mais il ne méritait pas (pas plus que quiconque) de finir sa vie dans une chambre pas plus grande qu’un placard à balai où on n’avait pas le temps de le faire marcher, ce qui lui a fait perdre le peu d’autonomie qui lui restait.

En plus de planifier pour notre retraite dorée, il faudrait que nous envisagions lucidement la possibilité que notre fin de parcours ne sera peut-être pas aussi agréable que désirée. Le voeu de chacun semble être de demeurer à la maison le plus longtemps possible, mais il n’y a pas vraiment de structures ni de services qui le permettent lorsque les soins deviennent trop lourds pour un des conjoints. De plus, cela devient hors de question, lorsque les deux demandent des soins élaborés.

Il y a très peu de discussion ou de questionnement social sur ce qu’on pourrait améliorer pour garder une bonne qualité de vie, près des êtres chers, malgré la diminution de notre autonomie.

On peut se dire que cela n’arrivera qu’aux autres, mais les enfants adultes voient de plus en plus leurs parents développer des problèmes de santé qui ne sont pas fatals, mais qui diminuent grandement leur autonomie. Ils doivent alors faire face à des choix souvent déchirants et très coûteux. Un jour, nous devrons aussi prendre ce genre de décisions, à moins que ce soient nos propres enfants qui auront à s’en charger.

L’idéal est évidemment de prendre soin de sa santé et de garder une bonne forme physique, mais parfois, ce ne sera pas suffisant pour nous prémunir du mauvais sort. Il faut espérer que la société progressera elle aussi et que nous trouverons d’autres solutions que des garderies pour personnes âgées.

On s’endort enfant et l’on se réveille vieillard. On fait le tour de son berceau et l’on se trouve au bord de sa tombe. – Maurice Maeterlinck

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Logement vieillissant

durée de vie

Voici un article fort intéressant que j’ai lu dans le journal anglais The Independent. Je vous ai aussi traduit le tableau ci-bas, qui accompagnait l’article.

Un test sanguin pour déterminer la vitesse de vieillissement d’un oiseau a été utilisé  avec succès chez un groupe de fauvettes des Seychelles.

Le test mesure la longueur moyenne des minuscules structures  appelées télomères, présentes  aux extrémités des chromosomes. Les télomères deviennent de plus en plus court lors de chaque division cellulaire, tout au long de la vie d’un organisme.

Les scientifiques croient que les télomères agissent comme des horloges biologiques internes en fournissant une mesure plus précise de l’âge biologique réel d’une personne, comparé à son âge chronologique.

Ceci a amené quelques experts à suggérer que des tests sur les télomères pourraient être utilisés pour estimer non seulement la vitesse de vieillissement d’une personne, mais possiblement aussi, combien de temps il lui reste à vivre, si elle meurt de cause naturelle.

Les tests sur les télomères sont utilisés de façon expérimentale sur les animaux et au moins une compagnie au Royaume Uni offre commercialement un test sanguin  pour les gens intéressés de savoir à quelle vitesse ils vieillissent selon la longueur moyenne de leurs télomères.

Les scientifiques ont choisi une population de fauvettes isolées, vivant sur une île aux Seychelles et ont découvert que le test prédit effectivement de façon précise la durée de vie probable d’un animal.

La longueur des télomères est un meilleur indicateur de l’espérance de vie que l’âge chronologique selon le chercheur David Richardson, de l’université de East Anglia.

Les chercheurs ont mesuré la longueur moyenne des télomères de 320 fauvettes des Seychelles. Ces oiseaux vivent sur une île isolée, Cousin Island, une île étudiée par les ornithologues depuis vingt ans où ils ont documenté la vie de chaque oiseau.

Les résultats ont démontré les premières preuves conclusantes et non équivoques qu’il y a une relation entre la longueur des télomères et la mortalité à l’état sauvage. Cela soutient la présomption que la longueur et la vitesse de raccourcissement des télomères peuvent agir comme un indicateur de l’âge biologique plus approprié que l’âge chronologique.

En étudiant des oiseaux dans leur habitat naturel et dans un endroit isolé avec peu de migration ou de prédateurs, les chercheurs ont pu examiner plus précisément le lien entre la longueur des télomères et la durée de vie naturelle des fauvettes.

Ils ont découvert qu’une fauvette porteuse de télomères courts et se raccourcissant à un rythme rapide, était un bon indicateur que l’oiseau mourrait en dedans d’un an.

Les oiseaux ayant des télomères plus longs vivaient plus longtemps. On a longtemps crû que la vitesse de raccourcissement des télomères était constante  et que la longueur des télomères était une horloge interne qui mesurait l’âge réel d’un organisme.

On a découvert cependant. Que même si les télomères raccourcissent avec l’âge, la vitesse à laquelle se produisent les raccourcissements varient grandement entre individus du même âge. Ceci serai dû au fait que chaque individu subit une quantité variable de stress biologiques, dépendant des difficultés et les efforts qu’ils auront rencontré au cours de leur vie.

vieillissement

La longueur des télomères peut donc  être utilisée pour mesurer la quantité de dommage qu’une personne a accumulée au cours d’une vie.

Les graines d’un vieillissement en bonne santé se sèment tôt.   –   Kofi Annan
Dans le titre: Ce qui vieillit en nous, c’est le logement. Le locataire ne vieillit pas.   –   Charles Gounod

La marche de la vie

remuons-nous

Les gens actifs vivent généralement plus longtemps que les personnes sédentaires. Le type ou la quantité d’exercice requis pour bénéficier d’une plus grande longévité ont été le sujet de plusieurs études récemment.

En Angleterre, les chercheurs ont analysé une banque de données comprenant des questionnaires complétés par des fonctionnaires qui avaient entre 35 et 55 ans au début et qui ont été suivis pendant dix ans. Durant cette période, ils ont remplis périodiquement un questionnaire sur leur santé.

On leur demandait de rapporter toute activité physique qui avait eu lieu dans le mois précédent. Ils devaient indiquer  le nombre d’heures consacrées aux activités suivantes : la marche, le jardinage, les tâches ménagères, la natation, le cyclisme, le golf, le soccer et les tâches d’entretien ou de réparations sur la maison.

Chaque activité était dotée d’une intensité, allant de légère pour le lavage de la vaisselle ou faire la cuisine, à énergique, pour les activités comme la natation et tondre le gazon (pas sur un tracteur), en passant par modérée pour les tâches telles qu’enlever les mauvaises herbes ou la marche rapide.

Les chercheurs ont aussi vérifié les registres de décès des fonctionnaires. En général, ils ont découvert que l’activité physique, peu importe la source, était associée à une plus longue vie. Cette association était beaucoup plus forte chez les gens qui avaient des activités plus intenses. Ceux qui faisaient régulièrement des travaux sur leur maison ou qui pratiquaient la marche à un bon rythme étaient plus à l’abri d’une mort prématurée que ceux qui ne faisaient que des activités légères, même si les activités légères étaient plus fréquentes et plus longues que les activités énergiques.

Cette conclusion est en accord avec celle d’une autre étude publiée dans The European Journal of Preventive Cardiology, où des chercheurs de Copenhague ont suivi, pendant dix-huit ans, 5 106 adultes qui pratiquaient le cyclisme récréatif. Les participants devaient indiquer périodiquement le nombre d’heures et l’intensité de leurs promenades à vélo. Les décès parmi les participants ont été recensés.

Les cyclistes qui indiquaient une intensité plus élevée ont vécu plus longtemps que ceux qui pédalaient à un rythme plus lent, même s’ils pédalaient moins longtemps en termes d’heures totales que ceux qui étaient moins énergiques.

 Ce ne sont pas tous les chercheurs qui sont d’accord avec la conclusion qu’une plus grande intensité est essentielle pour prolonger notre vie. Le consensus général parmi les chercheurs étudiant la relation entre la longévité et l’exercice, est que ce qui compte c’est la quantité totale d’énergie dépensée et non l’intensité durant l’activité.

Dans une autre étude publiée ce mois-ci dans le PLoS Medicine, des chercheurs américains, ont examiné des données sur les activités physiques, la masse corporelle et la mortalité de plus de 650,000  adultes américains qui avaient participé à des études de l’Institut National pour le Cancer au fil des ans.

Ils ont comparé les niveaux d’activité physique des participants avec les niveaux gouvernementaux recommandés de 150 minutes d’activité modérée par semaine. Ils ont découvert que ceux qui se conformaient à cette recommandation avaient vécu en moyenne 3.4 années de plus que les gens qui ne faisaient pas d’exercice.

Ceux qui avaient doublé la quantité d’exercice recommandé ont aussi vécu plus longtemps, mais le taux de bénéfice diminuait de façon significative puisque ils n’ont vécu en moyenne que dix mois de plus que ceux qui se contentaient de suivre les recommandations.

Les gens souffrant d’embonpoint ou obèses  ont vécu plus longtemps s’ils pratiquaient une activité physique modérée, même s’ils n’avaient pas perdu de poids durant la période d’étude.

Les gens qui disaient ne faire de l’activité physique que de manière sporadique ont aussi bénéficié d’une plus grande longévité. Un niveau d’activité aussi minime que dix minutes de marche par jour a été associé à un gain de près de deux ans d’espérance de vie.

En fait, le niveau d’activité physique pour une longévité maximale parmi les participants a été calculé à 65 minutes de marche par jour, alors qu’un niveau plus élevé n’a rapporté aucun gain mesurable.

Ces études suggèrent que l’activité physique même minime peut prolonger notre vie. Il est probable qu’un exercice plus intensif nous procurerait des bénéfices additionnels.

Le plus grand bénéfice pour ajouter des années à sa vie serait de combler l’espace entre ne rien faire du tout et atteindre le plus bas niveau d’activité. L’inactivité totale raccourcit l’espérance de vie, mais aussitôt que l’on se met en mouvement, même pour des activités aussi simples que les tâches ménagères, on augmente notre longévité.

Comment avoir une longue vie? Faites une marche de deux milles, chaque matin avant le petit-déjeuner.   –   Harry S. Truman

Ajouter de la qualité à nos années

vieillesse

Nous vivons de plus en plus longtemps mais nous ne vivons pas nécessairement mieux. Certaines maladies chroniques connaissent une croissance dramatique, particulièrement parmi les gens qui ne sont pourtant pas encore considérés comme âgés.

Ce phénomène entraîne ce que certains chercheurs appellent un prolongement de la morbidité. En effet, nous passons plus d’années à vivre avec des maladies chroniques ou à être carrément en mauvaise santé.  Ce n’est pas tout à fait le futur que la promesse d’une prolongation de la vie nous faisait miroiter.

Une nouvelle étude, publiée par les Archives of Internal Medicine suggère qu’un peu de planification pourrait nous aider à éviter cette échéance.

Il semble que le fait d’être ou même de devenir en forme à l’âge mûr, sans avoir pris la peine de faire de l’exercice plus jeune, permettrait de remodeler nos perspectives de vieillesse.

L’étude, réalisée par le Centre Médical de  l’Université du Sud-Ouest du Texas, en collaboration avec l’Institut Cooper de Dallas, a examiné les dossiers médicaux de 18 670 hommes et femmes d’âge mûr.

Ces personnes ont commencé à consulter en 1970 pour un bilan de santé. L’âge moyen des patients était de 49 ans et ils ne souffraient d’aucune maladie chronique à leur premier examen. Les participants ont tous subi un test sur un tapis roulant pour déterminer leur capacité aérobique.

Selon le résultat de ce test initial, les chercheurs ont classé les participants en cinq catégories de forme physique. La majorité des gens étaient dans la catégorie la plus basse, indiquant une piètre forme physique.

Les chercheurs ont ensuite examiné les dossiers médicaux des patients pour la période entre 1999 et 2009. La plupart des participants avaient alors entre 70 et 89 ans.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui avaient été le moins en forme au début de l’étude étaient aussi ceux qui avaient le plus de chances de développer une des huit maladies chroniques les plus sérieuses. Ces personnes ont également développé ces maladies plus tôt dans leur vieillesse.

Quant aux adultes qui avaient été le plus en forme durant la période de la quarantaine et la cinquantaine; ils ont aussi développé des maladies chroniques, mais elles sont apparues à un âge plus avancé que les gens moins en forme à l’origine. En moyenne, les gens en forme ont passé les dernières cinq années de leur vie avec une ou des maladies chroniques, alors que les personnes peu en forme, ont vécu leurs derniers 10, 15 et même 20 ans à souffrir de maladies chroniques.

Bien que les deux groupes aient éventuellement développé des malades chroniques, on peut trouver un certain encouragement en réalisant que nous pouvons raccourcir le nombre d’années où nous serons malades à la fin de notre vie.

Être en bonne forme physique permettrait de diminuer le temps que nous devrons passer à être incommodé par des maux chroniques vers la fin de nos vies. Cela sous entend généralement plusieurs années, des décennies même où l’on peut espérer jouir d’ne meilleure qualité de vie.

Les chercheurs ont constaté que la bonne forme physique était plus efficace à repousser la maladie qu’à prolonger la vie. Bien que les gens les plus en forme aient vécu plus longtemps que ceux qui étaient le moins en forme, ce qui importe le plus est qu’ils ont pu vivre en santé, alertes et actifs durant une plus grande partie de leur vieillesse.

Même si nos gènes jouent un rôle lorsqu’on considère notre capacité aérobique, la plus grande partie de notre forme physique dépend de notre niveau d’activité physique, particulièrement à l’âge mûr.

Il semblerait donc que faire de l’exercice physique à l’âge mûr, spécialement si nous n’en faisions pas avant, apporterait des bénéfices énormes lorsqu’on atteint un âge avancé.

Cette étude suggère qu’une personne qui passe de la catégorie la moins en forme à la deuxième moins en forme retirera les plus grands bénéfices, plus grands encore que ceux qui passeraient du deuxième groupe le plus en forme a celui des plus en forme.

Se hisser hors de la catégorie la moins en forme ne requière qu’un exercice modéré, comme marcher de 20 à 30 minutes par jour, presque à tous les jours. Nul besoin de devenir un athlète, il suffit seulement de se lever de son siège et de bouger.

Plus personnellement, je peux témoigner du fait que ma mère, qui est en parfaite santé à l’âge de 76 ans, marche tous les jours durant au moins trente minutes, depuis plus de vingt ans.  Elle est plus en forme que mon frère et moi et nous aurions avantage à suivre son exemple.

Charmante Ado et moi sommes maintenant dans notre troisième semaine d’exercices. Nous maintenons le rythme de cinq sessions par semaine. Je commence à voir des résultats, même si je suis limitée par l’arthrite. Le but pour moi est de développer les muscles autour des articulations (genoux et hanches) afin de diminuer les effets de l’usure. Une articulation bien soutenue par des muscles solides augmentera mon endurance et ma mobilité, j’espère.

Restez assis maintenant nous condamne à une fin de vie beaucoup moins agréable. La qualité de vie est primordiale et si nous arrivons à retarder les maladies chroniques le plus longtemps possible, cela nous procurera un plus grand nombre d’années actives, où nous pourrons vraiment profiter de la vie.

Un cheval qui court trop tombera malade; un homme qui reste trop inactif tombera malade.   –   Proverbe tibétain