L’envers du décor

nettoyage de printemos

J’ai été absente du blogue cette dernière semaine car le printemps me donne toujours une folle envie de renouveau. En plus de la chambre de Charmante Ado, je suis occupée à refaire la peinture de presque toute les pièces.

Nous avons acheté la maison il y a un peu plus de sept ans et n’avions pas touché à la peinture, sauf pour les salles de bain et la chambre de Charmante Ado.

Les propriétaires précédents, qui étaient originaires de Belgique comme Tendre Moitié, avaient fait peindre le salon et la salle à manger par un designer italien qui avait utilisé selon eux, de la poussière de marbre pour donner du relief. L’effet était joli quoique je n’aurais pas payé pour cela personnellement.

Cela fait un bon moment que le besoin de refaire la peinture de ces pièces se faisait ressentir, mais nous n’osions pas y toucher. Il nous semblait peu recommandé d’ajouter une couche de peinture sur des murs avec un relief. La seule alternative était de sabler pour enlever les grains de poussière de marbre.  J’ai finalement tenté le coup avec un simple grattoir en métal et cela a très bien fonctionné. Les murs du salon sont maintenant lisses et frais peints. La salle à manger subira le même sort sous peu.

Durant la phase d’épuration du contenu du salon, j’ai rassemblé toutes les photos non classées, pour me rendre compte que je n’avais pas fait d’album photo depuis…2004! Nous avons passé une soirée entière à identifier et dater chaque photo. Il nous restera à les mettre dans des albums. Nous ne faisons plus développer de photos depuis quelques années, nous contentant de leur version numérique, ou d’imprimer nous-mêmes celles que nous désirons. J’aimerais bien numériser toutes nos photos existantes, mais cela prendrait beaucoup de temps, surtout que ma mère m’a donné plus de quinze albums, avec des photos qui remontent à sa propre enfance il y a soixante-dix ans!

Lorsque nous avons peint le salon, nous avons trouvé que la pièce semblait beaucoup plus grande sans décoration. Nous avons donc décidé d’enlever une table d’appoint pour un look plus aéré et de mettre seulement quelques toiles aux murs. Le résultat final, avec seulement nos trois toiles préférées, nous plaît beaucoup.

Ma liste de choses à vendre sur Kijiji (sites de petites annonces) s’allonge, surtout que Charmante Ado et Tendre Moitié  s’y mettent aussi et se détachent  plus facilement de leurs trucs inutiles. Lorsqu’un objet se retrouve au fond d’un tiroir, d’une armoire ou d’un placard, au point que l’on oublie son existence, c’est un signe que nous pouvons nous en départir sans souffrance.

Charmante Ado est entrée dans sa phase « full ado » et je remarque une différence. Je ne suis plus sa personne de prédilection pour ses confidences, elle est en contact constant (grâce aux réseaux sociaux) avec sa meilleure amie, et c’est à son amie qu’elle confie ses états d’âme. Cet éloignement est une étape normale pour définir son identité et établir son autonomie, mais il en résulte quelquefois des frictions. C’est fou comme on devient moins intelligent et pertinent lorsque notre enfant devient ado…heureusement que ce n’est que temporaire!

J’essaie de profiter des rares moments où elle sollicite mon avis ou mon oreille et je la traite comme une personne mature et raisonnable, ce qu’elle est la plupart du temps. Elle réussit très bien à l’école et ne me cause pas de soucis majeurs; d’autres ados de ma connaissance ont une adolescence autrement plus intense et perturbée.

Je reconnais toujours ma petite fille sérieuse et organisée, elle veut commencer les cours pour devenir sauveteur (plage et piscine) cet été, afin d’être prête lorsqu’elle aura l’âge requis (16 ans) pour travailler dans ce domaine. De plus, elle va m’aider durant l’été à la pension pour animaux où je viens de commencer à travailler.

Passer d’un temps où nous étions absolument tout pour nos enfants à une transition qui leur permet de se détacher pour s’affirmer et se préparer à leur vie adulte est une étape qui modifie la dynamique familiale. On s’y fait, en relativisant les attitudes et les humeurs changeantes de notre ado en transformation et en se disant souvent que l’on s’aime, peu importe les problèmes ou les divergences d’opinion.

Ne conservez que les choses que vous trouvez magnifiques ou qui vous sont utiles.   –   Jan Cox

 

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Doser la technologie dans sa vie

surcharge ordi

Aujourd’hui, ma vie va prendre  une nouvelle direction. En effet, je débute un nouveau travail. Une dame de qui j’achète toute la nourriture pour nos animaux, démarre un service de pension pour les animaux domestiques et elle cherche une personne pour gérer cela. Les locaux sont situés tout près de chez moi et les heures de travail augmenteront graduellement au fur et à mesure que la clientèle se développera.

Je devrais être capable de concilier ces nouvelles tâches et mon travail avec Tendre Moitié, mais cela demandera une certaine logistique bien planifiée. Cela fait quelques mois que je cherche un travail qui me permettrait de sortir de la maison, tout en ayant des heures flexibles. Le fait de travailler auprès des animaux est bien sûr un bonus non négligeable à mes yeux.

Ce service n’existe pas dans notre communauté, alors cela vient combler un manque qui augure bien pour l’avenir de l’entreprise. Le salaire est convenable et servira à payer de petits extras, genre la réaménagement de la chambre de Charmante Ado et quelques travaux de rénovation de la maison.

J’aurais pu me tourner plutôt vers le domaine de la création de sites Web, car j’ai déjà créé plusieurs sites. Présentement je fais la maintenance de cinq sites Web différents (que j’ai aussi créés) et j’aurais facilement pu trouver d’autres clients pour augmenter mes revenus.

Le problème est que cela impliquerait encore plus de temps passé sur un ordinateur et sur internet et j’avoue que je commence à faire une indigestion d’informatique et de Web. Je trouve que je passe trop de temps en ligne et pas assez dans la vie « normale ». J’ai envie de sortir, de bouger et de voir du monde. La perspective d’aller promener quelques chiens à l’occasion, me semble tout à fait réjouissante.

Côté rémunération, les sites Web sont plus payants, mais je préfère tout de même un travail plus physique et surtout plus léger mentalement, où il n’y aura pas de stress au menu. Tendre Moitié pratique déjà le fractionnement du travail en ayant différentes sources de revenus, ce qui est très pratique pour les travailleurs autonomes. Si un secteur de travail faiblit, les autres peuvent compenser la baisse de revenus, selon la saison.

Je choisis donc un travail agréable, que je sais que je vais apprécier, mais qui ne prendra pas tout mon temps ni toute mon énergie. Le revenu supplémentaire sera le bienvenu quoique non essentiel à notre budget.

Autre changement, il n’y aura plus d’article publié à jour fixe sur Opus Secret. Cette obligation que je me suis moi-même imposée, est trop contraignante et avec un travail supplémentaire, quelque chose doit diminuer et ce sera la fréquence des articles. Je vais essayer de faire au moins deux articles par semaine, mais je ne m’engage à rien. Si l’inspiration me vient, cela pourrait être plus et si je suis surchargée, ça sera moins.

Je crois que j’ai besoin de retrouver un certain équilibre entre la vie de tous les jours et le travail sur ordinateur. Présentement, je suis sur l’ordi du matin au soir et cela commence à me peser sérieusement. Je rêve souvent au temps, au début des années 1980, où nous n’avions pas toute cette technologie. Oui, la communication est plus facile, l’information est disponible au bout de nos doigts et tout est plus rapide, mais cela ne remplace pas la vie au quotidien, nos relations interpersonnelles et notre interaction avec notre environnement.

J’ai envie de sortir du monde virtuel pour aller voir et participer à la vraie vie. L e Web isole tout en nous rassemblant, c’est assez paradoxal. D’un côté, nous rencontrons plein de gens en ligne, que nous n’aurions pas connu autrement, mais de l’autre, nous passons moins de temps avec nos proches, notre famille, nos amis et nous sommes moins conscients ce qui se passe autour de nous.

Je vois Charmante Ado passer de plus en plus de sur l’ordinateur et en ligne, à notre image, et je me dis que nous passons à côté de quelque chose et que ces heures ne reviendront jamais. Un jour, elle partira et nous regretterons probablement de ne pas avoir fait plus de choses ensemble. La même chose se passe avec un conjoint, fatalement, un des deux partira le premier et celui qui restera, regrettera peut-être de ne pas avoir passé plus de temps à vivre, à parler et  à faire des choses ensemble, plutôt que de se promener chacun de son côté sur le Web.

C’est un peu le danger qui guette tout travailleur autonome, de ne pas établir de frontière nette entre le travail et les loisirs. L’on peut travailler tard le soir et les fins de semaine et inversement aller promener le chien en plein jour ou suivre des leçons de piano. J’en ai bien profité, mais j’ai laissé graduellement le travail et l’ordinateur empiéter sur ma vie familiale au point où je ressens le besoin de diversifier ma vie et de trouver un domaine qui me permette de sortir de la maison. Quatre secteurs de ma vie exigent l’usage de l’ordinateur; mon travail avec Tendre Moitié, les sites Web que je gère, ce blogue-ci et mon projet de roman. Un travail à l’extérieur, qui implique très peu d’ordinateur et une gestion plus serrée de mon temps pour les autres activités devraient me permettre de mieux équilibrer ma vie, enfin je l’espère!

Alors, je vais sortir un peu de mon foyer, aller prendre l’air et voir ce qui se passe dans ma communauté et je vous reviendrai probablement plus enthousiaste et avec de nouvelles expériences et par le biais, de nouvelles idées de chroniques.

 

Ne te sers pas de la technologie comme d’un substitut à la chaleur humaine.  –   Doc Childre et Bruce Crye

Supérieur à la moyenne

le meilleur

Dans de nombreux domaines, la plupart des gens se croient supérieurs aux autres. Quoiqu’il soit impossible pour la majorité des gens d’être tous au dessus de la moyenne, nous avons tendance à croire qu’en ce qui concerne une qualité spécifique, nous sommes meilleurs que les autres.

Ce phénomène s’appelle l’illusion de supériorité et il se produit pour une variété de raisons; entre autres, lorsque des gens incompétents n’ont pas suffisamment de connaissances ou de talent pour être capables d’évaluer leur habiletés ou parce qu’ils ne prendront pas conscience de leur incompétence car les autres seront trop polis pour leur en faire la remarque. C’est l’effet Dunning-Kruger.

Durant les études psychologiques, les gens ont l’habitude de se donner d’excellentes notes pour la plupart des traits positifs. Par contre, lorsque vient le temps d’évaluer les autres, nous sommes plutôt réalistes, ce qui contraste grandement avec l’aveuglement dont nous faisons montre lorsque nous nous évaluons nous-mêmes.

Lorsque nous examinons les autres, nous réalisons qu’il y a des circonstances et des forces externes qui influencent leurs actions. Toutefois, dans notre cas personnel, nous croyons être au-dessus de ces considérations et que seuls notre intention, notre effort, notre désir et notre but guident notre comportement.

Les gens vont aussi surestimer leur quotient intellectuel. Personne ne veut être ‘’moyen’’. Dans une étude de 1977, 94 pour cent des participants se sont placés comme étant ‘’supérieurs à la moyenne’’ comparés aux autres participants. Dans une autre étude portant sur les employés d’une compagnie de logiciels; 32 pour cent des participants ont déclaré que parmi un groupe de vingt collègues, ils se considéraient meilleurs que 19 d’entre eux.

Nous aurons également tendance à surestimer les montants que nous prévoyons faire en dons charitables alors que nous verrons juste en estimant ce que les autres donneront.

Les conducteurs s’évaluent comme étant supérieurs à la moyenne de façon constante, même lorsqu’on leur fait subir un test sur la perception du danger et que les résultats indiquent qu’ils ont une perception inférieure à la moyenne. Cette conviction d’être meilleurs que les autres se retrouvent chez les conducteurs novices, aussi bien que chez les conducteurs d’expérience ayant plus de 65 ans.

Beaucoup de traits positifs, comme être un bon conducteur, sont définis de façon assez vague pour nous laisser croire que nous nous qualifions et les autres ne rectifieront habituellement pas notre perception. La plupart des gens hésiteront à faire un commentaire honnête sur la performance des autres et peu de gens oseront nous dire face à face que nous ne sommes pas doués pour quelque chose.

Étrangement, les plus incompétents sont aussi ceux qui surestiment le plus leurs habiletés, alors que les plus performants se jugeront trop sévèrement. Les gens qui trouvent qu’une tâche ou une activité est facile, croiront que les autres éprouvent la même facilité et auront tendance à se qualifier d’ordinaire ou ‘’dans la moyenne’’.

De façon générale, les gens déprimés échappent à cette tendance à se surestimer. Plus la dépression est sévère, plus ils auront tendance à se sous-estimer. L’illusion de supériorité pourrait ainsi être un mécanisme de défense pour protéger l’estime de soi.

L’illusion de supériorité est un trait qui varie grandement selon la culture. Les Nord-Américains arrivent en tête de liste, alors que le phénomène est plutôt rare dans les cultures asiatiques comme le Japon, la Corée et la Chine. D’un côté, la culture occidentale valorise l’estime de soi, et de l’autre la culture orientale attache plus de valeur au développement personnel.

Il n’est pas vraiment possible d’avoir une vision lucide de soi-même, mais il y a tout de même moyen d’améliorer notre perception personnelle pour qu’elle soit plus près de la réalité.

En examinant des personnes que nous admirons, nous pouvons voir des traits que nous pouvons chercher à développer. De plus, comme les gens sont le plus souvent justes dans leurs évaluations des autres, il faut rechercher la rétroaction et accepter les commentaires constructifs que nous recevrons des autres, afin de nous améliorer.

On est meilleur juge des oeuvres des autres.   –   Daniel Pennac
Je suis capable du meilleur et du pire. Mais, dans le pire, c’est moi le meilleur.   –   Coluche

Lorsque l’on pense connaître déjà la fin de l’histoire

illusion

Lorsque l’on examine notre passé et que l’on songe à la personne que nous étions auparavant, nous nous apercevons à quel point nous avons changé et nous avons tendance à nous concentrer sur les différences entre cet ancien moi et la version présente.

Nous pouvons facilement décrire comment nous avons changé au fil des ans. Nous sommes assez convaincus que notre mémoire est fiable et que ce que nous voyons comme différences aujourd’hui, représentent réellement des changements profonds.

Lorsque nous regardons vers le futur cependant, nous avons plutôt tendance à nous imaginer exactement tels que nous sommes aujourd’hui. Nous prévoyons que nos valeurs, nos intérêts et préférences seront les mêmes. Nous sommes convaincus que demain ou dans dix ans, nous serons la même personne que présentement.

Une étude récente publiée dans le journal Science, par une équipe de psychologues a démontrée ce phénomène et les chercheurs l’ont appelé ‘’L’illusion de la fin de l’histoire’’. Ils ont analysé les traits de personnalité, les valeurs et les préférences de plus de 19 000 personnes et leur ont demandé d’estimer à quel point ils avaient changé dans les derniers dix ans et à quel point ils s’attendaient à changer dans  les jours suivants et dans la prochaine décennie.

Les sujets, âgés entre 18 et 68 ans, étaient convaincus d’avoir énormément changés en dix ans, mais s’attendaient à ne changer que très peu dans le futur. Lorsqu’on leur demandait, par exemple, de rapporter les changements dans leurs goûts musicaux, les gens avaient tendance à rapporter des changements substantiels dans leurs goûts et intérêts durant les derniers dix ans, tout en s’imaginant qu’il y aurait très peu de changements dans leurs goûts musicaux dans les années futures. Pour eux, ce qui était apprécié présentement, serait sûrement tout autant aimé dans le futur.

Cela suggère que nous avons tendance à voir le présent comme un point tournant qui représente ce que nous serons toujours dans le futur et pour le reste de notre vie. Nous faisons nos choix en nous basant sur cette croyance, ce qui entraîne souvent des conséquences imprévues ou décevantes. Les achats ou les décisions impulsives peuvent sembler comme une excellente idée sur le moment, mais notre moi futur n’appréciera peut-être pas nos tatouages ou la maison de rêve immense que notre alter ego n’arrivera plus à payer.

Nous ne semblons pas réaliser que notre moi futur se tournera lui aussi vers le passé et en viendra aux mêmes conclusions que nous. Il trouvera lui aussi qu’il n’est plus la même personne et que les changements ont été majeurs. Où que l’on se trouve sur notre ligne de vie, nous sommes toujours convaincus que la version  actuelle représente la version définitive de notre personne, même si cela est complètement faux.

Croire que la version présente est celle qui a atteint le sommet de l’évolution personnelle est agréable et nous nous sentons accomplis en pensant de cette manière. Réaliser que nos préférences sont souvent transitoires pourrait nous amener à questionner chaque décision et être une source d’anxiété. Nous préférons donc voir l’expérience acquise comme une source de satisfaction et de croissance, sans considérer que le processus se poursuivra dans le futur.

Ce phénomène est un point important à prendre en considération lorsque l’on fait des plans pour le futur, comme pour la retraite par exemple. J’ai toujours pensé que je voudrais passer ma retraite sur la route, à voyager dans un véhicule récréatif, sans domicile fixe. En vieillissant, je réalise que je deviens plus casanière et que j’ai souvent hâte de revenir dans mes choses à la maison.

Sans rejeter ce rêve, je prends maintenant en considération que je préférerai peut-être un jour avoir un pied à terre quelque part, tout en continuant à voyager. Je prévois donc de garder des fonds pour l’achat éventuel d’un petit condominium alors que mon moi passé croyait que la vie de bohème serait toujours son vœu le plus cher.

La réalité est que nous changeons tout au long de notre vie et que cela continuera jusqu’à notre dernier souffle.

 

Prévoir, c’est à la fois supputer l’avenir et le préparer ; prévoir, c’est déjà agir.   –  Henri Fayol
On ne peut prévoir les choses qu’après qu’elles sont arrivées.   –   Eugène Ionesco

 

À la poubelle

abandonner comportements

Janvier est la période des résolutions, moment où l’on tente de prendre de nouvelles habitudes. Il nous arrive aussi de vouloir perdre des habitudes néfastes qui nous minent depuis longtemps.

Certains comportements, modes de pensée ou états d’esprit auraient avantage à être abandonnés, ce qui pourrait nous simplifier la vie et par le biais, nous rendre plus heureux.

J’aime bien avoir raison, mais nous admettrons qu’avoir raison toute seule n’est pas l’objectif. Vouloir avoir raison à tout prix, détester « perdre » un argument, peut éloigner bien des gens et nous isoler. Il faut se demander si l’enjeu en vaut vraiment la peine et si notre ego n’est pas légèrement démesuré, pour s’entêter à toujours essayer d’avoir raison au sujet de n’importe quelle broutille.

Heureusement, dans mon cas, Tendre Moitié n’est pas du genre à escalader un argument pour avoir raison alors ma tendance à la discussion est tenue en laisse, sans trop d’effort de ma part.

Certaines personnes vont affirmer après l’escalade d’un argument, que l’autre a probablement raison, en ajoutant « si ça peut te faire plaisir », ce qui à mon sens est un discours passif-agressif. Tendre Moitié lui, ne joue pas à ces petits jeux et évitera tout simplement que la discussion dégénère en premier lieu.

Le contrôle est un désir assez puissant. Il est impossible de tout contrôler, mais bien des gens tentent malgré tout de contrôler leur petit univers et les gens qui en font partie. Même si l’être humain aime être en contrôle, peu de gens apprécient d’être contrôlés par d’autres. Ce qui illustre bien que le désir de contrôler tout un chacun devrait être réprimé. Laisser les gens être eux-mêmes, faire les choses à leur façon et trouver eux-mêmes les solutions à leurs problèmes, éliminera beaucoup de stress dans notre vie. Les choses vont se faire quand même, mais probablement pas selon notre horaire ou de notre manière. Et puis après ?

Il ne faut pas croire tout ce que notre esprit nous dit, particulièrement si c’est négatif, dévalorisant ou défaitiste. Notre langage intérieur excelle à nous convaincre que nous n’arriverons pas à faire telle ou telle chose, au point que souvent, nous n’essaierons même pas. Nous sommes parfois notre pire ennemi et détracteur. Il ne faut pas se laisser dominer par cette petite voix intérieure qui ne fait que refléter nos insécurités.

Certaines personnes adorent se plaindre ou commenter négativement à tout propos. Nous avons alors droit à une longue litanie sur ce qui ne va pas dans le monde et dans leur propre vie. L’intention est peut-être d’attirer de la sympathie, mais le résultat est souvent tout autre. Le négativisme à outrance éloigne les gens. Nous ne sommes pas toujours responsables de ce qui nous arrive, mais nous pouvons décider de notre attitude face aux évènements de la vie.

Les gens différents de la « norme », qui ne rentrent pas dans le moule de la société ont une réalité plus difficile à vivre. Une copine de Charmante Ado s’est récemment déclarée homosexuelle, puis s’est récusée en voyant les réactions de ses camarades. Elle dit maintenant qu’elle est bel et bien en amour avec une autre fille et « qu’on ne peut pas changer ce qui ne se change pas ».

On étiquette souvent ce qu’on ne comprend pas comme étant bizarre, hors nature ou pire. Il serait temps de s’ouvrir l’esprit et d’accepter ce qui est différent de notre petite personne, au lieu de rejeter une personne pour cette raison. L’esprit ne fonctionne qu’en étant ouvert, pas fermé.

Cette saison, le vestiaire de l’équipe de hockey des Canadiens de Montréal, est orné d’un nouveau slogan: « No excuses » (Pas d’excuses). C’est une excellente idée de dire adieu aux excuses qui nous limitent dans ce que nous pourrions accomplir. Au lieu de se mentir à soi-même et aux autres en proférant des excuses pour expliquer nos erreurs, nos échecs ou notre inertie, nous pourrions analyser notre performance, en faire les déductions nécessaires et nous résoudre à nous améliorer la prochaine fois. La première étape est évidemment de reconnaître notre responsabilité sans chercher d’excuses.

Améliorer sa vie, c’est aussi laisser tomber les comportements qui ne nous apportent rien de positif.

 

Imposer sa volonté aux autres, c’est force. Se l’imposer à soi-même, c’est force supérieure.      –   Lao-Tseu
La plus grande forme d’ignorance est de rejeter quelque chose dont vous ne connaissez rien.   –  Wayne Dyer