Les cycles de la vie

changement

J’ai remarqué il y a plusieurs années que je passe régulièrement à travers des cycles qui semblent durer plus ou moins sept ans.

J’ai vécu en Californie sept ans, puis je suis revenue au Canada. J’ai eu une promotion dans ma nouvelle carrière en revenant au pays, après sept ans. Après avoir habité sept ans sur une île, j’ai commencé à ressentir le besoin de nouveauté, de changement, de défi.

Cette fois-là m’a amené à faire un choix que j’ai intensément regretté par la suite. Nous avons quitté notre île, attirés par une très grosse promotion dans mon travail. J’ai détesté ce nouveau poste et cela nous a amenés à déménager encore une fois et à faire chacun un changement de carrière.

Nous voici donc, près de sept ans plus tard, travailleurs autonomes dans une région différente du Québec. La vie est belle, les finances pourraient être meilleures mais notre qualité de vie est excellente. Nous avons beaucoup de liberté et le loisir de décider par nous-mêmes de notre quotidien et de notre avenir.

Aujourd’hui, pour je ne sais quelle raison, je suis allée sur le site Web de mon ancien employeur. J’y ai vu une offre d’emploi pour un poste dont je rêvais il y a plusieurs années. Le poste n’est pas dans notre ville et impliquerait un déménagement, avec tout le déracinement que cela implique.

J’ai quitté cet employeur en excellents termes et je crois que j’aurais une bonne chance d’obtenir ce poste avec mon expérience considérable dans le domaine. Les conditions de travail sont bonnes et le salaire est excellent. En fait, si j’obtenais ce poste et que Tendre Moitié suivait une formation pour atteindre le prochain niveau dans sa profession, il pourrait probablement obtenir un poste important dans un organisme gouvernemental de cette ville.

J’ai donc passé une parte de la journée à rêver à une nouvelle vie. La question financière est  évidemment importante et il est certain que nous serions en bien meilleure posture si j’obtenais ce travail. Tendre Moitié pourrait poursuivre comme travailleur autonome ou suivre la formation mentionnée plus haut. Avec l’une ou l’autre de ces deux hypothèses, nous améliorions grandement nos finances et notre retraite éventuelle.

À tout hasard, j’ai envoyé mon CV avec une belle lettre d’introduction. Il reste encore une semaine au concours alors nous avons le temps d’y penser et d’en discuter. Par contre, à mesure que la journée avançait, mon enthousiasme se tempérait.

C’est un travail intéressant mais exigeant avec de longues heures et probablement beaucoup d’heures supplémentaires. J’aurais probablement un long trajet à parcourir pour me rendre au travail, si l’on s’installait à un endroit où Tendre Moitié pourrait oeuvrer dans son domaine.

Écrire sera moins facile car j’aurai moins de temps libre. Il y a aussi Charmante Ado qui devra changer de ville et d’école, en secondaire deux, ce n’est pas évident de recommencer et de se refaire un groupe d’amis.

Dans le fond, mon questionnement se fait principalement sur le côté financier. Est-ce que je choisis plus d’argent ou moins d’argent. Plus d’argent implique des sacrifices pour tous, moins de liberté, moins de temps ensemble et un déracinement pour tous.

Il y a sept ans, j’ai accepté un poste avec un salaire beaucoup plus élevé et le résultat a été désastreux. Je me suis retrouvée dans un rôle de gestion pour lequel je n’étais absolument pas faite, quoique qu’étrangement, mon employeur me trouvait très compétente et était très satisfait de ma performance. Pourtant, je ne dormais plus, je me faisais un sang d’encre et je n’arrivais pas à me détacher des agissements des employés qui étaient en mode revendication intensive.

Disons que cette expérience m’a beaucoup marquée et que j’ai regretté d’avoir quitté notre île si tranquille. C’est pourquoi, j’hésite aujourd’hui à m’emballer pour cette ‘’nouvelle vie’’. Si jamais on m’offre ce poste, je veux être certaine que nous aurons considéré toutes les implications cette fois-ci.

J’ai peur de regretter notre environnement présent même s’il m’ennuie quelque peu en ce moment. Si ce nouveau poste n’est pas l’Eldorado espéré, je risque de m’ennuyer de ma liberté, plus pauvre certes, mais sereine.

Tendre Moitié ne semble pas très chaud pour le changement mais il ne dit pas non. Nous allons prendre le temps d’en discuter ensemble en famille et nous prendrons une décision si on m’offre le poste.

Tout cela se résume à l’argent versus la qualité de vie. Je ne crois pas que nous puissions avoir une meilleure qualité de vie. Plus d’argent nous permettrait plus d’épargnes et une retraite plus tranquille mais ce ne serait qu’une sécurité d’esprit. Le statu quo nous amènera aussi là où nous voulons aller, mais nous serons moins nantis financièrement et devrons probablement travailler plus longtemps, ce qui n’est pas vraiment un problème pour nous. Alors, on change ou pas? Est-ce que ce n’est qu’un ennui momentané qui me passera, ou bien est-ce une occasion inespérée de gagner beaucoup plus de sous?

À suivre…

 

Le simple fait d’errer dans le désert n’implique pas l’existence de la terre promise.    –  Paul Auster
C’est avec les utopies qu’on construit l’avenir et avec les rêves qu’on avance.    –   Michel Boujenah

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Qualifier sa vie

travail

Aujourd’hui j’ai refusé le coeur léger, un emploi qui m’a été offert. Le travail aurait été intéressant, les heures potables mais j’ai décidé que le salaire ne valait pas tout ce que j’allais perdre en acceptant.

Une connaissance de Tendre Moitié était à la recherche d’une assistante pour sa clinique et je l’ai rencontrée il y a deux semaines. Au départ, elle cherchait quelqu’un à temps partiel mais espérait que cela deviendrait un temps plein avec le développement de sa clientèle.

Je ne suis pas intéressée par un poste à temps complet car je suis déjà l’assistante de Tendre Moitié. C’était flatteur d’être en demande mais cela nous a fait réaliser que nous aimons notre rythme de vie, notre liberté et le temps que nous passons ensemble.

Après avoir goûté au travail à domicile, il est difficile d’envisager d’aller s’enfermer dans un bureau sans fenêtre de huit heures à 16 heures. Les entrées d’argent sont irrégulières mais avec une bonne planification, j’ai appris à ne pas trop stresser sur ce point.

Un point essentiel que nous avons considéré est que le salaire que m’aurait apporté ce travail aurait été un montant fixe, avec une augmentation annuelle qui serait probablement l’équivalent du taux d’inflation. Aucun espoir d’avancement ou d’augmenter ses revenus dans cette voie.

Par contre, si nous nous concentrons sur l’augmentation de notre clientèle dans notre travail autonome; l’augmentation potentielle de nos revenus est réelle et appréciable. Les affaires marchent bien et nous avons décidé de miser sur ce point.

J’avais une vague idée de diversifier nos sources de revenus, pour ne pas avoir tous nos oeufs dans le même panier, mais nous avons réalisé que toutes ces heures loin de la maison, diminuerait mon apport au travail de Tendre Moitié considérablement et qu’il serait nécessairement moins efficace. Il devrait faire lui-même plusieurs tâches que j’ai l’habitude d’accomplir, il ne pourrait pas m’appeler lorsqu’il est sur la route ou chez un client pour que je lui envoie un fichier ou lui numérise une facture. Je ne pourrais plus m’occuper de ses courriels et de toute la correspondance. La comptabilité ne se ferait que durant les fins de semaine et autres jours de congés.

En fin de compte, tout cela ne serait pas très productif. Je n’ai eu aucun mal à refuser car le salaire était en dessous de mes demandes, mais je n’ai pas poussé pour essayer d’avoir davantage non plus. Finalement, ce n’était pas le bon choix pour nous. Tendre Moitié et Charmante Ado n’étaient pas chauds du tout à cette perspective et moi-même n’ai fait le processus d’entrevue que par un vague sentiment de devoir.

Tendre Moitié lui, était convaincu dès le début que ce serait une erreur mais il me laissait libre de poursuivre au cas où j’aurais besoin de travailler à l’extérieur pour un autre employeur pour m’épanouir. Ce n’est vraiment pas le cas et mon sentiment de devoir s’est évanoui en réalisant que ce travail diminuerait les revenus de Tendre Moitié parce que je serais moins disponible pour l’assister.

C’est donc le statu quo côté travail, avec quand même une petite poussée d’énergie pour maximiser notre clientèle. Nous choisissons de vivre avec un peu moins de revenus maintenant pour pouvoir garder notre qualité de vie. Nous allons concentrer nos efforts ensemble et graduellement développer notre petite entreprise.

Il y a deux manières d’être riche : élever son revenu au niveau de ses désirs, abaisser ses désirs au niveau de son revenu.     –   Alphonse Karr 
De plus en plus, le vrai sens de la vie nous semble être l’amélioration de la qualité de la vie.   – Faith Popcorn

Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait

 travail

Le perfectionnisme est souvent vu comme un défaut. Il fut un temps où c’était un signe d’engagement, de dévouement envers son travail, quel qu’il soit. Un travailleur manuel, un ouvrier, un commis, un professeur ou un médecin; toute occupation était digne d’être bien faite et le perfectionnisme représentait le souci du détail et la volonté de livrer le meilleur produit ou service possible.

De nos jours, le perfectionnisme est dénigré et très peu valorisé. En général lorsqu’on le mentionne, c’est pour ajouter le préfixe trop devant. Pourtant, si l’on regarde les gens qui ont du succès; les artistes, entrepreneurs, scientifiques  ou chefs politiques, ils sont probablement tous perfectionnistes. Ce qui leur a permis de réussir est justement le perfectionnisme jumelé au talent et la persévérance.

Le perfectionnisme entraîne la compétence. Cela permet de connaître à fond son sujet et de se sentir compétent dans ce domaine. Avec cette compétence, vient la confiance et la fierté d’un travail bien fait.

Ne pas être perfectionniste indique une tendance vers un désengagement, un manque d’intérêt et un travail fait sans passion.

Lorsque notre travail ou notre activité nous passionne, nous devenons automatiquement perfectionniste.

Dans notre société, on emploie souvent le terme perfectionniste pour décrire quelqu’un qui est obsédé par l’ordre et  la propreté ou qui a des exigences irréalisables. Ce perfectionnisme extrême est une tentative de contrôler son environnement et de tout rendre parfait. Ces cas hors normes ne devraient pas définir le perfectionnisme.

Un certain degré de perfectionnisme est quelque chose de tout à fait sain et souhaitable. Un perfectionniste accepte que rien n’est parfait en ce monde mais recherche tout de même à faire les choses le mieux possible. Il travaillera avec passion et sera satisfait d’avoir fourni le meilleur effort dont il est capable. Il ressentira la fierté d’un travail bien fait.

Pour un perfectionniste, les efforts et le souci du détail signifient que quelque chose de beau, de significatif ou ayant une certaine valeur a été créé grâce à lui. On peut trouver de la beauté et un sens à n’importe quelle tâche pour peu qu’on y mette un peu de passion.

Cette satisfaction personnelle compense pour les moments difficiles, les tâches rebutantes ou ennuyantes et les frustrations au long du parcours.

Nous avons besoin de plus de perfectionnistes, de gens qui sont passionnés et fiers de leur travail et qui se soucient de leur produit et de la qualité du service qu’ils fournissent.

Un grand défi est proposé à l’homme : celui de perfectionner tout ce qui est créé, que ce soit lui-même ou le monde.    –   Jean-Paul II 
La reconnaissance du travail bien fait est une récompense souvent bien plus appréciée qu’un salaire.    –   Auteur inconnu
Dans le titre:  Tout ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. – Philip Chesterfield

Association d’idées

partenairesTendre Moitié et moi sommes en train de concevoir un nouveau plan d’affaires pour notre travail. Nous envisageons d’ajouter un partenaire et de modifier ma participation aux différentes tâches.

Je continuerais toutes les tâches administratives, informatiques et légales et Tendre Moitié et le nouveau membre de l’équipe s’occuperaient des clients et du service.

Le nouveau partenaire serait un de nos amis, que nous avons rencontré depuis que nous sommes dans ce milieu de travail. Tendre Moitié est devenu particulièrement proche de lui lorsqu’ils ont siégé ensemble sur un conseil d’administration.

Il possède plus de trente ans d’expérience dans le domaine et il est très performant. De notre côté, nous avons à offrir la conception et la tenue de sites Web, toute l’informatique et la connaissance de la fine pointe de la technologie reliée à notre domaine d’expertise. Nous sommes aussi prêts à nous occuper des clients plus distants qui requièrent de longues heures de route, car nous couvrons un assez grand territoire.

Pouvons-nous réussir en nous associant avec un ami? Le fait que nous nous sommes connus à l’intérieur du milieu de travail me semble favorable. Nous savons tous comment travaillent les autres, leurs forces et leurs faiblesses.

Tendre Moitié et moi croyons sincèrement que ce partenariat pourrait être profitable à toutes les parties.

Il y a plusieurs facteurs à évaluer quant à la pertinence de s’associer avec quelqu’un. Le respect mutuel est essentiel. Il y aura certainement des occasions où nous serons en désaccord sur un certain point mais l’important est de garder les lignes de communications ouvertes et de se parler franchement et respectueusement.

Certaines limites doivent être établies pour le plan d’affaires. Chacun doit avoir un rôle clairement défini, les décisions, les questions financières et créatives doivent être énoncées pour que chacun sache ce qu’on attend de lui et éviter les surprises ou la confusion.

Plusieurs choses devront être discutées, entre autres :

Les tâches de chacun Le partage des revenus Le remplacement durant les vacances Le nombre d’heures par semaine à consacrer aux tâches administratives Évaluer les différences dans le style de travail de chacun et arriver à un consensus sur ce qui sera retenu pour uniformiser le service à la clientèle La durée de l’entente, ses conditions et son renouvellement Le but du partenariat

Nous espérons sincèrement que notre ami sera réceptif à notre offre. Il est vraiment la meilleure personne pour s’associer avec nous. Nous n’avons personne d’autre en vue si cela ne fonctionne pas mais les questions et étapes ci-haut mentionnées peuvent être utiles à toute personne cherchant à s’associer.

Si notre démarche est bien reçue et respectée, je crois qu’il sera important de se réserver du temps en tant qu’amis seulement. Notre amitié est importante pour nous et nous voulons la préserver.

Il n’y a pas vraiment de coûts de départ associés à ce changement car nous sommes tous actifs présentement dans notre domaine. Quelques frais seraient partagés mais aucun nouveau frais ne résulterait de notre partenariat.

Dans le fond, la raison principale de notre désir de s’associer est que nous sommes assez nouveaux dans la région et dans notre domaine, seulement six ans. Notre ami a une clientèle bien établie avec ses trente ans d’expérience. Par contre, il court sans arrêt et n’a pas le temps de s’occuper ni de s’intéresser à l’informatique et aux nouvelles technologies.

Tendre Moitié et moi sommes très calés dans ces domaines et nous avons l’enthousiasme des récents diplômés, prêts à aller partout et à solliciter de nouveaux clients. Les quelquefois où nous l’avons remplacé durant ses vacances, nous avons réalisé que sa charge de travail était très importante pour une seule personne.

J’ai bien hâte de voir ce qu’en pensera notre ami. J’espère une réponse positive mais si ce n’est pas possible, nous avons une autre idée pour réorganiser notre travail. Je préférerais cependant que cette solution-ci fonctionne car ce plan m’a l’air plus agréable et dynamique.

Notre but est de créer un partenariat qui sera profitable à toutes les parties et qui apportera à chacun une meilleure qualité de vie, pour passer plus de temps avec nos familles.

Se réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite.
–     Henry Ford

Choisissons nos amis avec poids et mesure;
On ne peut vivre seul: s’associer est bon:
Mais ne prenons pour compagnon,
Que celui qui va à notre allure.
–     Jean de la Fontaine, Le Lièvre et la Tortue

Une main toute seule ne peut pas applaudir

travailler ensemble

Nous allons tous nous retrouver comme membre d’une équipe à un certain point. Que ce soit à l’école, au travail, sur un comité, dans un club ou une organisation, le travail d’équipe est de plus en plus populaire.

À l’école de Charmante Ado, il semble que la majorité des projets sont des travaux en équipe. En théorie, tous les membres de l’équipe reçoivent la même note quelque soit l’effort imparti. En pratique, j’ai remarqué que le professeur sait souvent reconnaître qui a fait la majeure partie du travail et si l’effort n’est pas réparti également, les notes de chacun sont ajustées en conséquence.

Le travail d’équipe est une très belle théorie qui ne réussit pas toujours bien en pratique si les règles ne sont pas clairement définies  et respectées. Nous avons tous eu à compléter seul un travail parce qu’un ou plusieurs membres de l’équipe n’étaient tout simplement pas intéressés.

Il y deux types d’équipe, l’équipe horizontale et l’équipe verticale. L’équipe verticale est hiérarchique avec un chef au sommet. Dans ce type d’équipe, les membres près du sommet donnent des ordres et les membres au bas de la hiérarchie les exécutent. Il arrive que les membres au bas de l’échelle ne sentent pas qu’ils fassent vraiment partie d’une équipe mais c’est pourtant le cas, car chaque membre est important et a son rôle. Dans ce genre d’équipe, il est souhaitable que les membres au statut plus élevé soient à l’écoute des idées et suggestions des autres membres; si tous poussent dans la même direction, un projet majeur peut être complété avec de bons résultats. Si une partie des participants ne fournit pas son lot d’efforts, cela peut faire rater tout le projet.

L’équipe horizontale est le type de structure plus conventionnelle pour le travail en équipe. Les membres ont un statut similaire et il n’y a pas de personne en charge ou en autorité.

Pour être un bon membre d’équipe il faut être honnête avec soi-même et les autres. Si un membre fait une promesse qu’il ne tient pas, le projet sera en péril car tous comptaient sur son apport qui ne se manifestera pas. Il y a donc une question de confiance intrinsèque à la bonne performance d’une équipe. Chaque participant doit se sentir libre de discuter des problèmes ou objections tout en ayant pour but de trouver une solution et de mener à bien le travail.

Il faut être capable de s’oublier et de travailler pour le plus grand bien de l’équipe. Les besoins du groupe passent avant la gloire personnelle ou les ambitions de chacun. Chaque membre doit être prêt à aider, soutenir et encourager les autres participants. Il doit contribuer de son temps, son énergie et son enthousiasme.

Les membres de l’équipe doivent se respecter entre eux. Il ne doit y avoir aucun commérage ou commentaire désobligeant au sujet d’ un autre membre. Une équipe n’est pas toujours formée selon les affinités personnelles de chacun mais il faut savoir rester poli et courtois avec tous les participants. Chacun doit traiter les autres avec intégrité et prendre en ligne de compte les sentiments des gens dans sa manière de communiquer.

Un bon membre d’équipe sera prêt à partager ses connaissances et à offrir son aide aux autres membres. Il ne devrait pas y avoir d’esprit de compétition à l’intérieur d’une équipe ni de comportements qui ont pour but d’attirer l’attention sur soi. Ces attitudes détruiront irrémédiablement un projet d’équipe.

Parfois, il faut être prêt à prendre la responsabilité d’une certaine partie du travail. Le mauvais membre d’équipe aura tendance à se cacher à l’intérieur du groupe pour ne pas se faire remarquer et éviter le travail. Un bon membre d’équipe n’hésitera pas à s’avancer et à offrir de prendre en charge une tâche.

Chacun a des talents ou aptitudes particuliers qu’il peut apporter au groupe. Une bonne équipe donne à chaque membre l’opportunité de briller dans un domaine où il est compétent.

Un piètre membre d’équipe trouvera des excuses ou se rapportera malade juste avant la date limite d’un projet. Les membres doivent s’engager à compléter le projet et à participer durant toute sa réalisation. Si une personne accepte une tâche, elle devra la terminer sinon elle perdra la confiance des autres membres. Si un problème ou une difficulté surgit, il faut être capable de l’admettre et en discuter pour demander de l’aide avant qu’il soit trop tard.

Une bonne communication est essentielle et parfois la négociation et la résolution de conflits peuvent être nécessaires dans un travail en groupe.

Charmante Ado a dû compléter seule un projet d’équipe car l’autre membre ‘’n’avait pas le temps’’. La goutte qui a fait déborder le vase aujourd’hui, pour un travail devant être remis demain, est que l’autre participante a préféré assister à un match de hockey cet après-midi plutôt que de terminer le travail.

Je crois que je vais conseiller Charmante Ado sur les qualités d’un bon membre d’équipe. Le problème est que la composition de  ces équipes est souvent imposée par le professeur. Heureusement que le professeur semble comprendre que les efforts ne sont pas toujours égaux et équitables. J’imagine que c’est un genre d’apprentissage, Charmante Ado n’est qu’au début de son secondaire. Espérons que chaque élève comprendra éventuellement que pour bien mener un projet à complétion, il faut que tous les participants mettre l’épaule à la roue.

La réussite appartient à tout le monde. C’est au travail d’équipe qu’enrevient le mérite.    –    Franck Piccard
On a intérêt au bonheur des autres, on a intérêt à ce que les autres nesoient pas malades, on a intérêt au succès des autres parce que nous sommes une équipe collective.    –  Jacques Attali
Dans le titre: Une main toute seule ne peut pas applaudir.   –   Proverbe Sénégalais