Les chemins vers la retraite

retraite

La retraite a été traditionnellement définie comme une étape que l’on atteint après 35-40 ans sur le marché du travail.  De nos jours, il y a d’autres manières d’y arriver. Examinons quatre différents modèles qui nous amèneront tous à la retraite, mais chacun avec des trajets bien différents.

La retraite traditionnelle est le modèle que l’on connaît le mieux. Une personne travaille de façon ininterrompue jusqu’à l’âge de 65 ans, en épargnant 10 à 15% de son salaire pendant toutes ces années. Elle peut alors prendre une retraite bien méritée avec suffisamment d’argent pour profiter de la vie durant les années qui lui restent. Le montant épargné permettra idéalement de payer pour un hobby comme le golf ou de faire quelques voyages ou croisières.

La retraite hâtive est similaire au modèle traditionnel mais sur un mode accéléré. Une personne qui a la chance d’avoir  un travail bien rémunéré dès ses premières années productives, a l’opportunité de procéder plus rapidement. Elle décide d’épargner de façon intensive et de conserver le même niveau de vie peu importe ses augmentations de salaire au fil des ans. Tout est réinvesti. Elle travaille de façon ininterrompue, comme pour la retraite traditionnelle, mais elle peut cesser de travailler beaucoup plus tôt, dans la trentaine ou la quarantaine, au lieu de la soixantaine.

Un troisième modèle consiste à prendre de fréquentes mini-retraites. On alterne alors des périodes de travail intensif avec des périodes de repos complet, un peu comme l’entraînement par intervalles.

 Une personne qui suit ce modèle, pourrait par exemple travailler pendant deux ans et épargner 30 000$, puis passer les deux prochaines années à voyager. Un entrepreneur peut décider de travailler deux semaines par mois et prendre les deux autres semaines du mois pour s’occuper à ses loisirs. Certains vont travailler pendant deux ou trois mois, puis prendre un mois de congé.

Ce modèle permet de s’échapper du marché du travail pendant que l’on est encore jeune, en forme et en santé. Voyager dans la vingtaine est différent des voyages que l’on fait dans la soixantaine. Ce n’est pas nécessairement mieux, mais c’est certainement une expérience tout à fait différente. Ceux qui choisissent cette route ont l’opportunité de prendre une pause et d’être libre de leur temps à toutes les étapes de leur vie, incluant la vingtaine.

La semi-retraite permanente comprend les gens qui ne travaillent jamais à plein temps. Un horaire de travail de 40 heures par semaine ne leur convient tout simplement pas, car ils ont trop de choses ou d’expériences qu’ils aimeraient faire ou connaître.

Ils préfèrent travailler à mi-temps tout au long de leur vie, quitte à gagner moins d’argent. Ils profitent ainsi de leurs temps libre pour poursuivre leurs passions, que ce soit l’escalade, le jardinage, la menuiserie ou toute autre activité qui les intéresse. Ces personnes vont refuser du travail dès que leurs besoins économiques seront satisfaits.

Aucun de ces modèles n’est meilleur qu’un autre. Il faut simplement trouver celui qui nous convient le mieux. Les arrêts fréquents peuvent avoir une incidence sur l’évolution d’une carrière et les chances d’avancement. Revenir sur le marché du travail après une pause n’est pas toujours facile non plus, les employeurs pourraient être enclins à favoriser les candidats qui ne prennent pas des pauses périodiques.

Personnellement, si j’y avais pensé alors que j’étais dans la vingtaine, j’aurais probablement opté pour la retraite hâtive. Comme j’ai plutôt choisi par défaut le seul modèle que je connaissais, j’ai suivi le mode consommation; acheté voitures et maisons et de nombreux gadgets électroniques. La retraite me semblait fort lointaine et il fallait profiter de la vie!  Le taux d’épargne s’en est ressenti.

Ces cinq dernières années, nous avons, Tendre Moitié et moi adopté un modèle qui ressemble davantage à celui de la semi-retraite permanente. Nous travaillons rarement plus de 25-30 heures par semaine et nous sommes très présents dans la vie de Charmante Ado. Avec un horaire moins chargé, nous sommes toujours disponibles pour assister à ses matchs de basketball, ses leçons de ski ou autres activités. Elle est très rarement seule à la maison et nous prenons tous les repas du soir en famille.

Il a fallu oublier les multiples voyages que nous avions l’habitude de faire à chaque année. Nous avons plutôt choisi de visiter les grandes villes américaines, une à la fois. Nous avons ainsi séjourné à New York, Boston, Chicago et Washington. Nous envisageons Philadelphie en Pennsylvanie ou Charlotte en Caroline du Nord pour notre prochaine destination. Ce sont des voyages en voiture, moins coûteux que l’avion, mais tout aussi agréables comme vacances.  Nous n’avons jamais fait le voyage en Europe dont nous rêvions et il n’est pas à l’horizon à courte échéance. Peut-être, d’ici deux ou trois ans; cela nous permettrait à Charmante Ado et moi, de connaître la famille de Tendre Moitié qui habite en Belgique et en France.

Travailler moins, lorsqu’on atteint la cinquantaine, est un mode de vie très agréable, qui permet de souffler et voir autre chose que le 9 à 5 bureaucratique. Cela nous plaît tellement, que nous n’envisageons pas vraiment d’arrêter complètement avant de nombreuses années.

Peu importe le modèle que l’on choisit, l’important c’est de persévérer et de suivre notre voie. On n’est jamais trop vieux, chaque étape de la vie est unique et on ne sera jamais aussi jeune que nous le sommes aujourd’hui.

Le problème avec la retraite, c’est que vous n’avez  jamais de jours de congé.   –    Abe Lemons

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BIEN VIVRE – J’achète, donc je suis

société de consommation

Dans les années soixante, le consensus général était que dès l’an 2000, nous ne passerions que quelques heures par semaine à travailler et que le reste du temps serait consacré à nos loisirs.

Cette prédiction s’est finalement révélée totalement fausse. Alors qu’un seul salaire par famille était suffisant pour vivre il y a cinquante ans, maintenant, la plupart des familles ont besoin de deux revenus pour arriver à boucler leur budget.

Que s’est-il passé? La consommation a littéralement explosé durant les dernières décennies. Acquérir des biens matériels est devenu tout aussi essentiel que de respirer et cette frénésie d’achat est nourrie par les publicités, la télévision et internet.

Nous basons notre perception du niveau de vie idéal sur ce que nous voyons dans les médias. Même si les émissions de télévision dépeignent souvent des familles particulièrement bien nanties, nous croyons que c’est ce niveau qui représente la classe moyenne. Nous regardons comment vivent les gens riches et célèbres et nous voulons une telle vie pour nous aussi.

Nous sommes stimulés à consommer de manière quasi compétitive, pour acquérir les nouveautés les plus récentes et ainsi afficher les signes extérieurs de la richesse.

Il y a un certain paradoxe dans cette mentalité; Nous achetons de plus en plus de produits, mais nous les rejetons de plus en plus rapidement aussi. Le consommateur moyen se débarrasse des items qui hier encore étaient à la fine pointe de la technologie, pour acheter la nouvelle version du même produit.

Une étude a démontré que les personnes qui passent le plus de temps à gagner de l’argent, sont aussi celles qui vont dépenser le plus en biens et services. Ils vont de plus, acheter leurs produits à un stage plus avancé de transformation, en consommant davantage de produits préparés ou transformés technologiquement. Le sentiment de pouvoir se le permettre ou de le mériter grâce à leur acharnement au travail, leur semble une justification tout à fait rationnelle.

Les gens qui ont plus de temps libre et moins d’heures de travail peuvent se permettre d’avoir des activités plus manuelles et moins productives en termes de temps. Ils peuvent étendre leur linge sur la corde au lieu d’avoir une sécheuse. Ils ont la possibilité d’utiliser un moyen de transport moins coûteux ou plus lent comme le transport en commun, le co-voiturage ou la bicyclette. Ils ont le temps de jardiner et de cuisiner. Ils peuvent combler davantage de leurs besoins de base en faisant, réparant, ou fabriquant eux-mêmes les choses, au lieu de les acheter.

Si l’on s’arrêtait un instant pour considérer ce qui fait notre richesse, nous réaliserions que gagner moins, dépenser moins, nous rapporteraient plus de temps libre. Plus une personne a du temps qu’elle peut occuper à sa guise, plus elle considère avoir une meilleure qualité de vie.

La notion que le niveau de vie doit augmenter proportionnellement avec les revenus n’est pas une vérité absolue. Doit-on vraiment travailler davantage pour s’élever au prochain niveau dans l’échelle socio-économique? La pression sociale est là pour essayer de nous convaincre que cette façon de vivre est la meilleure et que consommer est une source de bonheur. Nous n’avons qu’à consommer davantage chaque fois que nous atteignons un nouveau palier de richesse matérielle et nous faisons tourner l’économie.

Le niveau de confort et de quantité de biens de consommation suffisants varient selon la perception de chacun. Par contre, une fois ce niveau atteint, il est possible de décider consciemment que ce que nous avons est suffisant et de décider de travailler moins, de ne pas acheter une plus grande maison, une voiture plus récente ou tout autre gadget qui ne nous rendra pas plus heureux car nos besoins sont déjà comblés.

Refuser d’être influencés par les incitatifs à la consommation, décider par nous-mêmes de nos besoins réels et de ce qui nous rendraient vraiment heureux, me semble une bien meilleure approche.

Très peu de personnes arrivent à la fin de leur vie en se disant qu’elles auraient dû travailler davantage, gagner plus d’argent et acheter plus de biens matériels. La grande majorité regrette de ne pas avoir passer assez de temps avec leur famille et leurs amis, d’avoir couru toute leur vie, sans en profiter.

A-t-on vraiment besoin du plus récent iPhone, de la nouvelle télé 3D ou du frigo informatisé qui tient un inventaire et nous informe qu’il faut acheter du lait? Une vie plus simple est une vie moins onéreuse financièrement, mais qui a le potentiel de nous redonner la monnaie dont nous avons le plus besoin dans notre vie; du temps.

La qualité de votre vie, c’est la qualité de vos relations.   –   Anthony Robbins
Ce serait merveilleux de voir une fois l’humanité s’adonner au loisir. Rien d’autre ne prime que le travail, encore le travail, toujours le travail.   –    Henry David Thoreau 
Être débordé dès que je me réveille – avoir tellement d’obligations et de contraintes que je n’ai le temps de penser à rien, que je n’ai pas le loisir de me voir vieillir.   –    Jean-Philippe Blondel 

L’union fait la force

EQUIPE DÉCISION

La vie et notre travail serait beaucoup plus agréables si toutes les décisions prises par nos patrons ou nos dirigeants se conformaient parfaitement à nos opinions. Malheureusement, nous ne pouvons décider de tout, il faut souvent y aller selon le consensus, écouter les opinions des autres et accepter que le choix se fasse parmi toutes les opinions énoncées.

Lorsqu’une décision est prise, par une organisation, un comité, un conseil d’administration ou tout autre groupe décisionnel, il y a souvent un individu qui se fait un malin plaisir de clamer haut et fort qu’il était contre la décision, que cela ne fonctionnera jamais et qu’on va droit à l’échec.

Ce genre de personne se complaît à critiquer et à afficher un scepticisme à toute épreuve. Ce peut être un rôle agréable à jouer, car il y a des chances que ces prévisions de malheur se réalisent, parce qu’évidemment, toutes les décisions ne mènent pas au succès total.

C’est aussi une attitude facile à assumer car il y a peu de risques que cette personne ait à subir des conséquences face à sa vision alternative du futur; elle ne prend aucune responsabilité, elle ne fait que s’afficher à contresens du groupe.

Pour utiliser une analogie; l’avion est déjà décollé, il suit son plan de vol et il ne peut pas modifier sa route. Cette personne a donc raté sa chance de convaincre le groupe de prendre une autre décision. Il est trop tard.

Le temps opportun pour partager une opinion est avant que la décision soit prise, alors qu’il y a une chance de convaincre l’organisation d’aller dans telle direction, ou de suivre certaines recommandations. Ce partage d’opinion exige par contre une certaine responsabilité, celle d’expliquer et de détailler la vision qui nous anime.

Personne n’a le temps de revoir en détail chaque décision prise par un organisme. Les personnes impliquées seront entièrement affairées à mettre en application ce qu’elles se sont engagées à accomplir.

Bouder dans son coin ou pire, souhaiter ouvertement que l’organisme dont on fait partie échoue, parce que nous n’étions pas d’accord avec une décision, n’est pas très productif. Même si l’on a indiqué dès le début et fréquemment, que la route envisagée était stupide, que cette destination n’avait aucun sens; il n’en demeure pas moins que le fait d’être à bord de l’avion, de faire partie de l’équipage, devrait signifier qu’une fois que l’avion s’est envolé vers sa destination, notre travail est de l’amener à bon port avec l’aide de notre équipe.

La personne qui rouspète, proteste, peste contre une décision déjà entérinée, fait perdre son temps à tout le groupe et prive l’équipe d’un support auquel elle serait en droit de s’attendre. Il faut être capable d’accepter une décision qui ne nous plaît pas, en se ralliant au groupe et en faisant fi de nos réticences. L’occasion de discuter est passée, il faut maintenant appuyer l’équipe et travailler dans la même direction.

Rien n’est moins utile qu’une personne qui refuse d’embarquer pleinement dans un projet alors qu’une décision a été prise et entérinée par le groupe. Elle fait tout de même partie de l’équipe mais son apport se résume à freiner les efforts des autres, semer le doute dans leur esprit et à polluer l’ambiance de travail par sa négativité. Elle se réjouit de tout pépin, fait de la résistance passive ou mettra carrément des bâtons dans les roues du projet pour le faire dérailler.

Avoir la maturité d’accepter avec grâce une décision de groupe qui diffère de notre opinion et être capable de contribuer positivement à la réalisation du projet, en y mettant tous nos efforts, sans arrière-pensée, n’est pas donné à tout le monde. Les gens qui ont cette capacité seront hautement prisés dans les comités ou tout organisme qui implique des décisions d’équipe.

Peut-être que celui qui rechigne à se rallier au groupe aura-t-il parfois raison et une décision s’avérera malheureuse ou même désastreuse. Alors, à la prochaine réunion. Il lui faudra trouver un meilleur plan et de meilleurs arguments pour convaincre les autres du bien-fondé de son opinion lors de la prochaine décision.

Responsabilité entraîne solidarité.   –  Victor Hugo
Mieux vaut une réussite solidaire qu’une réussite solitaire.   –   Albert Jacquard

Chronique animale

Jack

Je vous ai déjà mentionné que j’avais un travail d’appoint dans une pension pour animaux. L’été étant la période des vacances pour bien des gens, les propriétaires d’animaux domestiques ont souvent le casse-tête de trouver un endroit pour leur protégés.

J’ai donc travaillé à cette pension pendant tout l’été, parfois quelques heures par semaine et souvent presque à plein temps. Un des gros avantages pour moi est que j’habite à deux minutes en voiture ou 20 minutes à pied de la pension.

C’est un travail très varié où l’on rencontre des chiens et des chats de toutes sortes et des maîtres parfois assez particuliers.

Les races qui ont la cote présentement chez les propriétaires de chiens, selon l’échantillon que j’ai rencontré à la pension, sont le caniche, le golden retriever, le schnauzer, le shih tzu, le husky et le labrador. La grande majorité des chiens qu’on nous apportent sont de race pure.

Nous rencontrons beaucoup de chiens qui ont été rescapés à travers la SPCA (Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux). Quelques-uns ont été maltraités et en sont restés traumatisés. J’aime bien voir que les gens les ont adoptés quand même et leur donnent l’attention dont ils ont tellement manqué.

Je préfère nettement les grands chiens aux tout petits, mais ce travail m’a donné l’occasion de rencontrer de minuscules chiens au cœur gros comme un Grand Danois. Je n’aime pas lorsque les gens transforment leur petit chien en bébé, en le portant tout le temps et en le traitant comme un enfant. Les chiens ont une dignité et il faut leur permettre d’être des chiens.

Quelques petits chiens ont ainsi gagné mon cœur, tel un petit shih tzu qui est resté trois semaines en pension et qui était extrêmement attachant. Il était le favori de tous, passait ses journées, soit avec les gens du toilettage ou avec la patronne dans ses bureaux à l’étage. Il pouvait circuler partout dans le Centre et à la fin, il se promenait avec des airs de propriétaire, se permettant même d’aboyer lorsque les clients entraient dans l’immeuble! Il défendait ainsi son chez soi, même temporaire, avec ferveur, du haut de ses quatre kilos.

Il y a eu des chiens formidables, tel un chien de race indéfinie, nommé Jack, qui semblait comprendre tout ce qu’on lui disait et qui était d’une patience d’ange avec tous les autres chiens. Il plantait son regard très expressif dans nos yeux et l’on pouvait croire que les chiens ont une âme, tellement il nous pénétrait. Celui-là, je l’aurais ramené chez moi illico, tellement il était spécial.

D’autres, sont arrivés craintifs et anxieux pour repartir épanouis et décontractés, comme ce jeune terrier Wheaten qui tremblait lorsqu’on l’approchait et avait peur des autres chiens. Il est resté trois semaines en pension et il s’est dégourdi, enhardi pour se révéler un chien très bon enfant, heureux de passer du temps tranquille avec des humains et tout aussi content de jouer avec de nouveaux copains chiens à chaque jour. Il obéissait prestement à toutes nos demandes et son séjour a été des plus agréables finalement, au point que sa maîtresse, qui devait le reprendre pour deux jours entre deux voyages, a finalement décidé de le laisser à la pension, vu qu’il s’amusait tellement.

Mes deux toutous me reniflent soigneusement lorsque je rentre le soir, se demandant si je ne les ai pas trahis avec d’autres chiens. J’ai amené Tête de Mule au Centre quelquefois, entre autre pour rencontrer un autre Montagne des Pyrénées qui y séjournait et qui portait le même nom que notre Toutou Parfait (Toutou Parfait et Tête de Mule étant des pseudonymes, vous l’aviez bien sûr deviné).

J’adore ce travail et j’y mets beaucoup d’énergie en maintenant aussi une page Facebook pour le Centre, où j’affiche des photographies des animaux en pension, alors qu’ils jouent entre eux à différents moments de la journée. Les propriétaires peuvent ainsi aller voir ce que fait leur chien durant leur absence et cela les rassurent de le voir s’amuser.

À la maison, nous avons perdu une de nos petites rates, ma préférée, Daisy. Elle est morte il y a dix jours, suite à une infection à l’oreille qui s’est transformée en abcès cérébral, malgré les antibiotiques. À la fin, je devais la nourrir à la seringue et elle ne pouvait presque plus bouger. Elle a été euthanasiée chez le vétérinaire. Elle est enterrée sur notre propriété, sous une plate bande où poussent entre autres, des pâquerettes (daisy = pâquerette ou marguerite). Une vie de rat est bien courte, de deux à trois ans seulement. Daisy avait 23 mois. Les deux autres sont en pleine forme et sont devenus plus affectueuses.

Voilà, c’était ma chronique ‘’Animaux’’. D’autre part, la rentrée scolaire approche à grands pas, les cours de piano recommencent sous peu et la routine plus structurée reprendra ses droits sur nos vies.

Charmante Ado entre au troisième secondaire, nous commencerons toutes les deux notre quatrième année de leçons de piano et ma fille veut faire du théâtre cette année ainsi que de la photographie. Je dois dire que j’ai crû déceler un certain talent chez elle, car elle a travaillé avec moi à la pension et elle prend de superbes photos avec des perspectives très soignées.

Le retour à une vie plus structurée devrait aussi me permettre de retrouver plus souvent ce blogue, qui a quelque peu dépéri durant l’été.

Tout le chien est dans son regard.   –   Paul Voltaire
Les chiens, qui ne savent rien, comprennent ce que nous disons, et nous qui savons tout, nous ne sommes pas encore parvenus à comprendre ce qu’ils disent.   –   Octave Mirbeau

Doser la technologie dans sa vie

surcharge ordi

Aujourd’hui, ma vie va prendre  une nouvelle direction. En effet, je débute un nouveau travail. Une dame de qui j’achète toute la nourriture pour nos animaux, démarre un service de pension pour les animaux domestiques et elle cherche une personne pour gérer cela. Les locaux sont situés tout près de chez moi et les heures de travail augmenteront graduellement au fur et à mesure que la clientèle se développera.

Je devrais être capable de concilier ces nouvelles tâches et mon travail avec Tendre Moitié, mais cela demandera une certaine logistique bien planifiée. Cela fait quelques mois que je cherche un travail qui me permettrait de sortir de la maison, tout en ayant des heures flexibles. Le fait de travailler auprès des animaux est bien sûr un bonus non négligeable à mes yeux.

Ce service n’existe pas dans notre communauté, alors cela vient combler un manque qui augure bien pour l’avenir de l’entreprise. Le salaire est convenable et servira à payer de petits extras, genre la réaménagement de la chambre de Charmante Ado et quelques travaux de rénovation de la maison.

J’aurais pu me tourner plutôt vers le domaine de la création de sites Web, car j’ai déjà créé plusieurs sites. Présentement je fais la maintenance de cinq sites Web différents (que j’ai aussi créés) et j’aurais facilement pu trouver d’autres clients pour augmenter mes revenus.

Le problème est que cela impliquerait encore plus de temps passé sur un ordinateur et sur internet et j’avoue que je commence à faire une indigestion d’informatique et de Web. Je trouve que je passe trop de temps en ligne et pas assez dans la vie « normale ». J’ai envie de sortir, de bouger et de voir du monde. La perspective d’aller promener quelques chiens à l’occasion, me semble tout à fait réjouissante.

Côté rémunération, les sites Web sont plus payants, mais je préfère tout de même un travail plus physique et surtout plus léger mentalement, où il n’y aura pas de stress au menu. Tendre Moitié pratique déjà le fractionnement du travail en ayant différentes sources de revenus, ce qui est très pratique pour les travailleurs autonomes. Si un secteur de travail faiblit, les autres peuvent compenser la baisse de revenus, selon la saison.

Je choisis donc un travail agréable, que je sais que je vais apprécier, mais qui ne prendra pas tout mon temps ni toute mon énergie. Le revenu supplémentaire sera le bienvenu quoique non essentiel à notre budget.

Autre changement, il n’y aura plus d’article publié à jour fixe sur Opus Secret. Cette obligation que je me suis moi-même imposée, est trop contraignante et avec un travail supplémentaire, quelque chose doit diminuer et ce sera la fréquence des articles. Je vais essayer de faire au moins deux articles par semaine, mais je ne m’engage à rien. Si l’inspiration me vient, cela pourrait être plus et si je suis surchargée, ça sera moins.

Je crois que j’ai besoin de retrouver un certain équilibre entre la vie de tous les jours et le travail sur ordinateur. Présentement, je suis sur l’ordi du matin au soir et cela commence à me peser sérieusement. Je rêve souvent au temps, au début des années 1980, où nous n’avions pas toute cette technologie. Oui, la communication est plus facile, l’information est disponible au bout de nos doigts et tout est plus rapide, mais cela ne remplace pas la vie au quotidien, nos relations interpersonnelles et notre interaction avec notre environnement.

J’ai envie de sortir du monde virtuel pour aller voir et participer à la vraie vie. L e Web isole tout en nous rassemblant, c’est assez paradoxal. D’un côté, nous rencontrons plein de gens en ligne, que nous n’aurions pas connu autrement, mais de l’autre, nous passons moins de temps avec nos proches, notre famille, nos amis et nous sommes moins conscients ce qui se passe autour de nous.

Je vois Charmante Ado passer de plus en plus de sur l’ordinateur et en ligne, à notre image, et je me dis que nous passons à côté de quelque chose et que ces heures ne reviendront jamais. Un jour, elle partira et nous regretterons probablement de ne pas avoir fait plus de choses ensemble. La même chose se passe avec un conjoint, fatalement, un des deux partira le premier et celui qui restera, regrettera peut-être de ne pas avoir passé plus de temps à vivre, à parler et  à faire des choses ensemble, plutôt que de se promener chacun de son côté sur le Web.

C’est un peu le danger qui guette tout travailleur autonome, de ne pas établir de frontière nette entre le travail et les loisirs. L’on peut travailler tard le soir et les fins de semaine et inversement aller promener le chien en plein jour ou suivre des leçons de piano. J’en ai bien profité, mais j’ai laissé graduellement le travail et l’ordinateur empiéter sur ma vie familiale au point où je ressens le besoin de diversifier ma vie et de trouver un domaine qui me permette de sortir de la maison. Quatre secteurs de ma vie exigent l’usage de l’ordinateur; mon travail avec Tendre Moitié, les sites Web que je gère, ce blogue-ci et mon projet de roman. Un travail à l’extérieur, qui implique très peu d’ordinateur et une gestion plus serrée de mon temps pour les autres activités devraient me permettre de mieux équilibrer ma vie, enfin je l’espère!

Alors, je vais sortir un peu de mon foyer, aller prendre l’air et voir ce qui se passe dans ma communauté et je vous reviendrai probablement plus enthousiaste et avec de nouvelles expériences et par le biais, de nouvelles idées de chroniques.

 

Ne te sers pas de la technologie comme d’un substitut à la chaleur humaine.  –   Doc Childre et Bruce Crye