Lève-toi et marche

bureau assis debout

    Station de travail en position assise

Au travail, notre division a décidé de tester l’équipement de  bureau permettant de travailler en position debout ou assise. Ceux que cela intéressaient avaient l’opportunité de recevoir les premières installations durant le projet pilote. Je fais partie de cette cohorte qui souhaitait faire l’essai de cette nouvelle manière de travailler.

Le système est plutôt simple. Un colonne fixée à la table de travail comporte deux tablettes et de l’espace pour deux moniteurs . Le clavier repose sur la tablette inférieure et on peut mettre ce que l’on désire sur l’autre tablette. Celle-ci  possède une poignée qui permet de monter ou abaisser tout le système très facilement.

bureau assis debout

Station de travail en position debout

Les  bienfaits potentiels  de  cette station de travail  sont  nombreux.   Le  travailleur typique passe 5 heures et 41 minutes en position assise durant une journée de travail. Aller au gym après le travail ne suffit pas à contrer les effets néfastes de notre inactivité. Une solution est donc d’incorporer des périodes de station debout à nos journées et d’essayer de saisir toutes les opportunités de bouger. Par exemple, comme notre département est réparti sur seulement quatre étages, j’essaie de prendre les escaliers aussi souvent que possible.

Personnellement, considérant que j’ai de l’arthrite dans la colonne, les hanches et les genoux; il est très difficile pour moi de me remettre en marche après une période prolongée en position assise. Mes articulations deviennent ‘’rouillées’’ très rapidement et j’ai besoin de faire quelques pas pour me dégourdir lorsque je me relève. L’alternance de positions me permet de rester plus souple et j’ai moins l’impression d’avoir les articulations raidies.

J’ai  ce poste de travail depuis deux semaines et j’adore cela. Je passe de deux à trois heures debout durant une journée normale. Mes périodes assises ou debout dépasse rarement 30 minutes consécutives ce qui m’évite de me sentir ankylosée. Je reste debout pour tout travail à l’ordinateur et je m’assois pour écrire à la main ou consulter des documents papiers. Je découvre aussi que je suis davantage encline à bouger lorsque je suis déjà debout. Je vais aller voir un collègue au lieu de lui téléphoner ou de lui écrire. Je vais aussi aller plusieurs fois chercher mes documents au lieu d’attendre parfois une heure d’avoir tout envoyé à l’imprimante.

Ce n’est pas un système miracle et cela ne remplace pas l’activité physique. Le nombre additionnel de calories brûlées est minime et n’entraînera probablement aucune perte de poids. Rester complètement immobile lorsqu’on est debout n’est pas une bonne idée non plus. Il faut bouger et s’efforcer de garder une bonne posture. Si on commence à avoir mal aux pieds ou aux genoux, c’est qu’on est resté immobile trop longtemps, ce qui est aussi néfaste que de rester assis. Cette station de travail nous incite à bouger, c’est son plus grand avantage selon moi.

Voici un lien vers le modèle fourni par mon employeur:    WorkFit-S+ Dual

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Un patron à suivre

patr

Parfois, par pure chance, nous sommes au bon endroit au bon moment. Je suis incroyablement bien tombée dans mon nouveau travail. Mes supérieurs sont charmants, mon collègue immédiat est très agréable et le reste de l’équipe est formidable.

Je m’entends super bien avec ma patronne; chaque matin, j’arrive un peu plus tôt et nous prenons notre café ensemble en jasant de choses et d’autres. Elle complimente souvent chaque membre de l’équipe et cela fait que nous avons une équipe dynamique, qui est toujours prête à foncer pour respecter toutes les échéances que l’on nous donne.

Mon collègue immédiat est un jeune homme de 25 ans, donc, j’ai plus de deux fois son âge. Nous travaillons en étroite collaboration et bien que soyons très différents l’un de l’autre, cela se passe très bien. Nous avons des forces et des faiblesses différentes ce qui fait que nous nous complétons bien.

Je regarde autour de moi et je réalise que j’ai atterri dans le meilleur département, au sein de la meilleure équipe, du point de vue de l’ambiance au travail. Les employés des autres départements me soulignent souvent que je suis chanceuse et je suis d’accord avec eux. J’aurais pu être placée avec la mégère critiqueuse, sèche et quasi hargneuse qui dirige une collègue d’une autre division. Sa supérieure est très désagréable, elle ne cherche qu’à critiquer et à pointer les erreurs. Elle n’a jamais un bon mot, seulement des commentaires négatifs.  Lorsqu’on lui apporte un dossier dans son bureau, elle le regarde avec dédain et elle dit  »c’est quoi ça » ou  »pourquoi tu m’apporte ça ». C’est vraiment charmant comme attitude. Ma collègue entre dans ce bureau le moins possible et elle n’a que le strict minimum d’interactions avec sa patronne. Après un an de ce régime, elle se cherche un poste ailleurs et a commencé à passer des entrevues dans d’autres ministères.

Pour ma part, ce travail est beaucoup plus agréable que je ne m’y attendais. Lorsque je m’imaginais de retour au travail dans un poste gouvernemental, je ne pensais pas que ce serait aussi plaisant. C’est au delà de toutes mes espérances et ces trois derniers mois ont passé à la vitesse de l’éclair.

Je n’ose pas penser à ma réaction si j’étais tombée sur une mauvaise patronne, comme ma collègue. Le genre de personne qui écrase votre moral quotidiennement et qui fait que l’on déteste se rendre au travail. J’ai connu cela une fois et je ne veux plus jamais le revivre.

Les patrons exceptionnels nous inspirent et nous encouragent. Ils croient en nos talents et nos compétences et se battront pour nous défendre si la situation le demande. Quelques mois sous la gouverne d’un mauvais patron suffisent à miner notre confiance. Un supérieur qui nous démoralise peut ruiner une carrière si on le laisse nous atteindre.

Une des choses les plus difficiles avec les mauvais patrons, c’est leur imprévisibilité. Ils nous semblent moins rationnels, plus difficiles à comprendre, moins équilibrés que la moyenne des gens. Certains peuvent être charmants une minute puis ils deviennent caustiques sans raison sensée. On ne peut jamais prévoir leurs réactions, ce qui nous garde sur notre qui-vive et augmente notre niveau de stress de façon considérable.

Ma collègue quittera sous peu pour des cieux plus cléments et je lui souhaite bonne chance. Je crois qu’elle prend la bonne décision. Aucun emploi ne devrait nous rendre malade, démoralisé ou terrifié.

Pour ma part, j’ai beaucoup de travail, mais tout ce fait dans la bonne humeur, alors c’est le bonheur.

Un bon patron fait réaliser à ses employés qu’ils ont plus de capacités qu’ils ne le réalisent afin qu’ils fassent constamment un meilleur travail que ce qu’ils pensaient pouvoir accomplir.     
– Charles Erwin Wilson 

Le meilleur chef est celui qui sait choisir les bonnes personnes pour accomplir ce qu’il désire et qui est capable de faire montre d’assez de retenue pour ne pas se mêler de leur travail pendant qu’ils sont en train de le faire.   –   Theodore Roosevelt

Ré-organisation occupationnelle

restructuration

J’ai commencé un nouveau travail il y a trois semaines. Je suis quelque peu ambivalente face à ce changement dans ma vie. Je ne suis pas certaine que ce genre de travail administratif  me plaira  à long terme, mais je ne m’en fait pas trop à ce sujet. Je crois que s’attendre à ce que son travail soit nécessairement  fascinant, intéressant ou amusant, est une erreur.

On nous dit souvent de suivre notre passion, mais même le meilleur emploi ne sera pas agréable en tout temps. Je crois que le meilleur moyen d’être satisfait dans son travail est de trouver un emploi ni trop facile, ni trop difficile, qui offre des opportunités d’apprendre et de se développer, de tomber sur un patron qui vous traitera  bien, qui paie suffisamment et ne pas passer des heures dans les embouteillages pour s’y rendre et en revenir. Il ne reste qu’à travailler avec diligence jusqu’à ce que l’on devienne bon et productif dans notre domaine.

Un ancien patron m’a dit un jour que tout le monde se sent incompétent durant les cent premiers jours à un nouveau poste, parce qu’on ne connaît pas les us et coutumes, les procédures et tous les petits détails inhérents à l’entreprise. Une fois cette période de rodage passée, on se sent plus confortable et efficace.

Il ne faut pas se décourager au début. Notre cerveau a besoin de constater que notre compétence s’améliore avant de taire nos peurs et nos craintes. À date, je me sens de plus en plus confiante, quoique je vais devenir la personne la plus expérimentée du département dans ce poste après Noël, ce qui est quelque peu déconcertant. Il y a beaucoup de mouvements de personnel à l’intérieur du groupe et les gens sont souvent assignés à des projets pour un an ou deux, pour ensuite revenir à leur poste attitré. La personne qui m’a entraînée transfère ainsi vers un autre département pour un an et je serai probablement celle qui entraînera sa remplaçante, même si je suis toute nouvelle.

J’ai la chance d’être tombée sur une patronne très gentille et compétente et comme vous le savez, ce n’est pas si fréquent que ça. Les gens de l’organisation sont tous, sans exception, très positifs et agréables. Bon, il y a toujours la lune de miel du nouveau travail, ou tout semble parfait et mieux qu’au lieu de travail précédent, mais je crois sincèrement être vraiment bien tombée et que ce n’est pas un mirage.

Un autre facteur intéressant est l’estime de soi. Travailler de la maison, seul, avec peu d’interactions comporte un grand nombre de bénéfices. Les contraintes sont peu nombreuses et  l’autonomie ainsi que la débrouillardise sont nécessaires. Par contre, être au milieu de collègues, interagir avec différents groupes et recevoir des commentaires positifs sur notre travail est incroyablement valorisant. Je n’avais pas conscience de manquer de rétroaction, mais je suis très contente d’en recevoir maintenant!

Lorsque j’ai quitté mon dernier emploi pour travailler de la maison, je n’avais pas réalisé à quel point certains avantages reliés à l’emploi sont importants. Les assurances médicaments et dentaires sont des bénéfices conséquents, ainsi que la possibilité de changer de lunettes aux deux ans. J’ai aussi obtenu un rabais de 40% (!) sur mon assurance automobile parce que je fais partie d’un certain groupe professionnel.  Tout cela était beaucoup plus onéreux lorsque j’étais travailleur autonome.

Étant toujours travailleur autonome, avec un emploi du temps plus décontracté, Tendre Moitié doit maintenant tenir le fort à la maison et il se débrouille très bien. Bon, le ménage est fait moins souvent mais il se fait des listes et il s’acquitte vaillamment de toutes ses nouvelles tâches. Charmante Ado a dû se responsabiliser aussi et s’assurer que son linge se rende bien au panier dans la salle de lavage si elle veut que ses vêtements soient lavés. Elle se lève et déjeune toute seule maintenant avant d’aller à l’école, pour la première fois de sa vie. Disons, qu’à seize ans, ce n’est pas un gros traumatisme. J’ai réussi à obtenir que tout le monde retourne ses chaussettes à l’endroit et ne les laissent pas en tire-bouchons dans le lavage. Quelle incroyable perte de temps, enfin réglée! Notre famille utilise un nombre effarant de chaussettes et tout le monde favorise le noir ou le bleu foncé, ce qui rend la différenciation difficile lorsqu’il est temps de réunir une paire. J’ai une boîte de chaussettes orphelines et de temps en temps, parfois après des mois, je réussis à réunir des chaussettes soeurs. Disons, que maintenant, avec mon emploi du temps plus chargé, la chasse aux chaussettes chutera très «bas» dans mes priorités.

Donc toute la petite famille se porte bien après cette réorganisation majeure, sauf peut-être Toutou Réservé, notre chien rescapé, qui s’ennuie beaucoup de moi. C’est vrai qu’il passait toutes ses journées à mes côtés depuis 18 mois, donc, c’est un gros changement pour lui. Il est toujours aussi affectueux et il n’est plus craintif avec nous. Il reste toutefois très réservé avec les étrangers.

Charmante Ado aura un congé scolaire de trois semaines durant le temps des Fêtes, alors que je n’aurai que quatre jours autour de Noël. Cela sera bien différent des années précédentes, mais on va essayer de profiter de ces quatre jours au maximum.

 

Il faut avoir confiance dans les surprises de la vie.  –  Jean-Philippe Blondel  
Il n’y a rien de négatif dans le changement, si c’est dans la bonne direction.   –   Winston Churchill

 

 

 

 

La vie c’est ce qui nous arrive pendant que nous faisons d’autres plans

 

CHANGEMENT DE PLANS

 

Même les meilleurs plans exigent parfois d’être modifiés en cours de route. Tendre Moitié et moi avions notre futur tout planifié et nous approchions lentement vers une semi-retraite agréable et sans souci.

Nous avons subi un léger déraillement avec le ralentissement de l’économie, puis le domaine d’affaires de Tendre Moitié s’est carrément détérioré ces deux dernières années. Peu de clients, de nombreux obstacles aux transactions, bref, nous faisons face à une réévaluation de nos perspectives d’avenir.

Il a fallu se rendre à l’évidence que la reprise économique serait lente et que nous devions trouver d’autres sources de revenus. Tendre Moitié commencera dans quelques jours un certificat universitaire en administration de sociétés. Il oeuvre déjà sur plusieurs conseils d’administration d’entreprises et ce diplôme lui donnera un atout supplémentaire dans ce domaine. C’est d’ailleurs de cette manière qu’il entend occuper sa ’’retraite’’, en siégeant sur plusieurs conseils d’administration.

De mon côté, il n’y avait plus vraiment de justification pour que je persiste comme assistante de Tendre Moitié. Après mûre réflexion, j’ai décidé de retourner sur le marché du travail dans un poste gouvernemental. Après de nombreux tests, entrevues, et formulaires, me voici embauchée dans un ministère avec un poste permanent. Je devrais débuter d’ici deux semaines, une fois que l’on aura émis mon certificat de sécurité (cote de fiabilité, qui est exigée avant qu’on puisse avoir accès aux renseignements, aux biens ou aux établissements ’’protégés’’).

Alors, nous voilà à un carrefour qui modifiera un peu notre trajectoire, mais qui nous permettra de redresser nos finances. Charmante Ado qui termine ses études secondaires y voit une possibilité que nous recommencions à voyager. Ce ne sera pas dans l’immédiat mais il est vrai que nous avions beaucoup restreint nos voyages ces dernières années.

Il va falloir que chacun mette la main à la pâte pour l’entretien de la maison et la préparation des repas, mais heureusement, Charmante Ado semble avoir complètement terminé sa crise d’adolescence et elle est redevenue la personne adorable, raisonnable, coopératrice et attentionnée, qui s’était quelque peu éclipsée durant cette période.

Nous sommes aussi en train de modifier quelque peu nos loisirs. Depuis avril dernier, Je vais au gym trois fois par semaine avec Charmante Ado et sa copine. Nous ne regardons presque plus la télé traditionnelle et avons réduit notre abonnement au câble à sa plus simple expression. Nous envisageons de l’annuler tout simplement d’ici peu. Nous regardons maintenant des séries télévisées et des films sur Netflix. Un des gros avantages que j’y vois, c’est que la télé  reste fermée et nous ne l’allumons que pour regarder une ou deux émissions d’une série, deux ou trois fois par semaine.

Charmante Ado s’est découvert une passion pour le Japon et elle s’est créé un site Web qui relate toutes les informations, ressources et démarches nécessaires à la préparation d’un séjour qu’elle veut y faire dans quatre ans, à l’été de ses 20 ans (âge de majorité au Japon). Elle publie deux articles par semaine et elle produit un vidéo de la préparation d’une recette japonaise aux 15 jours. Tout cela fait partie d’un ’’projet personnel’’ qu’elle doit compléter pour son baccalauréat international. Elle combine donc une passion réelle avec un travail scolaire. Disons qu’elle a beaucoup moins de temps pour regarder la télé.

J’essaie aussi de revenir à mon blogue car je reçois de nombreux courriels de gens qui sont déçus que je l’aie quelque peu abandonné. Je vais m’efforcer d’être plus assidue et régulière. Lorsque j’ai commencé ce blogue, j’écrivais un article par jour et cela pendant plus d’une année. Je me demande encore aujourd’hui, comment j’ai pu trouver le temps! J’espère que le fait d’avoir des semaines plus structurées avec mon nouveau travail à l’extérieur de la maison, m’aidera à mieux occuper mes temps libres.

La vie c’est ce qui nous arrive pendant que nous faisons d’autres plans.   –  Allen Saunders en 1957, utilisée aussi par John Lennon en 1980

Être apprécié; un besoin fondamental

être apprécié

Me voilà avec du temps libre pour écrire et profiter du reste de l’été. En effet, je viens de quitter mon travail auprès des animaux dans une pension. J’y pensais depuis plusieurs mois, mais j’ai finalement pris ma décision au retour de mes vacances.

Ce fût une belle aventure et j’ai beaucoup aimé prendre soin des chiens et chats qui venaient en pension au Centre. J’ai réalisé que j’étais très bonne avec les animaux, qu’ils venaient à moi facilement et que je savais décoder leurs signaux quant à leur état d’esprit. Le travail était intense et assez dur physiquement, mais c’est plus le style de gestion des propriétaires qui a motivé  ma décision de quitter.

Pour illustrer, deux jours avant mon retour de vacances, j’apprends de ma collègue qu’elle s’occupe seule de 20 chiens et qu’on lui demande aussi de faire  le ménage de la boutique, le tout en deux heures ou moins. Je décide d’écrire aux patronnes pour leur mentionner que ce qu’elles demandent est impossible et qu’on ne peut pas prendre soin convenablement de 20 chiens en deux heures. Il faut nettoyer les enclos et les bols, donner de l’eau et de la nourriture et ensuite jouer avec les chiens dans la salle de jeu et à l’extérieur. Il y a aussi des photos à prendre pour mettre sur la page Facebook, afin que les clients puissent voir les activités de leur animal durant leur séjour.

Certains chiens ne sont pas sociables et doivent être sortis seuls et on doit prendre le temps de leur donner de l’attention, et de jouer avec eux. La plupart s’entendent bien avec les autres et on fait  alors des groupes de jeu, selon la grandeur et leurs affinités.

Comme il n’y avait personne d’autre de disponible, je me suis offerte pour aider ma collègue lors de mon dernier jour de vacances. Je suis donc allée travailler tôt le matin. Vers la fin de mon quart, une des propriétaires est arrivée et de façon très brusque nous a annoncé qui ferait les prochains quarts et avec qui cette personne serait jumelée. Elle a dit que le problème actuel venait du fait que ma collègue ne les avait pas avisées que le nombre de chiens en pension augmentaient depuis quelques jours, ce que ma collègue a démenti. Elle a terminé en disant d’un ton exaspéré qu’elle et son associée était présentement en vacances mais qu’elles devaient  tout le temps venir au Centre pour régler des problèmes.

Étrangement, lorsque j’étais partie en vacances, elles m’avaient dit qu’elles partiraient elles-mêmes en vacances deux jours après mon retour. Déjà, que les deux patronnes prennent leurs vacances ensemble, ce n’est pas l’idéal, mais elles font toujours ça. Or, il semble qu’elles aient décidé entre-temps de prendre leurs congés durant mon absence, laissant la pauvre employée, avec seulement deux mois d’expérience, payée au salaire minimum, gérer tout complètement seule.

Cela signifiait qu’elle devait répondre aux téléphones et aux courriels, retourner les appels de ceux qui avaient laissé des messages, tenir la boutique, nettoyer le Centre au complet (2 étages) en plus de s’occuper de la pension.   Elle a rapidement été débordée et ils la traitaient plus ou moins d’incompétente.

Je leur ai fait remarquer qu’un entrepreneur, propriétaire d’un commerce n’est techniquement jamais en vacances, à moins d’avoir formé et de payer une personne pour le remplacer en tant que gérant de l’entreprise. Elles voulaient sans cesse que je m’associe avec elles mais j’ai toujours refusé, voyant la façon dont elles géraient cela. J’ai accepté la gérance de l’entreprise à un certain moment, mais je suis retournée simple employée après deux mois en voyant leur style de gestion. Elles ont quand même continué à me confier des tâches hors des heures de travail en prenant pour acquis que je ferais tout cela gratuitement.

De plus, mes patronnes aimaient bien parler dans le dos de cette employée. Elles la dénigraient devant moi et se moquaient d’elles sans retenue. Je leur disais chaque fois que c’était méchant et que je n’appréciais pas. Quelles que soient les lacunes d’une personne, il faut la respecter. Elles lui disaient sans cesse qu’elle n’était pas bonne dans son travail et la comparait à moi qui était là depuis 15 mois. Je leur faisais remarquer qu’elle avait du coeur à l’ouvrage mais manquait simplement d’organisation et qu’un peu de formation additionnelle et d’encouragement seraient sûrement plus utiles que ces remarques. Je trouvais ces attaques personnelles très inconfortables et je me suis naturellement portée à sa défense. Je soulignais ses bons coups et ses bonnes idées, au point où on m’a reproché de trop la défendre.

Il faut avoir la fibre de entrepreneuriat en soi pour être en business et mes patronnes ne l’ont clairement pas. Elles m’ont dit avec le plus grand sérieux, que leurs jours de congé étaient sacrés et qu’elles ne voulaient recevoir aucun coup de téléphone durant ces journées. Pourtant, elles ne se gênaient pas pour m’appeler en vacances ou en congé et elles m’envoyaient des courriels de demandes d’information et de réservations pour que j’y réponde de chez moi, le soir et les fins de semaine, même si j’étais en congé.

Bref, j’ai quitté après cette dernière journée de vacances que j’ai passée à travailler. J’ai reçu un beau courriel disant qu’elles m’aimaient beaucoup et que j’étais très professionnelle et elles concluaient en me demandant si je voudrais bien continuer de m’occuper de la page Facebook de l’entreprise (mettre une cinquantaine de photos des chiens par jour sur la page, avec des commentaires pour montrer leurs activités), bénévolement bien sûr. J’ai refusé.

J’ai tenu cette page, sans aucune rémunération pendant 15 mois, passant souvent deux heures par jour à découper et à mettre en page les photos et les commentaires. Les clients adorent cette initiative et la page est très populaire. Pourtant, j’ai reçu très peu d’appréciation de la part de mes patronnes pour ce travail, durant ces 15 mois.

C’est dommage, mais je ne me suis jamais sentie si peu appréciée dans un travail et ultimement, c’est ce qui a tué ma passion.

Un chapitre de ma vie se clôt, mais j’aime bien voir se dessiner à l’horizon un grand nombre de possibilités. Je réfléchis à la prochaine étape, tout en me préparant à la visite de ma mère et mon frère, qui arrivent la semaine prochaine. Leur dernière visite en mai s’est très bien déroulée et j’espère que le beau temps sera de la partie car leur séjour précédent avait été très pluvieux.

Je devrais avoir plus de temps pour ce blogue avec la réorganisation de mon emploi du temps. Alors, restez en ligne pour la suite de la chronique de la vie quotidienne de la famille Opus.

 

Le plus grand besoin de chaque humain est le besoin d’être apprécié.  –   Anonyme
Il y a plus de faim dans le monde pour l’amour et l’appréciation que pour le pain.    –   Mère Teresa