Le génie humain

QI

Je suis tombée récemment sur un sujet intéressant, l’effet Flynn.

James R. Flynn a découvert suite à ses recherches dans les années 1980, que le quotient intellectuel de l’humain augmentait à un rythme constant depuis le début du 20e siècle, et ce, à travers le monde. Cette constatation fût nommée l’Effet Flynn.

Les tests d’intelligence sont périodiquement mis à jour et on établi la moyenne à 100. Une personne ayant un résultat de 20% supérieur à la moyenne aurait ainsi un QI de 120. Les résultats sont toujours calculés avec les résultats moyens d’une certaine période.

Ce que James R. Flynn a fait, c’est de donner de vieux tests de QI, datant de 1930 par exemple, à des élèves d’aujourd’hui. Les résultats ont été de beaucoup supérieurs à ceux des élèves de 1930, suggérant que la capacité intellectuelle de l’humain augmenterait prodigieusement.

L’Effet Flynn, a été corroboré par de nombreuses études. On retrouve toujours la même tendance, une augmentation moyenne de trois points de QI (Quotient Intellectuel) par décennie, pour presque tous les types d’intelligence et tous les genres de sujets testés.

En examinant les résultats, on s’aperçoit qu’une personne considérée comme brillante avec un résultat dans les meilleurs 10%, il y a cent ans, serait aujourd’hui catégorisée parmi les 5% les plus faibles.

Nous croyons généralement que les capacités intellectuelles diminuent quelque peu avec l’âge. L’Effet Flynn pourrait au contraire signifier que ce sont les jeunes de la génération suivante qui se sont beaucoup améliorés. James Flynn a démontré que si on teste les personnes âgées avec des tests de l’époque de leur enfance, ils obtiennent d’aussi bons résultats que les jeunes de cette époque.

On pourrait être tenté d’expliquer cette augmentation graduelle des QI par une plus grande éducation ou une plus vaste culture.  Toutefois, la plus grande amélioration se retrouve dans les tests qui mesurent la capacité à reconnaître des schémas abstraits ou non-verbaux. Les tests qui portent sur les connaissances scolaires traditionnelles démontrent un progrès beaucoup plus modeste.

James R. Flynn  a toujours douté que l’humain soit réellement de plus en plus intelligent. Il vient ainsi de publier un livre; Are We Getting Smarter? : Rising IQ in the Twenty-First Century, sur ses travaux et leur signification.

Selon lui, le potentiel de chaque être humain à la naissance demeure inchangé. Nous ne devenons pas réellement plus intelligents en tant qu’espèce. C’est notre manière de vivre qui a changée. Les premiers tests de QI furent établis au 19e siècle, un temps où la vie quotidienne était plutôt concrète et pratique. Afin d’éliminer les différences culturelles, les tests étaient par nature, plutôt abstraits. Les gens les trouvaient donc plus difficiles parce qu’ils étaient moins habitués à ces modes de pensées.

Au cours du 20e siècle, les gens ont obtenus de meilleures possibilités de faire des études et les découvertes technologiques ont introduit la pensée abstraite dans la vie de tous les jours. Les gens sont ainsi devenus meilleurs aux tests de QI et les résultats se sont améliorés de façon constante.

On ne peut donc pas vraiment comparer les résultats entre des générations différentes, sans prendre en ligne de compte, l’époque et ses normes sociales.

James R. Flynn explique dans son livre que le fait de ne pas prendre en considérations les normes sociales particulières, entraîne fréquemment de fausses conclusions et la création de préjugés tenaces.

Le mauvais usage ou la mauvaise compréhension des tests d’intelligence peuvent être très dangereux.  Il est faux de croire qu’ils sont culturellement ou temporellement neutres. James R. Flynn réfute aussi l’hypothèse que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs. Il démontre que si l’on enlève tout facteur externe, comme le contexte social et culturel, dans un test, les différences raciales seront minimes, au point d’être presque imperceptibles.

La même chose semble être vraie pour les différences entre les sexes. Les tests des décennies passées étaient biaisés, (quoique de manière non intentionnelle, dû à un échantillonnage trop restreint), en faveur des hommes. On observe dans les dernières années, une augmentation du QI des femmes, qui pourrait être expliquée par un meilleur échantillonnage lors les tests, et non pas par un gain réel.

L’être humain serait donc capable de s’adapter rapidement et sans trop de peine, au monde sans cesse plus complexe que nous ne cessons de créer. Nous ne devenons pas nécessairement plus intelligents. Mais nous maintenons le rythme en apprenant à utiliser nos inventions.

L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible.   –    Woody Allen
Dans l’existence être intelligent s’avère souvent utile, mais il n’est pas nécessaire non plus de l’être tout le temps. Il y a des tas de situations de la vie courante où être con suffit amplement!    
–   Philippe Geluck

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L’artisan du futur

fabriquer objets

Un des objectifs de nos récentes vacances aux États-Unis était de trouver des chaussures pour Charmante Ado. Malgré une recherche intensive, il nous a été impossible de trouver un endroit qui avait sa pointure en stock. Cela nous a d’abord surpris, puisque l’an dernier à Chicago, nous avions vu de nombreux commerces avec des pointures allant jusqu’à 13 pour les femmes.

Après réflexion, nous sommes venus à la conclusion que ce large éventail de pointures se retrouve seulement dans les grands centres et comme nous n’avons visité que de petites villes, l’inventaire de ces commerces était plus restreint.

Nous avons toutefois acheté une imprimante high tech pour notre travail. Charmante Ado, voyant la grosseur de la bête, l’écran et les touches de contrôle,  m’a demandé si elle imprimait en 3D. Ceci, en conjonction avec notre problème de chaussures m’a fait réfléchir et j’ai fait quelques découvertes intéressantes.

L’imprimerie tridimensionnelle existe mais pas dans le format auquel pensait Charmante Ado. En fait, on parle d’imprimante mais ce serait plutôt une mini manufacture.  »Imprimer »  un objet fonctionnel en trois dimensions est maintenant possible et cela pourrait changer totalement l’industrie manufacturière dans un futur assez proche.

La technologie utilise un procédé appelé  »Additive manufacturing »  (fabrication par couches additives) qui est un processus d’assemblage de matériaux permettant de fabriquer des objets à partir des données d’un modèle 3D, créé par un logiciel, en superposant couche après couche.

Le design de l’objet désiré est dessiné à l’ordinateur puis est envoyé à l’imprimante 3D.  Celle-ci va fabriquer l’objet en déposant couche par couche les matériaux requis (plastique, nylon, acier, titane, par exemple) en de fines tranches superposées, jusqu’à ce que la pièce dessinée soit reproduite.

Traditionnellement, l’industrie fabrique des objets en coupant, taillant et perçant les matériaux pour enlever ce qui n’est pas requis. Cela génère une perte considérable de matières premières et des coûts de production élevés, qui ne peuvent être recoupés qu’en produisant un objet en masse.

Avec l’impression additive, il n’y a pas de perte et produire une seule copie n’est pas plus coûteux que d’en produire plusieurs. Il est même simple et facile de modifier légèrement le design pour obtenir un objet différent d’une fois à l’autre.

Actuellement, cette technologie permet d’imprimer entre autres, un exo-squelette pour une petite fille, des bijoux, des vêtements, des jouets, une voiture et même, une maison entière fabriquée de plastique recyclé, avec toute la plomberie, l’électricité et une fondation en béton, en 20 heures seulement.

Il est maintenant possible de fabriquer une imprimante 3D à partir d’une imprimante 3D, la machine se reproduit elle-même en quelque sorte. À Philadelphie, pour 2000$, vous pouvez participer à un atelier pour apprendre à fabriquer votre propre imprimante 3D. Après l’atelier de deux jours, vous repartez avec votre imprimante, une  MendelMax 1.5 et le logiciel MOI v2, 3D qui vous permettra de créer vos propres designs et modèles.

Il devient concevable de penser que nous pourrons un jour fabriquer nos propres objets (chaussures pour Charmante Ado!) dans le confort de notre foyer. Si cette technologie se répand, les manufacturiers cesseront probablement d’envoyer les matières premières en Chine pour les faire assembler  puisqu’ils pourront fabriquer des objets à coût modique localement.

En ce moment, les consommateurs peuvent se procurer des imprimantes tridimensionnelles qui leur permettent de créer leurs propres designs dans un format équivalent à un document sauvegardé dans l’ordinateur. Il est aussi possible de choisir un design existant à partir d’une base de données et de l’envoyer à l’imprimante. La technologie est encore récente et elle peut être difficile à maîtriser pour le commun des mortels. Le but étant d’imprimer un objet qui sera actuellement fonctionnel et résistant tout en ne demandant pas une formation d’ingénieur pour le réaliser, Adobe Systems est une des nombreuses compagnies qui travaille ainsi sur un projet pour simplifier le processus et permettre au consommateur ordinaire d’utiliser la technologie.

Il y aura plusieurs embûches à franchir, incluant les lois de propriétés intellectuelles. Je ne crois pas que Nike, Hermès ou autre compagnie, appréciera de voir le consommateur reproduire leurs produits, à moins qu’elles ne développent des revenus additionnels en vendant les schémas (blueprints) de leurs créations. Le risque serait alors que le consommateur se retrouverait à payer le fort prix, peut-être même l’équivalent du produit acheté, pour le  »plaisir » de le fabriquer lui-même, avec les risques que les garanties soient moins bonnes ou même nulles pour les produits maison.

Et-ce que les compagnies qui vendront les matières premières (cartouches de métal en poudre ou de plastique liquide par exemple) feront comme les fabricants d’imprimantes conventionnelles et vendront ce produit à des coûts tellement élevés que l’attrait pour la fabrication maison sera moindre?

Cela reste à voir, mais je trouve tout de même que c’est une innovation fascinante et que l’avenir sera très intéressant.

Toute technologie avancée est magique.    –    Arthur Charles Clarke

Une grande famille

planéte

Bruce Lipton est un biologiste spécialisé dans les cellules souches, qui a enseigné à la faculté de médecine de l’Université du Wisconsin et a fait de la recherche à l’Université Stanford.

Il écrit aussi des livres; The Biology of Belief et Spontaneous Evolution: Our Positive Future (and a Way to Get There from Here).

Contrairement à ce que la science a longtemps cru, nous ne sommes pas les victimes de nos gènes avec un sort prédéterminé par une loterie génétique.

Selon le docteur Lipton, nos gènes ne contrôlent pas notre vie. Ce qui  contrôle notre destinée, ce sont notre environnement et notre perception de cet environnement. Les gènes répondent aux informations qu’ils reçoivent de leur environnement.

Selon les recherches qu’il a faites sur les cellules souches, des cellules identiques génétiquement se développeront de façon différente selon l’environnement où elles se situent. L’épigénétique est le domaine qui étudie comment l’environnement et l’histoire individuelle influe sur l’expression des gènes.

Dans les médias, l’on voit fréquemment des articles déclarant que tel gène a été identifié comme étant la cause de tel cancer ou telle maladie.  Malheureusement, rien n’est si simple.

Pour le docteur  Lipton, notre réalité est créée par nos croyances. Pour changer notre réalité, il faut changer nos croyances. En changeant notre environnement, nous pouvons changer notre manière de penser. Nous avons la liberté de changer notre perception du monde.

La fonction de l’esprit est de créer une cohérence entre nos croyances et la réalité que nous vivons. Ce qui est programmé dans notre esprit, nos croyances, vont influencer notre comportement pour qu’il se conforme à ces croyances.

Nous pensons généralement que nous vivons notre vie en accord avec nos souhaits et désirs. Toutefois, la neuroscience révèle un fait étonnant; la part créative et consciente de notre esprit ne contrôle notre vie que 5% du temps. 95% de notre temps est contrôlé par notre subconscient qui contient nos croyances, nos habitudes qui y sont programmées.

Dans le fond, nous menons notre vie principalement en mode pilote automatique.

Ce pilote automatique a une bonne raison d’exister. Lorsque nous apprenons à marcher, tout notre être est concentré sur ce processus et il requiert toute notre énergie et notre attention. La même chose survient pour tout nouvel apprentissage. Par la suite, lorsque nous maîtrisons la tâche, une habitude est créée et notre subconscient automatise la procédure. Ce qui semblait extrêmement difficile est maintenant facile au point de ne pas avoir à y  penser consciemment.

Notre subconscient n’enregistre pas seulement les fonctions motrices requises. Il enregistre aussi les perceptions, le comportement et les réactions. Les programmes fondamentaux emmagasinés dans notre esprit ne sont pas nos souhaits ni nos désirs, ils sont  des comportements que nous avons copiés de notre entourage, principalement de nos parents, à un très jeune âge.  Nous répétons les comportements que nous avons téléchargés inconsciemment.

L’esprit conscient lui, apprend à travers l’inspiration; lire un livre, regarder un film, avoir une conversation intéressante.

Le subconscient n’est pas créatif et cherche à automatiser les procédures et à former des habitudes.

Il nous arrive d’être fortement affecté par une lecture ou un discours, mais nous n’arrivons pas à modifier notre comportement ou notre vision des choses de façon durable. Notre esprit conscient n’arrive pas à enregistrer par-dessus les programmes existants.

Selon le Dr Lipton, il y aurait des techniques qui permettent d’effacer les croyances qui nous limitent dans notre vie.  Être capable de modifier des croyances qui ont contrôlées toute une vie aurait un impact profond sur notre santé en particulier.

Notre santé est basée en grande partie sur notre perception, nos croyances et nos attitudes. On croit maintenant que le cancer et les maladies cardiaques sont causés majoritairement par notre style de vie. La médecine actuelle se résume souvent à nous procurer des médicaments chimiques pour nous permettre de continuer un style de vie néfaste.

Il serait beaucoup plus efficace de modifier le style de vie. Quels programmes avons-nous enregistrés qui nous gardent dans des habitudes nuisibles à notre santé?

Un organisme primitif comme la bactérie, vit en communauté et est toujours en communication  avec les autres bactéries. Les organismes vivants ne vivent pas en isolation. Plus un organisme est complexe, plus grande est la coopération.

Pour le Dr Lipton, un humain n’est pas un individu ou une entité isolée. L’humain est une communauté de plusieurs milliards de cellules. La nature ne se soucie pas de l’individu. Dans une perspective évolutive, ce qui compte c’est l’ensemble, l’humanité. Il précise : ‘’Nous ne sommes pas des entités individuelles, nous faisons partie d’un superorganisme collaboratif.’’

Il croît que nous reconnaîtrons un jour que chaque humain est une cellule faisant partie d’un seul corps. Nous entretuer ou se terroriser l’un l’autre devient alors un geste autodestructeur.

Les cellules qui attaquent d’autres cellules d’un même corps représentent les maladies auto-immunes. L’humanité en ce moment souffre très profondément d’une maladie auto-immune.

Ce scientifique reste confiant dans l’avenir. Il croit que l’internet nous permet de devenir une véritable communauté et que nous finirons par réaliser que nous ne sommes qu’un.

Selon lui, si nous arrivions à fonctionner principalement avec notre esprit conscient, sans nos croyances néfastes du subconscient, nous verrions une grande différence dans notre vie.

Nous créons notre propre vie, nos réalités et nos expériences ne sont pas des accidents.

Dans l’intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microscope, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.              –   François Cavanna 

Trafic d’influences

influence

Notre cerveau est bombardé par une foule de sensations à chaque moment de notre vie. Nous ne sommes pas toujours conscients des stimuli que notre cerveau enregistre ni de l’influence qu’ont ces stimuli sur les décisions que l’on prend.

Si notre cerveau conscient devait faire face à toute l’information qui l’entoure, il serait submergé. Alors, notre inconscient filtre les stimuli, un processus qui ne dure qu’une demie seconde et envoie l’information la plus importante au cerveau conscient.

Ce système de filtration fonctionne dans les deux sens. Premièrement, il enregistre les réponses inconscientes, comme de reculer devant une chaleur intense, ce qui permet de libérer de l’espace pour d’autres fonctions cognitives. Ensuite, le cerveau conscient délègue une partie du travail à l’inconscient pour que le cerveau puisse se concentrer sur les décisions importantes.

Le parfait exemple est la route que nous suivons tous les jours pour nous rendre au travail ou revenir à la maison. Nous tournons à gauche sans y penser pendant que notre esprit vagabonde ou essaie de résoudre un problème.

Des études ont démontré que certains stimuli nous portent à faire certains jugements. Ainsi, des sujets tenant un café chaud ont estimé à l’unanimité que les gens qu’on leur présentait étaient plus amicaux et ouverts que ceux à qui on avait demandé de tenir un café glacé. La chaleur physique serait associée au confort par notre inconscient et les gens nous paraissent moins hostiles.

Plusieurs compagnies, dont General Motors, American Express, ESPN et Miller Coors commanditent des projets de recherche sur l’inconscient. Le potentiel économique est énorme mais les résultats sont rarement rendus publics. On nomme tout ce champ d’étude le neuromarketing.

Selon Wikipedia, le neuromarketing désigne deux concepts étroitement liés :
• L’étude, via les neurosciences, du fonctionnement du cerveau humain lorsque soumis à des stimuli qui peuvent être des marques, des produits ou des publicités.
• L’amélioration des outils de persuasion

La compagnie Campbell Soups a engagé des spécialistes pour évaluer les réponses inconscientes des consommateurs à leurs étiquettes redessinées.

Quelques études académiques publiques permettent de voir les usages potentiels du neuromarketing. Thorsten Hennig-Thurau de l’Université Bauhaus de Weimar en Allemagne, a découvert que les sourires sincères inspirent une plus grande conformité inconsciente que les sourires forcés ou artificiels. L’étude suggère même comment perfectionner son sourire en tant que vendeur, pour rendre les consommateurs plus malléables.

L’Université de Waterloo en Ontario a tant qu’à elle démontré qu’en déclenchant de façon subliminale des associations de tristesse, on pouvait stimuler les clients à consommer davantage d’un produit qui améliore le moral.

En politique, la manipulation de l’inconscient est utilisée couramment. Des études ont démontré que les personnes anxieuses deviennent plus résistantes aux risques et aux changements. Les politiciens n’hésitent pas à créer un climat de peur et à prédire les pires catastrophes si le parti rival l’emporte.

Le neuromarketing soulève l’inquiétude d’un gouvernement ou de corporations qui influenceraient le comportement de la population sans leur consentement ou même sans que les gens en aient connaissance.

Aux États-Unis, le Center for Digital Democracy analyse la possibilité de nouvelles règles à mettre en place au sujet de la publicité inconsciente. L’Autriche et la Grande Bretagne évaluent aussi la question.

Selon un scientifique, l’important est d’empêcher que les gens soient manipulés. La science nous permet de comprendre comment l’inconscient peut être influencé et ses usages positifs et néfastes en politique et dans le domaine de la consommation. Le gouvernement doit ensuite décider de ce qui sera permis.

Les humains ont depuis longtemps pressenti des forces occultes dans leurs vies et ont cherché à les apprivoiser à travers la prière, la méditation, la raison ou la science.

D’autre part, plusieurs personnes ou organisations tentent d’influencer nos décisions; les politiciens veulent nos votes et les compagnies veulent notre argent.

Nous pensions précédemment que les gens prenaient des décisions et se comportaient d’une certaine façon de manière consciente. Nous savons maintenant que notre inconscient est aussi en ligne et que les autres peuvent nous chuchoter des suggestions ou des instructions.

Les gens se laissent facilement manipuler. La religion est le moyen le plus efficace pour ça… et les médias n’aident pas !   –   Michael Moore 
Ce ne sont pas les influences qui comptent, c’est le choix de ses influences qui est important.    
–   Titouan Lamazou
Les influences qu’on n’arrive pas à discerner sont les plus puissantes.   –   Gustav Meyrink

Danser sur un volcan

Caldeira

Je vous ai déjà parlé du livre que je suis en train de lire Une histoire de tout, ou presque… C’est franchement très intéressant et je vais vous faire part d’une découverte que j’ai faite au sujet des volcans.

Le parc de Yellowstone est à cheval sur trois états (Idaho, Montana et Wyoming), mais 96% du parc est au Wyoming. Il couvre 8 983 kilomètre carrés. Le parc au complet est en fait un volcan; une caldeira (chaudron en latin), c’est-à-dire qu’au lieu d’être une montagne en forme de cône tronqué comme le Fuji ou le Kilimandjaro, c’est une dépression dans le sol.

Ce type de volcan est si explosif qu’il s’ouvre en une seule éruption d’une violence extrême, laissant derrière lui une vaste fosse un peu déprimée.

La caldeira de Yellowstone ne fut découverte que lorsque la NASA  prit des photos du parc pour tester ses nouvelles caméras de haute altitude. On découvrit alors que le parc tout entier était une caldeira. Une explosion avait laissé un cratère de 60 kilomètres de large.

De plus, la caldeira est située sur ce que l’on appelle un point chaud, un endroit où la croûte terrestre est plus chaude que le reste du globe. Yellowstone est donc une caldeira active mais c’est de plus le seul volcan explosif  au monde à être placé sur un point chaud. La croûte terrestre à cet endroit a sept à dix  kilomètres d’épaisseur alors qu’elle a en général trente kilomètres ailleurs.

En fait, Yellowstone est un supervolcan. Il est assis sur un énorme réservoir de roches en fusion qui va jusqu’à 200 kilomètres en profondeur. Cette chaleur alimente les nombreux geysers, sources hydrothermales et les boues chaudes de Yellowstone. Sous la surface, on retrouve une chambre magmatique de 40 kilomètres sur 70  kilomètres et d’une épaisseur atteignant par endroits jusqu’à 12 000 mètres.

Une telle masse de magma exerce une très forte pression sur l’écorce terrestre, ce qui a surélevé Yellowstone et les alentours d’environ 520 mètres sur une distance de 540 kilomètres. De 2004 à 2007, la surface s’est élevée par gonflement, de sept centimètres par an. Le rythme a ralenti entre 2007 et 2010 pour n’être que de un centimètre ou moins par an.

Si une nouvelle explosion se produisait, le cataclysme serait inimaginable. Bien que le réservoir de magma pourrait ne pas exploser, il pourrait rejeter un déversement continu de roches en fusion.

La dernière éruption majeure à Yellowstone s’est produite il y a environ 642 000 ans et elle était mille fois plus puissante que l’éruption du Mont St-Helens qui eût lieu en 1980.  L’éruption de Yellowstone recouvrit de cendres volcaniques et de roches tout l’ouest des États-Unis, une partie du centre du pays, et s’étendit jusqu’à la côte Pacifique et au Mexique.

Le cycle des éruptions majeures semble être de l’ordre de 600 000 à 900 000 ans, mais rien n’indique qu’une éruption serait imminente. De plus, la présence d’un modèle donné dans le passé  ne signifie pas qu’il soit encore vrai. Prévoir l’imminence d’une éruption volcanique demeure très difficile, particulièrement lorsque la quantité de données est insuffisante. Les enregistrements continuels de l’activité de Yellowstone n’ont débutées que dans les années 1970. Cela ne permet donc pas de tirer de conclusions sur des observations effectuées sur une si courte échéance.

Mais si jamais cela arrivait, la dévastation serait considérable. On pense que l’éruption détruirait toute végétation et 90% de la  vie humaine sur 1000 kilomètres aux alentours du cratère. Une grande partie des États-Unis et environ un tiers du Canada seraient inhabitables pour un certain temps.

Une éruption majeure aurait aussi des répercussions sur le climat de la planète toute entière. Rien n’indique selon les scientifiques, qu’une éruption majeure soit imminente.  Il y en aura une un jour mais on ne saurait dire quand cela se produira.

Volcan: après une nuit d’enfer, la lave se sent la langue pâteuse.    –    Sylvain Tesson
Dans le titre:  C’est une fête toute napolitaine, Monseigneur, nous dansons sur un volcan.
    Narcisse Achille, comte de Salvandy