L’oeil sur le prix

fin

La plupart du temps, nous sommes pleins de bonnes intentions et nous voulons vraiment réussir et compléter tout ce que nous entreprenons.  Nous avons de bonnes idées prometteuses et des projets  plein la tête. Au départ, nous partons d’un bon pied et nous maintenons le rythme pour un moment. Pourtant, il arrive que notre flamme s’éteigne et que nous délaissions ce qui avait si bien commencé et  passions à un autre projet.

Quelque chose survient qui fait que notre intérêt s’effrite. Nous nous concentrons sur d’autres projets et nous commençons à rater les échéances et à tout remettre à plus tard dans le projet initial. Certaines personnes ne terminent jamais rien de ce qu’elles entreprennent ou alors elles prennent une éternité pour accomplir quoi que ce soit.

Il y a des gens qui connaissent un bon départ  mais qui ne se rendent jamais à a ligne d’arrivée. C’est un problème assez fréquent pour que des livres sur le sujet comme  Getting Things Done  de David Allen, deviennent des bestsellers.

Pour en arriver à terminer ce qu’on entreprend, il faut être en mesure de rester motivé durant tout le processus. Une étude de deux psychologues de l’Université de Chicago, Minjung Koo et Ayelet Fishbach  a examiné des gens qui avaient des projets en branle. Ils ont  étudié de quelle manière les gens étaient affectés en regardant le chemin parcouru depuis le début de leur projet ou en considérant le chemin qui restait à faire pour arriver à la fin.

Les gens utilisent fréquemment ces deux modes de pensée pour se motiver. Regarder le chemin parcouru est le mode à date et regarder le chemin qui reste à faire est le mode restant. Lorsque l’on perd du poids, nous avons le choix de compter le poids perdu ou celui qui nous reste à perdre.

Les deux approches sont attrayantes, mais penser trop en fonction de ce qui est complété à date aurait tendance à diminuer notre motivation de poursuivre jusqu’à complétion.

Selon l’étude, lorsque nous poursuivons un objectif et que nous considérons le chemin parcouru, nous ressentons un sentiment prématuré d’accomplissement et cela nous amène à ralentir.  Par exemple, les chercheurs ont annoncé à des étudiants qu’ils avaient couverts 48% de la matière à date en vue d’un examen. Un autre groupe s’est fait dire qu’il leur restait 52% de la matière à voir avant l’examen. Ce deuxième groupe s’est senti plus motivé et ce, de façon significative, pour continuer à étudier

Lorsque nous nous concentrons trop sur notre progression depuis le début, nous aurons plus souvent tendance à  essayer d’atteindre un certain équilibre en tentant de progresser sur d’autres projets en même temps. Nous nous retrouvons avec de nombreuses choses en cours et n’arrivons pas à nous motiver pour toutes les terminer.

Si nous choisissons de nous concentrer sur ce qui reste à faire, nous garderons notre motivation  car le but et la fin restent toujours en vue. Nous avons toujours à l’esprit que nous sommes ici et que nous voulons aller là et cela nous pousse à persévérer dans la bonne direction.

Le problème avec le mode à date est que la satisfaction que nous ressentons d’avoir progressé en partie, nous fait oublier le but et la fin qui demandent encore des efforts.

Même si l’on peut apprécier notre travail en jetant un regard sur le chemin parcouru, il ne faut pas s’y attarder et il vaut mieux regarder droit d’avant en évaluant ce qui reste à faire. Un travail fait à moitié n’est pas un but atteint. Il faut se concentrer sur la ligne d’arrivée.

Avec cet optique, nous pouvons mesurer les étapes le long du chemin et en être satisfait, mais c’est le grand prix que nous désirons, la complétion, la joie d’avoir mené à bien tout un projet, sans faillir en cours de route.`

Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux.    –   Hannah More
Les enfants sont en pleine adolescence quand ils commencent des tas de choses qu’ils n’arrivent jamais à terminer et, entre autres, des coups de téléphone à leurs amis.   –   Auteur inconnu

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La vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets

changement parcours

Nous partons sur la route pour les trois prochains jours. Nous allons aider ma mère qui déménage suite de la vente de sa maison. Elle va aller habiter avec mon frère et sa femme jusqu’à ce qu’ils soient prêts à tous partir en Amérique Centrale dans leur nouvelle maison. Je ne crois pas que ce sera avant novembre ou décembre car mon frère est encore en attente de deux opérations pour ses yeux, une chirurgie de cataracte et une greffe de la cornée.

Tendre Moitié a aussi un client à rencontrer dans cette ville alors nous faisons d’une pierre deux coups. Nous y allons avec le motorisé que nous avions nettoyé de fond en comble il y a à peine trois semaines, parce qu’il est à vendre. Ce sera probablement à refaire au retour.  Il ne nous est plus très utile car depuis que Charmante Ado est trop  grande pour le troisième lit, il ne sert que lorsque nous allons voir ma mère et que Charmante Ado peut dormir à l’intérieur dans la chambre d’ami.

Ils vont réussir à réaliser leurs projets même si leurs finances ont été durement touchées par la fermeture de l’usine où mon père avait travaillé et d’où mon frère vient de prendre sa retraite. Le régime de pension de mon frère et celui de ma mère a été amputé d’environ 40%.

Je n’ai pas les détails de leur planification financière, mais je sais que mon frère a réduit quelque peu les dimensions et les extras qu’il planifie sur sa nouvelle maison. Je trouve qu’ils prennent tout cela avec philosophie. C’est une baisse drastique de revenus mais ils semblent dire qu’ils vont être capables de réaliser leur rêve tout de même.

Souvent, la meilleure planification n’est pas suffisante pour prévenir les contrecoups des impondérables. Nous devons alors modifier nos projets ou les abandonner.

Personnellement, notre projet d’association pour notre travail ne semble pas en voie de se réaliser. Notre collègue et ami trouve que c’est une bonne idée, avec de nombreux avantages pour toutes les parties mais il n’est pas prêt à faire le saut. C’est correct, il faut que tous soient à l’aise avec le projet pour que cela ait une chance de fonctionner.

Il nous faut donc modifier le tir et prendre une autre direction. Notre but principal devient la création d’une base de clients. Nous allons nous concentrer là-dessus pour les prochains mois. Nous allons aussi nous servir de nos points forts pour les monnayer et ainsi augmenter nos sources de revenus. Je peux créer et gérer des sites Web et Tendre Moitié est excellent en création de publicité. Il y a de nombreux professionnels dans notre domaine de travail qui ne sont pas  très ferrés dans ces domaines et qui nous demandent souvent de les aider dans ces tâches. Nous allons donc publiciser que nous sommes disponibles pour les aider professionnellement au lieu de l’aide ponctuelle que nous leur donnions parfois.

Une vie planifiée au quart de tour sans aucun imprévu pour la pimenter serait plutôt ennuyante et prévisible. Nous ne sommes pas toujours contents lorsqu’une embûche surgit, mais cela nous donne l’occasion de trouver des idées créatives pour y remédier. Lorsqu’on y réussit, il y a quand même une certaine satisfaction d’avoir passé au travers et d’avoir trouvé une solution, pas au point d’être contents de nos malheurs, mais heureux d’être capables de réagir sans se décourager.

Dans le titre: La vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets.  –   John Lennon
Laissez-vous guider par votre rêve, même si vous devez momentanément le mettre de côté pour trouver un emploi ou payer votre loyer. Et restez toujours ouvert aux opportunités de sortir du cadre pour mener la vie et faire les choses qui vous inspirent profondément… n’ayez pas peur.    –   Jane Goodall

Savoir ce que l’on veut, vouloir ce que l’on sait

désir
Le plus grand obstacle que nous rencontrons lorsque nous désirons quelque chose est l’apathie. Nous prenons une décision d’agir et  notre esprit commence à trouver des excuses pour demeurer inactif.

Si on écoute cette petite voix, nous finissons par croire que nous ne méritons pas d’avoir ce que l’on désire ou que nous ne sommes tout simplement pas capable de compléter les actions nécessaires pour réussir.

Avec le temps, notre confiance s’effrite et s’affaiblit, d’autant plus lorsqu’un parent ou une figure d’autorité nous juge et détermine ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire. Nous finissons par croire que nous sommes incompétents dans certains domaines et ne méritons pas certaines choses. Nous laissons alors ces croyances définir notre identité et ce que nous ferons de notre vie.

Pour arriver à changer ces croyances et à nous convaincre de notre mérite et de nos capacités, il faut remplacer ces vieilles litanies par une vision plus réaliste des choses.

Si une méthode ou une manière de procéder ne fonctionne pas, il ne sert à rien de la répéter à l’infini en espérant un résultat différent. Parfois il est nécessaire de prendre des risques pour atteindre un résultat ou une récompense. Risquer une approche différente et inconnue pour nous pourrait nous mener là où nous le désirons.

La peur nous empêche fréquemment de prendre des risques. Si nous imaginons le pire scénario possible, est-il vraiment aussi mauvais que le fait de ne rien faire? Il faut aussi tenir compte du résultat potentiel. Si nous tenons vraiment à ce résultat, nous accepterons de prendre un certain risque pour y accéder.

Une règle souvent citée dans les milieux de travail est que dans une organisation ou un groupe, 80% des gens sont médiocres ou ordinaires et 20% seulement sont vraiment exceptionnels. Souvent les personnes faisant partie du 20% seront responsables de la plus grande partie du travail, des résultats et des succès de l’entreprise ou du groupe.

Ce 20% de n’importe quel groupe représente le noyau, le coeur de l’organisation, Ces gens seront ceux qui feront avancer les choses et mèneront à bien un projet.

Dans ce groupe de 20%, il y aura environ 20% (5% du groupe entier) de gens vraiment passionnés qui n’abandonneront jamais et qui travaillerons jusqu’à tout projet soit une réussite.

Dans le fond, nous devons être comme ce sous-groupe de 5% et vouloir quelque chose plus intensément que les autres 95% des gens. Nul besoin d’être le plus intelligent ou le plus expérimenté, il faut seulement être le plus motivé, rester concentré et travailler très fort.

Les gens faisant partie du 5% sont prêts à faire les efforts, à prendre certains risques pour progresser vers leurs buts. Ils croient fermement que leur volonté et leur détermination leur amèneront des résultats et qu’ils obtiendront ce qu’ils désirent.

Vouloir une chose c’est être prêt à en faire plus, à travailler plus fort et à faire tout ce qui est nécessaire pour arriver à des résultats. Nous devons déterminer jusqu’à quel point nous voulons cette chose. Un désir vague, mal défini et non planifié a très peu de chances de se concrétiser.

Énoncer que l’on veut quelque chose et faire les efforts pour l’obtenir sont deux étapes complètement différentes. Rester dans la première phase relève de la pensée magique. Ne pas poursuivre parce que l’on écoute notre petite voix intérieure qui nous convainc de notre incapacité, nous prive de belles réussites.

Le bonheur, c’est savoir ce que l’on veut et le vouloir passionnément.  –  Félicien Marceau
Dans le titre:  Savoir ce que l’on veut, vouloir ce que l’on sait. – Edouard Herriot

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire

objectif

Lorsque l’on décide de poursuivre un but ou un objectif, il est inévitable que nous rencontrerons des difficultés. Il y aura des sommets, des creux, des murs et aussi des plateaux, ce qui est parfaitement normal. L’important est de rester concentré sur la destination et de persévérer.

Au tout début d’une nouvelle activité, nous sommes pleins d’enthousiasme, nous avons hâte de commencer, nous voyons des possibilités infinies et le futur amélioré par notre réussite garantie.  Nous nous sentons comme si rien ne pourra nous arrêter et nous nous pensons presque invincibles. La possibilité d’échec ne nous effleurent même pas l’esprit.

Puis, nous rencontrons notre première difficulté. Notre enthousiasme diminue et devient de la frustration. Soudainement, la recherche de cet objectif nous donne des maux de têtes et nous commençons à entrevoir la possibilité de ne pas réussir. Nous envisageons d’abandonner pour éviter le fardeau d’un échec. Pourtant, au fonds de nous-mêmes, nous réalisons que tout ce qui mérite d’être fait requiert  le courage d’accepter que l’échec soit une éventualité. Alors, nous persévérons.

Ensuite, en route vers notre objectif, nous rencontrons ce qui nous semble être un plateau. Nous ne réussissons plus à progresser ou alors très peu. Nous continuons machinalement en pensant chaque jour à tout laisser tomber, mais il y a une petite voix intérieure qui nous dit que notre flamme n’est pas éteinte et que nous pouvons réussir. Nous passons à travers le plateau et continuons à cheminer.

Nous commençons à trouver que la route est longue et qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à la destination. Nous envisageons parfois d’arrêter plus tôt parce que nous en avons assez fait, mais en jetant un regard derrière pour évaluer le chemin parcouru, l’espoir et le courage de continuer reviennent et nous permettent de nous imaginer arrivés au but.

Certaines personnes remarquent alors notre cheminement et remettent en question notre choix de route et de destination, par jalousie ou autres sentiments négatifs. Nous doutons de notre décision et pourrions être tentés de les écouter. Nous commençons à nous demander s’ils n’ont pas raison de penser que nous allons perdre cette bataille et aurons fait tout cela en vain, mais quelque chose en nous nous convainc d’étouffer tous ces bruits nuisibles et de garder le cap.

Nous désespérons de voir un jour la ligne d’arrivée et la fatigue et le découragement nous ralentissent éventuellement. Nous touchons le fond et sommes convaincus de ne plus avoir suffisamment d’énergie pour continuer. Pourtant, comme le dit si bien l’adage, quand on touche le fond, on ne peut que remonter. Nous n’avons plus rien à perdre et avons déjà tant accompli alors pourquoi ne pas essayer encore un peu?

Ce sont dans les moments les plus difficiles que nous pourrons finalement faire le plus de progrès, avec un déblocage soudain qui nous propulsera en avant bien plus rapidement qu’un cheminement tranquille. Ces difficultés nous apportent des moments d’introspection qui nous aiderons dans d’autres éléments de notre vie.

La seule façon de ressentir ce déblocage est de persévérer dans l’adversité. Le but est accessible et atteignable en autant que l’on soit prêt à affronter les embûches sans se décourager.

 

Dans le titre:  À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.    –   Pierre Corneille
La seule chose qui puisse empêcher un rêve d’aboutir, c’est la peur d’échouer !    –    Paolo Coehlo

 

Pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on peut remettre à demain

remettre à plus tard

La procrastination est une tendance à remettre systématiquement à plus tard, c’est donc un ajournement perpétuel. En psychologie on définit la procrastination comme étant l’acte de remplacer des tâches prioritaires avec des tâches moins urgentes, remettant ainsi les choses importantes à une date ultérieure.

Nous nous sentons souvent coupables de remettre les choses à plus tard. Cela crée un stress additionnel et amène même parfois de la désapprobation sociale si on ne respecte pas ses engagements et ses responsabilités.

Il est normal de tergiverser parfois dans une certaine mesure, mais ça devient un problème quand cela entrave le fonctionnement normal. En fait, la procrastination implique un délai irrationnel, alors que nous retardons volontairement le moment d’agir même si nous savons très bien que cela n’est pas dans notre meilleur intérêt.

Si on cherche le contraire de la procrastination, je pencherais pour la motivation. Un manque de motivation nous amènera à croire que nous allons échouer dans une tâche et la solution sera d’éviter simplement de la faire. Il y a aussi la valeur que nous conférons à la tâche; si on n’y accorde pas de valeur, on n’aura pas tendance à la faire, même si d’autres y accordent une très grande valeur.

Il semblerait que les gens impulsifs ont plus tendance à remettre à plus tard. Différer la satisfaction n’est pas une option facile pour les gens impulsifs. Entre le choix de regarder la télévision  et d’écrire un rapport ou laver les planchers, il est certain que la première option apporte une satisfaction plus immédiate. Il devient alors difficile d’ignorer la tentation présente pour une satisfaction plus lointaine.

Je travaille à partir de mon domicile depuis quelque temps et je peux attester que c’est plus difficile de résister aux tentations que d’être dans un bureau loin de chez moi. Je dois vraiment me donner une discipline stricte pour résister à l’envie de remettre à plus tard.

Travailler dans mon bureau à la maison et non pas dans le salon ou la salle à manger est un moyen d’éviter les distractions. Faire une liste détaillée de toutes les choses à faire m’aide à rester concentrée sur mon travail. Il faut  être capable de reconnaître que je suis en train de perdre mon temps et arriver à retourner à mes objectifs.

Une autre bonne façon pour moi d’accomplir les tâches les plus difficiles ou ennuyantes est de les faire en premier, alors que mon niveau d’énergie est à son plus élevé. Il m’arrive aussi de me récompenser si je parviens à compléter une étape particulièrement difficile. Une dernière manière d’augmenter ma productivité est de décortiquer les tâches complexes en plus petites actions.

Si je mets dans ma liste « Faire le classement dans mon bureau », voilà une tâche que j’aurai tendance à remettre constamment à plus tard. Je vais plutôt la diviser en plusieurs tâches comme classer les factures dans la comptabilité, ensuite refaire les étiquettes des dossiers, puis réarranger les tiroirs du classeur, pour finir avec jeter les documents qui datent de plus de sept ans. En procédant de cette façon, je viens d’augmenter grandement mes chances de compléter cette tâche.

Travailler à partir de son domicile est extrêmement agréable mais demande une bonne dose de motivation et de discipline. C’est une bonne chose que je sois associée avec Tendre Moitié car nous nous encourageons et nous n’hésitons pas à faire une remarque si on croit que l’autre perd son temps. À l’inverse, l’un de nous fera souvent remarquer qu’il est temps de prendre une pause, car cela est aussi essentiel à la productivité. J’ai une certaine tendance à n’arrêter que lorsque la tâche est complètement terminée ce qui est parfois assez long et Tendre Moitié va alors me rappeler que l’on doit arrêter pour souffler un peu.

 

Le travail paie dans le futur, la paresse elle paie comptant.   –   Jacques Dutronc
Qui veut faire quelque chose trouve un moyen; qui ne veut rien faire trouve une excuse. – Proverbe arabe