BIEN VIVRE – Le contrôle et la sérénité

hors de contrôle

Je commence aujourd’hui une série intitulée BIEN VIVRE. Chaque article présentera une suggestion qui, je crois, peut nous aider à vivre la meilleure vie possible. J’aurai déjà écrit sur certains de ces sujets auparavant, mais comme l’humain est en constante évolution, cette série reflétera mes réflexions à ce point présent de ma vie.

Arrêter de vous préoccuper des choses qui sont hors de votre contrôle

La prière de la Sérénité des Alcooliques Anonymes illustrent bien ce point:

Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
Le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Voilà qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. La vie peut nous sembler éreintante lorsqu’une remarque ou une situation nous entraîne à dépenser toute notre énergie à se morfondre et à s’inquiéter. La quantité d’énergie dont nous disposons devrait être sauvegardée pour les choses qui en valent vraiment la peine et sur lesquelles nous pouvons avoir une influence.

J’ai le don de m’inquiéter pour des choses qui se révèleront sans importance par la suite. Il est très difficile de sortir de ce processus lorsqu’on est en train de s’ériger un scénario catastrophe, même si le dénouement arrive rapidement et que l’on voit qu’on s’est inquiété pour rien, on reste souvent en mode rumination (et récriminations) ce qui n’est pas très agréable pour notre entourage.

D’un autre côté, pour les vraies catastrophes qui surviennent, je suis beaucoup plus solide et j’entre en mode action et solution immédiatement, sans m’attarder au fait que c’est terrible ce qui arrive, que ce n’est pas juste ou que cela n’aurait pas dû arriver. Comme je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter et qu’il faut agir dans l’immédiat, je réagis très bien.

Ce sont les petites choses de la vie qui me tourmentent, comme l’effet d’un retard, d’une erreur de communication ou d’un oubli. Lorsque ces petites choses se produisent, je m’inquiète de ce qui arrivera par la suite, même si je ne peux absolument pas influencer le résultat.

Tendre Moitié est mon opposé sur ce point. S’il constate qu’il est en retard, par exemple, il ne s’inquiète pas, car c’est un état de fait et il n’y peut rien pour ce cas précis. Il ne gaspille pas son temps et son énergie à imaginer les répercussions de son retard. Il se concentre seulement à arriver à destination le plus vite possible et de manière sécuritaire, car c’est la seule chose qu’il peut contrôler.

Moi, j’imagine déjà toutes les répercussions possibles et je peux aller très loin dans ce scénario. Il est très rare que mon imagination me donne raison. La plupart du temps, il ne se passe rien; l’autre personne est aussi en retard, il y a une attente d’une heure avant notre tour ou même, notre retard passe tout simplement inaperçu! Que d’énergie dépensée pour rien! Sortir de cette spirale n’est pas automatique même quand le dénouement est positif, on doit faire de gros efforts pour modifier notre état d’esprit.

Je crois que la clé est de s’arrêter très tôt dans le processus pour prendre conscience que l’on ne peut pas contrôler le résultat. C’est ce que font Tendre Moitié et les gens plus rationnels. J’ai longtemps crû que le fait de m’inquiéter m’amenait à me préparer à faire face aux problèmes éventuels et que cela m’aidait à envisager des solutions. Dans les faits, je crois que je me cherche des excuses car le retour sur l’investissement de temps et d’énergie est près du zéro.

En effet, comme je le disais plus haut, je n’ai aucun problème à gérer les vraies situations de crise. Comment des scénarios qui ne se produisent à peu près jamais pourraient-ils m’aider à réagir instinctivement sans tergiversation en cas de coup dur? Imaginer toutes les possibilités et les répercussions possibles ne sont donc pas la voie pour une vie plus sereine. S’il y a de l’énergie à dépenser, elle serait mieux utilisée à trouver des moyens de prévenir les situations problématiques dans le futur. Cela peut se faire dans le calme, une fois la crisette passée.

Un pas à la fois, c’est tout ce qu’on peut faire. Autant le faire sereinement. On y travaille.

Demandez-vous toujours : Quelle importance cela aura-t-il dans un an ?    –   Richard Carlson
Il faut apprendre à distinguer l’important du superflu, et au bout de la voie, trouver le bonheur et la sérénité.   –   Dalaï Lama

 

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