BIEN VIVRE – J’achète, donc je suis

société de consommation

Dans les années soixante, le consensus général était que dès l’an 2000, nous ne passerions que quelques heures par semaine à travailler et que le reste du temps serait consacré à nos loisirs.

Cette prédiction s’est finalement révélée totalement fausse. Alors qu’un seul salaire par famille était suffisant pour vivre il y a cinquante ans, maintenant, la plupart des familles ont besoin de deux revenus pour arriver à boucler leur budget.

Que s’est-il passé? La consommation a littéralement explosé durant les dernières décennies. Acquérir des biens matériels est devenu tout aussi essentiel que de respirer et cette frénésie d’achat est nourrie par les publicités, la télévision et internet.

Nous basons notre perception du niveau de vie idéal sur ce que nous voyons dans les médias. Même si les émissions de télévision dépeignent souvent des familles particulièrement bien nanties, nous croyons que c’est ce niveau qui représente la classe moyenne. Nous regardons comment vivent les gens riches et célèbres et nous voulons une telle vie pour nous aussi.

Nous sommes stimulés à consommer de manière quasi compétitive, pour acquérir les nouveautés les plus récentes et ainsi afficher les signes extérieurs de la richesse.

Il y a un certain paradoxe dans cette mentalité; Nous achetons de plus en plus de produits, mais nous les rejetons de plus en plus rapidement aussi. Le consommateur moyen se débarrasse des items qui hier encore étaient à la fine pointe de la technologie, pour acheter la nouvelle version du même produit.

Une étude a démontré que les personnes qui passent le plus de temps à gagner de l’argent, sont aussi celles qui vont dépenser le plus en biens et services. Ils vont de plus, acheter leurs produits à un stage plus avancé de transformation, en consommant davantage de produits préparés ou transformés technologiquement. Le sentiment de pouvoir se le permettre ou de le mériter grâce à leur acharnement au travail, leur semble une justification tout à fait rationnelle.

Les gens qui ont plus de temps libre et moins d’heures de travail peuvent se permettre d’avoir des activités plus manuelles et moins productives en termes de temps. Ils peuvent étendre leur linge sur la corde au lieu d’avoir une sécheuse. Ils ont la possibilité d’utiliser un moyen de transport moins coûteux ou plus lent comme le transport en commun, le co-voiturage ou la bicyclette. Ils ont le temps de jardiner et de cuisiner. Ils peuvent combler davantage de leurs besoins de base en faisant, réparant, ou fabriquant eux-mêmes les choses, au lieu de les acheter.

Si l’on s’arrêtait un instant pour considérer ce qui fait notre richesse, nous réaliserions que gagner moins, dépenser moins, nous rapporteraient plus de temps libre. Plus une personne a du temps qu’elle peut occuper à sa guise, plus elle considère avoir une meilleure qualité de vie.

La notion que le niveau de vie doit augmenter proportionnellement avec les revenus n’est pas une vérité absolue. Doit-on vraiment travailler davantage pour s’élever au prochain niveau dans l’échelle socio-économique? La pression sociale est là pour essayer de nous convaincre que cette façon de vivre est la meilleure et que consommer est une source de bonheur. Nous n’avons qu’à consommer davantage chaque fois que nous atteignons un nouveau palier de richesse matérielle et nous faisons tourner l’économie.

Le niveau de confort et de quantité de biens de consommation suffisants varient selon la perception de chacun. Par contre, une fois ce niveau atteint, il est possible de décider consciemment que ce que nous avons est suffisant et de décider de travailler moins, de ne pas acheter une plus grande maison, une voiture plus récente ou tout autre gadget qui ne nous rendra pas plus heureux car nos besoins sont déjà comblés.

Refuser d’être influencés par les incitatifs à la consommation, décider par nous-mêmes de nos besoins réels et de ce qui nous rendraient vraiment heureux, me semble une bien meilleure approche.

Très peu de personnes arrivent à la fin de leur vie en se disant qu’elles auraient dû travailler davantage, gagner plus d’argent et acheter plus de biens matériels. La grande majorité regrette de ne pas avoir passer assez de temps avec leur famille et leurs amis, d’avoir couru toute leur vie, sans en profiter.

A-t-on vraiment besoin du plus récent iPhone, de la nouvelle télé 3D ou du frigo informatisé qui tient un inventaire et nous informe qu’il faut acheter du lait? Une vie plus simple est une vie moins onéreuse financièrement, mais qui a le potentiel de nous redonner la monnaie dont nous avons le plus besoin dans notre vie; du temps.

La qualité de votre vie, c’est la qualité de vos relations.   –   Anthony Robbins
Ce serait merveilleux de voir une fois l’humanité s’adonner au loisir. Rien d’autre ne prime que le travail, encore le travail, toujours le travail.   –    Henry David Thoreau 
Être débordé dès que je me réveille – avoir tellement d’obligations et de contraintes que je n’ai le temps de penser à rien, que je n’ai pas le loisir de me voir vieillir.   –    Jean-Philippe Blondel 

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