Ajouter de la qualité à nos années

vieillesse

Nous vivons de plus en plus longtemps mais nous ne vivons pas nécessairement mieux. Certaines maladies chroniques connaissent une croissance dramatique, particulièrement parmi les gens qui ne sont pourtant pas encore considérés comme âgés.

Ce phénomène entraîne ce que certains chercheurs appellent un prolongement de la morbidité. En effet, nous passons plus d’années à vivre avec des maladies chroniques ou à être carrément en mauvaise santé.  Ce n’est pas tout à fait le futur que la promesse d’une prolongation de la vie nous faisait miroiter.

Une nouvelle étude, publiée par les Archives of Internal Medicine suggère qu’un peu de planification pourrait nous aider à éviter cette échéance.

Il semble que le fait d’être ou même de devenir en forme à l’âge mûr, sans avoir pris la peine de faire de l’exercice plus jeune, permettrait de remodeler nos perspectives de vieillesse.

L’étude, réalisée par le Centre Médical de  l’Université du Sud-Ouest du Texas, en collaboration avec l’Institut Cooper de Dallas, a examiné les dossiers médicaux de 18 670 hommes et femmes d’âge mûr.

Ces personnes ont commencé à consulter en 1970 pour un bilan de santé. L’âge moyen des patients était de 49 ans et ils ne souffraient d’aucune maladie chronique à leur premier examen. Les participants ont tous subi un test sur un tapis roulant pour déterminer leur capacité aérobique.

Selon le résultat de ce test initial, les chercheurs ont classé les participants en cinq catégories de forme physique. La majorité des gens étaient dans la catégorie la plus basse, indiquant une piètre forme physique.

Les chercheurs ont ensuite examiné les dossiers médicaux des patients pour la période entre 1999 et 2009. La plupart des participants avaient alors entre 70 et 89 ans.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui avaient été le moins en forme au début de l’étude étaient aussi ceux qui avaient le plus de chances de développer une des huit maladies chroniques les plus sérieuses. Ces personnes ont également développé ces maladies plus tôt dans leur vieillesse.

Quant aux adultes qui avaient été le plus en forme durant la période de la quarantaine et la cinquantaine; ils ont aussi développé des maladies chroniques, mais elles sont apparues à un âge plus avancé que les gens moins en forme à l’origine. En moyenne, les gens en forme ont passé les dernières cinq années de leur vie avec une ou des maladies chroniques, alors que les personnes peu en forme, ont vécu leurs derniers 10, 15 et même 20 ans à souffrir de maladies chroniques.

Bien que les deux groupes aient éventuellement développé des malades chroniques, on peut trouver un certain encouragement en réalisant que nous pouvons raccourcir le nombre d’années où nous serons malades à la fin de notre vie.

Être en bonne forme physique permettrait de diminuer le temps que nous devrons passer à être incommodé par des maux chroniques vers la fin de nos vies. Cela sous entend généralement plusieurs années, des décennies même où l’on peut espérer jouir d’ne meilleure qualité de vie.

Les chercheurs ont constaté que la bonne forme physique était plus efficace à repousser la maladie qu’à prolonger la vie. Bien que les gens les plus en forme aient vécu plus longtemps que ceux qui étaient le moins en forme, ce qui importe le plus est qu’ils ont pu vivre en santé, alertes et actifs durant une plus grande partie de leur vieillesse.

Même si nos gènes jouent un rôle lorsqu’on considère notre capacité aérobique, la plus grande partie de notre forme physique dépend de notre niveau d’activité physique, particulièrement à l’âge mûr.

Il semblerait donc que faire de l’exercice physique à l’âge mûr, spécialement si nous n’en faisions pas avant, apporterait des bénéfices énormes lorsqu’on atteint un âge avancé.

Cette étude suggère qu’une personne qui passe de la catégorie la moins en forme à la deuxième moins en forme retirera les plus grands bénéfices, plus grands encore que ceux qui passeraient du deuxième groupe le plus en forme a celui des plus en forme.

Se hisser hors de la catégorie la moins en forme ne requière qu’un exercice modéré, comme marcher de 20 à 30 minutes par jour, presque à tous les jours. Nul besoin de devenir un athlète, il suffit seulement de se lever de son siège et de bouger.

Plus personnellement, je peux témoigner du fait que ma mère, qui est en parfaite santé à l’âge de 76 ans, marche tous les jours durant au moins trente minutes, depuis plus de vingt ans.  Elle est plus en forme que mon frère et moi et nous aurions avantage à suivre son exemple.

Charmante Ado et moi sommes maintenant dans notre troisième semaine d’exercices. Nous maintenons le rythme de cinq sessions par semaine. Je commence à voir des résultats, même si je suis limitée par l’arthrite. Le but pour moi est de développer les muscles autour des articulations (genoux et hanches) afin de diminuer les effets de l’usure. Une articulation bien soutenue par des muscles solides augmentera mon endurance et ma mobilité, j’espère.

Restez assis maintenant nous condamne à une fin de vie beaucoup moins agréable. La qualité de vie est primordiale et si nous arrivons à retarder les maladies chroniques le plus longtemps possible, cela nous procurera un plus grand nombre d’années actives, où nous pourrons vraiment profiter de la vie.

Un cheval qui court trop tombera malade; un homme qui reste trop inactif tombera malade.   –   Proverbe tibétain

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