À la recherche d’une porte sur l’été

Chaton Mignon dans la neige

Il n’y a pas grand chose de plus mignon qu’un chaton qui découvre la neige pour la première fois.

Lorsque Chaton Mignon s’est réveillé ce matin, son univers tout entier était recouvert d’un épais tapis blanc et des flocons tombaient doucement.

Il a commencé par regarder la neige à travers la fenêtre. Puis il est sorti par la chatière et s’est arrêté net en sentant l’humidité sous ses pattes. Il a levé une patte d’un air interloqué et a regardé dessous. Il a ensuite levé une autre patte pour s’assurer que c’était la même chose de ce côté-là. Convaincu, il a finalement secoué ses pattes pour enlever ces choses étranges, mais à chaque pas, ça revenait.

Chaton Mignon s’est alors attaqué à l’étrange matière en se jetant carrément dedans et en creusant furieusement. Il s’est arrêté lorsqu’il a réalisé qu’il était tout mouillé et est revenu à l’intérieur. Nous l’avons laissé  à son nettoyage et séchage et nous sommes partis travailler.

À notre retour, en fin d’après-midi, Chaton Mignon jouait gaiement dans la neige avec son copain Matou Tout Mêlé ( un de nos chats qui ne sait pas trop s’il nous aime ou pas, il passe de l’affection à l’attaque féroce à la vitesse de l’éclair).

À l’intérieur, ces deux chats ne peuvent pas se blairer, mais une fois dehors, ils s’amusent bien ensemble.

Ce soir, Chaton Mignon dort bien au chaud avec nous dans le salon. Sa première journée d’hiver est terminée et il a eu l’air d’apprécier ce changement inattendu.

En conclusion, voici un extrait d’un de mes livres de jeunesse préférés, qui illustre bien la relation habituelle d’un chat avec la neige:

« Durant son enfance de chaton, alors qu’il n’était encore qu’une boule duveteuse et bondissante, Pete s’était élaboré une philosophie toute personnelle : j’avais la charge du logis, de la nourriture et de la météorologie. Lui était dispensé du reste. Il me rendait tout particulièrement responsable du temps qu’il faisait. Les hivers du Connecticut ne sont jolis que sur les cartes de Noël. Cet hiver là, très régulièrement, Pete allait jeter un coup d’œil à sa chatière, et, se refusant à emprunter ce chemin recouvert d’une déplaisante matière blanche – il n’était pas fou – , venait me tanner jusqu’à ce que je lui ouvre la porte.

Il avait la conviction inébranlable que l’une d’elles, au moins, devait s’ouvrir en plein soleil – s’ouvrir sur l’été. Il me fallait donc, chaque fois,  faire le tour des onze portes en sa compagnie, les-lui ouvrir l’une après l’autre, et lui faire constater que l’hiver sévissait également, tandis que ses critiques sur mon organisation défectueuse s’élevaient crescendo à chaque déception.

Il s’obstinait ensuite à ne pas sortir tant qu’il n’y était pas absolument forcé par ses propres contingences internes. Lorsqu’il rentrait, la glace collée à ses petites pattes silencieuses faisaient un bruit de claquettes sur le plancher. Il braquait sur moi un regard foudroyant et refusait de ronronner jusqu’à ce que tout fût léché, séché. Alors seulement, il me pardonnait… jusqu’à la sortie suivante.

Mais il n’abandonna jamais sa recherche de la porte ouvrant sur l’été. »

–  Une porte sur l’été, Robert Heinlein, 1956

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