Archives pour septembre 2015

Projet escalier

Escalier 2013

Il y a de ces projets que l’on entreprend sans en mesurer toute l’envergure. Depuis l’achat de notre demeure il y dix ans, j’ai toujours détesté l’escalier menant aux chambres. J’ai essayé de le rafraîchir il y a deux ans mais la teinture et le vernis sur les arches n’ont pas tenu bien longtemps et tout était à recommencer.

Cet été, c’était mon grand projet réno. Après des recherches intensives sur les procédés et les meilleurs produits, je me suis lancée dans l’aventure. La première étape était évidemment de décaper tout ce bois. Les marches étaient teintes et vernies alors que tout le reste; contremarches, poteaux, barreaux  (balustres) et rampe étaient peints en blanc.

Je voulais à tout prix une rampe et des poteaux teints de la même couleur que les marches. Une rampe peinte en blanche est très difficile à garder propre et belle. Donc, première leçon, il faut avoir les bons outils. J’ai d’abord essayé de décaper avec une variété de gels et liquides, mais le résultat n’a pas été concluant. Je pense que la quantité astronomique de couches de peintures n’a pas aidé. J’ai ensuite essayé avec le pistolet à décaper, mais mes détecteurs à incendie démarraient sans arrêt lorsque je l’utilisais et ce n’est pas très maniable pour les endroits moins accessibles. Restait donc le décapage par ponçage. Le papier à poncer bon marché, on oublie ça; une feuille ne dure pas deux minutes. Il est aussi bon de suivre les progrès technologiques et de réaliser que notre bonne vieille sableuse qui pèse une tonne et est peu maniable gagnerait à être remplacée par un outil plus petit, plus ergonomique et plus performant.

Malheureusement cette révélation ne m’est venue qu’après de nombreuses heures de travail difficile, rebutant et franchement désagréable. Il faut réaliser que cet escalier a 30 ans et que de très nombreuses couches de peinture ont été appliquées une  par dessus l’autre au fil des ans. L’espace pour manoeuvrer est aussi très restreint entre les barreaux et les poteaux. Ma vénérable sableuse rectangulaire n’arrivait pas à atteindre ces endroits et je devais les faire manuellement, ce qui est franchement l’enfer. Prête à tout laisser en plan avec un escalier à moitié décapé, je me suis mise à la recherche d’outils plus appropriés.

J’ai découvert la mini ponçeuse Mouse de Black & Decker Elle est moins puissante que mon mastodonte mais oh combien plus agréable à manipuler. Son seul défaut et il est important, c’est qu’au Canada, je n’ai trouvé que le modèle sans sac, donc beaucoup de poussière à ramasser (*). Avoir eu plus de temps, j’aurais commandé aux États-Unis pour avoir le modèle avec sac, mais comme je voulais avoir terminé pour la visite de ma famille en juillet, j’ai acheté le modèle disponible. Ce produit est affiché à un prix très raisonnable et il vient avec un tas d’accessoires très utiles ainsi qu’un assortiment de papier à poncer.  La position du bouton On/Off sur le devant de l’appareil est surprenante car on a naturellement tendance à appuyer un doigt dessus comme pour une souris d’ordinateur, ce qui fait qu’on l’accroche fréquemment. On finit par s’habituer et ne plus interrompre accidentellement l’appareil.

Utiliser cet outil est un vrai plaisir. C’est léger, maniable et il est très facile de changer les feuilles qui se fixent au Velcro sur l’appareil. La petite rallonge que l’on peut mettre au bout de la souris permet d’aller dans les moindres recoins et il y a des accessoires pour les endroits arrondis comme les poteaux et barreaux d’escalier.

Voici quelques photos du déroulement des travaux.

2015-04-22 22.12.05

avant tout

Après consultation avec Tendre Moitié, nous achetons une teinture en gel, censée être plus facile à appliquer et donnant une couleur plus uniforme. Je commence donc par deux poteaux et la rampe qui est à droite en haut de l’escalier. Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais cette couleur que nos trouvions si belle en magasin est devenue horrible après application. Me revoilà donc à poncer de nouveau pour recommencer à neuf. Nous avons changé de produit pour une teinture liquide et nous avons soigneusement choisi une autre couleur en nous croisant les doigts.

En deux mots, le résultat a été à la hauteur de nos attentes. Il a fallu 2 couches de teinture pour les marches, les poteaux et la rampe et 2 couches de peinture blanche pour les barreaux. Comme nous avons deux gros chiens et trois chats qui vont et viennent de l’extérieur, j’ai mis six couches de vernis sur les marches, mais deux couches seulement sur le reste.

Voici le résultat:

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Nous sommes très satisfaits des résultats. C’est toujours un escalier en pin, donc de bois mou, ce qui n’est pas idéal. Les travaux ont pris deux mois au total, mais il y a eu quelques pauses pour s’aérer l’esprit et ne pas tout abandonner. Sur le coup, je me suis dit qu’avoir su la somme de travail impliquée, je n’aurais jamais entrepris ce projet. Deux mois plus tard, l’escalier est toujours aussi beau et je l’apprécie chaque jour, donc cela a vraiment valu la peine.

Prochain projet, les planchers de bois francs du rez de chaussée qui sont vraiment usés. Ils devront être remplacés car il n’y a pas moyen de les rafraîchir . Vu le coût élevé et la présence de nos animaux, nous allons attendre un peu que l’attrition naturelle de notre famille animale la ramène à des proportions raisonnables. Il faudra pour cela que je résiste aux supplications de Charmante Ado d’adopter un beau petit chaton , chiot, furet, lapin ou autre.

* Note: En faisant mes recherches, je constate que le modèle qui capte la poussière est maintenant disponible. Par contre il semble y avoir moins d’accessoires inclus avec la ponceuse.

 

Le travail ardu est comme un escalier alors que la chance est comme un ascenseur, parfois l’ascenseur sera en panne mais l’escalier vous mènera toujours au sommet.   –   Ritu Ghatourey

Il paraît qu’une vache ne sait pas redescendre un escalier. Le plus bête des deux n’est-il pas l’abruti qui lui a fait monter.   –   Hervé Le Tellier 

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Il ne faut pas croire tout ce que l’on pense

émotions

Selon plusieurs philosophes, nous ne voyons pas la vie telle qu’elle est, nous avons plutôt tendance à voir une interprétation qui est déformée par nos espoirs, nos peurs et autres attachements émotionnels. Si nous parvenions à réduire ces distorsions de la pensée qui nous donnent une vision fausse de la vie, nous aurons une vision plus juste du monde qui nous entoure.

Il peut être utile de nous arrêter pour examiner une pensée, de l’identifier et de remonter vers les faits de la situation qui l’ont générée. Cela peut nous permettre de considérer des interprétations différentes et de choisir celle qui est plus appropriée, en tenant compte des faits au lieu de nos émotions ou préjugés.

Nos émotions s’aligneront sur cette nouvelle interprétation et avec le temps, cela améliorera notre hygiène mentale parce que ce processus de reformulation se fera plus ou moins automatiquement. Nous entraînerons notre esprit à analyser  rationnellement nos pensées afin de nous libérer des pensées irrationnelles et répétitives qui remplissaient une grande partie de notre conscience, au point de nous rendre anxieux ou irritable.

La pensée critique exige que l’on base ses croyances personnelles sur l’évidence et les faits plutôt que sur les émotions et le désir. Il faut de plus être capable de reconnaître que les faits contredisent parfois notre hypothèse de départ.

Un raisonnement émotionnel  présume que toute émotion négative reflète nécessairement la réalité des choses. Pourtant, nos émotions sont subjectives et ne sont pas vraiment des guides à suivre aveuglément car elles peuvent devenir des armes qui engendrent des conflits majeurs.

Regardons un peu quelques distorsions fréquentes de la pensée.

Le don de voyance

Ce type de pensée nous amène à prédire que quelque chose de négatif surviendra dans le futur. Nous croyons que la situation actuelle empirera ou alors  nous entrevoyons un danger à l’horizon. La personne qui pense ainsi est convaincue que les choses tourneront mal et que sa prédiction est pour ainsi dit un fait déjà établi. Cette anticipation négative peut mettre un frein à toute initiative, comme refuser de postuler pour un emploi parce qu’on est convaincu de ne pas l’avoir.

Amplification et Catastrophisme

L’amplification est la tendance à exagérer l’importance des choses.  Une expression imagée pour l’illustrer serait ‘’faire d’une mouche un éléphant’’. Le catastrophisme lui, nous amène à voir et à amplifier uniquement le caractère négatif d’une situation; à croire que tout virera au cauchemar, en ignorant toute indication contraire. On retient alors toujours le pire scénario, même le plus improbable. On pense aussi que cette expérience sera totalement insupportable même si tout indique qu’elle ne sera qu’inconfortable.

Filtrage

Le filtrage mental nous pousse à retenir et à nous concentrer seulement sur les détails négatifs, ce qui nous amène à voir toute la situation comme négative. Cette manière de pensée peut nous faire rejeter une personne pour une simple erreur, sans tenir compte de tous ses points positifs. Nos expériences passées peuvent aussi nous servir de filtres pour interpréter une nouvelle situation, parfois incorrectement.

Télépathie

Présumer que l’on sait ce que l’autre pense sans avoir suffisamment d’évidence. Cela peut être  en présumant de ce que les autres pensent de nous ou de nos actions, ou en jugeant qu’une action  n’en vaut pas la peine parce que nous savons déjà ce que les autres pensent ou comment ils réagiront.

Étiquetage

 L’étiquetage est la tendance à attribuer des étiquettes négatives aux autres ou à soi-même. “Cette personne est épouvantable” ou  “je suis un raté”.

Rejet du positif

Tout ce que nous ou les autres faisons de positif est insignifiant. On clame alors que c’est la moindre des choses que notre conjoint ait pensé à acheter du lait ou on diminue nos succès en disant que c’était de la chance. Nous agissons alors comme si ces actes positifs ne comptaient pas.

Surgénéralisation

En se basant sur un seul incident, on perçoit un schéma global négatif. Un échec sera alors perçu comme un précurseur de l’avenir. ‘’Il fallait s’y attendre, je rate toujours ce genre de choses.’’

Tout ou rien

Tout est noir ou blanc, sans nuance. ‘’Tout le monde me déteste’’. C’était une perte de temps absolue’’.

Je crois que la plupart des gens utilisent sans le vouloir ces distorsions cognitives à l’occasion. Pour ma part, je me reconnais dans quelques-unes et je vais faire attention de ne pas les laisser influencer mes émotions.

 

Notre vie est une création de notre esprit.   –   Bouddha

La vie n’est qu’une idée et une opinion.   –   Marc-Aurèle

Ma vie a été remplie de terribles malheurs, dont la plupart ne se sont jamais produits.    –   Michel de Montaigne