Archives pour janvier 2014

BIEN VIVRE – Le contrôle et la sérénité

hors de contrôle

Je commence aujourd’hui une série intitulée BIEN VIVRE. Chaque article présentera une suggestion qui, je crois, peut nous aider à vivre la meilleure vie possible. J’aurai déjà écrit sur certains de ces sujets auparavant, mais comme l’humain est en constante évolution, cette série reflétera mes réflexions à ce point présent de ma vie.

Arrêter de vous préoccuper des choses qui sont hors de votre contrôle

La prière de la Sérénité des Alcooliques Anonymes illustrent bien ce point:

Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer,
Le courage de changer les choses que je peux,
Et la sagesse d’en connaître la différence.

Voilà qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. La vie peut nous sembler éreintante lorsqu’une remarque ou une situation nous entraîne à dépenser toute notre énergie à se morfondre et à s’inquiéter. La quantité d’énergie dont nous disposons devrait être sauvegardée pour les choses qui en valent vraiment la peine et sur lesquelles nous pouvons avoir une influence.

J’ai le don de m’inquiéter pour des choses qui se révèleront sans importance par la suite. Il est très difficile de sortir de ce processus lorsqu’on est en train de s’ériger un scénario catastrophe, même si le dénouement arrive rapidement et que l’on voit qu’on s’est inquiété pour rien, on reste souvent en mode rumination (et récriminations) ce qui n’est pas très agréable pour notre entourage.

D’un autre côté, pour les vraies catastrophes qui surviennent, je suis beaucoup plus solide et j’entre en mode action et solution immédiatement, sans m’attarder au fait que c’est terrible ce qui arrive, que ce n’est pas juste ou que cela n’aurait pas dû arriver. Comme je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter et qu’il faut agir dans l’immédiat, je réagis très bien.

Ce sont les petites choses de la vie qui me tourmentent, comme l’effet d’un retard, d’une erreur de communication ou d’un oubli. Lorsque ces petites choses se produisent, je m’inquiète de ce qui arrivera par la suite, même si je ne peux absolument pas influencer le résultat.

Tendre Moitié est mon opposé sur ce point. S’il constate qu’il est en retard, par exemple, il ne s’inquiète pas, car c’est un état de fait et il n’y peut rien pour ce cas précis. Il ne gaspille pas son temps et son énergie à imaginer les répercussions de son retard. Il se concentre seulement à arriver à destination le plus vite possible et de manière sécuritaire, car c’est la seule chose qu’il peut contrôler.

Moi, j’imagine déjà toutes les répercussions possibles et je peux aller très loin dans ce scénario. Il est très rare que mon imagination me donne raison. La plupart du temps, il ne se passe rien; l’autre personne est aussi en retard, il y a une attente d’une heure avant notre tour ou même, notre retard passe tout simplement inaperçu! Que d’énergie dépensée pour rien! Sortir de cette spirale n’est pas automatique même quand le dénouement est positif, on doit faire de gros efforts pour modifier notre état d’esprit.

Je crois que la clé est de s’arrêter très tôt dans le processus pour prendre conscience que l’on ne peut pas contrôler le résultat. C’est ce que font Tendre Moitié et les gens plus rationnels. J’ai longtemps crû que le fait de m’inquiéter m’amenait à me préparer à faire face aux problèmes éventuels et que cela m’aidait à envisager des solutions. Dans les faits, je crois que je me cherche des excuses car le retour sur l’investissement de temps et d’énergie est près du zéro.

En effet, comme je le disais plus haut, je n’ai aucun problème à gérer les vraies situations de crise. Comment des scénarios qui ne se produisent à peu près jamais pourraient-ils m’aider à réagir instinctivement sans tergiversation en cas de coup dur? Imaginer toutes les possibilités et les répercussions possibles ne sont donc pas la voie pour une vie plus sereine. S’il y a de l’énergie à dépenser, elle serait mieux utilisée à trouver des moyens de prévenir les situations problématiques dans le futur. Cela peut se faire dans le calme, une fois la crisette passée.

Un pas à la fois, c’est tout ce qu’on peut faire. Autant le faire sereinement. On y travaille.

Demandez-vous toujours : Quelle importance cela aura-t-il dans un an ?    –   Richard Carlson
Il faut apprendre à distinguer l’important du superflu, et au bout de la voie, trouver le bonheur et la sérénité.   –   Dalaï Lama

 

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Augmenter ses chances

chance

Je suis tombée récemment sur un vieil article datant de 2004 sur la chance et les gens chanceux, ce qui m’a amenée à lire un livre du psychologue Richard Wiseman, intitulé ‘’The risk factor’’ (Le facteur chance). Je vous fait  ici un petit résumé de ces lectures.

Il y a une vingtaine d’années, Richard Wiseman entreprit d’étudier la chance. Il désirait investiguer l’impact des opportunités chanceuses, des occasions fortuites et le fait de se retrouver souvent au bon endroit au bon moment.

Pour débuter, il plaça des annonces dans les journaux et les magazines, demandant aux gens qui se sentaient chanceux ou malchanceux sur une base habituelle, de le contacter. Sur une période de plusieurs années, 400 personnes se sont portées volontaires pour participer à ses recherches; le plus jeune était un étudiant de 18 ans et le plus âgé était un comptable à la retraire de 84 ans.

Parmi les gens qui se considéraient chanceux, il y avait par exemple, Jessica, un médecin légiste. Elle disait avoir une carrière de rêve, deux magnifiques enfants et était mariée à un homme extraordinaire, qu’elle aimait profondément. En reflétant sur sa vie, elle réalisait qu’elle avait été chanceuse dans à peu près tous les domaines.

Du côté des gens malchanceux, il y avait Carolyn, une aide-soignante, qui était typique des gens de ce groupe. Durant un intervalle d’une semaine, elle s’était tordu la cheville dans un nid de poule, blessée au dos lors d’une autre chute et avait aussi reculé sa voiture dans un arbre. Elle était tout aussi malchanceuse en amour et considérait être toujours au mauvais endroit au mauvais moment.

Le docteur Wiseman a interviewé les participants plusieurs fois au fil des ans et leur a demandé de tenir un journal. Il leur a fait passer des tests d’intelligence et ils ont participé à des expériences.

Sa conclusion? Il a déduit que les gens malchanceux n’ont pratiquement aucune idée des causes réelles de leur chance ou malchance. De plus, leurs pensées et leur comportement seraient responsables de la majeure partie de leur fortune ou infortune.

En examinant les opportunités chanceuses, il réalisa que les gens chanceux rencontrent continuellement de ces opportunités, alors que les gens chanceux en voient rarement. Pour déterminer si cet état de fait était dû à une différence dans l’habileté des gens à prendre conscience de ces occasions, il demanda aux deux groupes de feuilleter un journal et de lui dire combien il contenait de photos. Les gens malchanceux ont pris en moyenne deux minutes pour compter les photos, alors que les gens chanceux trouvaient le résultat en quelques secondes. Étrange, n’est-ce pas? La clé de cette énigme se trouvait à la deuxième page, où un message disait : ‘’Arrêtez de compter. Il y a 43 photos dans ce journal’’. Ce message occupait la moitié de la page et les lettres avaient plus de 2 pouces (5 cm) de haut. Le message sautait aux yeux, mais les gens malchanceux avaient tendance à le rater alors que les chanceux le dénichait.

Des tests de personnalité ont démontré que les gens malchanceux sont beaucoup plus tendus  que les gens chanceux et des études ont révélées que l’anxiété diminue la capacité de discerner ou capter l’inattendu.

Durant une autre expérience, les participants devaient fixer un point mobile au centre d’un écran d’ordinateur. Occasionnellement et sans avertissement, de gros points apparaissaient et clignotaient aux bords de l’écran. La plupart des participants ont remarqué ces gros points.

L’expérience fut répétée avec un autre groupe de participants, à qui on a offert une grosse compensation financière s’ils acceptaient de fixer le point central, créant ainsi un certain niveau d’anxiété. Les participants se sont concentrés sur le point central et plus d’un tiers n’ont même pas vu les gros points lorsqu’ils sont apparus. Plus ils regardaient intensément ce point central, moins ils discernaient ce qu’il y avait autour.

C’est la même chose pour la chance; les gens malchanceux ratent les opportunités chanceuses parce qu’ils sont trop concentrés à regarder quelque chose d’autre. Ils vont à des soirées en  souhaitant rencontrer l’âme sœur et ratent l’opportunité de se faire de bons amis. Ils fouillent les annonces d’emplois à la recherche d’un certain type d’emploi et ils ne voient pas les autres sortes d’emplois qui pourraient leur convenir. Les gens chanceux sont plus détendus et ouverts, ce qui leur permet de voir ce qui est devant eux plutôt qu’uniquement ce qu’ils croient désirer trouver.

Les recherches du docteur  Wiseman ont révélé que les gens chanceux génèrent leur chance via quatre principes de bases :

  • Ils sont doués pour créer et remarquer les opportunités chanceuses,
  • Ils prennent des décisions chanceuses en se fiant à leur intuition,
  • Ils créent des prophéties qui s’auto-réalisent en ayant des attentes positives et
  • Ils adoptent une attitude résiliente qui transforme la malchance en chance.

Une dernière expérience fut tentée pour voir si on pouvait augmenter la quantité de chance que les gens rencontrent dans leur vie. Pendant un mois, un groupe de participants chanceux et malchanceux a accompli des exercices conçus pour les aider à penser et à se comporter comme des gens chanceux.

Ces exercices les aidaient à remarquer les opportunités chanceuses, à se fier à leur intuition, à s’attendre à être chanceux et à être plus résilient face aux événements malchanceux.

Les résultats ont été dramatiques : 80 pour cent des participants étaient devenu plus heureux, plus satisfaits de leur vie et ils se sentaient aussi plus chanceux. Les gens chanceux le sont devenus davantage alors que les malchanceux ont renversé la vapeur et sont aussi devenus chanceux.

En conclusion, le docteur  Wiseman recommande trois techniques pour nous aider à maximiser notre bonne fortune :

  • Les malchanceux omettent souvent de suivre leur intuition lorsqu’ils font un choix, alors que les chanceux ont tendance à respecter leurs pressentiments. Les gens chanceux analysent leurs sentiments et impressions au sujet des options disponibles, au lieu d’examiner seulement le côté rationnel de la situation. 
  • Les malchanceux sont des créatures routinières. Ils prennent la même route pour aller et revenir du travail et ils parlent toujours au même type de gens durant les soirées. À l’opposé, les chanceux essaient d’introduire de la variété dans leur vie. Un participant par exemple, a raconté qu’avant d’arriver à une soirée, il pensait à une couleur. Il allait ensuite se présenter à toutes les personnes qui portaient cette couleur. Ce type de comportement augmente la possibilité d’avoir des opportunités chanceuses car cela augmente la variété.

  • Les chanceux ont tendance à voir le bon côté de leur malchance. Ils imaginent à quel point cela aurait pu être pire. Un participant est arrivé avec une jambe dans le plâtre suite à une chute dans les escaliers. Il se sentait encore plus chanceux qu’habituellement parce qu’il réalisait qu’il aurait pu se casser le cou!

 

 

Alors, la chance est-elle un état d’esprit? Sans verser dans les croyances telle celles du livre célèbre ‘’Le secret’’, il semble bien que l’on peut améliorer son sort et son état d’esprit en étant plus ouvert à la nouveauté et en s’attendant à des résultats positifs. Ça ne peut pas faire de tort d’essayer!

Si cela vous intéresse, je vous avait déjà parlé du Docteur Wiseman, au sujet d’un autre de ses livres: 59 Seconds: Change Your Life in Under a Minute. 

 

 

Allez réveiller votre chance.   –   Proverbe persan
Nul n’est plus chanceux que celui qui croit à sa chance.   –   Proverbe allemand