Archives pour novembre 2012

Mémoire partagée

connaissances

En général, l’humain évite de faire un effort mental à moins d’y être obligé.  Nous sommes réticents à faire tout le processus cognitif requis, lorsqu’un raccourci est disponible.

La technologie nous permet d’utiliser des raccourcis. Charmante Ado découvre les joies de la calculatrice à l’école ces temps-ci  et elle n’est plus obligée de faire les calculs dans sa tête. La calculatrice n’avait jamais été permise avant cette année, justement pour que les élèves soient capables de faire les calculs mentaux par eux-mêmes.

Nous faisons la même chose avec nos cellulaires et GPS. Au lieu de mémoriser des adresses et des numéros de téléphones, nous les entrons dans nos appareils et ils sont disponibles sur le champ, sans effort mental.

Les gens ne se fieront pas à leur mémoire pour les choses qu’ils peuvent accéder facilement autrement. De nombreuses études ont démontré que l‘on peut modifier drastiquement l’environnement d’une personne, sans qu’elle le remarque; en enlevant des immeubles dans des photos pendant que les gens regardent ou en changeant un interlocuteur durant une interaction sans que cela soit remarqué.

Ce phénomène se nomme la cécité au changement. Ce n’est pas un exemple de stupidité mais plutôt un exemple d’efficacité mentale. L’esprit juge que le monde qui l’entoure est plus fiable que ce que contient notre mémoire.

Daniel Wegner de l’université Harvard  a réalisé une étude sur la mémoire. Dans celle-ci, il a demandé à des couples de faire un test de mémorisation. La moitié des couples  a été séparée et les participants ont été jumelés avec des inconnus. L’autre moitié est demeurée en couples. Les gens qui étaient en couple dans la vie se sont souvenus de davantage d’items, que ce soit individuellement ou lors des exercices ensemble, que les paires qui ne se connaissaient pas.

Il semblerait que les membres d’un couple ont en général une bonne compréhension de leurs partenaires. Par conséquent, ils se séparaient tacitement le travail de mémorisation. Par exemple, un partenaire mémorisait les mots en rapport avec la technologie, en présumant que l’autre enregistrerait les mots reliés aux sports.

Ainsi, chaque partenaire se concentrait sur ses propres forces et, individuellement, ils performaient mieux que les paires qui ne se connaissaient pas et qui ne pouvaient pas se partager le travail de mémorisation.

Tout comme nous fions aux moteurs de recherche sur Internet, dans la vie, nous nous fions aussi sur les gens qui nous entourent pour penser à certaines choses, développant ainsi un système de mémoire partagée que l’on peut accéder facilement.

Au lieu de devoir se fier uniquement sur nos propres ressources pour tout, nous pouvons partager nos connaissances et avoir accès à des données plus vastes. La technologie s’occupe de garder en mémoire des données pour nous et cela nous évite de devoir faire l’effort. Nous avons maintenant de vastes répertoires de connaissances facilement accessibles par Internet. Nous bénéficions tous de cet accès facile et instantané. Si je le désire, je peux consulter des informations sur la culture des artichauts ou comment construire une éolienne. Tout cela est accessible au bout de mes doigts, ce qui est un énorme changement dans l’histoire humaine.

Nous ne vivons pas seulement dans un environnement physique, nous avons aussi un environnement mental.  Notre esprit n’est pas tout à fait isolé car il bénéficie des gens qui nous entourent et des outils disponibles.

Nous vivons chaque jour dans des environnements virtuels définis par nos idées.   –   Michael Crichton

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Un ado heureux

heureux

Beaucoup d’études se sont penchées sur la relation entre le bonheur et l’argent. Une étude récente examine encore une fois cette relation en cherchant une corrélation entre les adolescents heureux et leur degré de réussite financière, une fois adultes.

Cette étude a examiné les données de 10 000 participants à un sondage américain, appelé le Add Health. Les jeunes qui avaient une vision positive de la vie deviendraient par la suite des adultes avec de meilleurs revenus, une fois rendus à l’âge de 29 ans.

On a mesuré leur niveau de bonheur sur une échelle de un à cinq. Les plus heureux gagnaient en moyenne 8000$ de plus par année que les moins heureux.

Les chercheurs de University College London et de l’Université de Warwick ont déclaré que leurs conclusions tiennent la route même en tenant compte des variables qui influencent habituellement le bonheur et l’argent, comme le quotient intellectuel, le niveau d’éducation, l’estime de soi et même la grandeur.

Les ados très taciturnes, même s’ils étaient très intelligents ou très grands, gagnaient 10% de moins une fois adultes que leurs pairs. Les adolescents les plus exubérants gagnaient jusqu’à 30% de plus.

Les chercheurs ont répété l’étude avec des paires d’adolescents composées de fratries, en utilisant des jeunes dont les parents provenaient du même type de milieu socio-économique. Les plus heureux sont encore une fois devenus les adultes les mieux rémunérés.

Il est fort possible que les adolescents heureux aient plus de facilité pour passer à travers l’école secondaire, l’université et les entrevues de recherche d’emploi; d’une part parce qu’ils se sentent bien dans leur vie en général et d’autre part, parce qu’ils se font des amis plus aisément. Ces amis peuvent les aider avec les travaux scolaires et éventuellement, pourront leur fournir une plus grande visibilité grâce au réseautage.

Toujours sur le sujet du bonheur, une autre étude, réalisée par la Berkley’s Business School, suggère que le respect professionnel est plus important que l’argent en termes de bonheur en milieu de travail.

À la lumière de ces différentes études, il est probablement souhaitable d’encourager et de stimuler les jeunes, de manière à ce qu’ils retirent plus de satisfaction en accomplissant leurs travaux scolaires. De plus longues études mènent à de meilleurs salaires et nous constatons que le bien-être émotionnel des adolescents est  un élément vital à leurs réussites futures.

Je n’étais pas une adolescente particulièrement joyeuse, au contraire. J’ai quand même réussi à me démarquer en m’exilant aux États-Unis où les salaires comme infirmière étaient beaucoup plus élevés. J’ai donc bien gagné ma vie dans la vingtaine malgré, une jeunesse plutôt taciturne.

J’ai longtemps pensé que je n’étais pas très douée pour le bonheur, mais en vieillissant, je réalise de plus en plus que c’est une question d’attitude et de perspective. Je découvre maintenant que j’ai des aptitudes pour être heureuse, tout simplement parce que je suis plus détendue et à l’aise avec moi-même avec l’âge. Vieillir peut tout de même avoir des effets positifs.

Ce n’est pas ce qui se passe qui compte mais la façon dont nous nous le représentons et dont nous y réagissons.   –   Anthony Robbins
Gardez toujours à l’esprit que votre propre décision de réussir est plus importante que n’importe quoi d’autre.   –  Abraham Lincoln

On ne naît pas vainqueur, on le devient

instructeur

Coup de théâtre hier au basketball, l’instructeur a démissionné et l’équipe se retrouve sans entraîneur. Il faut dire que l’école n’a pas offert le soutien escompté depuis le début de la saison. Les joueuses n’ont toujours pas reçu leurs uniformes, l’école devait s’assurer de la présence de deux personnes pour marquer les points durant les parties, ce qui est fait partiellement et de manière irrégulière; la dernière personne présente ne connaissait rien au basketball et ne savait pas marquer les points, les fautes ou faire fonctionner la minuterie.

Les tableaux indicateurs de l’école ne sont pas fonctionnels et vont à l’encontre des règlements de la ligue. On voit bien que les sports ne sont pas la priorité pour la direction, mais les parents paient le même prix que les parents des élèves d’autres écoles plus sérieuses dans leur implication.

Notre instructeur était excellent, mais il a été victime de découragement face au peu de soutien de l’école et l’attitude indisciplinée de l’équipe. Le manque de sérieux des joueuses était évident comparé aux autres équipes. Elles répliquaient à l »instructeur, contestaient ses décisions , disparaissaient en groupe dans les toilettes durant toute la mi-temps alors que l’autre équipe restait sur le terrain à écouter les conseils de l’instructeur, bref, cela manquait totalement de maturité.

C’est dommage, car lors du premier tournoi, notre équipe toute neuve avait fait montre d’un grand potentiel en se rendant à un cheveu de la finale. Les filles avaient démontré un esprit de corps et elles s’étaient soutenues, suivant à la lettre les instructions de l’entraîneur. Je ne sais pas ce qui s’est passé depuis, mais la dissension a suivi plutôt que la progression et la qualité de leur jeu et l’ambiance de l’équipe ont dégénéré avec l’influence de quelques têtes fortes qui revendiquaient plus de temps de jeu et contestaient ouvertement l’instructeur sur le banc lors des parties.

On se serait découragé à moins! Ce qui me désole, c’est qu’il y a environ deux semaines, j’avais pensé offrir à l’entraîneur d’agir comme assistante-entraîneur pour tenter de créer un esprit d’équipe entre les filles et instaurer une certaine discipline et respect des règles. Je n’y connais pas grand chose en stratégies au basketball, mais j’ai travaillé dans ma jeunesse comme gérante d’un restaurant de restaurant rapide pendant trois ans et j’avais une très bonne relation avec mes employés ados. Presque la totalité de mes employé avaient entre 15 et 18 ans et j’avais beaucoup apprécié cette expérience avec les jeunes.

Malheureusement, je n’ai pas osé m’imposer ni suggérer que l’entraîneur avait un problème de discipline, alors je n’ai rien fait. Dommage, car j’aurais peut-être pu éviter la perte d’un excellent instructeur. Il dit que c’est entièrement de sa faute et qu’il faut changer l’instructeur, mais je crois que les filles avaient seulement besoin d’une personne pour les regrouper et leur inculquer un esprit d’appartenance, d’entraide et d’équipe.

Je vais voir qui sera le prochain instructeur de l’équipe. Il y a une mère qui avait mentionné qu’elle serait intéressée par le poste pour l’année prochaine, mais si c’est elle qui reprend le flambeau maintenant, je ne lui offrirai certainement pas mes services. C’est le genre de mère qui hurle dans les estrades lors des matchs, qui fait des commentaires extrêmement désobligeants et agressifs aux joueuses de notre équipe, incluant sa fille et qui a engueulé l’instructeur après le dernier match en contestant publiquement et vigoureusement ses décisions et stratégies. Disons, que ce n’est pas mon genre de personne et que j’espère de tout coeur qu’elle ne prendra pas le relais.

Parfois, on hésite à s’avancer ou à agir et le moment passe pour ne plus revenir. Ne restent que le regret de ne pas avoir osé faire quelque chose qui aurait pu aider et une leçon j’espère, pour la prochaine fois où une occasion se présentera. À ne pas vouloir prendre trop de place, on se retrouve à ne pas offrir de l’aide à quelqu’un qui en aurait bien eu besoin et qui l’aurait sûrement appréciée.

Dans le titre: On ne naît pas vainqueur, on le devient.   –   Andrew Williams
Nous sommes tous des athlètes d’exception. La seule différence c’est que certains s’entrainent, et d’autres non.  –  George Sheehan

Les mots pour le dire

choisir ses mots

Les mots que nous utilisons peuvent en dire beaucoup sur notre personnalité. Une étude a même démontré que nous sommes plus persuasifs si nous prononçons des jurons en les plaçant au début ou à la fin d’un énoncé. L’auditoire aurait alors l’impression que notre intensité plus élevée est plus convaincante.

Lorsque nous mentons, nous utilisons souvent des mots différents. En analysant 242 messages instantanés (Instant Messaging), les chercheurs ont découvert que les menteurs écrivent davantage de mots, en utilisant des mots en relation avec les sens (voir, toucher, etc) plus fréquemment et utiliseront de préférence les pronoms orientés vers les autres plutôt qu’eux-mêmes. De plus, les menteurs évitent les termes qui évoquent une cause ou un effet (parce que, pour cette raison, si bien que, dans ces circonstances, etc). Les menteurs peu motivés eux, utiliseront davantage de termes négatifs.

Les choses que notre cerveau absorbe facilement nous semblent plus véridiques que les concepts qui sont difficiles à assimiler. C’est pour cette raison, entre autres, que nous avons tendance à préférer ce qui nous est familier à ce qui nous est inconnu. Cela implique que nous croirons plus facilement les explications succinctes et désinvoltes que les explications plus détaillées mais compliquées.

Les mots courts seraient plus efficaces que les mots plus longs et  essayer d’avoir l’air intelligent nous ferait paraître moins brillant. Une personne peut de façon naturelle  utiliser des termes longs et complexes et cela sera bien perçu, mais se forcer à utiliser de grands mots ne convainc personne et rend notre discours maladroit.

Dans son livre, The Secret Life of Pronouns: What Our Words Say About Us, James W. Pennebaker explique que la manière dont les employés parlent de leur compagnie peut en prédire la réussite ou l’échec. S’ils en parlent en utilisant des termes comme ‘’la compagnie’’ ou ‘’cette compagnie’’ et disent ‘’ils’’ en parlant de leurs confrères de travail; cela indiquerait qu’ils ne s’identifient pas du tout avec leur employeur et sont probablement peu satisfaits et heureux dans leur travail. Ces compagnies ont habituellement un fort roulement de personnel.

Un président de compagnie qui utilise constamment le mot ‘’je’’ dans la lettre annuelle aux actionnaires révélerait une personnalité égocentrique qui augure mal pour le succès de la compagnie.

Les personnes qui sont en position de pouvoir utilisent en général peu souvent le mot ‘’je’’. Ce sont les gens qui ont moins de pouvoir qui l’utilisent le plus. Les menteurs éviteront le ‘’je’’ pour se distancer psychologiquement de leurs propos.

À l’opposé, le mot ‘’nous’’ peut être très puissant. Les gens sont plus attirés et positifs envers les personnes qui prononcent souvent le mot ‘’nous’’ car cela crée un sentiment de familiarité. Dans un couple, des partenaires qui disent souvent ‘’nous’’, décriront leur relation comme étant plus satisfaisante. Les mots ‘’tu’, ‘’toi’’, ‘’toi-même’’ seraient plus présents dans les relations toxiques parce qu’ils indiquent souvent des accusations ou des commentaires sur les défauts de l’autre.

Lors de pourparlers, utiliser les mêmes genres de mots que son interlocuteur peut améliorer les négociations. Nous sommes davantage attirés vers les personnes qui parlent et utilisent un vocabulaire semblable au nôtre.

.Les mots ne sont pas tout cependant. Notre langage corporel influencerait les gens huit fois plus que nos mots. En 1971. un professeur de psychologie de UCLA, Albert Mehrabian, a postulé que 55 pourcent  de notre message lorsque nous parlons, provient de notre langage corporel,  38 pourcent vient de notre ton de voix et seulement 7 pourcent provient de notre choix de mots.

Il y a des paroles qui portent plus loin que le vent.   –  Suzie Murray
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.   –   Nicolas Boileau

L’influence des parents

parent

Un livre publié en 1998, The Nurture Assumption: Why Children Turn Out the Way They Do, par Judith Rich Harris soutient que les parents n’ont pas une influence majeure sur le genre de personne que deviendra leur enfant à l’âge adulte.

Loin de généraliser en se basant sur une seule étude, l’auteur analyse les recherches faites sur la contribution de la génétique sur la personnalité, la psychologie sociale, le développement de l’enfant, l’évolution et la culture.

Les chercheurs ont été incapables de trouver un style parental qui prédirait la personnalité de l’enfant ainsi que ses succès ou difficultés hors du foyer. Un parent n’a pas toujours le même style parental de toute façon, il s’adapte à chaque enfant. Il sera plus permissif avec un enfant facile et plus sévère avec un enfant plus rebelle.

Lorsque les enfants sont traités de la même manière, ils évoluent différemment en grandissant. Les enfants adoptés ne développent les traits de personnalités de leurs parents adoptifs ou des autres enfants dans la famille, ce qui semble indiquer que l’environnement familial n’a pas une grande importance dans la détermination des traits de personnalité.

Le type de famille et la dynamique familiale; un parent ou deux, parents homosexuels ou hétérosexuels, mère au foyer ou travaillant, garderie ou non, tous ces éléments ont peu ou pas d’influence sur la personnalité de l’enfant.

Selon les recherches en génétique du comportement, une grande partie des traits de personnalité ont une composante génétique. Les gènes compteraient pour approximativement la moitié des traits de personnalité et des habiletés d’une personne.

Les enfants, comme les adultes, vivent dans deux environnements différents, leur foyer et le monde extérieur. Leur comportement, comme le notre, changera selon la situation où ils se trouvent. Beaucoup de parents sont parfois surpris d’apprendre que leur enfant, si difficile à la maison, est un vrai petit ange à l’école, ou vice-versa.  À la maison, les enfants apprennent à se comporter selon les désirs de leurs parents et ils savent où sont les limites avec leurs parents.

Ces comportements ne se transporteront pas nécessairement à l’extérieur de la maison.  L’attachement d’un jeune à son groupe de pairs est essentiel pour son développement. Il n’est donc pas du tout irrationnel pour lui d’essayer de se conformer à ce groupe. Cela permet au jeune de se lier avec ses pairs, de s’intégrer et de survivre. C’est l’identification avec son groupe de pairs et non avec ses parents qui est vitale pour le jeune.

À partir de sept ou huit ans, l’enfant commence à se former une image personnelle en se comparant à ses pairs. Les enfants n’apprennent pas à la maison quel genre de personne ils sont. Ils apprennent cela de leur groupe social.

Les jeunes ont leurs propres traditions, mots en vogue, règles et leur culture opère à l’opposé de celle des adultes. Leur but n’est pas de devenir des adultes épanouis, mais d’être des adolescents accomplis. Ils veulent exceller en tant qu’adolescents, ce qui signifie en général d’être différents des adultes.

Les jeunes s’orientent en fonction de leurs pairs, tout comme le font les adultes. Nous nous habillons selon la tendance actuelle et non comme ceux des générations précédentes, nous agissons selon les normes sociales contemporaines  et non comme dans les années cinquante.

Nous ne pourrons pas transformer un enfant introverti en extraverti, mais nous pouvons lui enseigner comment gérer les situations stressantes. Nous ne transformeront pas la personnalité d’un enfant, pas plus que nous ne sommes capables de modifier celle de notre partenaire.

Les parents ont une influence importante sur le genre de relations qu’ils auront avec leurs propres enfants un jour. Dépendant du climat familial, l’enfant devenu adulte, adoptera ou rejettera ce modèle d’ambiance pour sa propre famille.

On ne peut pas blâmer nos parents pour tout ce qui va mal dans nos vies, pas plus qu’ils ne peuvent prendre tout le crédit pour ce que nous sommes devenus.

L’idée que nous pouvons modeler nos enfants pour qu’ils deviennent tels que nous le désirons est irréaliste.

Finalement, cela ne signifie pas que les parents n’ont aucune importance, c’est seulement que notre influence sur la personnalité de notre enfant est plus ou moins inexistante. Ce sont les autres membres de son groupe social qui influenceront sa personnalité.

Être parent, ce n’est pas être le dresseur ou l’entraîneur de notre enfant pour le modeler à notre image ou selon un idéal particulier. C’est créer une relation d’une grande valeur qui elle, aura une influence sur le type de relations que développera l’enfant plus tard.

Notre succès comme parents, sera plus en fonction de la qualité de cette relation que dans les accomplissements ou les difficultés de nos enfants.

Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve. –    Boris Cyrulnik
On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille. On ne se choisit même pas soi-même.   –   Philippe Geluck