Archives pour octobre 2012

Le meilleur patron du monde

travailleur autonome

Tendre Moitié et moi sommes travailleurs autonomes. Par contre, nous avons tous les deux connu la vie corporative et nous nous rappelons toujours de quelques uns de ses attraits : un revenu régulier comme une horloge, l’apport important des travailleurs de soutien qui nous aident à faire notre travail et un équipement qui est souvent à la fine pointe de la technologie.

Nous sommes heureux dans le domaine où nous travaillons et n’avons jamais vraiment considéré retourner au statut d’employés. Il semblerait qu’il y aurait un ensemble de caractéristiques importantes qui différencient les gens qui persistent comme travailleurs autonomes ou indépendants et ceux qui finissent par retourner avec un employeur.

Une étude, réalisée par Pankaj Patel et Sherry Thatcher, a réuni des données amasses par l’Étude Longitudinale du Wisconsin. Ces données proviennent de gens qui ont terminé l’école secondaire en 1957. On a étudié les personnes qui avaient quitté un employeur pour devenir travailleur autonome et on a noté combien de temps ils avaient persévéré dans  le travail indépendant.

Les chercheurs étaient intéressés par les cinq traits majeurs de personnalité, qui sont utilisés pour décrire la personnalité humaine:

  • Ouverture (degré de curiosité, d’ingéniosité, flexibilité)
  • Tempérament consciencieux (niveau d’organisation et d’efficacité)
  • Extraversion (degré de confort avec les autres)
  • Agréabilité (degré de compassion, tempérament amical)
  • Névrotisme (niveau de sensibilité, nervosité, confiance)

 Ces traits ont déjà permis dans des études précédentes de différencier la personnalité d’un entrepreneur de celle du travailleur salarié. Une partie des travailleurs autonomes sont des entrepreneurs, mais ont-ils tous le même type de personnalité?

L’analyse des données suggère que les individus les plus stables émotionnellement sont ceux qui ont le plus de chances de choisir un travail indépendant et d’y demeurer. Les gens qui sont ouverts aux nouvelles expériences auraient aussi de meilleures chances de succès.

Comme pour les entrepreneurs, les travailleurs autonomes doivent avoir une bonne confiance en leurs moyens et démontrer une certaine résilience pour ne pas abandonner à la première difficulté. La flexibilité et une curiosité qui les poussera à chercher des solutions aux problèmes est un autre atout majeur. Il n’y aura pas de collègues ni de patron pour offrir du soutien et des solutions lorsqu’une crise surviendra.

Les entrepreneurs ont tendance à être extravertis, consciencieux, mais moins agréables, dans le sens qu’ils se soucient moins des sentiments des gens. Ces caractéristiques ne sont pas des facteurs qui influencent la décision de devenir ou de persévérer dans le travail autonome.

Une personne qui croît être capable de maîtriser son environnement, sera plus attirée par un travail autonome, mais ne sera pas pour autant plus susceptibles de persister. Le seul trait qui influencerait à la fois le choix d’une personne de devenir travailleur autonome et la décision de persévérer dans ce domaine, est un désir d’autonomie et la ferme conviction que l’indépendance est un facteur important dans leur vie.

Les gens qui ont l’habitude de  persévérer et qui sont naturellement plus tenaces, auront tendance à réajuster leurs objectifs en considérant les obstacles négatifs d’une manière différente. Ceci leur permet de continuer à voir ces objectifs comme étant réalisables. Ce type de personne est plus sujette à persévérer comme travailleur autonome, malgré les difficultés.

En résumé, les travailleurs autonomes ne sont pas tout à fait semblables aux entrepreneurs. Un travailleur autonome a un sentiment d’indépendance, est curieux et n’aura pas tendance à ruminer ses problèmes. Ces qualités lui permettront de persévérer dans ce type de travail, en y ajoutant une ténacité qui se concentre sur l’objectif. Il n’est pas nécessaire d’être extraverti et j’en suis le meilleur exemple. Personne n’aurait idée de me considérer comme une extravertie, et pourtant, le travail autonome me convient parfaitement.

Plus l’homme a d’habitudes, moins il est libre et indépendant.     –   Emmanuel Kant

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L’ado et la nutrition

santé vs cochonneries

Ayant hérité des gènes de ses parents. Charmante Ado a une certaine tendance à l’embonpoint. Sa grande taille et l’exercice physique qu’elle déploie pour le basketball vont de pairs avec un grand appétit.

À l’école, chaque midi, Charmante Ado mange avec sa copine. Le plus souvent, elles ont une boîte à lunch, mais elles vont aussi à la cafétéria du collège, deux ou trois fois aux quinze jours. Hier, par exemple, les choix de repas à la cafétéria étaient des tortellinis ou une poutine. Charmante Ado a choisi les tortellinis et sa copine, la poutine. Notre fille n’a pas tellement aimé son repas, car le plat comportait beaucoup de bacon, alors qu’elle n’aime pas cela du tout.

Ce qui frustre Charmante Ado au plus haut point,  c’est qu’elle doit faire des sacrifices et des efforts pour contrôler son poids,alors que sa copine mange trois fois plus qu’elle et reste parfaitement mince. Avec sa poutine, la copine avait aussi un repas apporté de la maison: dix ailes de poulet, un plat de pâtes et elle s’est acheté un beigne pour le dessert. Avouons que c’est enrageant. Charmante Ado sait très bien qu’elle ne peut pas se permettre de manger comme cela, mais c’est difficile, à treize ans, de rester zen en regardant son amie s’empiffrer.

On a beau discuter de gènes ou de métabolisme différents, du niveau d’exercice physique, il reste quand même que la conclusion pour Charmante Ado, c’est que ce n’est pas juste. Effectivement, la vie n’est pas juste et on doit le faire réaliser à nos enfants tôt ou tard. Il faut se débrouiller avec les outils, l’intelligence  et le corps que nous avons reçus.

Nous essayons de valoriser la santé, la forme physique qui permet de faire une foule d’activités, une alimentation qui restreint les aliments vides de toute nutrition, mais comment lui faire accepter cela lorsqu’elle voit son amie s’empiffrer de cochonneries en énormes quantités tout en restant mince, sportive et apparemment en bonne santé? On a beau lui dire qu’éventuellement ces mauvaises habitudes rattraperont sa copine et qu’il y aura des conséquences, cela ne la console pas vraiment, puisqu’elle la voit en profiter depuis des années alors qu’elle-même doit toujours faire attention.

Charmante Ado ne cherche même pas à être mince, elle veut un poids normal et même un peu plus que ce que les chartes indiquent comme poids santé. Je dois dire que les chartes pour les filles de six pieds et un pouce (un mètre 85) sont rares, alors on y va avec notre jugement.

De plus en plus de recherches indiquent que le type de diète importe peu pour maigrir. Il n’y a pas de diète idéale pour tous. Certains vont perdre plus de poids avec une diète haute en protéines alors que d’autres vont perdre pus facilement en mangeant de tout avec modération.

Ce qui semble être le plus important dans une diète, c’est d’être capable de maintenir le cap en mangeant le moins souvent possible avec excès, peu importe comment on y arrive.

Se promener d’un expert en régime à un autre finit par éroder la confiance en soi et notre propre jugement.  Il est essentiel  d’avoir confiance en notre capacité à déterminer quel genre d’alimentation nous nourrit le mieux.

Un diète réaliste devrait respecter ces considérations et ne devrait pas être un modèle idéal que nous n’arriverons pas à suivre. Le plan doit être réaliste et nous devons avoir confiance que cette manière de nous nourrir est viable à long terme. On doit être capable de se visualiser à s’alimenter de cette manière, quitte à faire quelques ajustements mineurs au fil du temps.

Intellectuellement, Charmante Ado sait que l’alimentation de sa copine est mauvaise et que cela ne pourra pas durer ainsi toute sa vie, sans en payer des conséquences. Par contre, elle aurait bien aimé elle-aussi,  profiter de cette magie qui permet à sa copine de manger tout ce qu’elle désire, ne serait-ce que durant son adolescence.

Charmante Ado a la bosse des maths alors que sa copine peine considérablement dans ce domaine. Bon, Charmante Ado ne voit pas cela comme un grand avantage maintenant, mais éventuellement elle réalisera qu’elle a tout de même certains atouts elle aussi.

Se désoler de ne plus pouvoir manger d’aliments vides de nutrition, c’est comme pleurer la perte d’un ennemi qui serait heureux de vous voir mourir.    –   Auteur inconnu

L’intelligence canine

chiens

Depuis une cinquantaine d’années, nous en apprenons de plus en plus sur le fonctionnement du cerveau humain. Les chercheurs se penchent aussi sur le cerveau du meilleur ami de l’homme, le chien.

Les recherches sur l’intellect canin sont de plus en fréquentes et les nouvelles découvertes sont fascinantes. Une étude publiée dans le journal Animal Cognition a démontré que les chiens peuvent comprendre des calculs simples. Les chercheurs ont montré des gâteries aux chiens participants puis ont placé ces gâteries derrière un écran. Lorsqu’une gâterie, puis une seconde, étaient placées derrière l’écran et que l’on retirait ensuite l’écran, les chiens regardaient brièvement les deux gâteries. Lorsque l’on enlevait à leur insu une gâterie avant de retirer l’écran, les chiens fixaient la gâterie restante plus longtemps, indiquant qu’ils étaient conscients que la somme n’y était pas.

Je peux attester du fait que Toutou Parfait sait pertinemment combien de biscuits à chien elle reçoit habituellement. Nous lui en donnons deux, que nous coupons en deux pour faire quatre morceaux. Elle les reçoit un après l’autre et elle retourne se coucher après avoir reçu le quatrième. Si l’on fait semblant que c’est terminé après seulement trois morceaux, elle se met à pousser nos mains, à chercher à les ouvrir ou à fouiller autour de nous pour des cachettes, en prenant un air indigné.

Durant un jeu, les chiens sont capables d’essayer délibérément de tromper d’autres chiens ou des personnes pour obtenir des récompenses. Ils sont presque aussi bons que les  humains  pour berner un autre chien.

Les chiens comprennent aussi le langage humain et certaines études ont démontré qu’ils peuvent apprendre beaucoup plus que les mots assis et couché. Un chien moyen peut apprendre environ 165 mots selon le psychologue Stanley Coren. Les chiens les plus intelligents peuvent apprendre 250 mots. Cette limite supérieure a été démontrée dans une étude de l’Institut Planck en Allemagne, avec un Border Collie appelé Rico , qui pouvait comprendre plus de 200 mots. Rico était capable d’apprendre un mot pour décrire un nouvel objet, comme un lapin en peluche et s’en souvenir quatre semaines plus tard.

Les chiens peuvent apprendre à résoudre certains problèmes spatiaux, comme trouver la route la plus rapide vers une chaise préférée, localiser une gâterie cachée et ils peuvent aussi apprendre à faire fonctionner un mécanisme simple comme un loquet.

Ce qui impressionne le plus dans les capacités des chiens, c’est leur aptitude à apprendre sur les humains Ils répondent à nos gestes, comprennent notre langage corporel et suivent notre regard pour voir ce que nous regardons. Ils peuvent même bailler lorsqu’ils nous voient bailler.

Les chiots qui n’ont que quelques semaines sont capables d’interpréter des signaux humains alors que des loups adultes, élevés par des humains, n’y arrivent pas. Les chiens décryptent les signaux et le langage corporel des humains mieux que ne le font les chimpanzés selon une étude publiée cette année.

Récemment, des chercheurs ont entraîné des chiens à rester coucher, parfaitement immobiles, à l’intérieur d’un appareil d’imagerie à résonance magnétique (IRM). Les chiens étaient éveillés et non attachés et on leur avait mis des protèges-oreilles spéciaux pour atténuer le bruit de la machine. Le but de l’étude était de vérifier quels circuits du cerveau canin s’activent lorsque le maître humain du chien fait un geste pour lui offrir de la nourriture. Les résultats ont montré que lorsqu’une gâterie était offerte, le cerveau affichait une activité dans le noyau caudé, une partie du cerveau associée à l’anticipation d’une récompense.

Il semblerait que les capacités cognitives et sociales d’un chien se situent au niveau d’un humain de deux ans. Il y a trois types d’intelligence canine. La première est l’intelligence instinctive, qui a été stimulée par l’élevage sélectif pour chaque race. L’intelligence adaptive est ce qui permet au chien d’apprendre de son environnement pour être capable de résoudre des problèmes. Le troisième type est l’intelligence de travail et d’obéissance, qui est l’équivalent de l’éducation scolaire chez l’humain.

Le Border Collie a été identifié comme étant la race la plus intelligente (intelligence de travail et d’obéissance) chez les chiens, selon un sondage fait auprès de 208 juges de compétitions d’obéissance canine.

Les résultats ont été les suivants pour les dix races les plus intelligentes :

  1. Border collie
  2. Caniche
  3. Berger allemand
  4. Golden retriever
  5. Doberman
  6. Berger de Shetland
  7. Labrador retriever
  8. Chien Papillon
  9. Rottweiler
  10. Bouvier australien

Mes deux chiens  ne sont pas les plus brillants de la race canine, Tête de Mule, un Montagne des Pyrénées arrive au 64e rang sur 80 races de chien.  Pour ce qui est de Toutou Parfait, un mélange de Husky  (45e rang) et de Labrador (7e rang), elle se situe nettement plus haut que sa compagne. En fait Toutou Parfait est le chien le plus intelligent que j’ai eu dans ma vie. J’ai eu à différentes époques; un caniche (névrotique), un Collie (décoratif, mais pas une lumière), plusieurs Rottweilers, (mon frère en a fait l’élevage; très intelligents et affectueux) et un bouvier des Flandres (gentil mais un peu demeuré). Fanny,  mon Husky précédent était aussi un chien mélangé et quoique qu’elle était adorable, Toutou Parfait la dépasse en intelligence. Elle comprend beaucoup plus de mots que Tête de Mule et a un comportement exemplaire, contrairement à l’autre qui ressemble à une ado en mal de contestation.

L’intelligence n’est pas tout, Tête de Mule est très douce avec les gens et très affectueuse. Toutou Parfait a ses préférences, elle ne va pas au devant des gens comme Tête de Mule. Tête de Mule semble éperdument reconnaissante pour toute marque d’affection, elle a les yeux qui semblent fondre de bonheur lorsqu’on la caresse. Toutou Parfait est plus réservée de ce côté. On les aime toutes les deux avec leurs personnalités, leurs défauts et leurs qualités.

Personne n’apprécie autant votre génie de la conversation qu’un chien.    –   Christopher Morley
Je peux dresser un chien en cinq minutes. C’est dresser le maître qui prend le plus de temps.
–   Barbara Woodhouse

Mettre de l’ordre dans sa vie

évènements

Imaginons que nous recevions deux lettres par la poste. La  première nous annonce que nous devons payer une amende pour une raison quelconque. La seconde est une belle lettre écrite à la main en provenance de notre meilleur ami qui habite dans un autre pays.

Quelle lettre allons-nous lire en premier? Si nous décidions de lire une lettre une certaine journée et l’autre un autre jour, combien de jours mettrions-nous entre les deux évènements?

Supposons maintenant que nous devions choisir entre rejoindre des amis après le travail ou trouver un billet de 10$ dans la rue; lequel de ces deux choix nous rendrait plus heureux?

Nous prenons ce genre de décision presque quotidiennement. Dans la vie de tous les jours nous devons fréquemment choisir quel évènement vivre en premier, quelque chose d’agréable; prendre un cappuccino au café du coin, ou de désagréable; aller rencontrer ce professeur ou cet employeur abrasif?

Nous nous retrouvons aussi devant un choix suite à un évènement négatif; est-ce que nous rentrerons à la maison pour être seuls et regarder la télé ou irons-nous voir un ami? Toutes ces situations influencent grandement notre humeur et notre état d’esprit.

Notre manière de gérer quelles expériences, positives et négatives, nous choisirons de vivre en premier, pourrait avoir un effet important sur notre niveau de bonheur général.

Une étude récente a demandé aux participants de choisir entre deux évènements, certains agréables, d’autres négatifs, lequel ils préféraient expérimenter en premier.

Les deux évènements pouvaient être tous deux positifs, tous deux négatifs ou un positif et un négatif. On présentait les évènements comme étant soit de type social ou financier, soit positif ou négatif.

Les participants pouvaient choisir l’ordre des évènements et aussi à quel moment ils préféraient en prendre connaissance. Un évènement financier négatif  était par exemple; vous perdez un certificat cadeau de 250$. Passer une bonne soirée avec des amis était un exemple d’évènement social positif.

En général, les gens ont préféré espacer les évènements qui étaient tous deux positifs ainsi que ceux qui étaient tous deux négatifs. Les gens ont aussi tendance à arranger les évènements de façon à ce que le plus positif ou le moins négatif soit en dernier. Nous aimons terminer sur une note positive.

Lorsque nous avons à plusieurs bonnes ou mauvaises expériences, nous préférons ne pas les vivre le même jour. Nous pensons qu’il est préférable d’étaler les sensations, qu’elles soient agréables ou désagréables. Les moments négatifs plus espacés nous laissent le temps de nous remettre du premier avant de faire face au second et nous préférons savourer pleinement un moment positif avant de passer au suivant.

Bien sûr, la vie ne fonctionne pas de cette manière idéale et nous devons bien souvent conjuguer avec un mélange d’évènements heureux et malheureux. Durant cette étude, les gens qui devaient faire face à la fois à un évènement agréable et un autre désagréable, ont choisi à 75% de recevoir la mauvaise nouvelle en premier. D’autres études dans le passé étaient déjà arrivées au même résultat. La plupart des gens préfèrent terminer avec un évènement positif plutôt qu’un évènement malheureux.

Les chercheurs ont découvert que les gens qui se disaient les plus heureux, montraient une plus forte tendance à choisir un évènement social agréable, comme rencontrer un ami par exemple, tout de suite après avoir expérimenté un évènement financier négatif, tel perdre une certaine somme d’argent. Ces gens semblent avoir une habitude influant positivement sur leur niveau de bonheur, d’utiliser la socialisation pour améliorer leur humeur après une expérience négative.

Les gens plus heureux avaient aussi tendance à utiliser la socialisation comme tampon entre des évènements négatifs, quels qu’ils soient.

Les gens qui se disaient moins heureux eux, avaient plutôt tendance à utiliser les évènements positifs de nature financière comme tampon entre les expériences négatives.

Les gens heureux seraient plus perspicaces dans leurs choix, ils savent comment maximiser le plaisir et minimiser la souffrance que peut occasionner un évènement, simplement en ordonnant les séquences pour en retirer le plus d’effets positifs possible.

Les gens moins heureux, par contre, démontrent une préférence relativement forte pour les tampons de nature financière.

L’ordre que nous apportons aux différents évènements et expériences de notre vie aurait ainsi une certaine importance. Tout ce qui est social et positif, comme passer du temps avec des amis ou en famille, aiderait à passer par-dessus les mauvaises expériences et à en diminuer les impacts, ce qui nous permettrait possiblement de nous sentir plus heureux. Il semblerait que d’essayer de se consoler avec des expériences reliées à l’argent, comme s’acheter un objet ou de la nourriture n’aurait pas cet effet bénéfique. Du moins, les gens qui utilisent cette stratégie, se décrivent comme étant moins heureux.

Une expérience douloureuse sera tout de même difficile à vivre, quelle que soit le moment où nous la vivrons. Par contre, s’entourer d’amis et de gens aimés, nous aidera à passer au travers ou nous remontera le moral.

 

La vie est une expérience. Plus on fait d’expériences, mieux c’est.    –    Ralph Waldo Emerson

Train tranquille

passage du temps

Un peu de tout et de rien aujourd’hui. Tendre Moitié est revenu de son voyage d’affaires, Charmante Ado termine con camp d’entraînement de basketball et je pratique mon piano, car j’ai pris un peu de retard avec tous mes petits bobos, heureusement réglés.

L’entraîneur de basketball, qui avait hésité à prendre Charmante Ado dans l’équipe en début d’année, m’a dit hier qu’elle s’était énormément améliorée et qu’elle y mettait de l’énergie et du coeur. Ça fait plaisir à entendre. Côté académique, elle a toujours tendance à attendre à la dernière minute pour travailler sur ses projets et présentations, mais nous suivons cela de près.

Je dois remettre le programme d’exercices sur les rails. Charmante Ado a mal au genou droit et nous revoyons le médecin dans douze jours pour discuter des résultats de radiographies. Tendre Moitié  a passé des radiographies il y a près de trois semaines pour ses deux genoux et on attend toujours de savoir s’il pourra avoir des injections de cortisone. De mon côté, je vois le médecin dans deux semaines pour… mes genoux aussi! C’est le cas de le dire, la famille est sur les genoux!

Le voyage en Europe est malheureusement remis, mais seulement d’une soixante de jours, pour avoir  lieu en février prochain. Nous avons pris cette décision car trois dossiers au travail étaient vraiment problématiques et il y avait un trop grand risque qu’ils n’aboutissent pas. Heureusement depuis, les choses semblent vouloir se régler favorablement, mais ces affaires ne seront pas complétées ni payées avant décembre probablement. Un autre facteur important dans notre décision de reporter a été que nous épargnerons 1500$ en billets  d’avion en voyageant en février au lieu de la période de Noël et du Nouvel An.

Nos différents animaux se portent bien. Tête de Mule ne nous a pas fait de nouveaux dégâts ce qui est bien agréable. Toutou Parfait et toujours aussi parfait. Elle vieillit et cela semble la rendre encore plus affectueuse. Après quelques mois de répit, Chaton Mignon essaie de nouveau d’usurper le trône dans la hiérarchie féline, ce qui occasionne quelques escarmouches musclées avec Grande Patronne. Elle vieillit aussi notre Grande Patronne, bientôt 15 ans.

Les deux autres chats font leur petite affaire. Les trois petites rates ont pas mal engraissé et nous avons quelque peu coupé les gâteries pour qu’elles retrouvent leur fine taille. Elles sont toujours aussi éveillées et affectueuses.

Charmante Ado s’est découvert une passion pour les coupons. Elle écume le Web pour trouver des coupons et me les imprimer. Juste la semaine dernière, elle m’a épargné neuf dollars, grâce à ses recherches. Au début, elle imprimait un peu n’importe quoi, mais je lui ai fait comprendre que les seuls coupons utiles étaient ceux en rapport avec des produits que nous avons l’habitude d’utiliser. C’est parfois étrange, ce qui peut captiver l’intérêt d’un enfant.

D’ici la fin du mois, nous allons changer d’affiliation corporative, après des mois de planification. Heureusement, l’équipe que nous avons formée il y a près de deux ans, fait le transfert avec nous. Le changement est excitant, je dois refaire les deux sites Web, celui de notre équipe et celui juste pour Tendre Moitié et moi. Cela fait quatre sites à modifier, car ils existent en version française et anglaise. Les cartes d’affaires et toute la paperasse doivent aussi être remplacées. J’adore la partie informatique de ce travail.

Voilà ce qui se passe ces jours-ci dans la famille Opus Secret. Rien de dramatique, la vie suit son cours, mais le train-train quotidien n’est parfois pas apprécié à sa juste valeur. Je lisais dernièrement un livre où l’auteur mentionnait que l’on devrait parfois s’imaginer perdre tout ce qui nous est cher, pour mieux l’apprécier.

Il mentionnait que si on imagine une vie où tout ce qui nous est cher a disparu, nous commencerons à réaliser que les petits tracas, les irritations ou ces petites choses qui nous tombent sur les nerfs, ne sont finalement que des broutilles.

Je crois qu’il existe une belle égalité des citoyens dans l’accès aux petits bonheurs de la vie quotidienne et une énorme inégalité dans la faculté d’en profiter.    –   Philippe Bouvard