Archives pour octobre 2012

Début de saison

BUT

Hier soir avait lieu la première partie de basketball pré-saison. L’équipe Benjamine de Charmante Ado (Secondaire un et deux) a joué contre l’équipe Cadette (Secondaire trois) du Collège. La moitié de l’équipe Cadette était avec Charmante Ado l’an dernier, les autres étant des nouvelles qui ont débuté  récemment.

Les Benjamines ont gagné mais plus important encore, elles ont un instructeur vraiment sensationnel, qui leur enseigne un système de jeu, contrairement à la saison dernière. L’an dernier, elles avaient une bonne offensive mais leur défensive laissait grandement à désirer. Cette années, elles semblent plus équilibrées.

Il y aura un tournoi dans huit jours où Charmante Ado jouera trois parties le samedi, en plus de sa leçon de piano et du cours de couture. Ça sera une journée passablement occupée! Heureusement que nous n’avons pas ajouté les cours de chants à son horaire, ça serait probablement devenu ingérable.

Les activités à l’adolescence, c’est bien et je suis contente que Charmante Ado s’intéresse à une foule de choses. Elle peut choisir un sport et deux activités chaque année, pourvu que ses notes à l’école se maintiennent. Cette année, elle aurait bien voulu faire du chant et commencer son brevet de sauveteur aquatique, mais il n’y a tout simplement pas assez d’heures dans une semaine pour faire tout cela. Elle a donc conservé le basketball et le piano et a choisi la couture comme nouvelle activité.

Au basketball, Charmante Ado semble finalement assumer son grand corps et elle s’implique beaucoup plus, que ce soit en bloquant les joueuses lorsqu’elle est en défense ou à l’attaque,en se positionnant sous le filet, qu’elle peut atteindre du bout des doigts. Elle est donc beaucoup plus efficace. Les années précédentes, elle avait peur de faire mal aux autres avec comme résultat que c’est elle qu’on bousculait. Maintenant, les joueuses adverses doivent la contourner et ce n’est pas facile.

Une anecdote amusante durant la partie d’hier soir; une joueuse adverse arrive en courant sur le côté du panier, se retourne pour lancer mais se retrouve confrontée à Charmante Ado qui lui bloque le chemin. La joueuse a levé la tête pour voir où se terminait ce grand corps et elle a laissé tombé: Oh mon Dieu!, tout en échappant le ballon. C’était vraiment drôle à voir et toute l’assistance s’est esclaffée.

Les autres intérêts de Charmante Ado ces temps-ci sont les coupons rabais, sa chronique mensuelle sur les animaux dans le journal local, ainsi qu’un blogue sur les animaux. Pour les coupons rabais, elle semble trouver cela passionnant, au point où elle en commande même sur Internet et nous les recevons par la poste. Elle ne m’a rien demandé en échange, elle semble trouver l’activité amusante et elle me sauve des sous!

Charmante Ado n’a plus beaucoup de temps libre mais elle semble apprécier ce rythme de vie plus occupé. Elle a drastiquement diminué la quantité de télévision qu’elle regarde et ne passe plus autant de temps sur Facebook ou à jouer aux Sims. Avec les rats qui ont besoin de stimulation sociale tous les jours et son chat adoré Chaton Mignon, dont elle prend grand soin, elle a des journées bien remplies. Par contre, c’est ainsi durant l’année scolaire mais l’été dernier par exemple, elle a préféré relaxer et ne pas s’inscrire à aucune activité.

Ce qui est bien rendu à treize ans, c’est que l’ado commence à prendre ses activités plus au sérieux et à y consacrer plus de temps et d’efforts. Fini le tâtonnement pour trouver quelque chose qui l’intéresse et le changement de sport ou d’activité constants. Charmante Ado en est à sa troisième année de piano ainsi que de basketball. Je serais très surprise si elle changeait de sport durant ses trois prochaines années de secondaire. Il y a l’esprit de groupe, la compagnie de filles qui se connaissent depuis des années et l’expertise qui s’est développée dans ce sport. Je ne crois pas qu’elle voudrait recommencer dans un autre sport. Mais on ne sait jamais.

À date, je crois qu’elle passe une belle adolescence et il n’y a aucune trace des conflits qui ont peuplé ma propre adolescence. Je me croise les doigts, mais nous semblons être sur la bonne voie.

L’adolescence est l’âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu’ils se posent.    –   George Bernard Shaw

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Écart de langage

béluga

On a publié ces jours-ci un enregistrement d’un Béluga nommé NOC. NOC était un jeune mâle en 1977, lorsqu’il fut capturé par le Navy Mammal Program à San Diego. Après sept ans, NOC se mit à émettre des sons que les plongeurs ont confondus avec des paroles humaines.

Cela ressemblait à deux personnes qui discutaient à une certaine distance, juste au-delà de la limite pour être compris par ceux qui écoutaient. Un plongeur est même revenu à la surface après avoir cru entendre l’ordre de sortir de l’eau (Out, out, out!).

Peu de temps après, les chercheurs se sont aperçus que les sons venaient de NOC. Ils ont fait plusieurs tests pour trouver comment il parvenait à faire de tels sons.  NOC avait eu maintes opportunités pour entendre la parole humaine; il avait entendu des gens parler à la surface mais avait aussi entendu des paroles sous l’eau venant des appareils des chercheurs qui donnaient des consignes aux plongeurs.

NOC cessa de produire ce genre de sons après quatre ans en atteignant sa maturité, mais il demeura très vocal pour le reste de sa vie, qui dura trente ans. Il est décédé il y a cinq ans.

La documentation et les enregistrements de cette étude tombèrent dans l’oubli pendant près de 25 ans, avant d’être publié cette semaine par Sam Ridgeway et ses collègues dans le journal Current Biology.

Comme on peut l’entendre sur l’enregistrement ci-dessus, NOC n’était pas très doué pour la parole humaine. Il faut comprendre que les baleines et les dauphins ne possèdent pas de larynx. Le béluga a dû travailler avec les outils qu’il avait pour produire cette séquence qui imite la parole humaine. Pour produire ces sons, Noc  devait varier la pression de l’air dans ses passages nasaux tout en faisant vibrer ses lèvres phoniques (des valves ressemblant à des lèvres) et en procédant au  surgonflage des sacs vestibulaires sous son évent. De tels efforts demandaient une certaine motivation d’établir un contact.

Ces bruits ne font pas partie du répertoire habituel de sons qu’un béluga utilise avec les autres bélugas. Les sons étaient plus bas de plusieurs octaves et la cadence était semblable au rythme de la parole humaine.

Un perroquet peut parler, mais une baleine qui parlerait deviendrait beaucoup plus fascinante, principalement à cause de la taille de son cerveau. Cela porte à croire qu’elle pourrait avoir quelque chose d’intelligent à dire. Malheureusement, on n’a trouvé aucun sens à ces bruits et les chercheurs s’entendent pour croire que NOC ne faisait qu’imiter les sons des humains. On appelle souvent les Bélugas, les canaris de la mer, parce qu’ils sont très vocaux.

Récemment,  Lou Herman, un chercheur travaillant avec deux dauphins captifs à Hawaï, a créé un langage de signaux et de gestes. Avec ce langage artificiel, il a pu établir que ses deux dauphins comprenaient les nuances de la grammaire et du temps. Ses élèves ont aussi répondu à des questions et démontré une cognition capable d’anticipation  et de pensée abstraite.

Un autre chercheur,  Hal Whitehead, de l’Université de Dalhousie en Nouvelle-Écosse, a utilisé un hydrophone pour identifier cinq clans différents de cachalots dans l’océan Pacifique. Chaque clan se distingue par ses séquences de ‘’clics’’ de communication, qui sont aussi particuliers à un clan que les accents régionaux pour les humains.

Un béluga qui s’amuse à imiter les humains n’est pas assurément une tentative de communication très profonde. J’aime toutefois penser qu’un jour nous serons capable de déchiffrer le langage des baleines et des dauphins. Avant d’être distraite par d’autres opportunités de carrière, Charmante Ado a longtemps voulu devenir biologiste marin pour découvrir ce langage. De ce temps-ci, elle vacille entre avocat et zoologiste.

Personnellement, si j’avais de nouveau seize ans, je ferais certainement carrière comme biologiste marin. Mon expérience comme bénévole au Mote Marine Laboratory de Sarasota en Floride m’avait vraiment passionnée et ouvert de nouveaux horizons sur les mammifères marins.

Le langage est source de malentendus.   –   Antoine de Saint-Exupéry

Questionnement canin

inquiétude canine

Vivre avec des chiens nous montre à quel point ils portent attention à nos gestes et à nos paroles. Un jeune enfant utilise le référencement social en se tournant vers une autre personne pour se guider dans ses perceptions et ses interprétations. Une situation nouvelle le poussera à observer les signaux que projettent une autre personne présente face à cette situation et cela guidera ses comportements futurs.

Chez le jeune enfant, il y a deux éléments inhérents au référencement social. Le premier élément est lorsque l’enfant regarde d’abord directement l’autre personne présente, habituellement un parent ou une personne en position d’autorité et retourne ensuite son regard vers l’objet ou la situation qui l’inquiète. C’est actuellement ce va et vient du regard qui est le signal de communication destiné à indiquer à l’autre personne la source de l’inquiétude.

Le deuxième élément de ce processus implique le décodage des comportements et de la réponse émotive de l’autre personne, qui guideront l’enfant sur le comportement à appliquer.

Une équipe de psychologues de l’Université de médecine de Milan en Italie, guidée par le docteur Sarah Marshall-Pescini, a analysé la réaction d’un chien à une nouvelle situation, alors qu’il est en présence de son maître.Il fallait donc générer une situation légèrement stressante pour l’animal, juste assez pour générer un peu d’inquiétude mais pas assez inquiétante au point de lui faire peur. Ils ont pris un ventilateur portatif oscillant et ont attaché des bandelettes de plastiques sur le grillage recouvrant les pales. Le ventilateur a été déposé par terre dans une pièce et mis en fonction. Il y avait le son du moteur, et bandelettes qui claquaient dans le courant d’air généré par les pales. Les bandelettes s’agitaient aussi ce qui fournissait un stimulus additionnel pour le chien, quelque chose d’inhabituel qui était susceptible de l’inquiéter.

Chez les enfants, le référencement social survient seulement si la situation génère de l’incertitude. Pour vérifier ce point, le chien était amené dans la pièce et laissé libre de circuler, pendant que l’on expliquait à son maître le déroulement de l’expérience. Si le ventilateur n’était pas présent, les chiens avaient tendance à explorer la pièce et ils regardaient rarement leur maître.

Par contre, si le ventilateur fonctionnait, le chien avançait de quelques pas dans la pièce mais 83% des chiens ont immédiatement tourné leur regard vers leur maître, pour ensuite se retourner vers le ventilateur. Ils ont ensuite alterné leur regard entre le maître et le ventilateur, semblant chercher une interprétation sur cet objet étrange et espérant que le maître fournisse une indication.

Le point suivant était de déterminer si le chien réagirait aux signaux émotifs de son maître. Le maître devait simplement donner un message verbal du chien en utilisant le ton de voix approprié. Une réponse positive était du genre : Wow, c’est vraiment joli! ou C’est très bien! Une réponse négative était : Cette chose est vraiment laide ou Je n’aime vraiment pas cette chose-là!

Les chiens ont été très sensibles aux réponses à connotations négatives de leur maître. Si le maître répondait négativement au ventilateur, le chien avait tendance à figer sur place, ne plus bouger et rester là en alerte. Ceci est à peu près la même réaction qu’aurait un jeune enfant  face à une réaction négative d’un adulte.

Les chiens par contre,  ne semblaient pas aussi réceptifs à un message verbal positif. Ils se sont déplacés quelque peu dans la pièce mais conservaient une attitude incertaine, comme s’ils cherchaient toujours quelle interprétation donner à la situation.

On a ensuite demandé aux maîtres de renforcer la réponse positive ou négative en y ajoutant des mouvements corporels. Si la réponse était positive, le maître devait s’approcher du ventilateur, pour montre qu’il n’y avait rien à craindre. Les chiens ont tous réagi en s’approchant du ventilateur aussi, sans afficher de peur. Si le maître s’agenouillait près de l’objet, certains chiens allaient même jusqu’à toucher le ventilateur.

Lors d’une réaction négative, le maître devait reculer et s’éloigner du ventilateur comme s’il était inquiet, le chien suivait son maître et reculait aussi, sans jamais revenir vers l’objet inquiétant par la suite.

Il semblerait donc que les chiens, tout comme les très jeunes enfants, se tournent vers un humain significatif pour les aider à interpréter des situations ambiguës ou problématiques. Les chiens observent le visage de leur maître lorsqu’ils sont inquiets et cherchent des signaux qui leur indiqueraient comment réagir. Une réponse négative les fera figer sur place, ce qui en général leur évitera des problèmes. Par contre, si le comportement humain est plus évident, comme si le maître s’approche ou recule face à la situation inquiétante, le chien interprétera  plus clairement ce comportement et réagira de la même manière que son maître.

Un chien se tourne donc vers son maître pour observer comment il réagit au monde qui l’entoure et il essaie d’interpréter son comportement. Mes deux chiens agissent effectivement de cette manière. Une situation inhabituelle les fera se tourner vers moi pour voir ma réaction. Si elle est négative, ils vont faire comme moi et reculer.

Par contre, une réponse positive de ma part ne réussit pas toujours à les convaincre de relaxer. Toutou Parfait particulièrement, conserver un air inquiet et semblera dire : Tu penses que ce n’est pas dangereux mais je reste méfiante, mieux vaut prévenir.  Ce n’est qu’après avoir été exposée plusieurs fois à la situation qu’elle semblera se dire : Bon, finalement, tu avais raison et ce n’est pas inquiétant.

J’imagine que les propres expériences du chien auraient aussi une influence sur son comportement. Toutou Parfait est beaucoup plus prudente et posée que Tête de Mule qui fonce dans toute nouvelle situation à pleine vapeur et quelquefois elle s’en mord les pattes.

Pour son chien, tout homme est Napoléon. C’est ce qui explique la grande popularité des chiens.    –   Aldous Huxley

Le mystère du poil disparu

gorille dos argenté

C’est fou à quel point une chose peut nous mener  à une autre et complètement nous absorber pendant plusieurs heures ou même plusieurs jours.

Il y a quelques jours j’ai écouté un documentaire sur les gorilles présenté via l’émission Planète Bleue. Le film présentait l’histoire de Titus, un gorille des montagnes au dos argenté, sur une période de plus de trente ans. La primatologue  célèbre, Dian Fossey, lui a donné son nom en 1974, alors qu’elle faisait un recensement des gorilles du Rwanda.

Titus est devenu possiblement le gorille le plus photographié et filmé de tous les temps. Sa vie ainsi que celle de sa famille a été documentée dès sa naissance. Le père et l’oncle de Titus ont été tués par des braconniers alors qu’il n’avait pas encore cinq ans. Suite à une tentative de prise de pouvoir ratée par un mâle du groupe, toutes les femelles se sont enfuies parce que ce mâle avait tué le bébé d’une d’elles. Les mâles sont restés plusieurs années célibataires avant que d’autres femelles se joignent au groupe.

Éventuellement, Titus est devenu le chef de la bande et il a régné pendant quinze ans avant d’être vaincu par son propre fils. Le groupe s’est scindé en deux et seuls quelques gorilles sont demeurés avec Titus. Il a par la suite été mis au défi et harcelé pendant une dizaine d’années par un autre de ses fils, Rano et il a perdu définitivement le pouvoir. Titus est mort peu après, en septembre 2009, à l’âge de trente cinq ans. Si vous avez l’occasion de voir ce documentaire, n’hésitez pas, c’est fascinant. On voit la mère dont le bébé(qui était la petite soeur de Titus) a été tué lors du coup avorté, tenir son bébé mort, pendant deux jours dans ses bras, en essayant vainement de le ranimer. Je vous met le lien pour la version originale anglaise, car je n’ai rien trouvé en français.

Lorsque je disais au début de l’article qu’un chose en amène une autre, cette émission m’a amenée à me poser une question. Pourquoi les humains ont-ils perdus le poil dont ils étaient recouverts, en cours d’évolution? Il me semble que ce poil avait une très grande utilité et je ne voyais pas de raison logique pour que nous nous retrouvions, essentiellement nus.

J’ai donc lu sur le sujet durant les deux derniers jours et j’ai le regret de vous apprendre que les scientistes n’en ont aucune idée non plus. Il y a cinq grandes théories sur le sujet, mais aucune n’est pleinement satisfaisante ni concluante. Pour ceux que cela intéresse, voici ces théories:

La première relève d’une suggestion formulée par Charles Darwin. Il a postulé que le poil était nécessaire aux mammifères pour rester au chaud et qu’ils perdaient leur fourrure seulement pour une raison spéciale dans leur évolution. Les baleines et les morses ont perdu leurs poils pour améliorer leur vitesse dans leur nouveau milieu de vie, la mer. Les éléphants et les rhinocéros ont une peau très épaisse et sont trop massifs pour perdre leur chaleur corporelle durant les nuits froides, ils n’avaient donc plus besoin de poils. Pourquoi alors, est-ce que les humains seraient les seuls primates  à avoir perdu leur fourrure?

Nous aurions perdu graduellement notre fourrure à travers la sélection naturelle, puis une sélection sexuelle se serait produite avec le développement d’un goût pour l’esthétique d’une peau lisse. Ce caractère serait devenu attrayant pour l’autre sexe. Ceci n’explique pourquoi la sélection naturelle s’est dirigée vers un humain sans poil, ni pourquoi, après des millénaires d’humains poilus, présumément considérés comme attrayants, nous aurions décidé qu’un humain dégarni était plus séduisant, ce qui aurait renforcé la tendance de la sélection naturelle. Une autre question est aussi pour quelle raison n’avons-nous pas perdu tous nos poils?

La deuxième théorie suggère que l’humain a connu une phase aquatique il y a six à huit millions d’années. Nous aurions passé beaucoup de temps à rechercher de la nourriture dans les eaux peu profondes et nous aurions perdu notre fourrure pour la remplacer par un plus haut taux de gras corporel, comme plusieurs autres mammifères aquatiques. C’est une théorie originale, mais il n’y a aucune évidence paléontologique  que nous aurions connu une telle phase aquatique après avoir été des êtres très poilus.

Une troisième théorie postule que nous nous sommes débarrassés de notre fourrure pour éliminer l’infestation par les parasites. Le problème avec cette idée est que la fourrure nous protégeait aussi de nombreuses piqûres d’insectes, en plus d’offrir une protection contre le soleil et le cancer de la peau. Il y a aussi le fait que nous avons conservé suffisamment de poils sur la tête et dans la région pubienne pour souffrir d’infestation parasitaire.

La quatrième théorie suggère que l’humain a perdu sa fourrure lorsqu’il s’est établi dans la savane. Auparavant, il vivait dans les forêts plutôt fraîches. mais un humain marchant en position debout, recouvert de fourrure dans la savane chaude et humide aurait rapidement souffert d’un coup de chaleur. Toutefois, la perte de fourrure aurait aussi eu des impacts négatifs car les humains à la peau lisse auraient perdu beaucoup de leur chaleur corporelle durant les nuits froides. Il aurait aussi été plus difficile de régulariser la température corporelle durant le jour, parce que la peau absorbe davantage de chaleur que le poil.

La dernière théorie suggère que nous aurions perdu notre fourrure après avoir inventé les vêtements. Le poil aurait disparu parce qu’il n’était plus nécessaire. Le problème avec cette théorie est qu’il se serait passé un million d’années entre la perte de poils et l »invention des vêtements.

Le docteur Alan R. Rogers, un généticien spécialisé en évolution de l’Université de l’Utah,  a calculé le moment où l’humain a perdu ses poils en utilisant une manière indirecte, reliée à un gène qui détermine la couleur de la peau.

Un autre scientiste, le docteur Mark Stoneking  de l’Institut Max Planck en Allemagne  a déterminé, lui aussi de manière indirecte, la période  à laquelle les humains ont commencé à porter des vêtements. Sa méthode impliquait l’évolution du pou de corps humain qui ne vit que sur les vêtements. Si leurs calculs sont exacts, nous nous sommes promenés nus pendant un million d’années avant d’inventer les vêtements.

Aucune de ces théories ne me semble entièrement convaincante et je suis restée sur ma faim. Je ne vois pas la logique qui expliquerait une raison rationnelle pour la disparition de cette fourrure. Ce n’est pas qu’elle me manque, en fait je n’aime même pas les barbes et Tendre Moitié est toujours rasé de près, mais j’aurais bien aimé comprendre.

Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements.   –    Charles Darwin
On est obligé à présent de regarder l’imposant spectacle de l’évolution de la vie comme un ensemble d’événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.   –   Stephen Jay Gould

Les vrais réseaux sociaux

 amis

Un réseau social est vital pour l’humain. Nous connaissons tous les conseils d’usage pour vivre plus vieux, faire plus d’exercice, cesser de fumer et manger mieux en limitant la nourriture vide de nutrition.

Prendre soin de nos relations avec les autres est un aspect tout aussi important. Le support de nos amis peut faire autant pour promouvoir notre bien-être physique qu’une bonne diète et un programme d’exercice régulier.

Plus nous aurons de relations de qualité avec les autres, plus nous vivrons vieux, semble-t-il, selon  Bert Uchino, un  psychologue de l’Université de l’Utah.

Les liens qui nous soutiendrons émotionnellement autant que physiquement peuvent être difficile à trouver dans une société où beaucoup de gens travaillent à partir de la maison, vivent loin de leurs amis de longue date ou sont submergés à tenter de concilier travail et famille.

Le téléphone cellulaire et Facebook peuvent nous aider à nous sentir connectés ,mais cela vaut la peine de faire des efforts pour établir notre réseau de relations en personne aussi.

Une des preuves les plus évidentes de cette théorie provient de Julianne Holt-Lunstad de l’Université Brigham Young. Elle a réuni les données de 148 études précédentes concernant la relation entre la santé et l’interaction humaine. Elle a découvert une chose étonnante; les gens qui ont une vie sociale active ont 50% moins de chances de mourir, peu importe la cause, que les gens qui sont inactifs socialement.

Un bas niveau d’interactions sociales aurait le même effet négatif que de fumer quinze cigarettes par jour et serait encore plus néfaste pour la longévité que d’être obèse ou ne pas faire d’exercices physiques.

Un autre chercheur, le psychologue Sheldon Cohen de l’Université Carnegie Mellon suggère que plus nous avons de liens sociaux, plus nous serons armés pour combattre l’infection. Il a appliqué des gouttes nasales contenant un virus du rhume à des participants en bonne santé. Ceux qui avaient indiqué avoir la plus grande diversité de liens sociaux ont attrapé le rhume quatre fois moins souvent que ceux qui avaient rapporté avoir peu de liens sociaux avec les autres.

Ce ne serait pas seulement la quantité de relations qui serait important, mais aussi le type de relation, selon les recherches de Bert Uchino. Il a enregistré la pression artérielle de 88 femmes durant une situation stressante, alors qu’elles s’apprêtaient à parler en public devant un groupe. Les résultats étaient moins élevés lorsqu’un ami proche était disponible pour offrir de l’encouragement, alors que ceux qui étaient accompagnés d’un ami qu’ils considéraient comme moins portés è donner du soutien.

Ces résultats suggèrent que des liens d’amitié étroits et sincères pourraient avoir un effet protecteur sur nos systèmes cardiovasculaires, particulièrement durant des périodes d’anxiété.

Les chercheurs émettent l’hypothèse que le stress associé avec un faible support social active une cascade de réactions dommageables à l’intérieur du corps, incluant entre autres les problèmes cardiovasculaires et une plus faible résistance immunitaire.

Le stress peut potentiellement avoir des effets négatifs sur notre bien-être et notre santé selon Sheldon Cohen, mais le fait de savoir que nos amis nous aideront et nous supporterons dans nos moments troubles, peut grandement contribuer à diminuer les effets négatifs.

Je n’ai as un très grand réseau de relations et je gagnerais probablement à m’ouvrir davantage aux autres. Tendre Moitié est et sera toujours la personne avec qui je préfère passer du temps. La famille passe en tout premier lieu mais les amis, quoique peu nombreux sont aussi importants et nous permettent de voir d’autres perspectives.

Heureusement, Tendre Moitié est un peu plus extraverti que moi et cela me donne la chance de rencontrer beaucoup plus de gens que ne le ferait ma propre initiative. Ainsi, un ancien collègue de Tendre Moitié et sa fille sont devenus de très bons amis de la famille. Notre changement très prochain d’affiliation corporative nous réunira aussi avec plusieurs personnes que Tendre Moitié a connues au début de son précédent travail de directeur général. On dirait que  toutes ces personnes convergent vers la même direction et les retrouvailles s’annoncent agréables et enrichissantes.

Interactif : Tout ce qui vous empêche de communiquer avec vos proches, parce que vous passez des heures sur un PC à surfer sur internet ou à jouer en réseau.    –   Luc Fayard