Archives pour août 2012

Construire le présent avec des vrais projets

projet

Il ne reste qu’une semaine avant le retour à l’école de Charmante Ado. Nous sommes fins prêts, les livres, les fournitures scolaires, les vêtements et même les chaussures de sport grandeur 12 (44 en Europe) sont achetés.  Notre fille semble contente de retourner en classe même si l’avouer ne serait pas « cool ».

Elle profite à fond de ses derniers jours de vacances car depuis une dizaine de jours c’est un véritable manège de copains et copines qui débarquent chez nous du matin au soir. En effet, une nouvelle famille a emménagé à quelques pas de chez nous et il y quatre filles entre 7 et 13 ans. Si on y ajoute les deux jumeaux avec lesquels Charmante Ado se tient habituellement, cela fait bien du monde.

Notre maison est privilégiée pour leurs activités parce qu’il y a une piscine, un trampoline, ainsi que tous les animaux, qui sont forts populaires. Nous avons presque toujours un groupe d’enfants prêts à faire l’activité sociale quotidienne avec les rats, ce qui nous laisse un peu de temps libre à Tendre Moitié et moi.

Charmante Ado est fort occupée et elle bouge beaucoup physiquement. Depuis quelques jours, elle va quotidiennement à l’école primaire du quartier, ce qui représente une marche de 40 minutes aller-retour pour y jouer à des jeux avec son groupe.

C’est agréable de la voir si entourée et ça me rappelle un peu mon enfance, alors que nous étions plus d’une dizaine à nous retrouver chaque matin pour passer la journée dehors ensemble. Jusqu’à présent, il n’y avait pas beaucoup d’enfants dans le quartier et l’ajout de quatre filles d’un seul coup est une amélioration majeure.

Nous poursuivons Charmante Ado et moi notre programme d’exercice, mais nous avons dû l’adapter car il était beaucoup trop difficile, même pour une jeune ado assez active. Toutefois, nous n’abandonnons pas et j’ai déjà trouvé des vidéos plus adaptées à notre condition physique actuelle. Le secret c’est de persévérer.

Nous avons aussi un nouveau but en tête,car nous allons probablement passer Noël et le Nouvel An en Europe, dans la famille de Tendre Moitié. Charmante Ado et moi  n’avons jamais rencontré la famille de Tendre Moitié qui habite en Europe, sauf pour une adorable cousine qui est venue nous visiter il y a deux ans. Nous prévoyons donc faire Bruxelles (lieu de naissance de Tendre Moitié); Paris et Cannes pour ces retrouvailles familiales.

Charmante Ado s’est ouvert un compte d’épargnes spécial où elle transfère environ 75% de son allocation, en vue du voyage. Nous avons décidé de couper les restaurants et les dépenses inutiles et pour y arriver, chacun a le mot d’ordre de rappeler à quiconque serait tenté de dilapider de l’argent de  « Penser à Cannes ».

C’est plutôt amusant et très motivant car nous nous encourageons l’un l’autre à économiser. Le but est quand même assez proche; 121 jours selon le compte à rebours que j’ai installé sur mon ordi, ce qui rend les efforts moins difficiles que si l’échéance était à plus long terme.

Inspirée peut-être par mon blogue, Charmante Ado a écrit au journal local pour offrir ses services en écrivant une chronique. Le journal est mensuel et est distribué par la poste dans tous les foyers de la municipalité (environ 10 000 habitants). Le journal a accepté son offre et elle a écrit sa première chronique la semaine dernière. Elle a décidé de faire une chronique animale et son premier sujet a été notre Tête de Mule adorée. Elle a pondu un texte, ajouté deux photos et créé une fiche descriptive sur le Montagne des Pyrénées. Elle gère cela toute seule comme une grande, en échangeant des courriels avec la rédaction du journal. Le tout est bénévole bien sûr mais c’est une très bonne expérience pour elle, je crois. Elle s’est engagée à le faire au moins un an. Sa première chronique paraîtra dans le journal la semaine prochaine.

Voilà comment se termine notre été; prêts pour la rentrée et avec de beaux projets en perspective.

 

Mon projet préféré ? C’est le prochain.     –   Frank Lloyd Wright
Je n’ai pas de regrets, seulement des projets.    –   Alfred Brendel
Dans le titre: Le futur, ça sert à ça: à construire le présent avec des vrais projets de vivants.
– Muriel Barbery

Partagez!

Tour de Babel

langage animal

J’ai lu un article fort intéressant sur le langage des animaux dans LiveScience. Je vous en traduis les grande lignes ici. Le vidéo ci-bas est également fascinant, il est malheureusement en anglais seulement.

 

Il est tout de même étrange que plusieurs animaux différents aient réussi à comprendre le langage humain alors que nous sommes encore loin de comprendre celui des animaux.

Il y a Koko, le gorille de 40 ans qui comprend près de 2000 mots de langue anglaise. Comme elle n’a pas les cordes vocales nécessaires pour parler notre langage, elle utilise le langage des signes pour communiquer.  Elle comprend donc deux langues en plus du langage des gorilles.

Penny Patterson travaille avec Koko depuis plus de 28 ans et elle a documenté que Koko utilise le langage des signes pour communiquer une grande variété d’émotions, allant du plaisir à la tristesse, en passant par l’amour, le deuil et l’embarras.

Il y a aussi eu un perroquet nommé Alex qui pouvait prononcer 150 mots anglais,  au moment de sa mort à l’âge de 31 ans en 2007. Il pouvait compter jusqu’à six, identifier plusieurs formes et couleurs et combiner deux mots pour créer une nouvelle signification. Il comprenait le concept de plus grand et plus petit, au dessus et au dessous.  La psychologue en charge d’Alex,  Irene Pepperberg, a rapporté que ses dernières paroles furent : ‘’Portes-toi bien. On se voit demain. Je t’aime’’.

Une partie du problème du décodage du langage animal vient du fait que pendant longtemps, la communauté scientifique a rejeté l’idée même qu’un animal puisse avoir un vrai langage. Il existe toujours des gens qui veulent séparer l’humain des animaux, pour des raisons religieuses ou par sentiment de supériorité et qui sont très réticents à reconnaître toute similarité entre une espèce animale et l’homme. Il y a aussi la question de l’anthropomorphisme, qui décrit la tendance de l’humain à attribuer des caractéristiques humaines à un animal.

En fait, plusieurs chercheurs cherchent à décoder les langages animaux.  Un chercheur en particulier a déjà décodé une grande partie du langage des chiens de prairie.

Constantine Slobodchikoff , professeur de biologie à Northern Arizona University,  a passé plusieurs décennies à décoder le système de communication des chiens de pairies Gunnison, une espèce native du sud-ouest américain. Les chiens de prairie sont des rongeurs et ils ne sont pas reconnus comme étant particulièrement intelligents.

Pourtant,  Constantine Slobodchikoff  et ses collègues ont publié des dizaines de livres dans les dernières trente années, détaillant de nombreux éléments prouvant que les chiens de prairie possèdent un langage complexe et ce chercheur en comprend une grande partie.

Lorsqu’ils aperçoivent un prédateur, les chiens de prairie avertissent les autres en utilisant des gazouillis aigus. Ces gazouillis sont différents les uns des autres et on peut les décoder car ils surviennent dans un contexte particulier, ce qui permet de les interpréter correctement.

Dans le cadre de ses recherches, Constantine Slobodchikoff   enregistre les cris d’alarme que les chiens de prairie font en réponse aux prédateurs qui s’approchent. Ensuite, lorsqu’aucun prédateur n’est présent, il fait entendre l’enregistrement aux chiens de prairie et il filme leur réponse. Si la réaction est la même que lors de la présence d’un prédateur, cela suggère que les cris contiennent de l’information significative.

Il a ainsi découvert que les rongeurs ont des cris distincts selon l’espèce du prédateur, que ce soit un coyote, un chien domestique ou un humain par exemple. Ils peuvent même spécifier la couleur, la grosseur et la forme du prédateur;  ils vont par exemple différentier entre un humain grand et grassouillet portant un chandail bleu et un autre petit, mince et portant du vert.

Les chiens de prairie peuvent même créer de nouveaux cris pour  y incorporer des objets non familiers introduits par les chercheurs, comme une image comportant une grande forme ovale et noire. Il est évident que les chiens de prairie n’ont jamais eu à discuter d’un tel objet précédemment, pourtant, ils créeront un nouveau cri pour décrire la forme, la grandeur et la couleur de l’objet d’une manière standard pour eux.

Il semble aussi que les espèces différentes de chiens de prairie ont chacune leur propre dialecte, comme les humains. Un chien de prairie Gunnison aurait probablement de la difficulté à comprendre le langage d’un chien de prairie du Mexique.

Les chiens de prairie n’ont pas que des cris d’alarme comme langage. Ils ont aussi un langage social; un chien de prairie produira une chaîne de vocalises et un autre chien de prairie, à l’autre bout de la colonie répondra avec une séquence différente de vocalises.

Le chercheur peut démontrer qu’il y a une certaine forme de syntaxe dans ces chaînes, mais comme ces vocalises n’entraînent pas une modification du comportement de l’animal, il ne peut se prononcer sur leur sens car il n’a aucun contexte sur lequel se baser.

Le chercheur a écrit un livre dont la sortie est prévue pour le 27 novembre 2012; « Chasing Doctor Dolittle: Learning the Language of Animals » (St. Martin’s Press).

Si des animaux aussi simples que des rongeurs ont un langage comprenant des noms, des adjectifs, de la syntaxe et des dialectes régionaux, pensons un peu à ce qu’une espèce supérieure intellectuellement peut produire comme langage.

Les éléphants par exemple, procèdent à ce qui ressemble à des funérailles lorsqu’un autre éléphant décède. Il a été répertorié qu’ils peuvent orchestrer des raids dans les villages  en guise de représailles contre le braconnage des leurs. Les chimpanzés organisent des guerres.

Des comportements complexes comme ceux-ci exigent des langages complexes. Les loups doivent coordonner les mouvements de la meute lors d’une chasse.

Les dauphins forment des liens sociaux très forts. Une étude récente a même rapporté qu’ils ont une certaine forme de culture, préférant socialiser avec des congénères qui utilisent les mêmes outils qu’eux. Les dauphins émettent une variété de vocalises comme des clics et des sifflements.

Les chercheurs cherchent à comprendre le langage des dauphins depuis plus de cinquante ans. Chez l’humain, les sons monosyllabiques et les phonèmes forment les éléments de base du langage. On ne connaît pas encore la base du langage des dauphins.  Nous savons qu’ils utilisent le toucher et la posture aussi pour communiquer.

Denise Herzing et ses collègues du Wild Dolphin Project  ont découvert que les dauphins semblent se donner des noms, des vocalises que les chercheurs appellent des ‘’sifflements de signature’’. Cela pourrait signifier que les sifflements pourraient être l’élément de base du langage plutôt que les clics.

D’autres chercheurs, dont Justin Gregg du Dolphin Communication Project,  croient qu’il n’y a pas d’éléments à décoder. Ils doutent qu’il y ait dans la communication des dauphins des unités de langage équivalentes aux mots chez l’humain. Il prétend que le langage des dauphins est fondamentalement différent de celui des humains et que sa structure est complètement différente. Il doute fort que nous puissions apprendre ce langage parce qu’il est impossible de le décortiquer en unités significatives pour l’humain.

Le temps nous dira s’il y a une telle distinction entre la communication et le langage. Toutefois si les chiens de prairie sont capables de décrire de façon éloquente une image étrange d’un grand ovale noir, alors, plusieurs chercheurs croient qu’un grand nombre d’espèces ayant un mode de vie social le font aussi.

Pendant longtemps, Charmante Ado a voulu être biologiste marin pour justement découvrir et décoder le langage des dauphins. En vieillissant, sa perspective du monde s’est agrandie et elle se découvre d’autres intérêts. En ce moment, elle veut devenir avocate, mais les animaux demeurent un intérêt très profond dans sa vie.

Si un animal fait quelque chose on appelle ça l’instinct. Si un homme fait la même chose pour la même raison on appelle cela de l’intelligence.   –   Will Cuppy

Les femmes et les enfants d’abord

chacun pour soi

Nous sommes tous au courant de l’histoire du naufrage du Titanic en 1912 ainsi que celui plus récent du Costa Concordia en janvier 2012.

Il y a une notion fort répandue que les femmes et les enfants sont secourus en premier lors d’un naufrage. Il semble pourtant que cela soit un mythe. Une étude récente publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences, a analysé les données de 18 naufrages survenus entre 1852 et 2011 (ce qui n’incluse pas le Consta Concordia), impliquant 15 000 passagers au total et un équipage de plus de trente nationalités différentes.

Les chercheurs, Mikael Elinder  et Oscar Erixson du  Département d’Économe de l’université Uppsala en Suède ont conclu que  les hommes ont plus de chances que les femmes de survivre à un naufrage. L’équipage quant à lui a  18.7% de plus de chances de survie que les passagers.

Il semblerait que les statistiques du Titanic, où 70% des femmes et enfants à bord ont survécu au naufrage, comparées à seulement 20% des hommes est une rare exception et non pas une règle.

Au contraire, le capitaine et l’équipage auraient tendance à veiller à leur propre sécurité en premier et les hommes à bord d’un navire ont un taux de survie deux fois plus élevé que les femmes. Les enfants sont ceux qui ont le plus bas taux de survie. 

Les données historiques démontrent que l’équipage a un plus haut taux de survie que les passagers et que seulement neuf des 16 capitaines ont sombré avec leur navire.

Le naufrage du  navire italien, Costa Concordia est survenu après la fin de l’étude et ses données n’ont pas été compilées mais le capitaine du navire a été pointé du doigt pour avoir déserté son navire Durant la catastrophe, avant que les 4200 passagers soient tous évacués. 32 personnes ont péri dans ce naufrage. L’étude démontre que ce comportement n’est pas du tout inhabituel.

Lorsque le capitaine prend les commandes de l’état d’urgence et dirige les opérations de sauvetage, en alertant les passagers et l’équipage et en établissant des règles pour donner priorités aux femmes et aux enfants, leur taux de survie est plus élevé de 7%.

Dans le cas contraire, les gens considéreront leur propre sécurité en tout premier lieu à moins qu’Il n’y ait une forte pression sociale sur le navire qui les oblige à se conformer aux règles. Si les gens pensent pouvoir vivre avec les critiques que leur comportement provoquera , ils se sauveront eux-mêmes d’abord et avant tout.

Dans le cas du Titanic, le capitaine ordonna que l’évacuation procède avec les femmes et les enfants d’abord. Des officiers auraient même tiré des balles sur les hommes essayant de désobéir aux ordres.

De tous les naufrages étudiés, seulement deux ont vu les femmes survivre en plus grand nombre  que les hommes; le Titanic en 1912 et le Birkenhead en 1852.

Beaucoup moins de femmes ont survécu dans 11 naufrages et il n’y avait aucune différence nette dans les cinq autres.

Les chercheurs ont examiné plus particulièrement les navires britanniques. Ils ont trouvé que les femmes survivaient moins que les hommes lors des naufrages de façon constante et ce, même si l’ordre de sauver les femmes et les enfants d’abord était donné plus fréquemment à bord des navires britanniques.

Il semblerait que d’autres études dans le domaine des désastres naturels arrivent aux mêmes conclusions. Ce qui est arrivé sur le Titanic nous a donné une fausse idée sur la nature humaine et sur notre comportement lorsque notre vie est en danger.

La norme du ‘’Chacun pour soi’’ semble définitivement s’appliquer en situation de vie ou de mort. Une des raisons pour laquelle les hommes ont un meilleur taux de survie lors d’un naufrage pourrait être dû à leur plus grande force physique.

Pour survivre à une évacuation de navire en situation de naufrage, il faut être capable de bouger rapidement et de circuler à travers les corridors et les escaliers. Ceci est souvent rendu difficile à cause de débris, du gîte considérable du navire et de la congestion. Certains traits de personnalité ou physiques pourraient augmenter les chances de survie, comme l’agressivité, la compétitivité et la capacité de nager. Ces traits se retrouvent davantage chez les hommes selon les chercheurs.

 Un autre facteur qui pourrait expliquer le meilleur taux de survie de l’équipage est que ses membres sont plus familiers avec le navire et qu’ils ont reçu une formation en situation d’urgence. Ils sont aussi plus sujets à recevoir l’information sur la sévérité de la situation avant les passagers.

Il semblerait que ce soit davantage les commandes et règles du capitaine plutôt que la fibre morale des hommes qui détermine si les femmes et les enfants auront un traitement préférentiel sur les navires. Cela suggère que les leaders ont un rôle important dans les désastres.

Je pourrais comprendre que les femmes n’aient pas une priorité sur les hommes en situation d’urgence, mais j’ai beaucoup de difficultés à envisager de ne pas favoriser les enfants.

 Il en va toujours de même : chacun ne travaille que pour soi.   –   Sophocle

Savoir doser son effort

exercice

Nous avons, Charmante Ado et moi, débuté un programme d’exercices. Le programme complet comporte cinq différentes routines, qui font travailler des muscles différents à chaque session.

Les cinq routines sont les suivantes :

Jour 1 : Cuisses

Jour 2 : Abdomen

Jour 3 : Fesses

Jour 4 : Épaules

Jour 5 : Dos

 Nous avons une vidéo pour chaque jour et nous sommes censées faire les exercices cinq fois par semaine. Nous avons donc décidé de faire les lundis, mardis, mercredis, vendredis et dimanches, avec les jeudis et samedis comme jours de repos.

Nous avons débuté il y a trois jours, pleines de bonne volonté et d’enthousiasme. Nous avons d’abord visionné la majeure partie de la vidéo pour comprendre les exercices. Nous utilisons des poids, un ballon et des bandes élastiques.

Nous avons trouvé la première session extrêmement difficile, mais nous l’avons complétée, même si nous avons dû adapter plusieurs exercices au niveau de notre forme physique actuelle.

À la toute fin de la vidéo, partie que nous n’avions pas prévisionnée, nous avons appris que pour les débutants, il fallait faire moins de répétitions pour chaque exercice et que nous ne pourrions pas tout faire dès le début. Nous avions donc sérieusement outrepassé cette recommandation et nous nous en sommes rendu compte le jour suivant.

Le soir même, nous étions quand même fières de nous et de notre persévérance. Le lendemain, nous étions légèrement endolories, ce que nous avons trouvé naturel. Par contre, ce jour-là en était un de magasinage, afin de finaliser les préparatifs de retour à l’école. Nous avons donc marché beaucoup  durant près de six heures. À mesure que la journée progressait, nous étions de plus en endolories, au point où nous sommes rentrées complètement épuisées.

D’après mes lectures, nous sommes allées bien au-delà de ce dont nos corps étaient capables en ce moment et nous aurions dû commencer plus doucement. Charmante Ado est beaucoup plus en forme que moi, mais certains exercices ont tout de même réveillé des muscles dont elle ne connaissait pas du tout l’existence.

Les exercices travaillent les muscles à un niveau d’intensité très différent de ce que nous leur demandons dans la vie de tous les jours. Une activité physique nouvelle causera donc des muscles endoloris. Ces douleurs indiquent aussi notre degré de forme physique, si nous ne nous entraînons pas régulièrement, nos muscles vont atteindre un niveau de fatigue beaucoup plus rapidement que quelqu’un qui est plus en forme.

Nous avons donc écouté notre corps et lui avons accordé un peu de repos. La deuxième journée fut ainsi passée à récupérer de nos excès de zèle de la veille. Nous avons aussi regardé ENTIÈREMENT la deuxième vidéo et nous avons eu encore une fois, un commentaire à la fin indiquant que la routine de 60 minutes que nous venions de visionner était adéquate pour ceux qui étaient au stade avancé de leur forme physique. 40 minutes étaient recommandées pour le niveau intermédiaire et 20 minutes pour les débutants. Ce visionnement nous a vraisemblablement évité de futures courbatures!

Après une journée de repos, les courbatures étaient à peu près disparues et nous avons pu faire le programme du deuxième jour sans problème, en tenant compte de notre niveau de forme physique. Il y a toujours le risque de s’emballer face à une nouvelle activité et d’en faire trop et les conséquentes peuvent être tellement négatives que l’on abandonne dès le début.

Ce n’est pas notre cas et nous allons poursuivre, en suivant un rythme et une progression plus raisonnable.

Si je soulève des haltères, je me muscle les biceps, mais si je pense que je les soulève, je me muscle le cerveau.   –   Philippe Geluck
Les facultés intellectuelles et les muscles doivent travailler de temps en temps; histoire d’éviter qu’ils ne s’atrophient.   –   Daniel Desbiens

L’art de naviguer dans les torrents

résistance

La résilience est le trait le plus essentiel pour devenir plus fort, résistant et compétent dans tout ce que l’on entreprend.  La résilience nous permet de persévérer lorsque nous faisons face à un défi en nous donnant la capacité de rester motivé, optimiste et déterminé même lorsque nous rencontrons des difficultés.

Il y a quatre domaines de résilience; le physique, le mental, le social et l’émotionnel.

La résilience physique rend notre corps plus résistant au stress et apte à se  guérir ou réparer lui-même. Pour augmenter notre résilience physique, il faut bouger et remuer notre corps. L’exercice physique est essentiel pour nous aider à développer un corps qui saura faire face à tout ce que la vie nous demande.

La résilience mentale nous donne la concentration et la détermination nécessaires pour persévérer et réussir.  La volonté est comme un muscle qui devient plus fort lorsqu’il est utilisé. Si l’on fait face à chaque défi sans abandonner, nous augmenterons notre concentration et notre détermination.

Il y a la volonté de faire tout ce que nous voulons faire, la volonté d’arrêter de faire certaines choses et la volonté de désirer quelque chose plus que tout au monde et alors prendre la décision d’y consacrer du temps et de l’énergie pour y parvenir.

La résilience sociale nous permet d’obtenir du support et de l’aide de nos amis et famille. Plus nous avons d’alliés dans notre camp, plus nous serons susceptibles d’atteindre nos objectifs. Le toucher et la gratitude sont deux outils pour renforcer nos liens sociaux. Passer du temps avec des gens que l’on apprécie fait des merveilles pour notre santé. Avoir quelqu’un à nos côtés qui nous fait sourire, avec qui nous pouvons être nous-mêmes et à qui nous pouvons demander de l’aide, améliore notre santé tant mentale que physique.

La résilience émotionnelle active des émotions positives lorsque nous en avons le plus besoin. Les émotions positives augmentent notre créativité, notre niveau d’énergie et notre volonté. Nous pouvons provoquer certaines émotions comme la curiosité, l’intérêt ou l’amusement.  Ces émotions nous rendent plus résistants face aux difficultés. Il faut prendre le temps de faire des choses qui nous font nous sentir bien.

La recherche médicale démontre que les émotions positives stimulent notre système immunitaire, nous permettent de développer de nouveaux neurones plus rapidement et donnent une certaine protection contre les crises cardiaques et les AVC.

Il est naturellement impossible d’être positif en tout temps. Un bon équilibre est de réussir à maintenir un ratio de trois pour un, c’est-à-dire d’avoir trois émotions positives pour chaque émotion négative.

Lorsqu’une émotion négative comme le stress, se sentir blessé ou humilié, en colère ou triste nous affecte, il faut essayer de faire trois choses simples qui nous ferons nous sentir mieux assez rapidement. Cela peut être se confier à quelqu’un, écouter un morceau de musique ou simplement faire quelque chose de relaxant pendant quelques minutes.

De nombreuses études ont démontré que la résilience est le trait de caractère le plus essentiel à développer si nous voulons être plus heureux, en meilleure santé et avoir plus de succès dans tout ce que nous entreprenons.

Dans le titre: La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents.    –   Boris Cyrulnik
Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis : la résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit d’adversité.    –   Boris Cyrulnik