Archives pour juillet 2012

Anniversaire familial

anniversaire

Hier, c’était notre anniversaire de mariage. Tendre Moitié et moi sommes mariés depuis quatorze ans et c’est aussi l’anniversaire de notre rencontre il y a quinze ans.

Les sept premières années, nous célébrions cela à l’auberge où avait eu lieu la réception de mariage, car le chef était un de nos amis et la bouffe était excellente. Puis, ayant déménagés, nous avons trouvé un superbe petit restaurant Belge dans notre nouvelle région d’adoption. Malheureusement, il est maintenant fermé et le chef, devenu aussi notre ami, retourne bientôt dans son pays, y retrouver sa dulcinée, rencontrée lors de vacances.

Nous pensions bien fêter la journée bien tranquillement à la maison, mais Charmante Ado nous avait réservé une surprise. Nous avons eu droit à un repas préparé entièrement par notre fille de 13 ans.  le menu de la table d’hôte (dessiné à la main)  comprenait une entrée de canapés de champignons, des côtes de veau au parmesan avec des pommes de terre gratinées, une salade, un bon vin rouge et un magnifique Pithivier comme dessert. Elle a tout préparé elle-même sauf pour le Pithivier, acheté en pâtisserie.

Elle nous a aussi offert en cadeau  le beau petit couple que l’on peut voir ci-haut. Les peluches ont été achetées, mais elle leur a ajouté le chapeau, la cravate, le voile et le bouquet de fleurs. Puis elle a cousu les peluches ensemble. Charmante Ado se soucie beaucoup des anniversaires et différentes commémorations. Elle aime préparer des surprises et je la trouve très débrouillarde pour son âge.

Nous avons terminé la soirée en regardant un film avec Keanu Reeves et Sandra Bullock; La maison près du lac.  Ce n’était pas si mal et bien de circonstance pour un couple d’amoureux. Alex (Keanu Reeves) emménage dans un maison en 2004. Il reçoit une lettre de l’ancienne locataire, Kate (Sandra Bullock), qui lui demande de faire suivre son courrier. Sa lettre date de 2006. On réalise qu’ils vivent à deux ans d’intervalle. Ils tombent amoureux et tentent de se rejoindre sans succès. Kate finit par perdre espoir mais une rencontre fortuite avec le frère d’Alex  fera qu’elle tentera le tout pour le tout pour retrouver Alex.

Charmante Ado commence à aimer les films d’amour, les drames et les comédies. Elle a délaissé Vrak TV (Dieu merci) et écoute dorénavant le Canal D, qui est tout de même plus éducatif. Nous avons toutefois des périodes moins sérieuses, par exemple la semaine dernière, nous sommes allés voir Ère de glace, que nous avons bien aimé.

Tout aurait été parfait si ce n’était de Tête de Mule qui a décidé qu’elle ne passerait pas la nuit seule au rez-de chaussée. Après avoir fait un boucan du diable, elle a finalement réussi à franchir la barrière de l’escalier, même si nous avions ajouté un câble pour la retenir plus solidement. Elle a donc passé la nuit à l’étage avec nous. Elle n’a pas été trop dérangeante si ce n’est le cliquetis de ses griffes alors qu’elle se promenait d’une pièce à l’autre pour explorer ce territoire inconnu.

Un mariage heureux est une longue conversation qui semble toujours trop brève.   –   André Maurois

Partagez!

Guerre de pouvoir

bébé chat

Chaton Mignon, le chat de Charmante Ado a maintenant 14 mois. Il n’est pas devenu le gros matou que nous anticipions. Il est même plutôt petit et très mince. C’est par contre un chat très affectueux qui s’abandonne complètement dans nos bras, comme une poupée de chiffon.

Il n’a pas réussi à prendre la place de Grande Patronne qui demeure le chat numéro un dans la maisonnée, malgré ses 14 ans. Chaton mignon semble s’être résigné à être le chat numéro deux. Il n’a plus l’agressivité de son adolescence et il n’attaque plus Grande Patronne en tentant un coup d’état. La maison est donc plus calme et chacun a trouvé sa place dans la hiérarchie.

Je crois que la diminution d’agressivité est principalement due à la castration. Le changement de caractère s’est fait graduellement, si bien que ce n’est que six mois plus tard que l’on réalise qu’il est beaucoup plus calme et placide.

Son poil est magnifique et il a toujours l’air d’être fraîchement brossé. Lorsqu’il s’abandonne dans nos bras, on a l’impression qu’il double de longueur, tellement il se laisse devenir tout mou.

Il porte en permanence la queue bien droite et bien haute ce qui est selon le vétérinaire, un signe d’une très solide confiance en soi. Il adore grimper aux arbres et sur les toits. Il a commencé à chasser mais il nous a rapporté ses proies à seulement deux occasions. Il a probablement trouvé que nous ne démontrions pas suffisamment d’appréciation pour sa récolte et préfère la garder pour lui seul.

C’est un chat qui adore être caressé, transporté, serré dans nos bras. Il peut être d’une grande patience et endurer les séances d’habillage que lui fait encore subir Charmante Ado à l’occasion.

À part Chaton Mignon et Grande Patronne, nous avons deux autres chats, qui sont en fait la mère et son fils, Ces deux-là adorent l’été et nous les voyons très peu à l’intérieur durant la belle saison. L’an dernier, le fils, Matou Tout Mêlé, était presque devenu sauvage mais cette année, il vient nous voir régulièrement et est plus sociable. Je soupçonne sa mère, Vagabonde, d’être une grande chasseuse, car elle ne vient presque jamais manger et son poil est dans un état épouvantable lorsqu’elle daigne revenir à la maison entre ses expéditions. Elle a le poil très long et elle passe beaucoup de temps dans la forêt où tout semble s`accrocher à son poil. Elle avait l’habitude de s’absenter pendant quelques jours puis de revenir bien brossée, mais elle ne semble plus rendre visite à ces gens, charmants inconnus, qui avaient l’amabilité de lui donner un deuxième foyer.

Étonnamment, les quatre chats démontrent très peu d’intérêts pour nos trois rates. Nous pensions avoir des problèmes vu qu’elles ressemblent pas mal aux fruits de leur chasse, mais ils ne semblent pas les considérer comme de la nourriture. Tout au plus, ils vont jeter un regard si un rat s’active dans sa cage, mais ils ne montent aucune agressivité. De plus les rats semblent plus intéressés qu’effrayés en regardant les chats.

Les deux chiens sont ceux qui s’intéressent le plus aux rats et je ne leur ferais pas confiance une seule seconde en leur présence. Tête de Mule a même quelque peu démoli la grande cage en se mettant debout et en s’appuyant de tout son poids sur le grillage de la porte. J’ai pu le réparer, mais je m’assure maintenant qu’elle ne puisse pas aller dans la pièce où est installée la cage. Toutou Parfait gémit doucement en les regardant et je ne suis pas vraiment certaine que c’est de l’affection ou simplement l’envie de jouer. De toute façon, je ne crois pas que je vais en faire l’essai.

Nous avons donc une certaine harmonie dans la vie animale de notre maisonnée, avec seulement quelques précautions à prendre pour protéger nos petits rongeurs. L’intégration s’est faite assez rapidement et nous nous émerveillons chaque jour de voir l’intelligence très vive de nos rats.

L’équilibre, c’est se sentir à sa place.   –   Stephen Carrière 
Assieds-toi à ta place, et l’on ne te fera pas lever.    –    Miguel de Cervantès

La force d’un minuscule changement

changement

J’ai mentionné la semaine dernière que je participais à un exercice pour acquérir ou modifier une habitude. L’exercice est maintenant terminé et je vais vous présenter 3 Tiny Habits.

Un psychologue américain de l’université Stanford en Californie, BJ Fogg, travaille sur la modification du comportement, un petit pas à la fois, d’où le nom de l’exercice. Il étudie le comportement humain depuis 18 ans et il a conclu que seulement trois choses peuvent nous amener à changer notre comportement à long terme :

1.  Avoir une révélation
2.  Changer le contexte qui nous entoure
3.  Changer en faisant de tout petits pas

Avoir une révélation est plutôt rare, alors il vaut mieux oublier cette option à moins que vous n’ayez des pouvoirs mystiques, ce que je n’ai pas.

Les deux autres options sont plus accessibles et elles peuvent nous mener à changer notre comportement. Le docteur Fogg a créé cet exercice en décembre 2011 pour aider les gens à mettre en pratique de minuscules habitudes.

À date, plus de 4 500 personnes ont participé à cet exercice (en anglais seulement) en s’inscrivant en ligne. C’est complètement gratuit et Docteur Fogg envoie un courriel par jour durant les cinq jours de l’exercice pour obtenir les commentaires des participants. Il dit que cette technique obtient les meilleurs résultats de tous les programmes qu’il a essayés dans sa carrière.

Il se donne lui-même en exemple pour expliquer le procédé. ‘’Je jouais beaucoup du ukulélé mais j’ai arrêté de pratiquer et j’avais besoin de m’y remettre. J’ai donc décidé de créer une toute petite habitude en pratiquant seulement un petit bout de musique. J’ai placé l’ukulélé près du piano et lorsque je termine mon déjeuner, je ramasse l’ukulélé et je joue pendant 30 secondes. C’est ça une minuscule habitude, une toute petite chose que l’on peut insérer dans notre vie à un moment qui nous convient, pour que cela devienne automatique.”

Trente secondes, cela semble très court lorsque nous avons des objectifs comme manger mieux ou se remettre en forme. Selon le docteur Fogg, nous rencontrons des problèmes lorsque nous tentons de changer du tout au tout immédiatement.

Selon lui, essayer de prendre des résolutions est une erreur, car nous choisissons des choses abstraites au lieu de commencer par des comportements spécifiques. Les objectifs abstraits ne fonctionnent pas lorsqu’ils ne sont pas rattachés à des comportements précis. Pour développer et maintenir un nouveau comportement, il faut qu’il devienne instinctif. Si nous devons nous efforcer de nous rappeler de faire quelque chose, il y a très peu de chances que cela devienne automatique et cela ne deviendra certainement pas une habitude. Il y a en fait, beaucoup plus de chances que nous allons plutôt  nous convaincre qu’il y a une foule de bonnes raisons pour ne pas nous y mettre.

La force d’une habitude est qu’elle se fait sans décision consciente de notre part, elle fait partie de notre routine. Si l’on pense ‘’oui, je crois bien que je vais aller au gym aujourd’hui’’, ce n’est pas une habitude, c’est une décision réfléchie.

Si l’on regarde par exemple l’utilisation de la soie dentaire. Au lieu d’essayer de faire toutes nos dents chaque jour, docteur Fogg suggère de commencer par une seule dent. La seconde étape est de trouver une habitude que nous avons déjà, comme se brosser les dents et d’ajouter la minuscule habitude tout de suite après. L’habitude que l’on possède déjà devient l’élément déclencheur pour le nouveau comportement que l’on veut acquérir.

Il faut ensuite se féliciter de cette petite victoire, car cela s’imprégnerait dans notre cerveau comme quelque chose de positif qui mérite d’être répété, ce qui nous amènerait à continuer dans cette voie et à éventuellement utiliser la soie dentaire sur toutes nos dents. Même si cela peut sembler ridicule de se féliciter pour une seule dent nettoyée à la soie dentaire, les participants rapportent que cela fonctionne.

Un psychiatre de Palo Alto en Californie, docteur Charles Wang, a choisi la soie dentaire dans ses nouvelles habitudes. Depuis qu’il a commencé, il a augmenté graduellement le nombre de dents nettoyées et fait en moyenne six ou sept dents chaque jour.

L’idée des comportements déclencheurs et des récompenses ou félicitations rappelle les techniques que l’on utilise dans l’entraînement des animaux. Bien que nous voudrions croire que nous sommes différents des animaux, il semble selon le docteur Fogg, que lorsqu’il est question de comportement, il y a beaucoup de similarités.

Il croit que notre habileté à créer de nouvelles habitudes s’améliore chaque fois que nous en intégrons une fermement dans notre vie. Il affirme que nous faisons l’erreur d’assumer que nous allons faire d’énormes changements dans notre vie dès le départ et nous abandonnons lorsque nous n’y arrivons pas. Mieux vaut décortiquer cela en petits pas et se féliciter à chaque progression vers notre but.

J’ai fait l’exercice sérieusement et deux de mes trois minuscules habitudes ont très bien réussies. Je veux en arriver à me lever très tôt, vers 4h30 ou 5h00, pour écrire tranquillement et dans le silence. Essayer de faire cela tout d’un coup n’a pas été un succès.

J’ai donc choisi comme minuscule habitude, après être allée au lit, de penser à l’heure où je veux me réveiller le lendemain. Je DÉTESTE les réveils et je ne peux envisager d’avoir à en utiliser un. Tendre Moitié est habituellement mon réveil matin, il met l’alarme sur son téléphone et je ne l’entends même pas. Toutefois, je veux me réveiller par moi-même pour qu’il puisse continuer à dormir.

Je peux honnêtement rapporter un franc succès avec cette approche. En dix jours, j’ai ouvert l’œil chaque fois à moins de vingt minutes de l’heure désirée. Je me levée sept fois et j’ai choisi de rester couchée les trois autres fois, car je m’étais endormie trop tard. Je me dirige tranquillement vers l’autonomie avec mon réveil et je me couche plus tôt pour profiter des petites heures du matin. Ces heures sont tellement plus productives que celles tard le soir, que j’ai l’impression d’avoir plus de temps pour faire des choses.

La deuxième habitude est de choisir une priorité pour le lendemain. Encore une fois, lorsque je me mets au lit, je choisis une chose que je veux faire absolument le lendemain. J’ai l’habitude de faire des listes et de les prioriser mais je ne les respecte pas toujours. En y pensant avant de m’endormir, cela m’aide à me concentrer sur ce point, dès le réveil en sachant que c’est l’élément important de ma journée.

J’ai eu du succès avec cette approche huit fois sur dix. Les deux fois où cela n’a pas fonctionné est lorsque j’ai choisi de faire mon rapport de TPS/TVQ (déclarations de taxes genre TVA) pour le deuxième trimestre. Je sais que j’ai jusqu’à la fin du mois pour le faire alors ce n’était pas vraiment une grosse priorité et certaines tâches plus urgentes ont eu préséance.

La troisième habitude n’a pas du tout fonctionné mais je ne me suis pas vraiment mise en situation pour qu’elle fonctionne. Docteur Fogg parle beaucoup du contexte favorable dont nous devons entourer notre minuscule habitude et c’est là que j’ai failli à la tâche.

Je veux essayer d’intégrer certains exercices avec des poids à ma vie de tous les jours. Je trouve ces exercices d’un ennui profond, mais l’âge et la gravité ayant commencé à avoir des ‘’retombées’ négatives, surtout sous les bras, je dois faire quelque chose pour raffermir cette région.

Je m’étais donc donné comme troisième minuscule habitude, de faire des exercices avec des poids aussitôt mon petit déjeuner terminé. L’idéal aurait été de créer un contexte favorable en plaçant les poids près de l’endroit où je déjeune (sur la terrasse en été) pour m’aider à démarrer.

Au lieu de cela, j’ai laissé les poids au sous-sol sur une étagère et j’ai constamment ‘’oublié’’ d’aller les chercher. Disons que je n’ai vraiment pas aidé ma cause ici. Je vais tenter ma chance encore une fois et je vais de ce pas placer mes poids au bon endroit pour commencer demain matin.

J’ai un neveu qui grandissait en flèche à l’adolescence et qui voulait développer ses muscles. Il a commencé à 14 ans à faire des pompes et des redressements assis chaque soir avant de se coucher. Il a persévéré durant toutes ces années, et à 22 ans, il est dans une forme splendide, sans équipement, sans gymnase, et en faisant seulement ce genre d’exercices.

Il a commencé lentement et a augmenté graduellement la quantité et la variété d’exercices. Ce que je trouve remarquable, c’est qu’il a utilisé la technique des minuscules habitudes et que c’est devenu aussi automatique pour lui que de se brosser les dents avant de dormir et cela n’obnubile pas sa vie, c’est simplement une habitude bien ancrée. Il est sportif par plaisir et cela le tient aussi en forme mais ce n’est pas régulier comme cette habitude.

Voilà pour les 3 Tiny Habits. Si vous voulez faire l’exercice avec le docteur Fogg, vous pouvez vous enregistrer ici. Vous pourrez alors inscrire vos 3 minuscules habitudes en ligne. Vous recevrez un courriel par jour du docteur Fogg vous demandant d’indiquer si vous avez réussi vos habitudes cette journée là et si vous avez l’intention de continuer le lendemain. Cela ne demande que quelques secondes, car il faut seulement inscrire ‘yyy, y’’ (pour indiquer oui,oui,oui et oui) si on a réussi les trois et si l’on prévoit continuer.

L’exercice dure cinq jours et il y a quelques conseils supplémentaires sur le site Web et dans les courriels journaliers. Il y aura probablement un exercice plus avancé éventuellement.

Je ne crois pas qu’il soit nécessaire de s’inscrire pour commencer à créer de nouvelles habitudes. Vous pourriez très bien le faire par vous-même, mais j’ai trouvé motivant de recevoir le courriel chaque jour parce qu’il m’aidait à me rappeler que j’étais dans un processus de changement.

Voilà cinq jours que l’exercice est terminé et je le continue toujours par moi-même. Je pense que l’idée de commencer avec de petits pas nous aide à rester motivés et nous permet d’accumuler une série de petits succès sur lesquels bâtir. C’est beaucoup mieux que de se donner des objectifs grandioses et de se torturer avec le sentiment d’échec lorsque nous n’arrivons pas à changer du tout au tout dès le début.

Une habitude ça s’acquiert, un petit pas à la fois.

Paresse : habitude prise de se reposer avant la fatigue.   –   Jules Renard
Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée.    –   Dalaï Lama

Bilan de mi-saison

manger maison

Un peu de tout et de rien aujourd’hui, en ce début de semaine. Étonnamment, nous travaillons beaucoup alors qu’habituellement ces semaines-ci sont très tranquilles. Nous avons même retardé un petit voyage familial parce que nous sommes très occupés et qu’il y a trop de dossiers en cours pour quitter maintenant.

Charmante Ado combat une grosse grippe et miraculeusement, Tendre Moitié et moi ne l’avons pas attrapée. Cela a quelque peu ralentit nos activités mais elle prend du mieux. Nous sommes au milieu de l’été et si je fais un bilan, nous avons beaucoup profité de la piscine et de la nature, mais nous n’avons pas tout à fait suivi nos objectifs dans les autres domaines.

Le piano est la plupart du temps silencieux, ce qui s’excuse quelque peu par le fait que nous sommes souvent dehors. Il faudrait tout de même que Charmante Ado et moi fassions un effort, car la reprise des leçons en septembre est toujours difficile lorsque nous n’avons pas pratiqué durant l’été.

Tendre Moitié devait réviser le cours de science avec Charmante Ado car elle avait obtenu une note beaucoup plus basse au dernier trimestre. Nous voulons nous assurer qu’elle entreprendra l’année avec une base solide pour le cours de science de secondaire deux. J’ai assisté au trois leçons que Tendre Moitié lui a données et cela était très intéressant, mais nous manquons de constance pour le faire régulièrement.

Charmante Ado m’a aidé quelques fois dans la cuisine, mais encore là, pas de façon régulière. C’est vrai qu’avec la chaleur que nous avons cet été, nous ne cuisinons pas autant qu’à l’habitude et nous rabattons souvent sur les grillades et une salade. Côté alimentation, Charmante Ado mange beaucoup mieux, plus de salades et de légumes et beaucoup moins de féculents.

Je n’ai pas fait de bilan du projet santé ce mois-ci car il n’y a eu à peu pas de progression pour Charmante Ado et moi (mais pas de régression non plus). Tendre Moitié a finalement débloqué et perdu près de vingt livres au total (en trois mois). Il faut absolument que nous arrêtions d’aller au restaurant si souvent, c’est ce qui ralentit nos progrès dans notre projet santé et aussi dans notre projet finances!

Dans le fond, chaque fois que nous allons au restaurant, je me dis que ça n’en valait pas la peine et pourtant nous continuons à y aller! Cela se produit le plus souvent lorsque nous nous retrouvons à l’heure du souper sans avoir planifié ou préparé quelque chose à l’avance, durant une journée très occupée. Il semble alors plus simple d’aller au restaurant, car nous sommes fatigués et n’avons pas l’envie ni l’énergie de le faire nous-même.

Je crois que c’est un problème de planification et d’organisation, ce qui est quand même étonnant car je me considère habituellement comme quelqu’un de très organisé.  Je veux vraiment couper une grande partie des sorties aux restaurants, car depuis la fermeture de notre restaurant préféré, nous n’en avons trouvé aucun qui soit vraiment à la hauteur. Nous n’y allons que par paresse honnêtement, et il faut remédier à cela. Lorsque nous cuisinons, c’est toujours meilleur (et moins cher) qu’au restaurant de toute façon. Je dois donc trouver des manières de me motiver, peut-être un défi de 30 jours sans resto pour voir si on peut s’y tenir et prendre de bonnes habitudes pour le futur.

Bon, nous n’avons pas réalisé tous nos objectifs pour cet été, mais nous sommes seulement à mi-chemin et nous pouvons encore corriger le tir.

Pour ce qui est de l’écriture, j’essaie depuis quelques jours de publier mon article à sept heures le matin. J’ai aussi commencé à me lever plus tôt pour pouvoir écrire tranquille, pendant que la maisonnée dort encore. J’aime bien savoir que mon article est publié et que j’ai déjà accompli quelque chose, si tôt dans ma journée.

Par contre, le serveur a eu  des problèmes cette semaine et il y a eu quelques occasions où le site n’était pas disponible. J’espère que Bluehost, la compagnie en charge du serveur réglera les défaillances, car je viens tout juste de renouveler le service pour un an. J’espère aussi que vous serez patients et tenterez votre chance une autre fois si jamais vous ne pouvez pas accéder au site.

Un livre de cuisine, ce n’est pas un livre de dépenses, mais un livre de recettes.  
–   Sacha Guitry

Le compliment facile

            féliciter

Nous avons le compliment facile dans la société d’aujourd’hui. Nous évitons de critiquer nos enfants et les complimentons et les couvrons de félicitations à tout moment. De 1970 à 2000, plus de 15 000 articles scientifiques ont été écrits sur le sujet de l’estime de soi. Les conclusions des études étaient souvent contradictoires ou peu concluantes.

En 2003, l’Association for Psychological Science demanda au Docteur Roy Baumeister, un ardent défenseur de l’estime de soi, d’analyser  tout ce qui avait été publié sur le sujet. Son équipe conclut que la majorité des études ne rencontraient pas les standards scientifiques, seulement 200 études sur les 15 000 études analysées respectaient la rigueur scientifique.

Le docteur  Baumeister en est venu à la conclusion qu’avoir une haute estime de soi n’améliorait pas les résultats scolaires ou le succès dans une carrière. Cela ne diminue pas l’usage de l’alcool, ni ne réduit la violence. En fait, il existe de nombreuses personnes très agressives qui ont une très haute opinion d’elles-mêmes, ce qui détruit quelque peu la théorie que les gens sont agressifs pour pallier à leur faible estime de soi. Le docteur Baumeister a mentionné que les conclusions de son analyse ont é té la plus grande déception de sa carrière.

Une étude réalisée par Carol Dweck à l’université Columbia, a démontré que les louanges dont on couvre nos enfants peuvent avoir l’effet opposé à celui auquel on s’attendait.

L’étude s’est déroulée dans quatre classes de cinquième année de la ville de New York. Dans chaque classe, un élève a été choisi et retiré de la classe pour subir un test de quotient intellectuel non verbal. Le test consistait en une série de problèmes assez faciles, afin que tous les enfants soient capables de les compléter.

Une fois le test terminé, les chercheurs faisaient part à l’enfant du résultat obtenu et lui donnaient une phrase de louange. Il y avait deux types de louanges. La première soulignait leur intelligence : ‘’Tu dois être doué pour ce genre de test’’. L’autre phrase s’appuyait sur leur effort : ‘’Tu dois avoir travaillé vraiment fort à ce test’’. Le hasard déterminait qui recevait quelle phrase et cela n’avait aucun rapport avec le résultat obtenu.

Par a suite, les élèves eurent la possibilité de choisir leur test pour la deuxième partie de l’exercice. Il pouvait choisir un test plus difficile que le premier, mais les chercheurs indiquaient aux enfants qu’ils apprendraient beaucoup en essayant de compléter ce test. L’autre choix était un test aussi facile que le premier.

Les enfants chez qui l’on avait souligné l’effort choisirent à 90% de faire le test le plus difficile.  Ceux dont on avait vanté l’intelligence choisirent en majorité le test facile.

Lorsque nous disons aux enfants qu’ils sont intelligents, nous leur disons en fait qu’ils doivent s’assurer de toujours avoir l’air intelligent et de ne pas prendre le risque de faire des erreurs , Ces jeunes ont donc choisi de conserver leurs acquis et de continuer à paraître intelligents plutôt que de risquer de ne pas bien réussir l’autre test.

Pour le troisième test, il n’y avait aucun choix et le test était difficile car il était conçu pour des enfants deux ans plus âgés. Tous les enfants échouèrent le test, mais ceux qui avaient reçu des compliments pour leurs efforts lors du premier test ont simplement conclu qu’ils ne s’étaient pas concentrés suffisamment sur ce test ci. Plusieurs déclarèrent même que c’était leur test favori. Les enfants qu’on avait qualifiés d’intelligents ont pour leur part ressenti leur échec comme une preuve qu’ils n’étaient pas intelligents du tout.

Le dernier test était aussi facile que le premier. Les enfants louangés pour leurs efforts améliorèrent significativement leurs résultats, d’environ 30% en moyenne, par rapport au premier test. Ceux à qui l’on avait dit qu’ils étaient intelligents, firent moins bien au dernier test, avec un résultat inférieur en moyenne de 20%.

Il semble qu’encourager un enfant en soulignant ses efforts lui procure un sentiment de contrôle, car il croit alors avoir une chance de réussir en y mettant la quantité d’efforts requis. Complimenter l’intelligence implique une variable que l’enfant ne peut absolument pas modifier et sur laquelle il n’a aucun pouvoir ou contrôle. Cela ne lui procure aucun moyen ou recette pour faire face aux difficultés ou à l’échec.

Un enfant à qui l’on dit sans cesse qu’il est intelligent ou brillant en vient à ne pas voir les mérites de l’effort car il croit être capable de voguer avec ses talents naturels.

Un commentaire à l’occasion soulignant qu’un enfant est doué ou intelligent n’est pas mauvais en soi, mais il est préférable de lui faire comprendre que le succès lui viendra de ses efforts et des leçons tirées de ses erreurs. Cette approche plus ciblée, en soulignant les efforts plutôt que le talent inné semble être ce qui motive vraiment les enfants et les poussent à apprendre et à s’améliorer.

Nous voulons que l’enfant apprenne que la meilleure manière de faire face à un échec est de faire plus d’efforts, plutôt que de simplement abandonner.

 

Le compliment exagéré est pire qu’une injure.      –    Proverbe persan 
L’homme qui fait beaucoup de compliments pervertit l’usage des paroles en leur ôtant toute leur signification.    –   Axel Oxenstiern