Archives pour juin 2012

La famille d’abord

barriere

Il semble parfois plus facile d’être gentil avec les gens qui ne font pas partie de notre famille qu’avec nos proches.

Nous avons tendance à prendre notre entourage pour acquis. Nous savons que nous pouvons compter sur eux et qu’ils seront toujours là  pour nous. C’est réconfortant de savoir que notre réseau familial est solide.

Il arrive parfois que nos proches doivent payer pour notre mauvaise humeur. Lorsque nous sommes stressés ou épuisés par des facteurs extérieurs, ce sont souvent nos proches qui en verront les effets.

Notre partenaire ou nos enfants deviennent ainsi une cible facile lorsque les choses ne se déroulent pas bien pour nous. Nous avons tous un jour ou l’autre, blâmé notre conjoint pour un manquement mineur alors que la cause réelle de notre mécontentement était quelque chose d’extérieur à notre relation.

Nous ne sommes pas toujours conscients des raisons profondes de notre anxiété ou notre humeur. Certains couples se blâment mutuellement de façon routinière, s’accusent de ne pas combler les besoins de l’autre, alors que la blessure ou la négligence initiale s’est produite beaucoup plus tôt dans la vie, dans l’enfance ou l’adolescence.

Parfois, nous rentrons à la maison après une journée stressante au travail et réprimandons les enfants pour des écarts qui nous laisseraient froids en temps normal. C’est ce qui est arrivé au travail qui nous rend de mauvaise humeur mais nous laissons sortir notre frustration dans notre foyer, devant les gens qui nous aiment et nous soutiennent.

Nous devrions mettre des barrières, pas seulement pour écarter ceux qui nous blessent, mais aussi pour protéger les cibles faciles de nos frustrations. Les limites créent une distance émotionnelle entre les gens mais elles donnent aussi de l’espace et la possibilité d’un respect mutuel.

Lorsque nous laissons tomber les barrières parce que nous sommes en territoire ami, ce n’est pas toujours pour exprimer des sentiments de tendresse et d’amour; c’est aussi pour ventiler notre frustration et cela peut devenir très désagréable.

Lorsque nous sommes frustrés, nous avons souvent tendance à croire que notre famille doit combler tous nos besoins et désirs du moment. Ce serait plutôt le moment d’ériger une barrière autour de nous pour protéger nos proches de nos attaques pour des choses dont ils ne sont pas responsables.

Nous devons admettre notre responsabilité lorsque nous sommes moins qu’aimables avec notre entourage et prendre les moyens pour prévenir une récurrence.

J’essaie très fort dans ce genre d’article de ne pas m’afficher comme un modèle à suivre, ou une personne parfaite qui fait mieux que tout autre.  Dites-vous bien, que si j’étudie ces questions, c’est parce ce que je vois des lacunes et des choses à améliorer dans ma façon d’être. Comme le dit la phrase dans l’entête de ce blogue, ce sont des réflexions de la vie quotidienne.

J’essaie de comprendre l’esprit et le comportement humain pour trouver des raisons et des solutions aux différents problèmes que je rencontre dans mes relations avec les autres. Il n’y a rien de catastrophique mais il y a toujours place à l’amélioration.

Cet article-ci est d’ailleurs un de mes points faibles, j’ai parfois tendance à passer ma mauvaise humeur sur mes proches, peut-être parce ce que je sais que c’est sécuritaire car ils m’aiment, ne s’offusqueront pas trop et ne me laisseront pas tomber. Ce n’est pas une raison, alors je fais de mon mieux pour changer la dynamique. Si on  fait attention avec des étrangers, pourquoi pas avec nos proches?

Ne te réjouis pas si l’amitié t’autorise à dire des paroles désagréables à tes amis proches. Plus tu deviens proche de quelqu’un, plus le tact et la courtoisie sont nécessaires.
–     Oliver Wendell Holmes 

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Pressée de vivre

adolescent

Charmante Ado a terminé l’école ce midi, les vacances débutent! Hier soir, Tendre Moitié étant en voyage d’affaires, je l’ai invitée au restaurant de son choix. Elle m’a même surprise en commandant quelque chose de nouveau.

Nous avons eu une longue discussion sur l’éducation et le choix de carrière. Elle n’est plus aussi certaine de vouloir devenir zoologiste. Elle découvre de nouvelles professions dans ses lectures et elle est attirée par plusieurs. Elle a eu une courte période où elle voulait être enquêteur (détective), mais depuis quelques jours elle parle de devenir avocate.

Nous avons ainsi discuté du droit civil versus le droit criminel et de la différence entre l’avocat de la Couronne et celui de la défense. Je lui ai demandé si cela la dérangerait de défendre une personne qu’elle saurait avec certitude coupable. Je lui ai expliqué que chacun avait droit à la meilleure défense possible et qu’elle devrait faire de son mieux pour son client. Elle ne voyait pas de problème à cela. On verra avec la maturité si elle pensera toujours de cette manière, mais c’est possible, car elle tient de Tendre Moitié un certain pragmatisme et une attitude assez terre à terre, contrairement à moi qui est un tantinet plus émotive.

Elle lit beaucoup de romans de Kathy Reichs en ce moment, alors nous avons aussi parlé de la profession de coroner. Elle a aimé le côté enquêteur du travail et ne semblait pas rebutée par l’idée des autopsies. Elle laisse de plus en plus tomber la fantaisie de l’enfance; avoir son propre zoo, ou un hôtel pour animaux, pour se tourner vers des carrières où elle pense avoir un impact sur la société.

C’est son anniversaire dans quelques jours et ses suggestions de cadeaux ont définitivement tourné le dos à l’enfance. J’ai fait plusieurs magasins aujourd’hui à la recherche de quelque chose d’approprié à son âge mais en vain. Les jouets sont à oublier et nous avons déjà suffisamment de jeux de sociétés. Il y a très peu de choses intéressantes pour les adolescents sans tomber dans les gadgets électroniques.

Je vais donc probablement acheter des trucs non spécifiques aux ados comme des articles d’art (dessin et peinture) ou d’artisanat mais cela fait très sérieux je trouve. Ça grandit tellement vite que j’aimerais qu’elle puisse profiter de sa jeune adolescence sans faire tout comme les adultes.

Je me rappelle que je jouais encore à douze et treize ans, mais nous étions moins exposés au monde des adultes, car il n’y avait que la télé pour nous montrer le monde extérieur. Avec Internet maintenant, les choses se transmettent rapidement. Elle entend parler par ses amies de tout ce qui est dans les médias, du crime le plus sordide aux comportements les plus dégoûtants. Nous vivions dans un monde plus innocent au même âge.

Je ne suis pas convaincue que des ados de treize ans ont la maturité émotionnelle pour faire face à tout cela, mais il n’y a pas vraiment moyen de l’empêcher. Tout ce que l’on peut faire c’est d’être ouvert à en parler avec elle lorsqu’elle rapporte ce qu’elle a entendu et la rassurer sur le fait que le monde dont elle héritera n’est pas si horrible que cela. Seulement, les faits d’exceptions ont une valeur médiatique plus grande et on en parle plus. Cela n’en fait pas une norme et la vaste majorité des gens sont décents et respectueux des lois et des règles morales.

J’imagine que le monde peut paraître effrayant pour un tout jeune ado qui découvre toutes les horreurs possibles et imaginables sur le Web ou à travers les histoires rapportées par ses pairs. Il faut garder l’oeil et surtout l’oreille ouverte pour être capable d’en discuter avec notre jeune et remettre les choses en perspective.

On peut grandir et même vieillir mais pour sa maman on est toujours un petit enfant.   –   Jean Gastaldi

Raz de marée émotionnel

débordé

Charles Darwin s’est beaucoup intéressé aux émotions lors de ses voyages exploratoires. Il a observé que les expressions faciales des gens étaient semblables à travers le monde et qu’elles représentaient une certaine forme de langage universel.

Sa théorie était que les émotions sont nécessaires à notre survie. De nos jours, des imageries du cerveau semblent lui donner raison.

Il y a des centaines de sentiments, mais certains sentiments primaires  peuvent être reconnus à travers les différentes cultures. Ce sont la colère, la tristesse, la peur, la souffrance, la joie, l’amour, le dégoût et la honte. Chaque émotion primaire joue un rôle important dans nos relations avec les autres et nos réactions au quotidien.

Notre cerveau émotionnel nous protège et nous guide dans la bonne direction. Lorsque nous percevons un danger, nos émotions réagissent avant que nous ayions le temps de réfléchir. Lorsque nous ressentons un besoin, comme la faim ou un besoin de réconfort, il nous dirige vers la bonne destination.

Les émotions sont donc essentielles pour nous aider à prendre de bonnes décisions. L’amygdale, une section de notre cerveau, est notre système d’alarme  qui s’active lorsque nous ressentons des émotions primaires. Si nous ressentons une peur intense, l’amygdale prendra le contrôle de notre corps et nous fera réagir pour nous sauver du danger, avant même que nous puissions y penser. Il y a alors trois choix d’action : fuir,  rester immobile ou combattre.

Dans les temps préhistoriques, cette réaction instantanée était bien utile pour faire face aux prédateurs, mais lorsque nous l’utilisons dans nos relations avec les autres, le résultat n’est pas toujours très heureux. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons vraiment contrôler puisque l’amygdale prend les commandes sans nous demander notre avis.

Notre manière de gérer nos émotions influence notre capacité à résoudre les conflits dans nos relations. Lors d’un conflit intense, notre amygdale prend le contrôle et nous sommes alors submergés par une rafale de réactions physiques. Notre cœur se met à battre plus vite, notre pression monte, le sang afflue à notre visage et nos mains se mettent à transpirer.

Il devient alors très difficile d’écouter, de raisonner ou de réagir de façon rationnelle. Notre corps est rempli d’adrénaline et d’autres hormones de stress et se prépare à se battre ou à fuir.

Le problème lorsque nous réagissons instinctivement à un danger perçu lors une discussion corsée est que parfois nous allons chercher autour de nous le moindre détail qui pourrait justifier notre réaction. Au lieu d’éteindre le feu, nous l’alimentons et notre colère enfle et peut se maintenir pendant des heures et nous pouvons alors débiter les pires insultes ou commentaire,s que nous risquons de regretter une fois calmés.

Une dispute au sujet du ménage peut dégénérer sur des accusations de ‘’tu fais toujours ceci ‘’ ou ‘’tu ne dis jamais cela’’ ou ‘‘telle chose n’a jamais été réparée »,  »telle promesse n’a pas été tenue » et cela devient impossible à régler car trop de problèmes externes se sont maintenant ajoutés au problème initial. Nous cherchons une personne à blâmer pour la situation présente en examinant tout ce qui cloche dans notre environnement ou notre relation.

La meilleure solution serait de demander une trêve un ‘’time-out’’. Lorsque les émotions atteignent un trop haut niveau; il faudrait alors s’entendre pour prendre une pause et laisser les interlocuteurs se calmer. Mieux vaut reprendre la discussion ultérieurement que de voir les choses dégénérer.

Nous pouvons dire des choses vraiment blessantes lors de ces discussions enflammées. Certaines personnes croient que ce qui est dit dans le feu de l’action est la vérité absolue et représente les ‘’vraies’’ pensées de la personne. Au contraire, ces déclarations signalent plutôt que nous sommes submergés et que nous ne pouvions faire mieux sur le moment que d’énoncer des phrases lapidaires qui ne font qu’envenimer les choses.

Nous réagissons comme un animal traqué et coincé. Le meilleur des chiens mordra s’il se sent menacé. Il faut essayer de comprendre le contexte et ne pas tenir rigueur pour des propos qui ont dépassé la pensée. Ce qui ne veut pas dire que tout peut être dit sans conséquence, il faut seulement reconnaître que dans le feu de l’action, nous pouvons tous dire des paroles malheureuses.

Lorsqu’un des interlocuteurs est vraiment bouleversé, il est inutile de chercher à régler le problème et en arriver à une conclusion heureuse. Un temps mort, de quelques minutes à quelques heures dépendant de l’intensité des émotions, permettra de remettre les choses en perspective et à notre corps de retrouver son calme. Notre esprit sera alors plus apte à gérer adéquatement le problème et à trouver des solutions.

Le véritable art de la conversation n’est pas de dire ce qu’il faut quand il faut, mais de ne pas dire ce qu’il ne faut pas quand on en a tellement envie.    –  Dorothy Nevill
Dans les grandes émotions, la solitude est parfois salutaire.    –     Joseph Lallier

Entendre ce qui n’est pas dit

parolesLe langage parlé est évidemment très important dans la vie de tous les jours. Parallèlement, la communication non verbale peut révéler plus que ce que nos paroles soigneusement choisies peuvent énoncer. Il arrive même que nos paroles soient en contradiction avec notre langage non verbal .

Nos paroles peuvent être mal interprétées ou incomprises, mais ce sont surtout nos signaux non verbaux qui entrent en ligne de compte. Il y aura inévitablement confusion lorsque notre message verbal n’est pas conforme à nos signaux non verbaux. Nous sommes tour  à tour les victimes et les dispensateurs de messages compliqués et contradictoires. 

La grande majorité de notre communication non verbale se fait sans que l’on en soit conscient et sans contrôle de notre part. Nos signaux non verbaux communiquent beaucoup d’informations à notre sujet et sur notre état d’esprit.

En fait, c’est presque miraculeux que nous arrivions à nous comprendre lorsque l’on voit la complexité de la communication humaine.

Nous communiquons constamment avec notre visage, notre ton de voix et notre corps, plus encore qu’avec nos paroles. Nous pouvons être persuadés d’être complètement détendus alors que notre famille nous répond comme si nous étions en colère ou tendus. Il se peut que nous n’ayions pas conscience des signaux que nous envoyons.

Plusieurs disputes pourraient être évitées si nous prenions l’habitude de vérifier nos suppositions. Nous pensons souvent savoir comment l’autre se sent mais nous ne prenons pas le temps de confirmer notre perception.

Lorsqu’une personne dit une chose et que son non verbal exprime quelque chose de complètement différent, il faut d’abord se soucier du langage corporel.  Si une personne affirme que tout va bien mais a l’air triste ou abattu, nous pouvons habituellement faire confiance à notre instinct. Nous avons tous des intuitions qui nous guident dans notre décodage de la communication. Parfois, nous nous fions aux paroles et plus tard réalisons que nous aurions dû nous fier à notre intuition qui elle avait décodé les signaux non verbaux pointant dans une autre direction.

Notre intuition, nos expériences passées, notre éducation et nos croyances façonnent notre émetteur et notre récepteur de communication non verbale. Un geste ou un regard peut signifier une foule de choses ou même rien du tout. Tout dépend de comment nous avons construit nos croyances. Quelque chose de très insultant pour nous peut passer complètement inaperçu chez quelqu’un d’autre qui n’a pas été affecté par les mêmes expériences. Une personne qui a été ignorée ou a  manqué d’attention dans son enfance réagira très mal à tout ce qu’elle percevra comme une marque d’indifférence ou d’insouciance envers sa personne. Une personne n’ayant pas eu ce genre d’enfance ne sera pas autant affectée par ces mêmes signaux non verbaux .

Pour améliorer notre compréhension non verbale, mieux vaut examiner un groupe de signaux pour confirmer une intuition, au lieu de se fier à un seul point. On met souvent trop d’emphase sur notre perception d’un signal donné alors que nous devrions y joindre tous les signaux pour avoir une image réelle de la situation. L’attitude générale d’une personne est beaucoup plus importante qu’un geste isolé.

Un autre élément important à considérer est le contexte entourant la communication. Certaines situations exigent un comportement plus formel qui pourrait être interprété différemment dans un autre contexte. Une personne pourrait nier être en colère lors d’une soirée en groupe, mais serait prête à l’admettre si elle était en tête  à tête.  Un parent aura tendance à prétendre que tout va bien devant les enfants mais aura de la difficulté à faire correspondre ses signaux non verbaux avec ses paroles. Il faut alors remettre la discussion à un moment plus opportun où il sera possible de communiquer.

Le choix du moment est un élément critique. Si une personne est fatiguée, pressée, stressée, affamée, il y a peu de chances qu’une discussion sur un point litigieux soit constructive.

Les études démontrent que les gens se déclarent plus satisfaits de leur vie et ont moins de symptômes physiques les jours où ils se sentent compris par les autres dans leurs communications verbales. Lorsque les gens se sentent écoutés, ils se sentent plus calmes et sereins et il y aurait même une certaine sensation de soulagement d’avoir réussi à faire comprendre à autrui ses émotions.

Dans le titre: La chose la plus importante en communication, c’est d’entendre ce qui n’est pas dit.    –   Peter Drucker
Parler est le plus moche moyen de communication. L’homme ne s’exprime pleinement que par ses silences.    –   Frédéric Dard

 

Manucure canine

pyrenees

Hier, j’ai coupé les griffes de Toutou Parfait et comme à l’habitude, elle s’est laissée faire même après que je lui ait accidentellement taillé une griffe un peu trop courte. Elle m’a laissé éponger les quelques gouttes de sang en me regardant avec un air de martyr, mais a vaillamment attendu la fin de la séance.

J’utilisais un nouveau coupe-griffes qui en fait était d’une piètre qualité. Les lames n’étaient pas assez solides pour les griffes d’un gros chien. Après l’incident, j’ai décidé de ne pas faire Tête de Mule, car avec elle c’est tout un cinéma chaque fois qu’on lui coupe les griffes. Une personne doit la maintenir couchée en se mettant à califourchon au dessus d’elle, sans s’appuyer bien sûr. Elle déteste les manucures et je n’allais pas essayer avec un outil défectueux.

Aujourd’hui, nous sommes allés échanger l’outil fautif pour un coupe-griffes de meilleure qualité (lire: plus cher). Par contre, au lieu de les tailler moi-même, j’ai envoyé Tendre Moitié et Charmante Ado au nouveau petit centre commercial tout près de chez nous. Il y a là entre autres, une animalerie qui fait des soins de toilettage et aujourd’hui c’était une journée porte ouverte pour attirer de nouveaux clients. Il y avait des jeux gonflables, des tirages, des spéciaux au restaurant et l’animalerie offrait la taille des griffes gratuite pour un chien.

Tête de Mule s’est donc vu offrir un tour en décapotable jusqu’au centre commercial. J’ai préféré faire le ménage plutôt que d’aller voir notre chien donner bien du fil à retordre à l’employée de l’animalerie.

Je me suis trompée royalement. Tête de Mule est arrivée comme  un reine trônant sur le siège arrière de la voiture. Elle est descendue, puis en laisse, a fait le tour de tous les enfants qui voulaient la caresser. Lorsqu’est venu le temps des griffes, elle s’est assise et a DONNÉ la patte à la technicienne et n’a pas bronché une seule fois durant toute l’opération. Elle se contentait de regarder autour d’elle avec intérêt et ne se souciait pas le moins du monde de ce qui se passait avec ses griffes.

Nous avons ainsi découvert que notre Tête de Mule est un chien très sociable qui aime les situations sociales où il y a beaucoup de gens. Elle ne passe pas inaperçue et  elle est extrêmement douce avec tout les gens qu’elle rencontre. Elle adore être caressée et cette petite sortie parmi le monde lui a fait le plus grand bien.

Ce n’est pas un chien que l’on amène partout habituellement, premièrement parce qu’elle est très grande et lourde. Elle prend beaucoup de place dans une voiture. Deuxièmement, Tête de Mule n’est pas un modèle d’obéissance et nous ne pensions pas qu’elle réagirait bien dans un endroit bruyant et plein d’enfant excités.

En fait, elle a changé du tout au tout en se retrouvant entourée de gens. Elle marchait au pas en laisse, s’asseyait sur demande et attendait bien calmement pendant que Tendre Moitié discutait avec des gens. Le comble a été de recevoir des compliments sur notre chien si bien dressé et si obéissant! On ne l’a jamais vue comme ça.

Nous avons immédiatement décidé de la socialiser le plus possible. Nous prévoyons amener les chiens en alternance lors de nos promenades en voiture, en autant que la destination soit intéressante pour eux. J’imagine que les chiens ont aussi besoin de voir du monde et des choses différentes, de sortir de la maison une fois de temps en temps Ce doit être bon pour leur moral, car pour Tête de Mule, cela a été miraculeux.

Je ne demande ce que le chien pense de nous lorsqu’il nous voit pisser dans son bol d’eau.    – Penny Ward Moser