Archives pour juin 2012

Les cerveaux marins

 mer

Le vidéo ci-haut est un très court extrait du vidéo IMAX de l’organisation One World One Ocean.

Je viens de consulter une étude intéressante dans l’édition de juin du Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences.

Cette étude démontre que les dauphins ont évolué au fil des millénaires en modifiant leurs gènes responsables pour le cerveau et le métabolisme.

Il y a environ 50 million d’années, l’ancêtre de tous les cétacés, un groupe comprenant les baleines et les dauphins, a commencé sa transition d’animal terrestre  à aquatique. Pour ce faire, il a dû développer plusieurs adaptations: laisser tomber ses membres, développer des nageoires et devenir capable de retenir sa respiration pour une longue période de temps.

Les scientistes ont comparé environ 10 000 gènes chez le  grand dauphin (bottlenose) avec ceux de huit autres animaux et l’humain . Ces animaux étaient : la vache (le mammifère le plus près du dauphin selon leurs génomes), le cheval, la souris, l’éléphant, l’opossum, l’ornithorynque et la poule.

En étudiant leurs mutations, ils ont pu identifier quels gènes ont évolué se sont se propagés aux générations futures des dauphins, en les comparant aux gènes semblables des autres espèces.

Si un gène de dauphin présente plus de mutations qu’un gène de vache par exemple, cela signifie que le gène a évolué de façon active à un moment donné.

228 des gènes étudiés ont connu un changement drastique.  Vingt-sept d’entre eux étaient impliqué avec le système nerveux (cerveau et organes sensoriels). Il y avait aussi plusieurs modifications aux gènes impliqués dans le métabolisme, tout comme on peut le voir chez les primates, ce qui est important, car le cerveau  utilise beaucoup plus d’énergie que les autres parties du corps.

L’étude semble pointer vers l’hypothèse que les modifications de ces gènes ont mené  à une plus grande intelligence chez les dauphins.

Les chercheurs ont aussi constaté que les dauphins ont évolué plus lentement que d’autres animaux, un trait que l’on retrouve chez les autres mammifères ayant de gros cerveaux.  On peut observer beaucoup plus de mutation dans l’ADN des vaches que dans celui des dauphins. On retrouve le même phénomène chez les primates et les éléphants.

Les primates,  les éléphants et l’humain investissent plus de temps avec leurs bébés et ils en ont moins, ce qui ralentit leur évolution.

Ces changements pourraient expliquer pourquoi les dauphins sont exceptionnellement intelligents, capables d’utiliser des outils et peuvent communiquer entre eux et avec les humains. Les dauphins se reconnaissent dans un miroir et  comprennent le concept du zéro, ce qui est habituellement réservé aux primates et aux humains.

Lorsque l’on parle d’intelligence, de comportement social et de communication, les dauphins semblent plus près de nous que nos cousins les singes et les gorilles, selon certains chercheurs. Ils ont un sens de leur identité sociale et interagissent et comprennent l’état de santé et les sentiments des autres dauphins de façon tellement rapide que c’est comme si ils étaient connectés entre eux selon un chercheur.

Le sens de la vie : le but de tout est d’évoluer.    –    Bernard Werber

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Roi pour un jour

un jour

Un des blogues que je lis quotidiennement a un article très intéressant aujourd’hui. Le blogueur est présentement en vacances en Ontario avec sa famille. Il habite au Colorado mais est Canadien. Durant le trajet et à destination, il a eu la possibilité de faire plusieurs activités avec des amis et de la famille.

Par exemple, il a passé une journée sur un yacht tout neuf sur le lac Michigan à Chicago. Il mentionne qu’il y a plusieurs manières  de voir ce type d’expérience. On peut simplement envier la personne qui peut se permettre cette extravagance ou l’on peut se dire qu’un jour, nous aurons aussi les moyens de le faire et alors travailler très fort, gagner ET épargner beaucoup d’argent pour s’acheter un yacht ou tout autre bien qui nous attire.

Là où ça devient intéressant, c’est lorsqu’il partage sa propre vision de ces expériences. Il les apprécie grandement mais postule que s’il avait un yacht, une maison luxueuse, un jet privé ou tout autre bien matériel; il s’habituerait très rapidement à leur présence et ne retirerait plus autant de plaisir de les avoir en sa possession. On s’habitue à tout, même au luxe et la nouveauté est très éphémère par définition.

Ce qu’il suggère c’est que toute nouveauté occasionne un plaisir maximum au tout début, en général dans les premiers jours. Par la suite, le plaisir diminue progressivement au fur et à mesure que l’on s’habitue à la présence de l’objet dans notre vie, que ce soit une voiture, une maison ou un avion. La sensation d’émerveillement des premiers jours ne reviendra jamais.

Donc, il voit toutes ses occasions passagères comme étant sa chance d’être Roi pour un jour. Si un employeur nous paie un voyage dans un endroit plus chic que ce que nous pouvons nous permettre ou qu’un ami nous amène passer une journée sur son yacht, il faut voir ces occasions comme notre opportunité de vivre le meilleur moment de l’expérience nouvelle sans avoir à débourser l’argent. Nous sommes alors Roi pour un jour et profitons au maximum de l’expérience. Si on a l’occasion de le faire une deuxième fois un jour, ce ne sera probablement pas, sauf exception, aussi bien que la toute première fois.

J’aime beaucoup cette vision des choses. On évite ainsi l’envie qui ne mène à rien, le travail et la dépense pour obtenir quelque chose qui sera de moins en moins apprécié et nous ne connaîtrons jamais les dessous de l’expérience comme l’entretien, les coûts d’exploitation et de réparations.

C’est certain que nous ne connaissons pas tous des gens riches ou même bien nantis qui nous permettront de vivre des aventures extravagantes avec leurs joujoux. Nous n’avons pas tous un employeur prêt à nous payer un voyage d’affaires plus ou moins exotique.

Cependant, nous avons probablement  la possibilité de vivre des expériences qui sortent de notre ordinaire à l’occasion. Que ce soit une journée de congé inespérée, un massage dans un spa reçu en cadeau, un hôtel plus luxueux que ce que nous pouvons nous payer, obtenu grâce  à des recherches exhaustives ou une promotion incroyable.

Plutôt que de nous lamenter que c’est vraiment dommage de ne pas être capable d’avoir ces expériences dans notre quotidien,  voyons cette occasion comme une fête où nous sommes rois pour cette journée et profitons pleinement de l’expérience pendant le moment où elle rapportera le maximum de plaisir. Puis, laissons-la dernière nous sans arrière pensée en ne gardant que le souvenir de cette journée inoubliable.

Pour ceux que ça intéresse, le blogue en question se nomme Mr Money Mustache et cet homme a atteint l’indépendance financière dans la trentaine. Son blogue est fascinant si vous pouvez mettre de côté les fréquents jurons qui ponctuent ses textes  et ne les voir que comme un assaisonnement qui ajoute du piquant au contenu.

 

Vivez content, vous vivrez en roi.     –  Proverbe oriental 
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
–   François de La Rochefoucauld

Sauter les barrières

Pyrénée

Il y a quelques mois je vous mentionnais que je trouvais que Tête de Mule n’avait pas droit aux mêmes avantages que Toutou Parfait et cela m’occasionnait un cas de conscience. Depuis, Tête de Mule a graduée de la salle de bains  à l’accès total de la cuisine, du hall d’entrée et de la salle de bains pendant la nuit.

Nous utilisons trois barrières de bébé pour bloquer l’accès au salon, à la salle à manger et au sous-sol. Cela fonctionne parfaitement bien depuis ce temps. Elle est sage comme une image sauf en cas d’orage ou de feux d’artifices. La semaine dernière, durant un orage, elle a sauté par dessus la barrière du sous-sol et elle a dévalé les marches jusqu’en bas. Elle semblait très étonnée de se retrouver au sous-sol.

Lors des feux d’artifices de la St-Jean, elle a sauté par dessus la barrière du salon trois fois et est montée à l’étage pour nous retrouver car elle avait peur. Ce matin, elle a décidé que l’aspirateur robot Roomba, qui démarre tout seul à neuf heures tous les matins depuis des mois, était un objet TRÈS effrayant, au point où elle a sauté la barrière de la salle à manger pour y échapper.

Nous n’installons pas ces barrières au ras du sol. Nous les mettons à environ 10 pouces (25 centimètres) du sol pour que les chats puissent circuler librement (Grande Patronne est plutôt corpulente). Cela fait une hauteur totale assez importante pour Tête de Mule qui n’est pas le chien le plus athlétique. Il faut croire que la peur lui donne des ailes.

Je réalise donc que mes trois barrières ne sont que du décor  de théâtre et que Tête de Mule reste du ‘’bon‘’ côté parce qu’ELLE le veut bien. Je pense donc lui donner accès au rez-de chaussée au complet dès ce soir. Je vais garder la barrière de bois qui bloque l’escalier vers l’étage seulement.

Tête de Mule fait beaucoup de progrès et du coup, sa vie devient plus intéressante. Les aboiements sont réglés grâce au collier anti-aboiement, donc, on n’est pas obligés de la rentrer parce qu’elle dérange les voisins, elle fait des tours en décapotable en alternance avec Toutou Parfait et maintenant, elle aura encore plus d’espace pour la nuit.

En passant, nous avons découvert un défaut à Toutou Parfait. Depuis quelques mois, je la voyais engraisser rapidement. Pourtant, je n’avais rien changé à sa nourriture. Nous avons essayé de couper les portions et de diminuer les biscuits au coucher (passant de quatre biscuits à deux, que je coupe pour en faire quatre morceaux, mais elle n’est pas dupe).

C’est en nous consultant que nous avons découvert le pot en roses. Personne n’est officiellement en charge de nourrir les chats, chacun remplit le bol lorsqu’il passe devant et voit qu’il est vide. Toutou Parfait dévore la nourriture des chats, nous l’avons surprise  à quelques reprises et elle sait très bien que n’est pas permis.

Depuis deux semaines,  j’ai mis le plat des chats hors de sa portée et elle retrouve rapidement sa taille normale. C’est vital pour elle car à presque huit ans, elle fait de l’arthrose et elle commence à avoir de la difficulté avec les escaliers.

Voilà, c’était une mise à jour de notre Arche de Noé.

Plus grand est l’obstacle, et plus grande est la gloire de lesurmonter.   –   Molière
Celui qui connaît les obstacles les renverse.     –   Sri Nisargadatta Maharaj

Poids perdu, jamais retrouvé

SAIN

Une étude publiée aujourd’hui dans le Journal of the American Medical Association suggère qu’une diète Méditerranéenne ou à faible indice glycémique offrirait la meilleure chance de maintenir une perte de poids.

Le but de cette étude était d’examiner les effets de trois diètes différentes sur la dépense énergétique et les taux hormonaux suite à une perte de poids.

Les participants à cette étude ont suivi une de ces trois diètes; la première était faible en gras, la seconde était faible en hydrates de carbone(semblable à Atkins) et la dernière était à faible indice glycémique (genre Montignac ou Méditerranée).

La diète à faible indice glycémique se concentre principalement sur les protéines, les fruits, les légumes, les noix, l’huile d’olive et les grains entiers.

Des études précédentes ont démontré que maigrir réduit la dépense en énergie du corps humain ce qui le rend plus sujet à reprendre le poids perdu.

Durant la première partie de l’étude, les participants ont suivi une diète consistant en 45% d’hydrates de carbone, 30% de gras et 25% de protéines. Les sujets ont perdu entre 10 et 15% de leur poids durant les trois premiers mois.

Durant les trois mois suivant, les sujets suivirent chacune de ces trois diètes pendant un mois :

  • Faible en gras, limitant les gras à 20% des calories totales
  • Faible en hydrates de carbone, limitant les hydrates de carbone à 10% des calories totales
  • Faible indice glycémique, se composant de 40% d’hydrates de carbone, 40% de gras et 20% de protéines.

Après l’analyse des résultats, on a démontré que la diète faible en gras avait les pires résultats. Les participants ont vu leur taux de tri-glycérides augmenter et leur taux de bon cholestérol diminuer.

La diète faible en hydrates de carbone est celle qui apporte la meilleure dépense énergétique car les gens qui la suivent brûlent en moyenne 300 calories de plus par jour que ceux qui suivent une diète faible en gras.  Une dépense de 300 calories équivaut environ à une heure d’exercice modéré. Toutefois, il semble que ce type de diète ait un impact négatif sur les taux hormonaux en augmentant le taux de cortisol, une hormone du stress, et le taux de CRP qui est une mesure de l’inflammation.

La diète à faible indice glycémique permet de brûler environ 150 calories de plus que la diète faible en gras sans avoir d’impact négatif puisqu’elle améliorerait les taux de cholestérol et réduirait les risques de maladies cardiaques et de diabète.

Ces résultats semblent indiquer que la diète à faible indice glycémique serait la diète idéale. L’index glycémique mesure l’impact des hydrates de carbone sur le taux de glycémie (quantité de glucose qui circule dans le sang).

Les résultats de cette étude soulèvent la notion que toutes les calories ne sont pas égales du point de vue métabolique. La composition des calories serait aussi importante. Finalement, toutes les diètes fonctionnent et nous font perdre du poids mais le problème est que nous reprenons rapidement le poids perdu et c’est ce que je veux éviter une fois pour toutes.

Cela m’apporte d’intéressants questionnements. Cela tombe plutôt bien car il y a quelques semaines, j’ai acheté quatre livres de recettes Montignac, à la vente de livres usagés. Je trouvais les recettes intéressantes et je vais en essayer quelques unes.

Je crois que ce type de diète nous plairait probablement davantage que de simplement restreindre les hydrates de carbone comme nous le faisons présentement. C’est plus varié et plus facile à suivre à l’extérieur de la maison.

Je vais continuer mes lectures sur ce sujet car nous tentons de trouver le plan alimentaire optimal pour nous maintenir sains et actifs pendant de très nombreuses années encore. Je vous en reparle dans deux semaines au prochain rapport mensuel du projet santé.

Mourir en bonne santé, c’est le voeu le plus cher de tout bon vivant bien portant.
–   Pierre Dac 
Un régime, c’est la courte période de privations qui précède une augmentation de poids.
–    Auteur inconnu

Rira bien qui rira le dernier

humour

J’ai lu aujourd’hui un article très intéressant dans le Scientific American, sur le rire chez les animaux, plus particulièrement chez les rats.

Une des découvertes les plus significatives de la dernière décennie, serait que les rats, particulièrement les jeunes rats, peuvent rire. Un scientifique, Jaak Panksepp,  a publié un article sur le sujet dans la revue Behavioural Brain Research.

Il semblerait que les rats ressentent du plaisir durant leurs jeux avec d’autres rats et qu’un moyen d’enrichir le processus relationnel de communication  et de former un engagement social est d’utiliser une forme primitive du rire.

Nous sommes loin du rire humain, mais le rire chez les rats se produirait à une haute fréquence (50 kilohertz) et consisterait en une série de pépiements qui sont différents de toutes leurs autres vocalises.

Durant plusieurs années, Jaal Panksepp et ses assistants ont mené plusieurs études sur le rire chez les rats et elles ont toutes démontré qu’il y a un chevauchement très net entre les caractéristiques fonctionnelles et expressives des pépiements des jeunes rats comparées au rire chez de jeunes enfants.

Pour faire rire les ratons, M. Panksepp utilisait le chatouillement. Les rats sont très chatouilleux, particulièrement dans la région de la nuque et c’est aussi à cet endroit que les ratons s’attaquent lorsqu’ils jouent à renverser un autre rat sur le dos  et à  le clouer au sol.

Les rats les plus chatouilleux étaient aussi ceux qui étaient les plus joueurs. Le scientifique a découvert que le rire chez les rats encourageait l’attachement. Les rats chatouillés vont chercher des contacts avec les mains humaines qui les ont fait rire précédemment.

Comme pour les humains, un stimulus environnemental négatif diminuera dramatiquement l’apparition du rire chez les rats. Par exemple, même si on chatouille un rat constamment, une odeur de chat dans les parages empêchera le rat de rire.

Le scientifique a aussi découvert que les femelles adultes sont plus réceptives que les mâles mais qu’il est plus difficile de faire rire des adultes en les chatouillant que de jeunes ratons, sauf si les adultes ont été chatouillés très souvent depuis leur enfance.

Si l’on donne le choix à un raton entre deux rats adultes, un qui pépie beaucoup et un qui ne le fait pas; le raton passera sensiblement plus de temps avec l’adulte qui semble plus joyeux.

Alors, est-ce que le rat rit vraiment, ou bien est-ce seulement une réaction instinctive comme le ronronnement chez le chat? Difficile à vérifier pour nous car l’oreille humaine ne perçoit pas de son au-delà de 20 kilohertz. Je peux cependant confirmer que les rats adorent être chatouillés et qu’ils sont plus attirés vers moi qui suit la seule à leur faire des chatouilles, pour le moment. Mais je crois que tout le monde va s’y mettre.

 

Le rire est un tranquillisant sans effets secondaires.    –   Arnold H. Glasgow