Archives pour avril 2012

L’embarras du choix

HONTE

Le terme ‘’mourir de honte’’ est très puissant mais tout à fait adéquat lorsque l’on se retrouve dans une situation complètement embarrassante; mourir nous semble alors une option tout à fait préférable à l’embarras que nous vivons.

Certaines personnes semblent presque immunisées contre l’embarras, d’autres y succombent à la moindre occasion. Pour ma part, j’y étais plus sujette dans ma jeunesse, maintenant, j’aurais tendance à hausser les épaules avec fatalité mais à ne pas trop m’en faire.

Je crois que l’élément primordial pour garder les choses en perspective est de demeurer dans le moment présent. Une fois le moment embarrassant passé, il appartient au passé et il ne faut pas le ramener perpétuellement dans le présent.

Nous avons tendance à nous excuser lorsque nous faisons quelque chose d’idiot et d’embarrassant. Nous ne nous sentirons pas mieux si nous continuons à nous excuser de notre ineptie, en fait, nous continuerons à nous sentir honteux parce que nous empêcherons ce petit moment de notre vie de prendre sa place dans notre passé en le ramenant toujours dans le présent.

Nous sommes ce que nous sommes. Certaines personnes sont très transparentes et on pourrait presque lire leurs pensées et leurs émotions sur leur front. Ce type de personne montrera plus facilement son embarras qu’une personne qui a l’habitude de garder ses sentiments pour elle-même et ne les affichera qu’à quelques personnes en qui elle a confiance.

Lorsque le moment embarrassant a passé un certain temps dans le passé, il est sain de le revoir pour y mettre une certaine perspective. Était-ce vraiment si embarrassant que cela, ou êtes-vous capable d’en rire aujourd’hui? Nous aurions préféré mourir à ce moment-là mais aujourd’hui nous voyons bien que nous avons passé à travers et nous ne nous en portons pas plus mal. Le temps arrange bien des choses.

Pour éviter l’embarras, tout est une question d’attitude. Tendre Moitié n’est pas tellement sujet à l’embarras. Il le ressentira rarement et si quelqu’un cherche à le mettre dans l’embarras, il aura une réaction tout à fait saine de rire de la situation. Les gens ont alors très peu de prise sur lui car il ne se laisse pas embarrasser.

Dans l’embarras, il y a une grande part de peur du jugement des autres. Si nous sommes seuls lorsqu’un évènement gênant se produit, nous évitons l’embarras car personne n’a été témoin de notre moment moins que parfait.

L’embarras est fréquent chez les perfectionnistes. J’ai une certaine tendance de ce côté. Si nous sommes embarrassés, c’est habituellement parce que nous n’avons pas respectés nos standards. Nous avons des attentes et des exigences envers nous-mêmes mais nous ne pouvons pas les atteindre en tout temps. Il y a donc un certain écart entre nos attentes et notre performance.

Un dernier conseil; ne nous gênons pas pour comparer nos bloopers avec les autres. C’est très sain, cela nous permet de nous moquer un peu de nous-mêmes et de rire des aventures des autres. On trouvera toujours quelqu’un qui a vécu quelque chose de beaucoup plus embarrassant que nous et qui y a survécu.

 Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n’a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.    –   Anna Gavalda

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La sérénité vient avec l’âge

remords

Une étude publiée aujourd’hui dans la revue Science suggère que les jeunes ont tendance à ruminer leurs regrets alors que les adultes plus âgés apprennent à ne pas perdre leur temps à se ronger de remords par des évènements qu’ils ne peuvent pas changer.

Contrairement aux adultes en bonne santé, les jeunes et les adultes dépressifs jugent les occasions manquées et les pertes réelles avec autant de regret l’une que l’autre, même s’ils n’étaient pas directement responsables de la situation.

Pour atteindre un niveau de santé émotionnelle stable et arriver à être heureux durant notre vieillesse, il serait essentiel de dompter cette habitude de se morfondre sur nos erreurs et nos manquements.

Les jeunes pour leur part, tireraient tout de même avantage d’un certain sentiment de regret car cela les motiverait à apprendre de leurs erreurs.

Les résultats de l’étude suggèrent que les jeunes ainsi que les adultes dépressifs ressentent le regret plus intensément que les gens âgés en santé. Ceux-ci seraient plus aptes à supprimer ou à écarter tout sentiment de regret qui pourrait surgir.

Durant un test de l’étude, 15 adultes en santé et 15 adultes dépressifs ont joué à un jeu sur un ordinateur pendant qu’on mesurait leur rythme cardiaque et leur taux de sudation. Ce type de mesure reflète notre état émotionnel.

Les adultes en santé n’affichaient pas une grande différence dans leurs mesures quel que soit leur performance durant le jeu. Chez les adultes dépressifs par contre, s’ils rataient des opportunités, cela diminuait leur réponse physiologique; leur rythme cardiaque ralentissait et ils suaient moins, indiquant un sentiment d’abattement.

Ces gens ont par la suite été interrogés sur leurs regrets dans la vie et à quel point cela pouvait les tourmenter. Est-ce que les regrets les empêchaient de prendre plaisir à leur vie sociale ou leurs loisirs?

Les adultes en santé ont indiqué avoir moins de pensées obsédantes et intrusives en rapport avec leurs regrets et rapportaient être moins sensibles au regret dans leur vie quotidienne.

Le regret peut être une arme à deux tranchants. Il nous enseigne à modifier notre comportement lorsqu’un résultat n’est pas à la hauteur de nos attentes mais il peut aussi mener à la dépression. Les adultes plus âgés doivent ajuster leur manière de gérer les regrets car s’ils réagissaient comme les jeunes adultes, ils risqueraient de devenir déprimés.

En général, les personnes plus âgées auraient tendance à moins se blâmer que les jeunes ou les autres adultes dépressifs. Ils seraient capables de discerner entre les actions dont ils sont responsables et celles qu’ils ne peuvent contrôler.

Ce mécanisme devient un désengagement face au regret, une stratégie de défense qui se développe en vieillissant et qui permet aux personnes plus âgées, qui n’ont plus autant de temps ni d’opportunités pour s’amender, de ne pas se morfondre dans des regrets au sujet de choses qu’ils ne pourront pas modifier.

Les jeunes, au contraire, ont toute leur vie devant eux et beaucoup de temps pour regretter ou répéter leurs erreurs s’ils ne parviennent pas à apprendre de ces expériences.

Le regret en dose modérée serait donc bénéfique durant notre jeunesse pour nous permettre de corriger le tir et de prendre de meilleures décisions dans le futur. En vieillissant nous développons une sérénité qui nous permettra de passer par-dessus les choses contre lesquelles nous ne pouvons rien.

 

Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence.     –   Prière de la Sérénité
Le seul temps vraiment perdu est celui qu’on passe à regretter les occasions manquées.    –   Grégoire Lacroix

Carpe Diem

bohneur

Depuis l’Antiquité, nous nous soucions énormément de l’importance du bonheur dans notre vie.

Les psychologues modernes suggèrent maintenant que le bonheur relève de deux concepts bien distincts: l’hédonisme, qui représente un bonheur centré sur le plaisir et l’eudémonisme  qui lui se concentre sur l’accomplissement personnel.

Platon, Épicure, et Marc-Aurèle ont tous disserté sur le thème du bonheur, mais Aristote est celui qui est allé le plus en profondeur sur le sujet.

Selon Aristote, l’eudémonisme résulterait d’une vie vécue à son plein potentiel ou en accord avec des valeurs internes. L’eudémonisme serait ainsi marqué par un comportement noble sans autre but ultérieur, Aristote croyait aussi que l’eudémonisme était un jugement objectif que les autres portaient sur la vie d’un individu APRÈS son décès, à savoir s’il avait vécu une bonne vie (The Good Life).

De nos jours, certains semblent voir une certaine hiérarchie morale entre les deux types de bonheur, allant jusqu’à décrire l’eudémonisme comme étant plus objectif, plus complet et moral que l’hédonisme.

L’hédonisme est la recherche du plaisir, surtout par les sens, tout en essayant de minimiser le plus possible la douleur ou la souffrance.

Dans le domaine de la philosophie, on remarque parfois que le bonheur de type hédoniste est souvent le résultat d’un comportement répréhensible. Par exemple, certaines personnes peuvent prendre plaisir à torturer des animaux.

Nous serions donc tentés d’attribuer un jugement moral à ce type de bonheur. Quelques activités néfastes pour nous peuvent aussi nous apporter un bien être hédoniste; l’alcool, la drogue, trop de calories, une mauvaise alimentation, etc. L’hédonisme pourrait presque devenir une mauvaise chose, vu de cet angle-là. Une certaine mesure et une retenue sont donc requises pour un hédonisme qui ne tombe pas dans des excès nuisibles à notre bien-être. Un hédonisme raisonnable ne serait nuisible ni à soi-même ni aux autres.

Plusieurs recherches indiquent qu’il y a une relation directe entre les sentiments positifs ressentis dans l’hédonisme et l’eudémonisme.

Il semblerait que les gens dont la vie est remplie à la fois d’hédonisme et d’eudémonisme ressentent un plus haut niveau de bien-être et de bonheur que ceux qui n’expérimentent qu’un seul type de bonheur.

L’hédonisme produirait un bien-être plus prononcé à court terme et l’eudémonisme apporterait plus de satisfaction à long terme.

Ces données semblent démontrer que les deux types de bonheur sont complémentaires et tous les deux essentiels pour atteindre un état de bien-être maximal. Nous recherchons à la fois notre bien-être personnel ET un sens à notre vie lorsque nous tentons d’être heureux.

Le jugement moral extérieur n’influencera pas vraiment notre niveau de bonheur mais nos valeurs personnelles rentreront en ligne de compte. En autant que nous soyons fidèles aux valeurs qui nous sont chères, le bonheur est possible. Ces valeurs sont différentes pour chacun et il n’y a pas de ‘’meilleures’’ valeurs que d’autres. Le bonheur de Jacques sera différent du bonheur de Jeanne et l’un ne sera pas plus admirable ou juste que l’autre.

Dans le titre: Carpe Diem.     –   Horace
C’est par le bien-faire que se crée le bien-être.    –    Proverbe chinois

Panne technologique mais pas d’inspiration

plume

Gros problème d’ordinateur ce soir ce qui m’amène à écrire cet article sur l’ordinateur portable de Charmante Ado. Je voulais écrire au sujet d’une étude comparant les différents types de bonheur, mais ça sera pour une autre fois car l’étude en question est prisonnière de mon ordi qui lui est complètement gelé depuis plus de deux heures. La restauration à une version précédente n’a pas réglé le problème et j’en suis maintenant à la recherche d’un quelconque virus.

Donc, on repassera pour le bonheur car je ne me sens pas très zen ce soir. Je dois admettre que d’écrire un article à tous les jours est assez exigeant. J’ai l’habitude de lire beaucoup ce qui me permet de me tenir informée et de glaner des idées d’articles dans mes lectures.  Tout cela fonctionne assez bien sauf lorsque l’ordinateur se met en grève.

Ceci est mon 163e article depuis le premier, qui date du 7 novembre 2011 et j’ai développé une certaine routine quotidienne. Je commence par lire une multitude de journaux et de magazines. Si j’y trouve un sujet qui me donne une idée d’article, je le note dans un fichier. Lorsque vient le temps d’écrire mon article quotidien, si je n’ai pas d’inspiration sur le moment, je pige dans ma banque d’idées. J’essaie aussi d’avoir quelques articles déjà écrits à l’avance pour les jours où il me serait impossible d’écrire, mais je ne réussis pas à en accumuler suffisamment pour être vraiment confortable. Je dois quand même travailler, être parent et m’occuper des tâches ménagères aussi.

Disons, que ce blogue est devenu mon hobby principal, conjointement avec la lecture qui demeure mon activité favorite.  J’aborde maintenant chaque journée en gardant l’oeil ouvert pour tout ce qui pourrait me servir comme sujet.

Mes lecteurs augmentent lentement mais sûrement et cela même si je ne me soucie pas de publiciser mon blogue. J’ai toujours voulu écrire mais j’avais délaissé la plume ces dernières années. Ce blogue me permet de m’y remettre et de me donner une discipline sérieuse. Mon but est d’écrire un article par jour pendant une année complète. On verra par la suite ce que je déciderai, mais je crois bien que je continuerai.

Parallèlement, j’ai commencé un roman, qui n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Je n’ai pas de grandes ambitions littéraires mais si je le trouve suffisamment bon, je le mettrai probablement en ligne éventuellement.

Dans le fond, tout cet exercice m’amène à réaliser que j’aime vraiment écrire et que la présence d’un auditoire, quoique agréable n’est pas nécessairement le but ultime ou principal. L’écriture se suffit à elle-même et m’apporte une grande satisfaction et un sentiment d’être utile.

Je vous reviendrai sous peu avec l’article sur les types de bonheur, dès que mon ordinateur sera remis sur pied.

 

Ecrire est semblable à respirer.   –   José Carlos Llop
Lire c’est recréer l’âme des choses, écrire c’est fabriquer un nid pour les oeufs de la mémoire…     –   Ernest Pépin

Poussière de robot

Aspirateur robot

 

Il y a environ cinq ans, nous avions fait un achat quelque peu impulsif. L’item en question était un aspirateur robot de marque Roomba. C’est un aspirateur qui se met en marche et nettoie une pièce ou plusieurs de façon autonome, puis retourne à sa base pour se recharger. Avec le nombre d’animaux que nous avons à la maison; 4 chats et deux gros chiens, cela fait beaucoup de poils à ramasser, particulièrement en période de mue comme en ce moment.

Durant ces périodes, l’aspirateur doit être passé  tous les jours si on veut maintenir  la maison propre. Nous nous étions dit que si la Roomba faisait son travail durant notre absence, ce serait bien agréable de rentrer à la maison en retrouvant des planchers bien propres.

La Roomba est un gadget rigolo, qui amuse la visite, intrigue les animaux et ramasse correctement la poussière et les poils. Il y a quelques précautions à prendre afin de  s’assurer qu’il n’y ait pas de fils électriques ou de petits objets sur le chemin de la Roomba. L’appareil est programmable et peut couvrir jusqu’à 1200 pieds carrés en une seule charge.

Le gros bémol est que, sur le modèle que je possède, le poil s’accumule autour des deux brosses rotatives. Ces brosses doivent donc être nettoyées à la main, très fréquemment et le compartiment qui emmagasine la poussière n’est pas très grand. À cause de cet entretien intensif, nous avions plus ou moins cessé d’utiliser la Roomba depuis un an.

Ce printemps, avec la mue des chiens, j’ai décidé de remettre la Roomba en fonction. Malheureusement, le chargeur n’arrive plus à charger l’appareil ce qui rend l’unité inutilisable. Je m’étais résignée à m’en départir en l’offrant sur Freecycle pour un quelconque bricoleur. J’avais déjà pris une photo et commencé à rédiger l’annonce lorsque j’ai décidé de chercher sur le Net pour le numéro de modèle afin de l’insérer dans mon texte.

Je me suis retrouvée sur le site de Hammacher Schlemmer où je n’ai pas trouvé mon modèle mais où j’ai lu que cette compagnie offrait une garantie à vie sur tous ces produits. Je me suis alors rappelé que j’avais acheté la Roomba de cette compagnie. J’ai donc fouillé dans mes courriels et j’ai trouvé la commande et la  facture datant de 2007.

La position de  Hammacher Schlemmer est qu’ils ne vendent que des articles de qualité et que si un de leurs produits nous déçoit pour n’importe laquelle raison, ils le remplaceront, le créditeront ou rembourseront le prix d’achat. Cela vaut même pour  un produit reçu en cadeau, il l’échangeront ou offriront un certificat cadeau de la même valeur.

N’ayant rien à perdre, j’ai envoyé un courriel avec une copie de ma facture et j’ai demandé si je pouvais obtenir une nouvelle Roomba. En moins de quinze minutes j’ai reçu une réponse me donnant les instructions pour retourner la Roomba défectueuse, ce que j’ai fait le jour même.

Aujourd’hui, j’ai reçu un appel de la compagnie pour m’indiquer que mon vieux  modèle de Roomba  n’était plus disponible.   J’ai ensuite été dirigée sur leur site Web où on m’a demandé de choisir un nouveau modèle. Il y a maintenant une Roomba spécialement pour les propriétaires d’animaux. Cette Roomba est faite spécifiquement pour aspirer le poil de manière plus efficace.

J’ai évidemment choisi ce modèle. Je devrais le recevoir d’ici cinq jours. En terminant, la gentille dame du service à la clientèle m’a remercié d’avoir fait appel à eux et espérait que je sois satisfaite de ma démarche. Il existe donc encore des compagnies qui prennent soin de leur clientèle et qui n’ont pas peur de garantir leur service.

Le seul point négatif est que tout se passe en anglais seulement, ce qui est normal vu que la compagnie se trouve aux États-Unis. Par contre, ils ont un entrepôt en Ontario car c’est là que j’ai renvoyée ma vieille Roomba. Je n’ai pas osé demander si cette garantie serait encore valide si la nouvelle Roomba venait à flancher. Ce sera à vérifier éventuellement, mais je suis tout de même extrêmement satisfaite d’une compagnie qui offre un tel service.

J’aurais pu demander un remboursement mais j’ai préféré un échange car je n’ai vraiment pas envie de passer l’aspirateur sur deux étages à tous les jours. Je verrai bien si ce modèle-ci est plus efficace.

Qu’arriverait-il si l’humanité quittait la planète en oubliant de débrancher le dernier robot.   (Wall.E )    –    Andrew Stanton