Archives pour avril 2012

La vie est la plus belle des fêtes

Satisfaction

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Tendre Moitié. Nous avons débuté par un déjeuner d’affaires au restaurant avec deux collègues, où nous nous sommes bien amusés à nous relater nos plus récentes péripéties dans notre travail.

Ensuite, Tendre Moitié est parti de son côté rencontrer des clients et j’en ai profité pour aller faire quelques achats pour le repas du soir. Le reste de l’après-midi s’est passé dans la pratique intensive du piano et la mise à jour de nos sites Web (2 sites bilingues pour le travail).

Tendre Moitié est rentré avec une bonne nouvelle; la clôture d’un dossier sur lequel nous travaillons depuis près d’un an. Un autre client devrait être réglé d’ici  deux jours, c’est le temps de chercher de nouveaux clients!

Charmante Ado a fabriqué pour son papa une magnifique voiture décapotable avec des bâtonnets, puis elle l’a peinturée. Tendre Moitié est féru de voitures et il adore les cabriolets. Lorsque je l’ai connu, il possédait une Chevrolet Impala 1971 décapotable. Elle était d’un jaune très vif. Cette voiture était énorme, nous l’appelions le paquebot. Nous habitions sur une île à ce moment-là et nous avons fait de fréquentes randonnées en voiture pour aller observer les couchers de soleil sur la plage.  Nous avons maintenant un cabriolet plus moderne, mais qui a moins de cachet que notre ancien paquebot.

J’ai aussi offert à Tendre Moitié, un cadeau sur le même thème,  avec un livre sur les automobiles. Après un bon repas typiquement masculin, avec des steaks gros comme ça, nous avons patienté un peu avant de terminer avec un magnifique gâteau.

Somme toute, une journée assez réussie et une petite vitrine dans la vie de la famille Opus. Ce sont des journées comme celles-ci dont on se souvient longtemps à cause du petit bonheur tranquille  que nous avons savouré. Pas besoin de dépenses extravagantes ou de sorties coûteuses; un bon repas en famille et des marques d’attention de la part des êtres chers sont tout ce dont on a vraiment besoin.

Je vous reviendrai plus longuement demain. Place à la digestion.

 

Dans le titre: La vie est la plus belle des fêtes.    –    Julia Child
Il est prouvé que fêter les anniversaires est bon pour la santé. Les statistiques montrent que les personnes qui en fêtent le plus deviennent les plus vieilles.    –    Den Hartog

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Le contrôle et la tentation

désir

J’ai lu aujourd’hui un article fascinant sur ce que l’auteur appelle le point charnière. Le Dr Marc Lewis, un neuroscientifique, appelle point charnière ce moment où l’on est prêt à céder à une envie ou à une tentation, alors que l’on s’est astreint à un contrôle de soi pendant une certaine période auparavant. C’est l’instant où l’on franchit le pas vers l’abandon, où l’on sait que l’on va céder même si on se dit depuis des heures que l’on saura résister.

C’est un sentiment très particulier. Durant ce moment, nous ne pensons à rien, nous n’imaginons pas la suite, c’est plutôt comme un sentiment de chute libre où nous sommes soustraits à la gravité de notre manuel de règlements personnels.

Nous passons alors du sentiment de contrôle à celui de liberté. Il arrive que ce moment soit à peine conscient et parfois il survient longtemps avant que nous réalisions pleinement que nous nous sommes irrémédiablement engagés vers la voie aboutissant à la tentation.

Lorsque nous sentons que notre décision s’affaiblit après avoir désespérément gardé le pied enfoncé sur les freins, nous ressentons parfois l’inévitabilité de flancher encore une fois. Juste le fait de se dire que nous nous sentons fléchir revient souvent à dire que nous ne pouvons pas nous arrêter, que nous allons succomber. Que ce soit pour une diète, de l’alcool, des drogues ou autres, nous perdons confiance que nous arriverons à nous contrôler.

En psychologie depuis une dizaine d’années, on parle aussi de la panne sèche du contrôle de soi. J’en ai discuté dans un article précédent. Cela survient lorsque nous essayons de supprimer ou d’inhiber une tentation de manière continuelle pendant quelques heures et que nous vidons complètement notre réservoir de contrôle de soi. Ce réservoir se vide de son énergie après avoir été sollicité de manière intensive pendant plusieurs heures et il restera vide jusqu’à ce que nous puissions nous reposer et le remplir à nouveau.

Lorsque nos atteignons notre point charnière, ce n’est pas seulement comme une branche cédant sous notre poids. Il y aussi un sentiment d’excitation, d’anticipation, de liberté et de soulagement, durant un court instant. Nous ne combattons plus nos démons, nos n’essayons plus d’être notre moi idéal. Plus tard la déception d’avoir cédé nous envahira, mais durant le point charnière, nous ressentons définitivement un certain soulagement et une libération de toutes ces contraintes que l’on s’est imposées.

Un autre facteur qui entre en ligne de compte lorsque nous tentons de résister à une tentation est le « retard d’actualisation». C’est notre incapacité à résister à la tentation d’une petite récompense immédiate alors que nous pourrions recevoir une récompense plus importante à une date ultérieure.

Si nous sommes incapables de retarder une récompense de manière constante et que nous préférons toujours la récompense immédiate de moindre valeur, nous faisons marque d’impulsivité. La dopamine dans notre cerveau souligne la désirabilité des gains à court terme et des plaisirs immédiats. Elle ne se soucie pas du tout des bénéfices à long terme.

Voilà pourquoi il est difficile de respecter une diète dans la vie de tous les jours même si nous savons qu’il y aura un bénéfice certain à long terme. La tentation est présente dans le moment présent, elle est très insistante et la récompense est rapidement accessible la plupart du temps. Lorsque nous sommes fatigués, las de nous battre avec nous-mêmes en essayant de résister, nous aurons tendance à céder au plaisir disponible le plus tôt possible.

Les solutions à ce problème sont évidemment d’éviter autant que possible de se battre avec soi-même. Il faut fuir ou prévenir toutes les situations qui pourraient nous amener dans un moment de fatigue, à flancher et à céder à la tentation. Il faut donc mettre des barrières entre nos tentations et nous-mêmes, refuser de les laisser entrer chez soi ou éviter de se retrouver dans des lieux qui menaceront notre contrôle de soi.

Nous avons beaucoup de mécanismes cérébraux qui ne jouent pas en notre faveur dans notre lutte pour atteindre un but. Un réservoir de contrôle de soi qui se vide à l’usage, la dopamine qui nous pousse vers la satisfaction immédiate au lieu de voir à long terme. Par contre, la détermination et le bon sens peuvent venir à bout de tous ces obstacles. Comprendre comment l’être humain fonctionne, pense et réagit nous permettra de combattre à forces égales.

Je peux résister à tout, sauf à la tentation.    –    Oscar Wilde 
Discuter avec la tentation, c’est être sur le point d’y céder.     –   Miguel de Unamuno

Danser sur un volcan

Caldeira

Je vous ai déjà parlé du livre que je suis en train de lire Une histoire de tout, ou presque… C’est franchement très intéressant et je vais vous faire part d’une découverte que j’ai faite au sujet des volcans.

Le parc de Yellowstone est à cheval sur trois états (Idaho, Montana et Wyoming), mais 96% du parc est au Wyoming. Il couvre 8 983 kilomètre carrés. Le parc au complet est en fait un volcan; une caldeira (chaudron en latin), c’est-à-dire qu’au lieu d’être une montagne en forme de cône tronqué comme le Fuji ou le Kilimandjaro, c’est une dépression dans le sol.

Ce type de volcan est si explosif qu’il s’ouvre en une seule éruption d’une violence extrême, laissant derrière lui une vaste fosse un peu déprimée.

La caldeira de Yellowstone ne fut découverte que lorsque la NASA  prit des photos du parc pour tester ses nouvelles caméras de haute altitude. On découvrit alors que le parc tout entier était une caldeira. Une explosion avait laissé un cratère de 60 kilomètres de large.

De plus, la caldeira est située sur ce que l’on appelle un point chaud, un endroit où la croûte terrestre est plus chaude que le reste du globe. Yellowstone est donc une caldeira active mais c’est de plus le seul volcan explosif  au monde à être placé sur un point chaud. La croûte terrestre à cet endroit a sept à dix  kilomètres d’épaisseur alors qu’elle a en général trente kilomètres ailleurs.

En fait, Yellowstone est un supervolcan. Il est assis sur un énorme réservoir de roches en fusion qui va jusqu’à 200 kilomètres en profondeur. Cette chaleur alimente les nombreux geysers, sources hydrothermales et les boues chaudes de Yellowstone. Sous la surface, on retrouve une chambre magmatique de 40 kilomètres sur 70  kilomètres et d’une épaisseur atteignant par endroits jusqu’à 12 000 mètres.

Une telle masse de magma exerce une très forte pression sur l’écorce terrestre, ce qui a surélevé Yellowstone et les alentours d’environ 520 mètres sur une distance de 540 kilomètres. De 2004 à 2007, la surface s’est élevée par gonflement, de sept centimètres par an. Le rythme a ralenti entre 2007 et 2010 pour n’être que de un centimètre ou moins par an.

Si une nouvelle explosion se produisait, le cataclysme serait inimaginable. Bien que le réservoir de magma pourrait ne pas exploser, il pourrait rejeter un déversement continu de roches en fusion.

La dernière éruption majeure à Yellowstone s’est produite il y a environ 642 000 ans et elle était mille fois plus puissante que l’éruption du Mont St-Helens qui eût lieu en 1980.  L’éruption de Yellowstone recouvrit de cendres volcaniques et de roches tout l’ouest des États-Unis, une partie du centre du pays, et s’étendit jusqu’à la côte Pacifique et au Mexique.

Le cycle des éruptions majeures semble être de l’ordre de 600 000 à 900 000 ans, mais rien n’indique qu’une éruption serait imminente. De plus, la présence d’un modèle donné dans le passé  ne signifie pas qu’il soit encore vrai. Prévoir l’imminence d’une éruption volcanique demeure très difficile, particulièrement lorsque la quantité de données est insuffisante. Les enregistrements continuels de l’activité de Yellowstone n’ont débutées que dans les années 1970. Cela ne permet donc pas de tirer de conclusions sur des observations effectuées sur une si courte échéance.

Mais si jamais cela arrivait, la dévastation serait considérable. On pense que l’éruption détruirait toute végétation et 90% de la  vie humaine sur 1000 kilomètres aux alentours du cratère. Une grande partie des États-Unis et environ un tiers du Canada seraient inhabitables pour un certain temps.

Une éruption majeure aurait aussi des répercussions sur le climat de la planète toute entière. Rien n’indique selon les scientifiques, qu’une éruption majeure soit imminente.  Il y en aura une un jour mais on ne saurait dire quand cela se produira.

Volcan: après une nuit d’enfer, la lave se sent la langue pâteuse.    –    Sylvain Tesson
Dans le titre:  C’est une fête toute napolitaine, Monseigneur, nous dansons sur un volcan.
    Narcisse Achille, comte de Salvandy

Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite

lève tôt

Au naturel, je crois être un oiseau de nuit. Cela a débuté durant mon adolescence et a duré jusqu’à l’âge de 38 ans, lorsque j’ai eu Charmant Bébé (maintenant Charmante Ado). Au travail, j’étais très populaire, car j’échangeais mes quarts de jour pour les quarts de nuit des autres. J’aimais bien aussi les quarts de soir mais je les trouvais un peu mortels pour la vie sociale.

Avec un bébé, j’ai dû rapidement m’adapter à la vie diurne, d’autant plus que mon travail à ce moment là était principalement de jour. Près de treize ans plus tard, je continue à me lever tôt la semaine et je dors rarement passé neuf heures le week-end. Je suis donc un oiseau de nuit qui a plus ou moins réussi à suivre une routine diurne.

Je dois dire que Tendre Moitié lui, n’est définitivement pas un oiseau de nuit; il commence à bailler vers 21h30, tout juste au moment où je commence à me sentir en pleine forme. Même si je me sentais fatiguée auparavant, je me retrouve fraîche et dispose vers cette heure-là. Je m’accorde donc une heure ou deux de lecture, mais je me dois quand même me forcer à me coucher plus tôt que je ne le désire vraiment car je dois me lever pour travailler le lendemain matin.

Le monde n’est pas vraiment conçu pour les oiseaux de nuit. Il semble qu’un des seuls avantages selon une étude, soit que nous supportons mieux les changements de fuseaux horaires lorsque nous voyageons, spécialement en direction Ouest.

La tentation de rester éveillé tard le soir alors que l’on doit se lever tôt le lendemain peut entraîner un manque de sommeil chronique. Un adulte a besoin de huit à neuf heures de sommeil par nuit, mais peut fonctionner un certain temps avec un minimum variable pour chacun. Pour moi, je sais que six heures peuvent être suffisantes pour faire la journée qui s’annonce mais qu’avec cinq heures seulement, je serai un véritable zombie assez irritable.

On dit souvent que le meilleur temps pour faire de l’exercice est tôt le matin. Pour un oiseau de nuit, cette idée est complètement farfelue. Je ne tiendrais pas une semaine avec un programme matinal, je préfère m’entraîner entre 17 et 19 heures. De toute façon, il semblerait que de faire de l’exercice en début de soirée améliore la profondeur du sommeil.

Je n’ai pas eu trop de mal à m’adapter au rythme de vie diurne mais les longues soirées me manquent un peu, ainsi que les moments de réflexion tranquille qu’apportaient la nuit avec son silence.

Il y a quand même les beaux matins ensoleillés pour me réconforter. Lorsqu’il m’arrive de me lever extrêmement tôt, j’apprécie l’impression d’avoir une longue journée productive devant moi. Il est donc possible de modifier un tempérament d’oiseau de nuit en lève-tôt heureux.

Dans le titre: Je ne dors pas longtemps, mais je dors vite.     –   Albert Einstein
Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.   –  Auteur inconnu

Être assez

amour parental

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai tenté d’attirer l’attention de mes parents. Mon frère, de quatre ans mon aîné, était le joyau de ma mère et il l’est toujours. Je n’ai jamais pu atteindre ce niveau. Mon père avait plus d’affinités avec moi mais il avait aussi beaucoup d’affinités pour l’alcool et l’alcool a gagné. Je me sentais donc bien seule étant enfant.

Lorsque j’ai compris comment naissait les enfants, vers sept ou huit ans, je me suis demandé pour quelle raison on m’avait fait naître vu qu’il était évident que je dérangeais plus qu’autre chose.

Ma mère m’a toujours décrite comme une enfant difficile, pleurnicharde et jalouse. C’est étrange car je ne me rappelle pas de mon enfance comme cela. Je me revois petite et ce qui me frappe le plus c’est à quel point j’étais sérieuse et triste. J’ai d’ailleurs eu deux ou trois professeurs qui m’on fait la remarque que j’avais souvent l’air triste. Être enfant et savoir qu’on n’est pas à la hauteur ni intéressant ne bâtit pas un adulte très solide.

Il est vrai que j’étais un peu à fleur de peau et que je pleurais facilement. Avec le temps j’ai appris à m’endurcir pour éviter les moqueries de ma mère et de mon frère. J’aimais les films tristes mais ne pouvais m’empêcher de pleurer comme une Madeleine. C’était un peu leur plaisir de me voir pleurer et de se moquer alors qu’eux restaient stoïques car ‘’ce n’était qu’un film’’.

Lorsque le film Love Story est sorti, j’avais dix ans et j’ai reçu le livre en cadeau. Si vous vous rappelez du sujet, Jennifer, la jeune étudiante et Oliver, le fils de riche, tombent amoureux et s’épousent au grand déplaisir du paternel fortuné. Ils vivent heureux et tentent d’avoir un enfant sans succès, puis Jennifer développe une leucémie et meurt à la fin du film.

Cette histoire m’a fascinée. Ce qui m’intéressait le plus était les scènes touchantes alors qu’elle était très malade et près de mourir et l’immense attention qu’elle recevait.

Ça peut sembler pathétique, mais je me suis mise à souhaiter devenir assez malade pour qu’on s’occupe de moi comme cela. Je me disais que si j’allais mourir, sûrement, je mériterais d’avoir un peu d’attention.

Cela a duré assez longtemps. Toute mon adolescence en fait. Je souhaitais vraiment avoir le cancer ou toute autre maladie terrible pour pouvoir exister un peu aux yeux de ma famille avant de mourir.

En grandissant, je me suis fait une raison, j’ai quitté la maison dès mes dix-huit ans et je n’ai pas donné signe de vie pendant sept ans, le temps de me bâtir une estime de soi et une confiance personnelle. Je me souviens même du moment où j’ai eu un déclic et où j’ai réalisé que je pouvais être intéressante. J’étais en Californie à ce moment là et mon groupe d’amis faisaient des soirées Trivial Pursuit. J’étais très forte à ce jeu car je lisais beaucoup et surtout, j’ai une excellente mémoire.

Les gens étaient surpris de mes connaissances et de mon assurance alors qu’ils étaient habitués de me voir tranquille dans mon coin. Soudainement, ils me voyaient d’un autre œil et cela m’a fait réaliser que je pouvais avoir une conversation intéressante et attirer les gens juste en étant moi-même. J’étais enfin  ‘’assez’’. Jusque là, j’étais convaincue que ma famille avait raison et que j’étais une personne insignifiante.

Nous transportons longtemps l’héritage de notre enfance. J’ai finis par m’en débarrasser ce qui m’a enlevé un lourd fardeau sur les épaules et m’a permis de m’épanouir. Pourtant, certaines choses restent, qu’on essaie de garder enfouies dans notre esprit pour ne pas trop y penser. Certains évènements font remonter ces souvenirs, mais pour un peu qu’on les analyse correctement, on peut tout en reconnaissant que ces choses ont eu lieu et que c’est bien dommage, décider de les écarter et de ne pas les laisser dominer ni définir notre vie.

Une chose est certaine, ma fille n’aura jamais le sentiment qu’elle n’est pas ‘’assez’’, qu’elle n’est pas intéressante ou importante. Je la considère et la traite comme une personne importante et responsable et elle participe aux discussions et décisions familiales.

Quoi qu’il arrive, elle saura que je l’aime et que je l’aimerai toujours, sans si et sans mais. Le conditionnel est terrible en amour, surtout lorsqu’on ne peut atteindre les standards ou les critères demandés. Savoir que l’on n’est pas ‘’suffisant’’ ou assez semblable aux désirs de quelqu’un est dévastateur, surtout lorsqu’on est vulnérable comme peut l’être un enfant.

La solitude et le sentiment de n’être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.
  – Mère Teresa