Archives pour mars 2012

Le compas moral

sens moral

Le sens moral est ce qui, croyons-nous, nous différencie des animaux. Nous le glorifions et le recherchons chez les autres. Nous l’encourageons chez nos enfants. La moralité devient aussi un facteur dans notre recherche d’un sens à notre vie.

Notre évaluation de notre valeur en tant que personne dépend en grande partie de notre jugement sur notre moralité. Un sentiment de culpabilité provient bien souvent du fait que nous croyons avoir agit de façon immorale. Le sens moral peut pourtant être mis en veilleuse à volonté, il n’est pas nécessairement toujours en fonction. Un jugement moral est différent d’une opinion ordinaire, il nécessite un tout autre processus de pensée.

Lorsque nous sommes en mode moral, nous fonctionnons selon un schéma de pensées particulier qui décrète que telle ou telle action est immorale. Certaines règles de moralité sont universelles. Le viol et le meurtre sont reconnus comme immoraux.

Nous considérons généralement que les gens qui commettent des actes immoraux doivent être punis car il serait mal qu’ils s’en sortent sans conséquence. Il arrive donc que des gens coupables d’actes jugés immoraux se voient infliger d’autres actes immoraux en rétribution. Pensons à la peine capitale, la lapidation, le crime d’honneur.  La bonne conscience s’accommode de ce paradoxe. Nous avons aussi inventé l’enfer comme châtiment suprême contre l’immoralité.

Examinons le cheminement de pensée qui nous amène à porter un jugement moral. Nous ne faisons pas vraiment un raisonnement moral pour en arriver à une décision rationnelle, nous commençons plutôt par la fin, avec une conclusion issue d’une émotion inconsciente ou un préjugé, et nous rationalisons à rebours pour en arriver à une justification plausible de notre jugement moral. Nous ressentons que quelque chose est immoral et nous rationalisons jusqu’à ce que nous arrivions à une raison valable à nos yeux.

Notre sens moral est formé de cinq éléments:

  • Préjudice : Sentiment que l’on ne doit pas nuire, faire du mal, endommager ou faire du tort.
  • Loyauté : Appartenance et fidélité à un groupe, une communauté, un pays, une religion.
  • Justice : Conviction que l’on devrait rendre service, aider, retourner les faveurs, récompenser ceux qui agissent bien et punir les mauvais comportements.
  • Autorité : Convenance que l’on doit respecter l’autorité, la hiérarchie et se conformer aux lois et règles.
  • Pureté: Croyance que l’on doit éviter de souiller ou contaminer ce qui est considéré comme sacré.

Ces éléments sont universels mais hautement variables. Les différentes sociétés accordent plus d’importance à un élément qu’à un autre. Certaines vont croire que d’éviter un préjudice est le plus important alors que d’autres vont juger que la pureté ou la communauté est primordiale.  Chaque société possède sa propre hiérarchie de ces cinq éléments.

La définition de ce qui est moral ou immoral change au fil du temps. Les premières autopsies ont été jugées immorales et répugnantes, tout comme les transfusions sanguines et les transplantations d’organes.

Le sens moral semble s’être développé graduellement au cours de notre évolution. Entre autres, la région frontale du cerveau serait liée à la moralité. Une lésion grave du lobe frontal peut amener une perte du sens moral. La personne perd ainsi toute empathie et n’agit que pour son propre bénéfice, au détriment des autres. Elle n’hésitera pas à mentir, voler et ignorera les punitions. Elle sera incapable de comprendre un raisonnement moral et n’y verra aucune utilité.

La moralité en valorisant la réciprocité et la justice, permet que nos relations soient du type gagnant-gagnant. Nous n’agissons pas égoïstement ou en faisant souffrir les autres et les autres ne le font pas non plus. La moralité agit donc pour le plus grand bénéfice de tous dans une société, sauf lorsqu’il y a excès de zèle et que les jugements moraux deviennent extrêmes et rigides.

La vraie moralité ne consiste pas à suivre les sentiers battus, mais à découvrir ce qui est pour nous-mêmes la vraie voie et à la suivre avec intrépidité. Tout véritable progrès est impossible sans une telle poursuite acharnée de la vérité.     –   Gandhi 

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Remue-Méninges

bilinguisme

J’ai lu un article intéressant récemment dans le New York Times.  Selon cet article, il semblerait que le fait d’être bilingue nous rendrait plus intelligent. Voici les grandes lignes de cet article.

Il y a des avantages indéniables à parler et à comprendre plus d’une langue surtout à l’ère de la mondialisation. Toutefois, ces dernières années, les scientifiques ont découvert que ces avantages sont encore plus fondamentaux que de simplement être capable de parler à une plus grande variété de personnes.

Être bilingue a un impact profond sur notre cerveau, allant même jusqu’à améliorer nos capacités cognitives, même celles non reliées au langage et pourrait possiblement  être un rempart contre la démence liée à  la vieillesse.

Durant la plus grande partie du vingtième siècle, les chercheurs considéraient qu’un deuxième langage était une interférence pour les fonctions cognitives qui nuisaient au développement intellectuel et académique d’un enfant.

Il semble qu’ils n’avaient pas tout à fait tort, il y a bien une interférence;  dans un cerveau bilingue, les deux systèmes langagiers sont actifs même lorsqu’un seul langage est utilisé, ce qui amène un système à interférer avec l’autre.

Cependant, cette interférence ne serait pas négative contrairement aux conclusions antérieures, loin d’être un handicap, ce serait même une bénédiction. Cette interférence oblige le cerveau à résoudre ses conflits internes ce qui renforce les fonctions cognitives.

Les personnes bilingues seraient plus adeptes à résoudre certains types de puzzles mentaux.

Un nombre important d’études suggèrent que le bilinguisme améliore la fonction exécutive  du cerveau; le système qui dirige les processus attentionnels que nous utilisons pour planifier, résoudre des problèmes et accomplir d’autres tâches exigeant un effort mental.

Un des processus attentionnels est la capacité d’ignorer les distractions pour rester concentré, être capable de déplacer notre attention d’une chose à l’autre tout en gardant l’information en tête, par exemple en se souvenant de l’itinéraire lorsque nous conduisons.

Jusqu’à tout récemment, les chercheurs croyaient que l’avantage du bilinguisme provenait principalement de notre capacité d’inhiber un des langages pendant l’utilisation de l’autre. La croyance était que cette habileté à supprimer un système de langage entraînait notre cerveau à ignorer d’autres distractions dans des contextes différents.

Il semble maintenant selon de nouvelles études que les personnes bilingues performent mieux que les unilingues même dans des tests qui ne requièrent pas d’inhibition.

La différence principale entre les bilingues et les unilingues serait plutôt que les gens bilingues ont une capacité plus élevée à surveiller leur environnement. Le cerveau d’un enfant qui parle une langue avec son père et une autre avec sa mère doit être capable de suivre les changements dans l’environnement pour y répondre correctement. Il semblerait que les cerveaux bilingues réussissent à le faire plus aisément et que moins d’activité cérébrale leur serait nécessaire pour y arriver, les rendant plus efficaces que les unilingues.

L’expérience du bilinguisme affecterait notre cerveau de la petite enfance à la vieillesse et s’appliquerait aussi à ceux qui apprennent une deuxième langue plus tard au cours de leur vie.

Une étude italienne faite en 2009 rapporte que des bébés de sept mois exposés à un environnement bilingue font montre d’un meilleur niveau d’anticipation en redirigeant leur regard, que les bébés élevés dans un milieu unilingue.

Le bilinguisme aurait aussi des effets sur notre longévité. Une étude de l’Université de la Californie suggère que plus le niveau de bilinguisme est élevé, plus grande est notre résistance à l’apparition de la démence et aux symptômes de la maladie d’Alzheimer, reculant ainsi l’âge du début des symptômes.

Qui aurait crût que le bilinguisme pouvait avoir autant d’influence, au point de laisser une empreinte dans notre cerveau.

Il faut tourner sa langue sept fois avant de parler… Quatorze fois pour les bilingues.   –   Georges Raby
Dès qu’on parle une langue étrangère, les expressions du visage, des mains, le langage du corps changent. On est déjà quelqu’un d’autre. –    Isabelle Adjani

Déraciner des habitudes pour en semer des nouvelles

routine

Selon une étude de la psychologue Wendy Wood, 45% des décisions que nous prenons quotidiennement sont actuellement des habitudes. Ce ne sont pas vraiment des décisions ponctuelles mais plutôt des choses que nous avons décidé dans le passé et que nous continuons d’appliquer dans le quotidien.

Combien de temps est-il  nécessaire pour créer une habitude? Cela dépend; plus c’est en rapport avec quelque chose que nous trouvons agréable, plus facilement nous en prendrons l’habitude. Une seule règle est essentielle; la nouvelle habitude doit amener une récompense que nous apprécions.

D’autres études précisent que la meilleure manière d’établir une habitude est de se récompenser avec quelque chose que nous aimons vraiment beaucoup durant les deux premières semaines où nous essayons de créer l’habitude. Donc, un petit morceau de chocolat tout de suite après avoir complété l’activité (de l’exercice par exemple) enseignerait à notre cerveau que l’exercice est une activité intéressante et jouissive.

Charles Duhigg, un journaliste d’enquête au New York Times, vient de publier un livre sur les habitudes intitulé The Power of Habit: Why We Do What We Do in Life and Business. Selon lui, même si nous croyons que les choix que nous faisons chaque jour sont basés sur un processus de décisions soigneusement établi, ce n’est pas du tout le cas, une bonne partie de nos choix sont en fait des habitudes bien ancrées en nous que nous ne faisons que répéter.

Si l’on arrive à comprendre le mécanisme d’une habitude nous arriverons à la changer ou à en créer une nouvelle plus profitable.

La ‘’boucle d’une habitude’’ a trois étapes; le repère, qui est l’élément déclencheur (se réveiller par exemple), la routine (prendre une douche) et finalement la récompense (se sentir propre et alerte).

En fait, la récompense est ce que le cerveau va retenir et va sauvegarder de l’habitude pour un usage ultérieur. Lorsque qu’une habitude est finalement formée, le cerveau cesse de participer dans la prise de décision et ne fournit que le sentiment associé à la récompense qu’il a emmagasiné.

Une habitude se modifie en changeant la deuxième étape de la boucle, soit la routine. Pour modifier la routine, il faut s’attaquer à l’élément déclencheur et à la récompense.

Cela explique le succès de programmes comme les Alcooliques Anonymes. Tout est mis en place pour répondre à l’élément déclencheur qu’est l’envie de boire par de nouvelles routines; aller à une rencontre AA, appeler son parrain et de nouvelles récompenses sont établies avec la camaraderie et la relaxation qu’apportent le groupe.

Une nouvelle habitude a l’effet d’une vague. Une nouvelle routine d’exercice amènera le souci de mieux s’alimenter, ce qui nous apportera plus d’énergie et une perte de poids, nous deviendrons plus productifs et serons plus satisfaits de notre apparence ce qui augmentera notre estime personnelle. Cela s’appelle une boucle ou un cercle vertueux. Nous en venons à modifier une foule de comportements parce que la récompense associée à la première habitude provoque le désir de modifier d’autres routines.

Nous pensons habituellement que la modification d’une mauvaise habitude passe par la punition alors qu’en fait c’est la récompense qui réussira à modifier un comportement. Si la récompense est suffisamment positive, nous arriverons à changer.

Les habitudes ne sont pas fixées dans le roc, elles peuvent être modifiées, ignorées et remplacées. Nous devons activement combattre une mauvaise habitude pour la modifier et recâbler notre cerveau. Nous aurons besoin de discipline et de patience pour arriver à nos fins et ne soyons pas trop durs envers nous-mêmes si nous trébuchons en cours de route.

 

La pire tyrannie est celle de l’habitude.    –   Publius Syrus 
On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre; il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.   –  Mark Twain

 

La confiance ne se réclame pas, elle se gagne

relation

La base de toute relation est la confiance. Cette confiance se forge en démontrant une certaine constance dans nos agissements et nos paroles.

Il y a plusieurs choses que nous pouvons faire pour favoriser la confiance dans nos relations.

Un premier point est d’être transparent et ne pas cacher des choses. Avoir  un agenda caché  nous empêchera de faire confiance aux autres. Si on ne dévoile qu’une faible partie de soi-même, nous assumerons que les autres agissent de la même manière.

La sincérité est essentielle. Il faut dire ce que l’on pense et ne pas essayer de manipuler les autres. Les faux compliments, les flatteries et les formules toutes faites n’inspirent pas confiance. Les gens apprécient les personnes authentiques.

Un peu en relation avec l’article d’hier, nous devons nous efforcer de toujours veiller aux meilleurs intérêts de notre entourage. Si nous travaillons à donner autant, sinon plus que ce que l’on reçoit, nous apportons une valeur positive à la vie des autres. Les gens sentent que nos sommes leurs alliés et ils auront envie d’en faire autant pour nous.

En fait, la base de toute relation devrait être de penser en premier aux besoins de l’autre, au lieu d’être celui qui prend toujours de l’autre pour satisfaire ses besoins.

Personne ne veut avoir une conversation avec quelqu’un qui n’est pas vraiment présent. Au lieu d’être toujours sur l’ordinateur ou le cellulaire, il faut se concentrer sur la personne qui est en face de nous. Lorsque nous sommes en présence de quelqu’un, cette personne devrait être le seul focus de notre attention. Dans une relation, la qualité de la présence est très importante pour établir la confiance.

Le respect est primordial et il faut toujours garder à l’esprit la valeur inhérente de l’autre en tant qu’être humain. Si les gens savent que nous les traiterons toujours avec respect, la confiance s’établira tout naturellement

Lorsque l’on fait une erreur, il vaut mieux l’admettre et la réparer rapidement. Laissons faire les excuses et prenons nos responsabilités. Essayer de nous justifier peut nous sauver d’un mauvais pas à court terme, mais cela n’aidera pas notre image à long terme et diminuera la confiance que les autres ont en nous.

La responsabilité est un trait rare de nos jours et les gens essaient souvent par tous les moyens possibles d’éviter  les conséquences négatives. Osons être différents et gagnons la confiance des autres.

Une chose vraiment difficile à apprendre est d’accepter les critiques gracieusement. Ne pas se mettre sur la défensive et accepter que ce que dit l’autre personne puisse être vrai. Si l’on refuse tout commentaire critique, l’on se ferme aussi à toute communication.

Parfois la critique est injustifiée, mais nous pouvons tout de même montrer de l’empathie, en essayant de comprendre ce qui a pût amener la personne à voir les choses de cette manière. Le problème peut être quelque chose de plus profond et notre bonne volonté à comprendre améliorera certainement la confiance dans notre relation.

Tâchons d’établir un haut standard pour nous mêmes. Excusons nous rapidement lorsque nous savons être dans l’erreur, parlons des autres uniquement en bien, tenons nos promesses et soyons consistants dans nos paroles et nos actes. Si les autres n’ont que de bonnes expériences avec nous, ils auront naturellement confiance en nous.

Dans le titre: La confiance ne se réclame pas, elle se gagne.   –   Marc Goldstein
L’amitié sans confiance, c’est une fleur sans parfum. – Laure Conan

On peut défaire n’importe quel bonheur par la mauvaise volonté

humeur

Il y a de petites choses en notre pouvoir qui peuvent rendre le monde qui nous entoure instantanément meilleur.

Nous pouvons décider qu’à chaque fois que nous entrons en communication avec quelqu’un,  que notre contact n’ajoutera pas à leurs problèmes et qu’autant que possible la  personne se sentira mieux après nous avoir côtoyé. Imaginons maintenant que tout le monde agisse de cette manière!

Lorsque l’on communique avec une personne, il n’est pas nécessaire de se défouler, critiquer ou déverser toute notre négativité. Nous pouvons évidemment souligner les choses qui devraient être corrigées ou discuter de ce qui pourrait être amélioré, mais nul besoin de se plaindre, de tout et de rien.

Nous nous plaignons beaucoup au sujet de choses que nous ne pouvons absolument pas changer;  la météo, le prix de l’essence ou le trafic.  Toutes ces choses n’ont pas vraiment une importance capitale dans notre manière de mener notre vie alors pourquoi s’en plaindre constamment et ajouter aux problèmes des autres?

Lorsque l’on discute avec quelqu’un, il est bon de se demander ce qu’on lui apporte comme message. Est-il vraiment nécessaire de lui montrer à quel point il est inadéquat dans un domaine, d’insister pour dire qu’il échouera dans son projet  ou de souligner une chose qui le fera se sentir diminué après nous avoir parlé?  Pourquoi ne pas prendre la résolution que notre contact amènera les gens à se sentir mieux de nous avoir croisés?

Certaines personnes semblent avoir pour but de rendre notre vie misérable ou de gâcher notre journée. Ces gens sont toxiques et nous devrions les éviter et surtout ne pas essayer de leur faire voir qu’ils ont tort car c’est peine perdue. Ce sont des critiqueurs chroniques. Rien n’est jamais bon et ils prennent un grand plaisir à chialer sur à peu près tout. Mieux vaut ignorer ce type de personne et ne pas leur donner l’attention qu’ils demandent. Sans réceptacle, ils se lasseront et iront voir ailleurs pour répandre leurs déchets.

S’efforcer de rendre les gens de meilleure humeur prend moins d’effort que de se plaindre sans arrêt. Les gens aiment beaucoup parler d’eux-mêmes. Demandons leur comment ils vont, comment se portent les membres de leur famille, en utilisant leurs noms si nous les connaissons. Efforçons nous de nous souvenir d’une chose qu’ils nous ont déjà mentionnée auparavant et leur demander comment cela c’est passé. En  démontrant de l’intérêt, nous n’aurons qu’à écouter car les gens seront empressés de nous répondre.

Si nous écoutons attentivement, posons des questions, compatissons ou les félicitons, nous leur montrons que nous nous soucions d’eux. Ce n’est pas très difficile, ça montre que nous sommes humains  et notre intérêt peut avoir un  effet bénéfique sur leur moral.

Si tout le monde essayait d’améliorer le moral des autres, l’impact serait immense. Les rapports humains ont des répercussions sur tous les aspects de notre vie et nous avons le pouvoir d’apporter ou d’enlever quelque chose aux autres en entrant en relation avec eux.

Cela nous sera bénéfique aussi. Lorsque les gens réaliseront qu’ils se sentent mieux après nous avoir parlé, ils rechercheront notre compagnie et auront envie de nous traiter de la même manière. Si nous faisons tout en notre pouvoir pour améliorer l’humeur  et le moral des autres, ils auront envie de faire la même chose pour nous.

Dans le titre: On peut défaire n’importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
–   Emile-Auguste Chartier, dit Alain
La bonne humeur a quelque chose de généreux : elle donne plutôt qu’elle ne reçoit.
–   Emile-Auguste Chartier, dit Alain
Avez-vous remarqué comme les jours passent, longs ou courts, selon l’humeur des gens et les incidents qu’ils apportent ?    
–   Harry Bernard