Archives pour mars 2012

Un départ responsable

mort

Beaucoup de gens ont maintenant une ‘’vie en ligne’’.  Nous sommes sur Facebook, Twitter, Google+ et autres réseaux sociaux. Qu’arrivera-t-il à tous nos comptes après notre décès?

Nous voyons parfois la page Facebook d’un jeune récemment décédé devenir un autel en son honneur, où ses amis viennent écrire des commentaires et dire que sa présence leur manquent.

On ne sait pas si les parents laissent de telles pages continuer consciemment ou s’ils sont au courant de leur existence. Pour ma part, je ne serais pas du tout intéressée à voir ma vie publique continuer après ma mort.

La meilleure solution est de ce créer un guide ‘’Au cas où’’. Ce guide contiendrait des informations et nos recommandations dans l’éventualité de notre décès. En plus d’y noter toute l’information financière et personnelle qui aidera nos successeurs à régler tous les détails nous concernant, il serait bien d’y ajouter nos instructions sur  notre présence sur les réseaux sociaux. Il est simple d’indiquer que nous voulons que nos comptes soient fermés et de fournir les noms d’utilisateur et les mots de passe nécessaires pour y accéder.

Un autre moyen de gérer les tracasseries administratives de notre décès est de faire affaire avec des compagnies comme Dead Man’s Switch. Si vous devenez membre, vous pouvez composer des courriels avec des instructions détaillées à être envoyées après votre décès aux personnes de votre choix. Dead Man’s Switch vous enverra périodiquement un courriel dans lequel vous devrez cliquer sur un lien pour vérifier que vous êtes toujours vivant. Si vous ne répondez pas au courriel, un deuxième message vous sera envoyé, puis un troisième s’il n’y a toujours aucun signe de vous. Après trois courriels sans réponse,  Dead Man’s Switch  assume votre décès et envoie vos courriels pré-rédigés aux destinataires que vous aviez indiqués.

Ce site offre un service gratuit qui est limité à deux messages pouvant être envoyés à deux destinataires. Le forfait à vie (payant) vous permet d’envoyer jusqu’à 100 messages à 100 destinataires. Il y a aussi la possibilité de modifier le délai pour l’activation des courriels si jamais nous devons être absents pendant un certain temps, pour un long voyage par exemple.

Ce type de service peut servir aussi à envoyer les messages personnels que vous désirez laisser à vos proches après votre départ.

Pour que vos dernières volontés soient respectées, il est important de les adresser à des gens qui seront réceptifs à vos demandes. Une conversation avec les destinataires serait une bonne idée pour leur indiquer où se trouve le guide ou bien pour les aviser qu’ils recevront un courriel avec des instructions après votre décès.

Il faut bien sûr tenir notre guide et nos messages à jour en changeant les informations et les mots de passe au besoin. Tout le processus devient inutile si nous ne le maintenons pas à jour.

Pour une personne qui désire que son site ou son blogue perdure après sa mort, il faut fournir à nos proches l’information pertinente, comme l’accès aux comptes serveurs et la recommandation de renouveler les noms de domaine.

Certains pourraient trouver ce sujet morbide mais avec la complexité croissante de nos vies, je crois qu’il est essentiel de faire tout en notre pouvoir pour ne pas ajouter au fardeau des gens qui auront à s’occuper des formalités de notre départ. Laissons-les vivre leur peine et leur chagrin sans avoir à s’inquiéter outre mesure de toute la paperasse. Avec des instructions claires et détaillées, il passeront plus facilement à travers cette période difficile. C’est un beau cadeau à laisser à ceux que nous aimons.

La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.    –   Montaigne
Chacun est responsable de sa vie et de sa mort. – Yvette Naubert

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Passionnément curieux

curieux

Nous souhaitons parfois retrouver l’innocence, l’enthousiasme et la curiosité de notre enfance. La curiosité rendait notre vie si excitante, elle nous apprenait les rouages du monde qui nous entoure.

En tant qu’adultes, nous sous-estimons l’importance de la curiosité. Elle est pourtant tout aussi nécessaire à notre développement en tant que personne que lorsque nous étions enfants.

Un professeur de psychologie de l’Université George Mason, Todd Kashdan,  rapporte que les gens curieux se sentent plus heureux car ils explorent constamment leur environnement et cherchent à découvrir et à apprendre de nouvelles choses.

Lorsque nous sortons de notre zone de confort pour apprendre quelque chose de nouveau, notre cerveau produit de la dopamine. Toute situation qui ne nous est pas familière amène une production de dopamine. Chez les gens curieux, ce haut niveau de dopamine apporte un sentiment de bien-être et maintient leur moral à un niveau plus élevé.

Un autre élément concernant les nouvelles activités est que lorsque nous surmontons nos peurs, nous ressentons un profond sentiment d’accomplissement ce qui élève d’autant plus notre moral.

Notre cerveau a besoin de la stimulation continuelle que lui apportent les nouvelles expériences et activités.  Certaines personnes sont naturellement curieuses mais ce n’est pas pour autant un trait inné. Il peut être développé et cultivé, de la même façon que l’on développe une nouvelle habitude. Cela prend un effort conscient au début, mais avec la pratique, cela deviendra plus facile et naturel.

Un esprit curieux est attiré par les nouvelles opportunités qu’un esprit non curieux laissera passer sans broncher.

La vie d‘une personne curieuse n’est jamais sans relief ou ennuyante. Elle peut être pleine d’action et d’aventures. Certains pousseront leur curiosité à tenter des activités extrêmes comme le bungee ou le parachutisme, mais être curieux ne veut pas nécessairement dire aimer les activités dangereuses. 

Pour améliorer et stimuler notre curiosité il faut d’abord comprendre que nous ne savons pas tout. En vieillissant, nous avons tendance à croire que nous savons tout ce qu’il y a à savoir et que nous n’avons plus rien à apprendre. Cette attitude colmate notre curiosité. Apprendre devrait être un but de toute une vie car cela garde notre cerveau agile et alerte.

Apprendre n’a pas à être désagréable, anxiogène ou difficile. Si l’on considère qu’apprendre est une corvée, nous ne serons pas enclins à faire des efforts pour y arriver. Il faut modifier notre état d’esprit et se convaincre qu’apprendre est amusant et excitant.

Nous devons utiliser tous nos sens pour comprendre les gens qui nous entourent. Nous devons être aussi réceptifs qu’une éponge pour absorber toute l’information de notre environnement.

Un moyen pour augmenter notre réceptivité est de poser des questions. Nos observations seules ne suffisent pas pour tout comprendre, nous devons aller plus en détails, nous interroger et interroger les autres. Des millions de personne ont observé que la pomme tombait du pommier, mais seul Isaac Newton s’est demandé pourquoi.

Il faut essayer de se débarrasser des idées rigides qui encombrent notre esprit. Certaines choses que nous tenons comme des vérités pourraient s’avérer fausses. Nous pouvons apprendre beaucoup des autres. Cela ne signifie pas que nous devons accepter toutes les idées et opinions des autres mais nous pouvons du moins leur donner une certaine considération et évaluer leur pertinence. En regardant le monde du point de vue d’une autre personne, nous pourrions remarquer des choses que nous n’avions pas remarquées précédemment.

N’hésitons pas à essayer plusieurs choses, cela rend la vie plus excitante et intéressante. Nous avons tous un certain degré de résistance aux choses nouvelles, les gens curieux savent passer outre cette barrière et vont explorer les territoires inconnus plus fréquemment. La pratique nous amènera aux mêmes résultats.

Dans le titre:  Je n’ai pas de talents particuliers. Je suis juste passionnément curieux.
– Albert Einstein
Tout le monde et tout autour de vous est votre professeur.        –     Ken Keyes 
Nous continuons d’avancer, d’ouvrir de nouvelles portes, et de faire de nouvelles choses, parce que nous sommes curieux et la curiosité continue de nous mener sur des chemins nouveaux.               –     Walt Disney

Les jeux de la faim

Jeux de la faim

Charmante Ado vient de se passionner par la trilogie de Hunger Games en lisant les trois volumes en une semaine et elle veut maintenant voir le film.

J’ai donc résolu de lire la série et de l’accompagner au cinéma par la suite. Je ne m’attendais à aimer à ce point une série écrite pour les jeunes, Twilight m’a laissée indifférente et le Journal d’un vampire ne m’attire pas non plus.

Hunger Games est différent. C’est une vision tordue de la télé-réalité mais certains points sont très plausibles. Je m’interroge toujours sur l’engouement des télé-réalités, je n’arrive pas à y trouver de l’intérêt. Au Québec, Star Académie est très populaire et je peux comprendre le plaisir d’écouter des interprètes mais je ne suis pas du tout intéressée par leur vie privée ni à les voir cheminer dans leur vie privée de façon publique.

Je comprends encore moins Loft Story ou Occupation Double. J’ai un sentiment très développé de mon intimité et de ma vie privée et je ne peux concevoir un tel exhibitionnisme. Aux États-Unis, c’est devenu une véritable folie avec des obèses qui essaient de maigrir en direct, des couples avec de multiples enfants qui étalent leur vie sur un plateau de télévision et toutes sortes d’émissions plus loufoques les unes que les autres.

Je peux donc imaginer assez facilement un futur où la télé-réalité n’aura aucun scrupule à faire s’affronter jusqu’à la mort s’il le faut, des  »volontaires » en direct.

Hunter Games se situe dans un pas si lointain futur. L’Amérique du Nord est devenue un seul pays; Panem, divisé en treize districts. Chaque district  est en charge d’un domaine précis, comme l’agriculture, les mines, la pêche, les objets de luxe destinés au Capitole par exemple. Le Capitole est une ville et le gouvernement, situé dans les Rocheuses. Les résidents du Capitole sont riches et mènent une vie décadente aux dépens de la population des treize districts qui doit trimer dur pour leur fournir des produits.

Éventuellement, une rébellion a lieu. Le Capitole en ressort vainqueur en défaisant douze districts et en anéantissant le treizième. Pour punir la population, le Capitole institue les Hunger Games. Chaque année, un garçon et une fille de douze à dix-huit ans est choisi dans chaque district au moyen d’une loterie. Les jeunes, nommés Tributs, doivent s’affronter et s’entretuer jusqu’à ce qu’un seul demeure et soit déclaré vainqueur.

Toute la population doit obligatoirement visionner le déroulement des Hunger Games à la télévision. Les tributs sont munis d’un gadget électronique sous-cutané qui peut les retracer en tout temps. Les gens ont le loisir de parrainer ou commanditer les concurrents en payant pour des cadeaux qui leur seront utiles.

Le livre montre les gens pauvres du onzième et douzième districts comme des victimes impuissantes de ce jeu cruel. Ils ne regardent les jeux qu parce qu’ils y sont forçés par le gouvernement, mais n’y prennent aucun plaisir. On monte par ailleurs que les gens des premiers districts, ayant une vie plus aisée, sont plus cruels et qu’il y a même de véritables volontaires qui s’entraînent dans l’espoir d’aller aux Hunger Games; on les appellent les Carrières.

Ce point m’a un peu agacée car je le trouve simpliste. Les pauvres sont dignes et n’embarquent pas dans le jeu alors que ceux ayant une vie plus facile sont nécessairement des gens cruels et sans coeur? Permettez moi de douter que ceci serait vrai dans la réalité. Nous voyons actuellement des gens de toutes les couches de la société s’enthousiasmer pour la télé-réalité.

À part ce fait, j’ai bien apprécié l’histoire. Ce n’est pas trop sanglant même s’il y a, de par les Jeux, beaucoup de morts très violentes. Seule la dernière s’éternise sur quatre longues pages. J’ai lu que le film ne s’y attardait pas aussi longuement, heureusement.

Qu’est-ce que je retire de cette histoire? Que la résilience et l’auto-suffisance seront toujours des outils essentiels à notre survie. Que la télé-réalité n’est qu’un substitut à la vraie vie et que si nous n’y prenons garde, nous oublierons de vivre en regardant les autres faire semblant d’être réels tout en suivant un scénario déjà établi et de toute façon, coupé au montage.

Quoi de mieux que la vraie réalité plutôt qu’un ersatz  décadent?

Méfie-toi des images. Ce n’est pas parce qu’on photographie le réel qu’on montre la réalité.    –   Sophie Bassignac
La vie peut être belle même si la réalité ne l’est pas.    –   Ingmar Bergman

Notre carte du monde

Système de croyances

Nos croyances et nos convictions ont un très grand impact sur notre manière de penser, nos sentiments et nos comportements.

Ensembles, ces croyances et convictions forment notre carte du monde. Cette carte nous aide à naviguer dans la réalité. Nous avons besoin de croyances et de convictions car elles nous guident, nous motivent et nous donnent des buts.

Nous avons tous un système de croyances. Nous observons constamment ce qui nous entoure, faisons des déductions et évaluons ce que nous ferons de ces connaissances. Sans système de croyances, nous n’arriverions pas à prendre des décisions ou à réagir aux évènements de notre vie. Chaque décision que nous prenons et chaque action entreprise reflète une croyance, qu’elle soit consciente ou non.

Notre système de croyances n’est pas parfait car notre esprit est enclin à l’erreur et aux préjugés. Nous devons donc nous contenter d’une carte du monde imprécise et espérer qu’elle représente suffisamment bien la réalité.

Notre esprit reçoit l’information  à travers nos sens puis en généralise une partie, en supprime une autre et manipule le reste pour en faire quelque chose d’utile à nos besoins. Notre esprit n’est pas intéressé par la vérité absolue, il désire seulement les vérités qui l’aideront à nous faire fonctionner efficacement dans notre environnement.

Nous aimons à penser que nous avons érigé notre système de croyances de façon complètement indépendante et sans aucune aide extérieure.

En vérité, une foule de choses influencent et forment notre système de croyances, par exemple; les figures d’autorité dans notre vie, spécialement dans notre enfance, les parents, enseignants, figures religieuses.

La culture affecte aussi nos croyances; les livres, les films, la télévision, la tradition familiale ou communautaire auront tous un rôle dans la structure de notre système de croyances.

Certaines personnes connues peuvent nous servir de modèles, comme les auteurs, musiciens, comédiens, acteurs, philosophes, scientifiques, athlètes, artistes; en général toutes les célébrités peuvent nous influencer dans l’élaboration de nos croyances.

Nos expériences passées jouent un très grand rôle dans la formation de notre système de croyances, un évènement mémorable ou traumatisant peut nous amener à développer des croyances ou des convictions qui dureront toute notre vie.

Finalement, la connaissance, le fait d’apprendre de nouvelles choses nous aidera à modifier nos croyances et convictions en remodelant notre réalité selon les nouvelles données acquises.

Tout notre système de croyances est sujet à changement parce que nous devons intégrer de nouvelles informations tout au cours de notre vie. Ces informations vont parfois nous obliger à rejeter certaines croyances complètement ou à les modifier en grande partie. Avec ces mises à jour, nous essayons d’en arriver à une carte du monde et de la réalité plus précise.

Si nous laissons les autres dessiner notre carte du monde, que ce soit nos parents, nos professeurs ou notre gouvernement, nous n’aurons pas une carte très utile car elle ne sera pas en fonction de nos besoins, nos valeurs et nos intérêts.

Au fur et à mesure que nous progressons dans la vie, nous apprenons à questionner et à évaluer la pertinence des croyances qui nous ont été imposées extérieurement. Nous allons éventuellement abandonner les croyances qui ne collent pas à notre réalité ou à notre expérience.

C’est pourquoi nous avons parfois de la difficulté à comprendre les gens que nous n’avons pas vu depuis notre enfance; au départ, nos systèmes de croyances étaient semblables, mais la vie s’est chargée de les modifier ce qui fait que nous n’avons plus grand chose en commun et que nous avons des croyances et des convictions complètement différentes.

Croyance : milieu entre l’opinion et le savoir.    –   Emmanuel Kant 
L’adhésion de notre esprit à un système quelconque change l’aspect et la signification des phénomènes observés par nous. De tous temps, l’humanité s’est contemplée à travers des verres colorés par des doctrines, des croyances et des illusions.    –   Alexis Carrel

Senteurs d’été

Pyrénées

Je suis devant un dilemme canin ces jours-ci. Avec la chaleur exceptionnelle que nous vivons ce printemps, nos chiens muent à une vitesse affolante. L’automne dernier, j’avais pris la résolution de faire raser ou à tout le moins, tondre Tête de Mule, notre Montagne des Pyrénées pour l’été prochain.

Tête de Mule, quoiqu’étant un chien magnifique, pue de façon dégoûtante durant l’été. Pas un léger effluve malodorant, elle empeste littéralement. C’est un chien qui vit une grande partie de la journée à l’extérieur. Elle partage avec Toutou Parfait  un enclos de dix milles pieds carrés, avec des arbres, de l’ombre et deux niches.

L’hiver, elle a une bonne odeur et son poil est superbe. Durant les périodes de grande chaleur, c’est une toute autre histoire. Elle dort dans la maison durant l’été parce que sinon, elle passerait la nuit à aboyer sur tout ce qui bougerait, chevreuils, écureuils et raton-laveurs.

Nous aimerions donc qu’elle ait une odeur moins forte et qu’elle se salisse moins. Elle adore fouiner partout, n’hésite pas à creuser et à se rouler dans la boue et peut rentrer le soir dans un état épouvantable. Toutou Parfait, elle, reste en tout temps d’une propreté impeccable, tout en passant la journée avec Tête de Mule; je ne sais pas comment elle fait !

Je disais donc que j’avais décidé de faire tondre Tête de Mule cette année. Avant d’entreprendre quelque chose d’aussi drastique, je suis allée consulter quelques sites sur les chiens. Hors, j’apprends que c’est un sujet très controversé. Il n’y a pas que des avantages, les inconvénients et les risques sont assez importants. Pourtant, je vois de plus en plus de chiens qui sont rasés chaque année.

Premièrement, les chiens ne transpirent pas par la peau, mais par la langue et les coussinets sous les pattes. Il est donc inutile de les raser pour qu’ils aient moins chaud. Ensuite, leur peau n’a aucune protection contre les rayons du soleil, ils sont donc très vulnérables si on enlève le poil qui protège leur peau du soleil. Il semblerait aussi que le poil ne repoussera pas aussi beau ni aussi abondamment qu’auparavant.

Un autre facteur est que le chien va continuer à se gratter comme s’il avait encore une épaisse fourrure et ses griffes pourraient lui écorcher la peau.

Les chiens ayant un pelage double, c’est-à-dire un sous-poil et une couche de poil supérieure, comme mes deux chiens, sont mieux protégés du soleil et des morsures de moustiques. Si on rase une couche de poil, cette protection est grandement diminuée et ils risquent d’attraper un coup de chaleur ou même une insolation.

Le poil leur sert d’isolant, celui du Pyrénées est légèrement huileux et le protège contre le trop grand froid l’hiver, ou contre la trop grande chaleur l’été.  Les bains ne devraient pas être trop fréquents car le shampoing élimine l’huile protectrice du poil.

Il semblerait que la seule véritable raison de tondre un chien qui n’est pas d’une race dont les poils poussent constamment, soit dans l’éventualité où ses poils seraient tellement emmêlés qu’on n’arriverait pas à le brosser si bien que sa peau ne respirerait plus. Nous n’en sommes pas là heureusement.

Bon, je crois que je vais oublier le rasage ou la tonte de ma Tête de Mule. Pour l’odeur, j’ai lu qu’un ou l’autre des moyens suivants aiderait à enrayer les odeurs désagréables :

  • Poudre pour de bébé ou bicarbonate de soude; saupoudrer généreusement et faire pénétrer dans la fourrure, compléter avec un bon brossage.
  • Lingettes humides pour bébé ou feuilles antistatique pour la sécheuse; frictionner vigoureusement l’animal, puis brosser.

Tête de Mule adore l’attention et se faire dorloter (sauf pour sa phobie du coupage de griffes) alors je crois qu’elle aimera bien se faire pomponner à tous les soirs. Il ne me reste qu’à trouver le temps et l’énergie!

Le chien aime passionnément les odeurs fétides. Si le chien est fidèle à l’homme, c’est parce que l’homme pue.    –    François Cavanna