Archives pour mars 2012

Tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir

troc

Tendre Moitié n’est pas la personne la plus douée pour les tâches manuelles, par contre, il excelle en informatique et est très ferré en automobiles. Je serais presque plus douée que lui pour les travaux que requièrent l’entretien d’une maison, mais il y a des choses que je ne sais pas faire.

Nous avons quelques travaux à faire ce printemps comme déplacer deux portes dans une clôture à maille (enclos des chiens), remplacer une vieille hotte par une hotte qui sera reliée à l’extérieur et changer un bain.

Heureusement, nous avons un voisin qui est extrêmement habile de ses mains et qui fait des travaux pour nous. En échange, Tendre Moitié s’occupe de l’entretien de son ordinateur et lui fait des saucisses lorsque notre voisin revient de la chasse avec du gibier.

J’aime bien ce système de troc et d’échanges de services. Cela nous permet d’économiser sur la main d’œuvre et nous apprenons en observant et assistant notre ami lorsqu’il fait les travaux.

Cela crée aussi des liens et renforce notre amitié. Chacun se sent valorisé d’être reconnu et apprécié pour ses talents et connaissances pratiques.

Le seul inconvénient que j’y vois parfois, est qu’il faut être patient et attendre que notre voisin soit disponible après son travail ou les fins de semaine. En ce moment, il rénove sa salle de bains, alors nous devrons attendre un peu pour nos travaux. Ce n’est pas grave, tant que ce n’est pas quelque chose d’urgent, nous nous accommodons bien des délais puisqu’ils nous laissent plus de temps pour déterminer avec précision ce que nous désirons. Cela laisse moins de place aux idées soudaines qui se révèlent par la suite être des erreurs.

Il existe sur Internet de nombreux systèmes organisés d’échange de biens ou de services qui nous permettent d’offrir nos talents en échange de marchandises ou de services. Je n’en ai pas trouvé dans ma région, mais comme je peux compter sur notre voisin et que nous n’avons pas de grands besoins, ce mini-système d’échange nous suffit.

Pour une personne qui habite dans une région où un club est en opération, il y a toutes sortes de services que l’on peut offrir, pas besoin d’être un as dans un domaine pour participer. Cela peut être du tutorat dans une matière scolaire ou donner des cours de musique, enseigner une langue, la cuisine ou la couture.

Cela peut aussi être d’échanger carrément le produit de nos efforts, comme des vêtements, des rideaux cousus ou des chandails tricotés, ou même de bons petits plats ou desserts préparés.

Donc, même si nous ne sommes pas habiles avec un marteau ou un tournevis, il y a toujours quelque chose que l’on peut offrir en échange. Il s’agit seulement d’avoir un peu d’imagination. Si l’on est renommé pour notre pain, nos tartes ou notre cuisine en général, pourquoi ne pas les offrir en échange de travaux manuels? Tout le monde manque de temps de nos jours et je suis certaine qu’il y a des gens qui apprécieront ce type d’échange.

Un autre domaine où nous économisons de l’argent est en évitant d’acheter un équipement ou outil que notre voisin possède déjà. Nous l’empruntons et il fait de même avec nous. J’ai toujours trouvé étrange que chaque maisonnée dans une rue possède sa propre souffleuse, son tracteur à gazon et de multiples équipements qui ne servent que quelques fois par année. Je trouve beaucoup plus judicieux de partager, en ayant une maisonnée qui possède le tracteur à gazon, l’autre, la souffleuse et un autre un autre équipement.

Il faut bien sûr qu’il y ait une bonne entente ente toutes ces personnes et que chacun s’engage à entretenir l’équipement correctement. Plus il y a de personnes, plus grand est le risque de mésentente selon moi.

Pour notre part, nous faisons affaire avec deux de nos voisins pour s’échanger des outils ou équipements et cela fonctionne très bien.

Ce que je préfère dans tout cela, c’est lorsque nous demandons un service, j’aime la surprise d’apprendre ce que notre voisin désirera en retour. C’est stimulant et nous arrivons toujours à une entente sur ce qui constitue un échange équitable pour tous.

Cela se répercute dans notre vie de tous les jours, car nous savons que nous pouvons compter sur lui et lui sur nous pour s’entraider dans toutes les sphères possibles. C’est cela un sentiment de communauté.

L’égalité est la condition de l’échange.    –    Laurent Cantet
Dans le titre:  Apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir.
 –     Grand Corps Malade
Souffrant d’insomnie, j’échangerais un matelas de plumes contre un sommeil de plomb.
 –    Pierre Dac

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Je déclare

voyages

Restons encore aujourd’hui dans le domaine du budget fédéral 2012. Un autre point intéressant pour les consommateurs est la décision du gouvernement de bonifier les exemptions permises aux gens qui reviennent d’un voyage à l’étranger.

Dans son Plan d’action économique de 2012, le gouvernement affirme prendre des mesures pour améliorer le niveau de vie des Canadiens. Parmi ces mesures, nous retrouvons entre autres, l’intensification du commerce international, la création de débouchés d’exportation pour les entreprises canadiennes et la bonification des exemptions aux voyageurs afin de moderniser les règles existantes et de faciliter le passage à la frontière des Canadiens qui rapportent des marchandises achetées à l’étranger.

Les Canadiens effectuent près de 30 millions de séjours d’une nuit ou plus à l’étranger chaque année et aiment rapporter des marchandises achetées durant leur voyage. Les règles applicables à ces achats n’avaient pas été modernisées depuis des années et les nouveaux plafonds  ont été ajustés pour égaler ceux des Américains.

L’exemption aux voyageurs permet de ramener des marchandises jusqu’à concurrence d’une certaine valeur sans devoir acquitter de droits ou de taxes, y compris les droits de douane, la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée, les droits d’accise fédéraux, de même que les taxes de vente et les taxes sur les produits qu’imposent les provinces.

Selon les nouvelles règles, les Canadiens pourront ainsi ramener des marchandises ayant une valeur de 200$ après un séjour de plus de 24 heures, et de 800$ après un séjour de plus de 48 heures. Les voyages de plus d’une semaine auront la même limite que ceux de plus de 48 heures, soit 800$.

Le gouvernement croit que cette mesure facilitera les voyages transfrontaliers en simplifiant les formalités pour les voyageurs canadiens qui rentrent au pays et qui ont fait des achats à l’étranger.

Les nouveaux plafonds d’exemption entreront en vigueur le 1er juin 2012. Le gouvernement affirme que cette mesure réduira ses revenus de 13 millions de dollars en 2012-2013 et de 17 millions de dollars en 2013-2014.

Voici un tableau tiré du budget fédéral 2012 illustrant les changements aux exemptions.

 

Nouveaux plafonds des exemptions aux voyageurs
Durée du séjour à l’étranger

Plafonds actuels

Plafonds à compter
du 1er juin 2012

Plus de 24 heures

50 $

200 $

Plus de 48 heures

400 $

800 $

Plus de 7 jours

750 $

800 $

 

Alors, si vous prévoyez un petit voyage de l’autre côté de la frontière pour faire quelques achats, vous pourriez peut-être penser à le faire après le 1er juin pour bénéficier de ces nouvelles exemptions. 

Il sera intéressant de voir si ces changements modifieront les politiques de prix des commerçants Canadiens. On sait que les marchandises sont en général moins coûteuses aux États-Unis que chez nous. Est-ce que les commerces  s’ajusteront ou préféreront-ils prendre le pari que la plupart des Canadiens ne dépenseront pas essence, hôtels et restaurants pour profiter de meilleurs prix sur les marchandises?

N’oublions pas aussi que le New Hampshire n’a pas de taxe de vente sur les produits, ce qui devient tout à fait intéressant si l’on a prévu y séjourner de toute façon.

Certains prôneront l’achat local pour conserver des emplois et faire bénéficier les marchands Canadiens plutôt qu’Américains. Je crois plutôt que les commerçants vont réaliser qu’ils ne pourront plus profiter de marges de profit aussi grandes, parce que les consommateurs auront maintenant des alternatives.

Je suis prête à payer un peu plus cher pour acheter chez des commerçants locaux, mais pas de là à payer systématiquement de 30 à 40%  plus cher que les Américains pour les mêmes biens, fabriqués aux mêmes usines.

Aux yeux d’un commerçant, un consommateur averti en vaut la moitié d’un.     –     Albert Brie
C’est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises et qui établit les vrais rapports entre elles.    –    Charles de Secondat, dit Montesquieu

La monnaie de sa pièce

Le budget fédéral 2012 a été dévoilé aujourd’hui. Un détail parmi les restrictions et les coupures a attiré mon attention; les pièces d’ un cent cesseront d’être distribuées à compter de l’automne 2012.

Voici des informations tirées du document Éliminer les pièces de un cent.

Au fil du temps, le fardeau de la pièce d’un cent pour l’économie s’est accru par rapport à sa valeur comme mode de paiement. Le gouvernement doit débourser 1,6 cent pour produire chaque pièce d’un cent, ce qui porte à 11 millions de dollars par année le coût estimatif pour mettre ces pièces en circulation dans l’économie.

  • À cause de l’inflation, le pouvoir d’achat de la pièce d’un cent a diminué au fil des ans au point où sa valeur actuelle ne représente aujourd’hui que près du vingtième de sa valeur de départ. Compte tenu de cette perte de pouvoir d’achat, un certain nombre de Canadiens estiment que la pièce d’un cent cause plus de désagréments qu’elle n’est utile.
  • La pièce d’un cent demeurera la plus petite unité servant à établir le prix des biens et des services, mais la Monnaie royale canadienne cessera de les distribuer à compter de l’automne 2012.
  • La pièce d’un cent conservera sa valeur durant une période illimitée, et ces pièces pourront encore être utilisées pour faire des paiements. Toutefois, au fur et à mesure que les pièces d’un cent seront retirées de la circulation, les prix devront être arrondis pour les transactions en espèces.
  • En retirant sa pièce de monnaie ayant la plus petite valeur nominale, le Canada s’inspirera des réussites d’autres pays comme l’Australie, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni.

Les Canadiens peuvent échanger leurs pièces d’un cent à leur institution financière. Le gouvernement les encourage à envisager d’en faire don à des organismes de bienfaisance.

Les consommateurs pourront continuer à les utiliser pendant une période illimitée.

Ce que cela signifie pour les consommateurs

  • La Monnaie royale canadienne cessera de distribuer la pièce d’un cent à partir de l’automne 2012.
  • Or, les consommateurs pourront continuer d’utiliser les pièces d’un cent pour les transactions durant une période illimitée.
  • En l’absence de pièces d’un cent, le montant des opérations en espèces devrait être arrondi au multiple de cinq cents le plus proche, selon des règles équitables et transparentes.
  • Seul l’arrondissement des opérations au comptant devrait être effectué pour le montant figurant sur l’acte de vente final, après calcul de la TPS/TVH applicable.
  • Les paiements autres qu’en espèces, par exemple au moyen de chèques ou de cartes de crédit ou de débit, seront encore réglés au cent près.
  • Les Canadiens peuvent échanger leurs pièces d’un cent à leur institution financière. Celle-ci pourrait demander que les pièces soient présentées dans des rouleaux appropriés.
  • L’élimination des pièces d’un cent dans d’autres pays, comme la Nouvelle-Zélande et l’Australie, n’a entraîné aucune augmentation de l’inflation des prix.
  • Les entreprises n’auront pas à mettre à jour leurs caisses enregistreuses en raison de l’arrondissement des montants, vu que les prix et le paiement total continueront d’être établis au cent près.
  • La TPS/TVH sera calculée sur le prix avant la taxe, et non sur le prix arrondi. Lorsque le consommateur n’a pas la monnaie exacte, seul le montant final des paiements en espèces doit être arrondi.
  • Les paiements électroniques, par exemple au moyen de cartes de crédit ou de débit, ne seront pas arrondis et continueront d’être au cent près.
  • Les consommateurs pourront continuer d’utiliser les pièces d’un cent durant une période illimitée pour des opérations en espèces, et les entreprises sont incitées à continuer de les accepter à titre de moyen de paiement.
  • On s’attend à ce que les entreprises arrondissent les prix de manière équitable, uniforme et transparente.
  • Des lignes directrices sur l’arrondissement seront adoptées par toutes les entités fédérales pour les opérations en espèces effectuées avec la population canadienne.
  • L’expérience d’autres pays qui ont éliminé leur pièce ayant la plus petite valeur nominale révèle que des pratiques équitables d’arrondissement des montants ont été respectées.

Ce que cela signifie pour les entreprises

Arrondissement

Les lignes directrices suivantes sur l’arrondissement des montants sont en vigueur dans d’autres pays et seront adoptées par le gouvernement fédéral pour le règlement des opérations en espèces :

 pièces de un cent

La taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente harmonisée (TVH) seront encore calculées et ajoutées aux prix au cent près, que la transaction soit en espèces ou non. Seul le montant total payable pour l’opération en espèces sera arrondi.

 

En résumé, je crois que cette décision est une bonne chose en autant que des directives claires et équitables pour tous soient établies par le gouvernement pour s’assurer que les consommateurs ne subiront pas de pertes suite à ce changement.

 Il y a inflation quand la monnaie devient plus encombrante que les denrées.    –  Jean Mistler

Association d’idées

partenairesTendre Moitié et moi sommes en train de concevoir un nouveau plan d’affaires pour notre travail. Nous envisageons d’ajouter un partenaire et de modifier ma participation aux différentes tâches.

Je continuerais toutes les tâches administratives, informatiques et légales et Tendre Moitié et le nouveau membre de l’équipe s’occuperaient des clients et du service.

Le nouveau partenaire serait un de nos amis, que nous avons rencontré depuis que nous sommes dans ce milieu de travail. Tendre Moitié est devenu particulièrement proche de lui lorsqu’ils ont siégé ensemble sur un conseil d’administration.

Il possède plus de trente ans d’expérience dans le domaine et il est très performant. De notre côté, nous avons à offrir la conception et la tenue de sites Web, toute l’informatique et la connaissance de la fine pointe de la technologie reliée à notre domaine d’expertise. Nous sommes aussi prêts à nous occuper des clients plus distants qui requièrent de longues heures de route, car nous couvrons un assez grand territoire.

Pouvons-nous réussir en nous associant avec un ami? Le fait que nous nous sommes connus à l’intérieur du milieu de travail me semble favorable. Nous savons tous comment travaillent les autres, leurs forces et leurs faiblesses.

Tendre Moitié et moi croyons sincèrement que ce partenariat pourrait être profitable à toutes les parties.

Il y a plusieurs facteurs à évaluer quant à la pertinence de s’associer avec quelqu’un. Le respect mutuel est essentiel. Il y aura certainement des occasions où nous serons en désaccord sur un certain point mais l’important est de garder les lignes de communications ouvertes et de se parler franchement et respectueusement.

Certaines limites doivent être établies pour le plan d’affaires. Chacun doit avoir un rôle clairement défini, les décisions, les questions financières et créatives doivent être énoncées pour que chacun sache ce qu’on attend de lui et éviter les surprises ou la confusion.

Plusieurs choses devront être discutées, entre autres :

Les tâches de chacun Le partage des revenus Le remplacement durant les vacances Le nombre d’heures par semaine à consacrer aux tâches administratives Évaluer les différences dans le style de travail de chacun et arriver à un consensus sur ce qui sera retenu pour uniformiser le service à la clientèle La durée de l’entente, ses conditions et son renouvellement Le but du partenariat

Nous espérons sincèrement que notre ami sera réceptif à notre offre. Il est vraiment la meilleure personne pour s’associer avec nous. Nous n’avons personne d’autre en vue si cela ne fonctionne pas mais les questions et étapes ci-haut mentionnées peuvent être utiles à toute personne cherchant à s’associer.

Si notre démarche est bien reçue et respectée, je crois qu’il sera important de se réserver du temps en tant qu’amis seulement. Notre amitié est importante pour nous et nous voulons la préserver.

Il n’y a pas vraiment de coûts de départ associés à ce changement car nous sommes tous actifs présentement dans notre domaine. Quelques frais seraient partagés mais aucun nouveau frais ne résulterait de notre partenariat.

Dans le fond, la raison principale de notre désir de s’associer est que nous sommes assez nouveaux dans la région et dans notre domaine, seulement six ans. Notre ami a une clientèle bien établie avec ses trente ans d’expérience. Par contre, il court sans arrêt et n’a pas le temps de s’occuper ni de s’intéresser à l’informatique et aux nouvelles technologies.

Tendre Moitié et moi sommes très calés dans ces domaines et nous avons l’enthousiasme des récents diplômés, prêts à aller partout et à solliciter de nouveaux clients. Les quelquefois où nous l’avons remplacé durant ses vacances, nous avons réalisé que sa charge de travail était très importante pour une seule personne.

J’ai bien hâte de voir ce qu’en pensera notre ami. J’espère une réponse positive mais si ce n’est pas possible, nous avons une autre idée pour réorganiser notre travail. Je préférerais cependant que cette solution-ci fonctionne car ce plan m’a l’air plus agréable et dynamique.

Notre but est de créer un partenariat qui sera profitable à toutes les parties et qui apportera à chacun une meilleure qualité de vie, pour passer plus de temps avec nos familles.

Se réunir est un début; rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite.
–     Henry Ford

Choisissons nos amis avec poids et mesure;
On ne peut vivre seul: s’associer est bon:
Mais ne prenons pour compagnon,
Que celui qui va à notre allure.
–     Jean de la Fontaine, Le Lièvre et la Tortue

À vaincre sans péril on triomphe sans gloire

objectif

Lorsque l’on décide de poursuivre un but ou un objectif, il est inévitable que nous rencontrerons des difficultés. Il y aura des sommets, des creux, des murs et aussi des plateaux, ce qui est parfaitement normal. L’important est de rester concentré sur la destination et de persévérer.

Au tout début d’une nouvelle activité, nous sommes pleins d’enthousiasme, nous avons hâte de commencer, nous voyons des possibilités infinies et le futur amélioré par notre réussite garantie.  Nous nous sentons comme si rien ne pourra nous arrêter et nous nous pensons presque invincibles. La possibilité d’échec ne nous effleurent même pas l’esprit.

Puis, nous rencontrons notre première difficulté. Notre enthousiasme diminue et devient de la frustration. Soudainement, la recherche de cet objectif nous donne des maux de têtes et nous commençons à entrevoir la possibilité de ne pas réussir. Nous envisageons d’abandonner pour éviter le fardeau d’un échec. Pourtant, au fonds de nous-mêmes, nous réalisons que tout ce qui mérite d’être fait requiert  le courage d’accepter que l’échec soit une éventualité. Alors, nous persévérons.

Ensuite, en route vers notre objectif, nous rencontrons ce qui nous semble être un plateau. Nous ne réussissons plus à progresser ou alors très peu. Nous continuons machinalement en pensant chaque jour à tout laisser tomber, mais il y a une petite voix intérieure qui nous dit que notre flamme n’est pas éteinte et que nous pouvons réussir. Nous passons à travers le plateau et continuons à cheminer.

Nous commençons à trouver que la route est longue et qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour arriver à la destination. Nous envisageons parfois d’arrêter plus tôt parce que nous en avons assez fait, mais en jetant un regard derrière pour évaluer le chemin parcouru, l’espoir et le courage de continuer reviennent et nous permettent de nous imaginer arrivés au but.

Certaines personnes remarquent alors notre cheminement et remettent en question notre choix de route et de destination, par jalousie ou autres sentiments négatifs. Nous doutons de notre décision et pourrions être tentés de les écouter. Nous commençons à nous demander s’ils n’ont pas raison de penser que nous allons perdre cette bataille et aurons fait tout cela en vain, mais quelque chose en nous nous convainc d’étouffer tous ces bruits nuisibles et de garder le cap.

Nous désespérons de voir un jour la ligne d’arrivée et la fatigue et le découragement nous ralentissent éventuellement. Nous touchons le fond et sommes convaincus de ne plus avoir suffisamment d’énergie pour continuer. Pourtant, comme le dit si bien l’adage, quand on touche le fond, on ne peut que remonter. Nous n’avons plus rien à perdre et avons déjà tant accompli alors pourquoi ne pas essayer encore un peu?

Ce sont dans les moments les plus difficiles que nous pourrons finalement faire le plus de progrès, avec un déblocage soudain qui nous propulsera en avant bien plus rapidement qu’un cheminement tranquille. Ces difficultés nous apportent des moments d’introspection qui nous aiderons dans d’autres éléments de notre vie.

La seule façon de ressentir ce déblocage est de persévérer dans l’adversité. Le but est accessible et atteignable en autant que l’on soit prêt à affronter les embûches sans se décourager.

 

Dans le titre:  À vaincre sans péril on triomphe sans gloire.    –   Pierre Corneille
La seule chose qui puisse empêcher un rêve d’aboutir, c’est la peur d’échouer !    –    Paolo Coehlo