Archives pour février 2012

La vie est-elle Bell?

solution

Nous avons finalement réglé notre problème de facturation avec Bell Mobilité. Nous avons réussi à faire enlever les frais erronés ce qui a diminué la facture de 500$ pour deux mois. Cela n’a pas été sans problème, mais nous avons réussi à leur faire voir la lumière; entre autre, qu’une supposée utilisation de 12 GB en un mois sur un téléphone cellulaire, c’est très étrange et qu’une utilisation de 3 GB en une seule journée, comme le relevait la facture est carrément impossible.

Ils ont reconnu le tout et ont accepté d’enlever toutes ces charges. Tous les interlocuteurs semblaient plein de bonne volonté mais le problème a quand même pris sept semaines à se régler. Il faut être tenace et ne pas cesser de les relancer, par téléphone, par courriel et se plaindre à un niveau plus élevé si cela ne fonctionne pas.

Nous avons réalisé que les gens qui travaillent au service à la clientèle n’ont pas beaucoup de pouvoir et que cela bouge beaucoup plus rapidement quand on implique un superviseur ou même un gestionnaire.

Notre facture de janvier avait 57 pages! Nous l’avons épluchée en détail et avons relevé toutes les erreurs et impossibilités. Nous avons envoyé tout cela au superviseur du service aux comptes affaires. Un autre deux semaines à les relancer a été nécessaire mais ils ont finalement reconnu que toutes ces charges n’avaient aucun sens.

Nous verrons lors de la prochaine facturation si tout est vraiment réglé. Tout ce processus est vraiment frustrant et après quelques essais, j’ai laissé  Tendre Moitié continuer les démarches. Il peut rester calme devant la plus flagrante mauvaise foi. Il est né en Belgique et selon lui, les tracasseries administratives sont très fréquentes dans son pays, au point que d’apprendre à naviguer les méandres des services à la clientèle ou gouvernementaux est presque un art, qu’il a très bien développé, ma foi.

Pour ma part, je n’ai pas cette patience et j’aurais explosé bien avant, ce qui aurait probablement fait échouer toute tentative de résolution. Tendre Moitié lui, revenait sans cesse sur les points en litige en soulevant à quel point ces charges étaient farfelues et différentes de notre facturation habituelle sur les dix dernières années. Il est d’une patience inouïe.

Nous nous complétons très bien sur plusieurs points. Je suis très organisée et minutieuse, alors j’épluchais les factures, prenais des notes sur les incongruités et lui livrais un tableau très détaillé de notre forfait et de nos charges habituelles. Tendre Moitié était donc bien armé pour argumenter. L’union fait la force!

La première étape requise pour dépasser les attentes du consommateur c’est de connaître ses attentes.   –   Roy H. Williams
Ne jamais sous-estimer le pouvoir d’un client mécontent.   –   Joel E. Ross

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L’art de l’imitation

influence

Lorsque l’on devient parent, on ne réalise pas vraiment à quel point tout notre comportement sera examiné à la loupe par notre progéniture. Parfois, nous avons un choc lorsque notre bambin de trois ans échappe son verre sur le sol et émet un juron, en parfaite imitation de notre réaction occasionnelle à un accident.

Nous sommes un modèle pour nos enfants. Il n’y a pas moyen de faire une chose tout en essayant d’en enseigner une autre. Pourtant, qui n’a pas succombé à la tentation de répondre à son enfant ‘’fais ce que je dis, pas ce que je fais’’ ou crié ‘’Ne crie pas après moi!’’.

Même si crier ou jurer ne font pas partie de nos points faibles, nous avons tous de mauvaises habitudes que nous ne voulons pas que nos enfants imitent. Cette obligation que nous nous donnons  d’être un adulte responsable avec de bonnes manières, même dans l’intimité de notre foyer, peut devenir embêtante à l’occasion.

Parfois, seule une porte claquée ou un juron bien senti réussira à bien exprimer notre frustration. Il y a de ces jours où nous préférons rester au lit tard, avons une envie irrésistible de malbouffe ou éprouvons le besoin de faire un petit mensonge pieux au téléphone. Devons-nous nous cacher de nos enfants?

Comment se fait-il que lorsque nous leur montrons des bons comportements à répétition, comme de suspendre les vêtements, mettre le linge sale au panier, remplacer le rouleau de toilette; nous avons l’impression que ces gestes ne sont pas remarqués? À l’opposé, si nous mettons nos pieds sur la table à café ou prenons juste une fois une gorgée de jus directement de l’emballage alors que l’on pense n’être vu de personne, immédiatement, ces comportements semblent s’enraciner chez notre marmaille?

Il semblerait plutôt que nous remarquons moins les bonnes habitudes que nous transmettons. Nous mettons beaucoup d’emphase sur les comportements négatifs dans l’espoir de les décourager, alors que nous devrions peut-être encourager les comportements positifs. Après tout, les enfants apprennent plus en observant qu’en écoutant des instructions verbales.

Notre plus grande influence avec nos enfants provient des comportements que nous leur enseignons. Cela est vrai seulement jusqu’à un certain point; ils subiront aussi l’influence des autres à l’extérieur du foyer et  ils vont inévitablement développer des habitudes et des comportements que nous n’apprécierons pas particulièrement.

Il vaut mieux enseigner à nos enfants à penser par eux-mêmes, à avoir de l’empathie et de la compassion pour les autres que de s’épuiser avec des petites choses comme le fait de suspendre ses vêtements. Il est aussi normal de ne pas être parfait en tout temps en tant que parent. Si nous avons un comportement moins qu’adéquat à l’occasion, il n’y a pas de mal à cela, en autant que cela ne devienne pas une habitude. Il n’est pas mauvais que nos enfants nous voient faire des erreurs de temps en temps.

L’imitation est la plus sincère des flatteries.     –   Charles Caleb Colton 
Les seules connaissances qui puissent influencer le comportement d’un individu sont celles qu’il découvre lui-même et qu’il s’approprie.   –   Carl Ransom Rogers

Les limites de l’âge

stress et longévité

Nous vivons de plus en plus vieux. L’espérance de vie moyenne a atteint 79 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes au Canada. Pourquoi certaines personnes arrivent-elles à défier ces moyennes et à vivre plus longtemps et en bonne santé?

Certaines raisons pour lesquelles les gens vieillissent bien sont évidentes. Nous savons que bien manger, maintenir un poids santé et faire de l’exercice sont des bons moyens de rester en santé. Avoir de bons gènes est aussi un atout.

Il y a par contre des obstacles insidieux à une bonne vieillesse. Certains de nos traits de personnalité, nos relations interpersonnelles et aussi notre aptitude à faire face au stress, tout cela peut influencer notre longévité.

Les scientifiques estiment que la longévité maximale de l’être humain serait d’environ 120 ans. Ils sont venus à cette conclusion en observant une variété d’organismes et en étudiant l’âge maximal atteint par les sujets de chaque espèce. Ils se sont aperçus que, peu importe l’organisme, la vieillesse semble suivre une formule mathématique constante. L’âge maximum d’une espèce serait égal à six fois le nombre d’années entre la naissance et la maturité biologique.

Les humains prennent environ vingt ans pour atteindre leur maturité physique, alors nous aurions une espérance de vie potentielle de 120 ans. Plusieurs cas bien documentés de personnes de 115 à 120 ans ont été répertoriés.

Les gènes jouent probablement un rôle dans la capacité à atteindre un âge avancé, mais il n’est pas majeur. On estime que seulement 30% de cette capacité peut être expliquée par de bons gènes. C’est une bonne nouvelle en soi car nous aurions alors plus de contrôle sur notre propre longévité. Nous serions ainsi responsables de notre vieillesse.

Alors, comment peut-on vieillir gracieusement?  Tout d’abord, il faut éviter les abus, ne pas fumer, ne pas abuser de l’alcool, surveiller son poids et être actif.

Certains traits de personnalité sont associés à une vieillesse prolongée et plus en santé. En général, l’optimisme, un sens de l’humour, la capacité d’adaptation et la volonté d’essayer de nouvelles choses sont tous liés à une meilleure longévité.

Il y a par contre un autre élément extrêmement important. Le stress serait un bon prédicteur de la manière dont nous vieillirons. Les personnes âgées les plus en santé sont celles qui s’adaptent le mieux au stress. Avec un stress mal toléré, tous les changements physiques et hormonaux qui surviennent pour nous protéger lors d’une crise se retournent contre nous et usent notre corps. Le stress est sensé être une réponse temporaire de notre corps pour se mettre en position pour combattre la crise. Cela n’est pas supposé devenir un état permanent.

Une raison pour laquelle les personnes âgées en bonne santé seraient en mesure de mieux tolérer le stress est qu’elles ont tendance à avoir beaucoup de rapports sociaux. Elles ne sont pas isolées et ont une famille élargie et un bon réseau d’amis.

Que faire pour mieux contrôler notre stress? Les personnes âgées en bonne santé ont connu du stress tout autant que nous, que ce soit l’insécurité financière, dans leur mariage ou dans leur travail. Elles sont tout simplement particulièrement aptes à y faire face.

Une des clés pour minimiser le niveau de stress est la perception de contrôle. Les personnes âgées qui se sentent en contrôle de leur routine quotidienne ne s’inquièteront pas des choses qu’elles ne peuvent contrôler. On note une nette augmentation du stress lorsque le niveau de contrôle diminue, comme par exemple lorsqu’une personne âgée est placée en résidence.

Les progrès scientifiques nous permettent de vivre de plus en plus vieux. Il n’en tient qu’à nous de prendre tous les moyens pour augmenter nos chances d’avoir une vieillesse en santé le plus longtemps possible.

Vieillir semble être la seule façon de connaître une longue vie.  –   Kitty O’Neill Collins
Un homme de 90 ans se fait demander à quoi il attribue sa longévité. Je crois dit-il, avec un pétillement dans les yeux, que cela est dû au fait que, toutes les fois où j’aurais dû rester éveillé à m’inquiéter, j’ai préféré aller au lit et dormir.    –    Dorothea Kent

Épreuve de force

surmonter

Nous savons très peu de choses de ce qui se passe réellement dans le cœur et l’esprit d’une autre personne. Il est facile de regarder quelqu’un dans un groupe, de l’écouter parler et de faire un jugement instantané. Nous sommes attirés par les détails superficiels; un joli visage, des ongles sales, des vêtements fripés, et nous tissons une histoire de ces observations, sur la vie qu’ils ont vécu et comment ils se sentent intérieurement.

Malheureusement, nous nous trompons souvent. Il n’y a rien de scientifique ou réel dans l’action de relier l’apparence avec la structure de l’esprit d’une personne. Les gens sont généralement plus complexes et intéressants que ce que l’on assume. Certaines personnes sont très ouvertes et laissent voir une grande partie de leur intérieur mais pour la plupart d’entre nous, nous sommes plus enclin à garder cachées ou à tous le moins, privées, nos expériences les plus difficiles. Nous allons vaillamment sourire et prétendre que tout va bien.  La souffrance ou la tristesse peut être lue entre les lignes, sous-entendue ou suggérée, mais le plus souvent, pas de manière claire et ouverte. Parfois, les gens tentent de nous faire comprendre quelque chose mais nous ne sommes pas vraiment à l’écoute.

Il peut être difficile de réellement écouter et tenter de comprendre une personne lorsque nous appliquons des jugements et des suppositions  arbitraires sur sa personnalité.

Il est vrai que notre intuition est parfois correcte. Il nous arrive avoir une bonne intuition sur la personne et de nous douter par exemple de la vie difficile qu’elle a connue. Mais, en général, nous assumons souvent que les autres ont eu une vie facile alors que cela n’est pas nécessairement le cas.

Est-ce que l’on peut réellement savoir quelles épreuves les autres ont eu à surmonter? Nous avons tous des expériences à vivre et à traverser. Certains les vivent de manière très publique au vu et au su de tous. Pour d’autres, cela se fera en privé, impossibles à percevoir de l’extérieur mais ces expériences auront néanmoins  été  vitales et marquantes. Lorsque nous parvenons à vaincre une épreuve, à passer à travers quelque chose de difficile, notre satisfaction est profondément personnelle et intérieure et de ce fait difficile à capter pour les autres.

Nous passons notre vie à essayer de ne pas être définis par notre passé. Une enfance malheureuse avec des parents inadéquats ne garantie pas que l’on sera de mauvais parents car nous tenterons de surmonter et de compenser les manques pour arriver à être un parent aimant et présent. C’est notre manière de faire un pied de nez au destin et de montrer que nous sommes davantage que notre passé.

Parfois, lorsqu’on regarde d’où l’on vient et que l’on voit le chemin parcouru, avec toutes ces embûches, il peut être très libérateur de réaliser que l’on s’est battu et que l’on a réussi à passer à travers, marqué mais pas vaincu.

Et les autres ne sauront pas et n’ont pas vraiment besoin de savoir tout ce que cela a pris pour arriver à ce point.

Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. –   Confucius 
Un bonheur que rien n’a entamé succombe à la moindre atteinte ; mais quand on doit se battre contre les difficultés incessantes, on s’aguerrit dans l’épreuve, on résiste à n’importe quels maux, et même si l’on trébuche, on lutte encore à genoux.    –  Sénèque

 

Libre d’être jeune

conflits ados

Le début de l’adolescence est marqué par une poussée d’indépendance et une possible augmentation des conflits avec les parents au sujet des règles et des limites à établir. De plus, les adolescents deviennent plus sophistiqués dans leur manière d’argumenter et ils peuvent fréquemment apporter de très bons arguments qui pourraient nous amener à revoir notre position.

D’une part nous voulons encourager leurs talents de négociateurs et reconnaître un désir légitime d’avoir plus de liberté et de l’autre nous ne voulons pas céder à toutes leurs demandes et diminuer notre autorité.

La première étape est de déterminer ce qui en tant que parent est négociable et ce qui ne l’est pas. Il faut décider des règles fondamentales que notre ado  devra respecter pour l’aider à devenir un adulte équilibré tout en gardant une certaine harmonie à la maison. Je crois qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de règles fondamentales et qu’elles doivent être centrées sur des choses importantes comme la sécurité, la santé, l’éducation et le respect.

Une règle qui ne provient pas de ces éléments essentiels pourrait alors devenir négociable ou même être décidée par l’ado lui-même. selon la situation. Il est bon d’encourager les jeunes à négocier et à être capable de prendre leurs propres décisions. Ce sont après tout des compétences essentielles que nous voulons les voir acquérir. La règle la plus importante selon moi est le respect. Nous voulons que nos jeunes apprennent à argumenter leur point tout en respectant la personne à laquelle ils s’adressent.

La manière de communiquer est aussi importante que ce qu’ils essaient de nous dire. C’est normal pour eux de demander plus de liberté et de questionner les règles mais ce n’est pas correct s’ils le font en étant hargneux, harcelants, ou intimidants.

Une règle peut très bien être assouplie pour permettre quelque chose si c’est demandé de manière raisonnable et sensée. Tout dépend de la situation. Cela peut aussi devenir l’occasion de montrer à notre ado qu’on lui fait confiance et que l’on s’attend à ce qu’il agisse de manière à conserver cette confiance.

Par contre, si l’on sent que notre jeune argumente négativement, hargneusement  ou essaie de nous en passer une petite vite; alors il est essentiel de garder notre position et d’aborder la question du respect. Pendant un certain temps, Charmante Ado employait un ton moins qu’adéquat lorsqu’elle nous parlait; nous avons dû lui faire remarquer à de nombreuses reprises que ce ton était inapproprié et que nous ne voyions aucune circonstance où elle aurait avantage à parler avec ce ton. Heureusement, cela a porté fruit car elle ne l’utilise plus depuis un bon moment.

Il est bon de faire remarquer à notre jeune que la seule manière de faire avancer sa cause est d’être honnête et de parler calmement et avec respect.

Il est aussi bien utile de réfléchir à l’avance aux conséquences que l’on appliquera en cas de manquement aux règles.  Mieux vaut établir une conséquence de courte durée que l’on maintiendra, que d’avoir à la raccourcir par la suite parce que nous avons été déraisonnable, irréaliste ou parfois même injuste. Être parent n’est pas une science exacte et parfois la perspective nous vient quelque temps après l’évènement et on se retrouve avec une conséquence exagérément longue, infligée dans le feu de l’action.

Il est important d’être à l’écoute pour savoir ce qui compte vraiment pour notre jeune.  Nous pouvons alors lui faire part de nos propres préoccupations. Il est possible de présenter nos préoccupations d’une manière qui lui est bénéfique  plutôt que comme une démonstration d’autorité. Par exemple, nous pouvons mentionner que c’est pour sa sécurité que nous insistons pour savoir où et avec qui il va.

En conclusion, nos adolescents sont dans une période ambivalente de leur vie. D’un côté ils repoussent nos limites et de l’autre ils les apprécient car cela leur montre que l’on se soucie d’eux. Je me souviens des jeunes de mon adolescence qui se vantaient parfois de pouvoir tout faire à leur guise car leurs parents ne s’occupaient pas d’eux. Pourtant, ils nous confiaient aussi  qu’ils ne trouvaient pas cela toujours si amusant que personne ne se soucie de leur bien être et de leur sécurité.  Ils se sentaient parfois bien seuls et enviaient les jeunes avec des parents impliqués.

La maladie de l’adolescence est de ne pas savoir ce que l’on veut et de le vouloir cependant à tout prix.  –  Philippe Soller
On dit que l’adolescence c’est l’âge bête. C’est vrai que c’est à ce moment-là que les parents ne comprennent plus rien.    –   Patrick Sebastien
L’adolescence est l’âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu’ils posent.   –   George Bernard Shaw