Archives pour février 2012

Parler est un besoin, écouter est un art

savoir écouter

Dans une conversation, l’écoute est la partie la plus importante pour arriver à établir un lien réel entre deux personnes. En écoutant, nous obtenons des informations sur les gens et leurs expériences. Nous voulons tous être entendus, mais souvent, nous préférons parler plutôt qu’écouter.

Pour écouter une personne de façon active, il faut de l’empathie, être capable de traiter l’information et de répondre sans prendre le contrôle de la conversation pour raconter notre propre expérience. On apprend beaucoup plus en écoutant qu’en parlant, cela augmente la confiance que les gens portent en nous et nous rend plus populaire avec nos amis.

Avec la grande prolifération des téléphones cellulaires, nous voyons beaucoup de situations où l’on se fait ‘’mettre en attente’’ par une personne qui conversait avec nous, le temps qu’elle réponde à un appel, un courriel ou un message texte.

Je trouve cette manie terriblement impolie et cela crée une coupure immédiate avec la personne qui doit subir l’attente. Ce comportement amène l’autre personne à se sentir peu importante et lui montre que nous ne sommes pas engagés dans la conversation du moment. Cela peut être vraiment décourageant et désolant de voir qu’une conversation par message texte est plus importante qu’un dialogue en personne. Oui, il peut y avoir des urgences, mais soyons honnêtes, notre vie n’est pas remplie de constantes urgences.

On dit généralement qu’une personne qui sait écouter passera environ  80% du temps à écouter lors d’une conversation et parlera seulement 20% du temps. Pour montrer que l’on porte attention à notre interlocuteur, il peut être utile de répéter une partie de ce qu’on vient d’entendre.  Une personne douée pour l’écoute posera des questions qui demandent que l’autre réponde plus en détails sur le sujet. Témoigner de ce genre d’intérêt fera que notre interlocuteur se sentira écouté et compris.

Regarder sans cesse autour de soi et être distrait aura pour effet que l’autre se sentira inintéressant. Il faut porter attention à notre langage corporel. Un contact visuel et un corps légèrement penché vers l’avant indiqueront à l’autre qu’il a notre attention totale durant cette conversation.

J’ai un jour eu un patron qui avait cette capacité très valorisante de me faire sentir comme la personne la plus importante sur la Terre lorsque je lui parlais. Il était immensément populaire avec tous les employés, tout simplement parce qu’il prenait la peine d’aller voir chaque personne et lui demandait comment elle allait, tout en ayant l’air de vraiment se soucier de la réponse et du bien-être d’autrui.

Parfois, pour montrer que nous avons compris les paroles de l’autre, nous serons portés à nous mettre à raconter une de nos expériences. Le focus de la conversation change soudainement et la personne qui avait besoin d’être écoutée voit la conversation prendre une toute autre tangente. Il est possible de commenter sans accaparer la conversation. Notre interlocuteur sera beaucoup plus enclin à nous écouter à son tour si on lui a laissé la chance de finir ce qu’il avait à dire.

Une des meilleures manières de tuer une conversation dans l’oeuf est de sortir un jugement lapidaire dès la première phrase. Cela m’est arrivé récemment. Mon voisin me racontait une expérience vécue et il a nommé un autre voisin. Je l’ai immédiatement interrompu en disant que j’avais vu cette personne frapper son chien. Cela n’avait absolument aucun rapport avec ce qu’il voulait me raconter et j’ai dû me débattre un peu pour ramener la conversation sur les rails et lui permettre de me raconter son expérience. Même si je déteste que les gens fassent mal à leurs animaux, ce n’était vraiment pas le moment pour émettre ce commentaire. J’aurais pu totalement manquer une conversation intéressante qui m’a permis de mieux comprendre cette personne.

Une conversation n’est pas le moment pour chercher les erreurs, critiquer indûment ou sauter aux conclusions sans laisser les gens parler. Il ne faut pas non plus feindre d’écouter tout en préparant ce que l’on veut répondre.

La bonne écoute est un atout  que l’on devrait tous essayer de développer. Cela demande du temps et de l’effort mais cela permet de créer des liens et de mieux comprendre les autres.

Qui parle sème ; qui écoute récolte.   –   Pythagore
Dans le titre: Parler est un besoin, écouter est un art.     –  Johann Wolfgang von Goethe
Il faut écouter ceux qui parlent, si on veut en être écouté.   –   François de La Rochefoucauld 

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L’impôt sur les os

reer

Debout jusqu’à deux heures du matin pour vérifier ma soudaine intuition que les différents revenus de Tendre Moitié entraîneraient  une facture d’impôts assez salée. Mon intuition s’est avérée exacte et tôt ce matin, j’ai envoyé un courriel puis placé un appel pour que Tendre Moitié achète un REER pour tempérer les dégâts.

Tendre Moitié ne s’occupe pas beaucoup de finances, c’est plutôt à moi que revient cette tâche. Il était convaincu qu’il payait de l’impôt à la source sur ses revenus d’appoint. J’ai consulté ses T4 et les seuls prélèvements sont les cotisations à l’assurance parentale et au régime des Rentes.

Tous ces petits revenus s’ajoutent à un emploi salarié pour le premier trimestre 2011 plus son revenu principal en tant que travailleur autonome pour former un montant assez considérable. Il n’a tout simplement pas assez payé d’impôts et le REER ne fera que diminuer un tant soit peu la facture.

Si nous voulons être positifs, l’on peut se réjouir de voir qu’il a réussi à trouver toutes  ces nouvelles sources de revenu, mais disons que ce n’est pas une surprise très agréable. Le problème se pose cette année parce que Tendre Moitié n’a commencé à être travailleur autonome qu’en avril dernier, il n’avait donc pas d’acomptes provisionnels à payer pour une première année d’exercice.

Nous aurions dû mettre de côté une somme pour les impôts de tous ces petits revenus, mais comme je le mentionne plus tôt, Tendre Moitié était convaincu qu’il y avait des retenues à la source.  Ais-je déjà mentionné que Tendre Moitié est Européen et n’est pas tellement au fait de l’impôt Canadien?

Je vais donc noter cette expérience comme étant éducative et porter plus d’attention aux entrées d’argent de Tendre Moitié. C’est un bon équilibre; il le gagne et je le gère! Encore heureux que j’aie eu l’opportunité de prendre un REER car j’avais un placement non enregistré accessible et suffisant. Nous ne manquons pas totalement de planification mais il y place à l’amélioration.

De ce fait, je vous encourage fortement à aller voir un blogue finir-riche.net, que j’ai découvert il y a un mois environ. C’est un blogue sur les finances personnelles, cela traite du Québec et c’est une vraie mine de renseignements. C’est écrit de manière très dynamique et intéressante et l’auteure nous parle de ses objectifs financiers.

Les pensées sont exemptes d’impôt.    –  William Camden
La chose la plus difficile à comprendre au monde c’est l’impôt sur le revenu !   –   Albert Einstein 
Dans le titre: Le jour est proche où nous n’aurons plus que “l’impôt” sur les os.
–   Michel Audiard

On se lasse de tout, excepté d’apprendre

J’aime beaucoup apprendre de nouvelles choses.

De ce temps-ci, j’apprends sur une variété de sujets :

Piano : Je suis des cours de piano depuis 2 ans et demi. En ce moment je travaille très fort sur une pièce classique. J’ai de la difficulté à synchroniser la pédale avec la main gauche; j’appuis une fraction de seconde trop tôt sur la pédale. Je vais y arriver!

Codage : Je suis des cours de codage en JavaScript sur le site de Code Academy. J’en suis à ma septième semaine d’apprentissage.

Philosophie : J’ai commencé la lecture des œuvres des grands philosophes de l’Antiquité. Je suis encore au tout début et je découvre constamment de nouvelles œuvres à ajouter à ma liste de lecture.

Santé : Nous avons modifié notre alimentation pour perdre du poids et débuté un programme d’exercice pour être en forme. Je lis énormément sur le sujet et les tâches connexes comme apprendre de nouvelles recettes occupent beaucoup de mon temps.

Travail : Nous envisageons Tendre Moitié et moi de changer notre association à une compagnie  dans notre travail. Cela implique beaucoup de recherches sur les coûts, les services inclus, les modalités administratives comme la tenue des dossiers et la comptabilité. Nous étudions deux ou trois possibilités en ce moment et devrions être en mesure de prendre une décision d’ici un mois ou deux.

Planification Retraite : Tendre Moitié et moi allons éventuellement prendre une semi-retraite dans 6 ans environ, qui sera suivie d’une retraite complète le plus tard possible. Nous voulons vivre et voyager dans un motorisé. Je lis beaucoup sur le sujet. Je suis abonnée à une dizaine de blogues de gens qui vivent dans leur motorisé à l’année ou quelques mois par an. Il y a une foule de choses à considérer avant de faire le saut, alors mieux vaut s’informer longtemps à l’avance pour bien se préparer.

Comment arriver à tout faire durant la journée? Honnêtement, je n’arrive pas toujours à tout accomplir. Certains jours, je vais me concentrer sur une chose ou deux et à d’autres occasions, je ferai un peu de tout. Je n’ai pas d’horaire rigide et j’aime avoir la liberté et la flexibilité d’y aller selon mon intérêt du moment.

Ceci étant dit, depuis deux semaines, j’ai commence à suivre un horaire que j’ai élaboré pour mieux structurer mes journées. Ce n’est pas un horaire strict, mais le fait d’avoir  une certaine planification m’aide à accomplir plus de choses. Il y a moins d’hésitation entre deux tâches et surtout moins de tentation de flâner si je sais qu’il y a un horaire avec des choses à faire.

Lorsque je décide d’apprendre quelque chose de nouveau, en général je procède de la manière suivante :

Je lis sur le sujet avant d’entreprendre quoi que ce soit. Si quelque chose de nouveau m’intéresse, je peux lire sur le sujet pendant une semaine ou deux pour investiguer et voir si mon intérêt persiste.

Ensuite, je commence à inclure le nouvel item dans ma vie. Pour la retraite par exemple, j’ai débuté un fichier Excel qui répertorie plusieurs points  importants à vérifier avant de partir sur la route en motorisé. J’ajoute des items au fur et à mesure de mes lectures.

La prochaine étape incorpore le domaine social. Je commencer à chercher des gens qui s’intéressent à la chose que je veux apprendre. C’est beaucoup plus amusant d’approfondir un sujet avec d’autres que toute seule.

La dernière étape est la pratique. Vraiment apprendre quelque chose demande des mois et parfois même des années. Il paraît que pour vraiment maîtriser un sujet ou une activité, il faut y mettre 10 000 heures de pratique ou d’études. Je ne recherche pas ce niveau de maîtrise mais je dois tout de même mettre beaucoup d’heures si je veux connaître mon sujet ou mon activité.

Il ne faut jamais arrêter d’apprendre, cela met du piquant dans la vie et ça change notre routine. Apprendre pour le plaisir et non par devoir.

 

Dans le titre: On se lasse de tout, excepté d’apprendre.    –   Virgile
Nous n’arrivons dans ce monde qu’avec notre capacité à apprendre.    –   John B. Watson
Apprendre, c’est déposer de l’or dans la banque de son esprit.    –   Shad Helmstetter

Recharge des batteries

productivité

En tant qu’adultes, nous avons parfois tendance à brûler la chandelle par les deux bouts. Depuis quelque temps, je remarque que je me couche de plus en plus tard principalement parce que j’ai des tâches à compléter que je n’ai pas eu le temps de faire durant la journée.

J’ai aussi une habitude ancrée en moi depuis des années, je dois absolument lire un peu avant de m’endormir. Si je ne le fais pas, je sens que ma journée a été incomplète et pas très agréable. C’est ma récompense journalière. Nul besoin que cela dure très longtemps, trente minutes suffisent, mais cela reporte l’heure du dodo d’autant plus.

Les matins sont plus difficiles lorsque les nuits sont trop courtes. J’essaie de combattre cette léthargie pour être capable de fonctionner et être productive durant la journée.

Travaillant en partie de la maison, il est très tentant de travailler le soir pour faire avancer les dossiers. Je tourne un peu en rond en ce moment car plus je travaille le soir, plus je me couche tard, plus je suis fatiguée durant la journée et moins je suis efficace, moins de travail est complété et…plus je travaille tard le soir pour faire avancer les dossiers! Je me sens comme un hamster dans sa roue, je cours frénétiquement vers nulle part.

Donc, ma solution à ce problème est d’accepter pour quelques jours d’être moins productive pour redéfinir mon cycle de vie. Il faudrait que je me donne un couvre-feu à la fois pour le travail et l’heure du coucher. Si je décide que 20h00 est la limite absolue pour le travail et 22h30 est l’heure du dodo, ce sera une très grande amélioration par rapport à mon horaire habituel qui me voit rarement prête à dormir avant minuit, minuit et demie.

J’ai déjà parlé du fait que pour moi, trop manger d’hydrates de carbone me rendait complètement amortie. Je les évite donc durant le repas du midi pour m’assurer de rester bien éveillée et dynamique.

Mon travail implique de longues périodes où ma seule activité physique est de taper sur un clavier. J’ai récemment inclus à ma routine une marche de trente minutes pour distribuer des prospectus offrant mes services. Cela pourrait m’amener de nouveaux clients et je le fais trois fois par semaine mais je vais essayer d’augmenter à cinq fois par semaine.

J’espère que ces quelques changements augmenteront mon niveau d’énergie car je ne suis pas dans une période de ma vie où je désire ralentir le rythme. Je suis plutôt dans le dernier droit pour atteindre le maximum de mes capacités afin de pouvoir éventuellement ralentir dans six ou sept ans. Ce n’est donc pas le temps de ralentir la cadence.

Avoir un travail qui me passionne est un grand atout pour se motiver à être plus productive.

L’échec provient plus souvent d’un manque d’énergie que d’un manque d’argent.
–   Daniel Webster
Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.   –  Georges Clemenceau

La réalité n’est qu’un point de vue

monde environnant

J’ai lu dernièrement sur un sujet fascinant, un concept appelé ‘’umwelt’’. Ce terme allemand signifie ‘’monde environnant’’.

Un biologiste, Jakob von Uexküll, a élaboré ce concept en 1900. Il cherchait un mot pour illustrer une observation simple mais souvent ignorée: dans un même écosystème, différents êtres vivants auront une réalité différente. Chaque espèce perçoit le monde extérieur d’une manière particulière; une tique, qui est sourde et aveugle, perçoit son monde à travers la température et l’odeur de l’acide butyrique. Chez la chauve-souris, ce sera les ondes de l’écholocation. Le monde de la tique sera imperceptible par la chauve-souris et vice-versa.

L’umwelt est donc la petite parcelle du monde qu’un organisme peut détecter. La réalité entière qui englobe toutes les parcelles se nommerait le ‘’umgebung’’.

Ce qui est intéressant dans cette théorie est que chaque organisme (en autant qu’il soit capable de s’interroger sur la question), assume que sa parcelle (son umwelt) est en fait toute la réalité objective qui existe. En effet, pourquoi essayer de concevoir ce que nos sens ne peuvent capter? Nous acceptons notre umwelt et ne fouillons pas plus loin.

Beaucoup de choses sont indétectables pour nous dans ce monde. Regardons le chien de St-Hubert (Bloodhound). Son long nez contient deux cent millions de récepteurs olfactifs. Son museau humide attire et capte les molécules d’odeurs. Les fentes dans le coin de chaque narine s’évasent pour laisser entrer plus d’air quand il renifle. Même ses longues oreilles tombantes se mettent de la partie lorsqu’elles traînent au sol durant un reniflage en faisant s’élever les molécules d’odeur sur leur passage. Tout son monde est centré sur l’odorat. Les humains ont un sens de l’odorat quarante fois moins développé.  Notre réalité olfactive est donc tout autre que celle du chien de St-Hubert. Alors que pour lui le monde est majoritairement composé d’odeurs, pour nous, les odeurs ne sont qu’une infime partie de notre réalité. Nous ne souffrons pas des odeurs absentes car nous ne pouvons les percevoir dans notre réalité.

Tant que nous n’étudions pas la capacité olfactive du chien de St-Hubert ou la réalité de tout autre organisme, il ne nous vient même pas à l’idée que notre conception de la réalité puisse être relative . Ce n’est que confrontés à la réalisation que d’autres espèces vivent et perçoivent la réalité différemment de nous, que nous pouvons imaginer que notre perception étroite de la réalité n’est en fait qu’une petite partie de ce qui existe réellement dans ce monde.

Prenons les rayons ultra-violet et infrarouges qui font partie du spectre électromagnétique. Les crotales (serpents à sonnettes) perçoivent les infrarouges et les abeilles utilisent les ultra-violets. Les humains par contre perçoivent seulement une infime partie du spectre électromagnétique.

Nous sommes inconscients des limites de notre umwelt. Les gens aveugles de naissance ne conçoivent pas la vision  car elle ne fait pas partie de leur réalité.  En fait, notre cerveau est conçu pour capter une très petite fraction de la réalité environnante. Nos sens sont suffisants pour nous permettre de survivre dans notre écosystème, mais ne nous permettent pas de voir la situation d’ensemble. Difficile d’imaginer un organisme capable de TOUT percevoir du monde physique.

Dans le fond, le concept de l’umwelt démontre l’idée de notre connaissance limitée, des informations inatteignables et des possibilités inimaginées. Cela nous permet d’entrevoir tout ce qui est non perceptible par nous et de réaliser que nous sommes extrêmement confinés par nos sens.

Bien sûr, la raison, la conscience et l’intelligence nous permet aussi de comprendre et de réaliser que nous ne percevons pas tout, contrairement aux autres organismes qui n’ont pas cette faculté et vivent dans une béate  ignorance.

Nous vivons donc tous dans des micro-réalités, conçues et limitées par nos sens et notre cerveau. Nous cohabitons avec des organismes qui ont une réalité tout à fait différente de la nôtre et ils peuvent même être inconscients de notre existence. Sommes-nous de même inconscients de l’existence d’organismes plus développés que nous, tant en intelligence qu’en perception sensorielle, tout simplement parce que nous ne pouvons pas les percevoir avec nos sens? Sommes-nous le proverbial poisson rouge du bocal pour une super espèce toute puissante de par sa capacité de tout percevoir?

Je vous laisse sur ce lien qui illustre bien notre relative importance dans l’Univers. Cette présentation a été réalisée par deux jumeaux de quatorze ans, Cary et Michael Huang de Californie. Ce n’était pas un projet scolaire, ils ont fait cela pour s’amuser !

The Scale of the Universe 2

Dans le titre: La réalité n’est qu’un point de vue.   –    Philip K. Dick
Le savant sait qu’il ignore.    –  Victor Hugo